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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 08:53

La prévision budgétaire de la France pour 2014 avait pour cadre des paramétres de croissance et d'inflation respectivement de 1 et 1,2%. Il en découlait compte tenu de la loi de finances adoptée un déficit public de 3,8 points de PIB.

La stratégie gouvernementale est un échec inscrit dans la réalité des chiffres

les chiffres viennent d'être corrigés en raison d'une  hausse de prix de seulement 0,5% et d'une croissance plafonnant à 0,4%. Sans toucher à la dépense publique, les recettes fiscales adossées au PIB seront inférieures aux prévisions.

Et le calcul à mener est fort simple:

la croissance nominale passant de 2,2 ( 1% de croissance en volume +1,2% de hausse des prix) à 0,9 ( 0,5+ 0,4), il en résulte une assiette fiscale se réduisant de 1,3% (2,2 - 0,9 . Sachant que 1% de croisance en moins entraine une détérioration budgétaire de près de 0,5 point de PIB ( les prèvements publics représentent un peu moins de la moitié du PIB), il résulte de la nouvelle situation une aggravation du déficit budgétaire de 0,65 point de PIB, soit environ 13 milliards d'euros.

Globalement le deficit public prévu (3,8) sera réellement d'un peu plus de 4,4 points de PIB.

Il serait aisé de reprendre ce raisonnement, pour aborder la question du Budget 2015 en cours d'élaboration et constater l'énormé difficulté à venir. L'année 2015 s'annonçait avec une croissance nominale de 3,2 points, elle ne sera au mieux que de 1,9 point. Il en résultera là encore mécaniquement un accroissement du déficit de 0,65 points.

La stratégie des "réformes structurelles" aboutirait à un échec plus retentissant encore.

Bien évidemment les tenants des réformes structurelles diront qu'il fallait diminuer les dépenses publiques en volume.

Une telle hypothèse aurait entrainée pour 2014 les résultats suivants:

En considérant les chiffres de l'INSEE sur l'évolution du total de la dépense publique depuis 2009, il apparait que le glissement moyen fut, depuis cette date, de 26 milliards d'euros (total de 1100,6 en 2009 et de 1207,5 pour 2013). Sans même réduire le volume de la dépense, et en se bornant à son seul maintien nominal, cela signifierait pour 2014 une diminution probable de la dépense publique de 26 milliards d'euros par rapport à la réalité qui sera probablement constatée début janvier  2015.

Sur la base d'un multiplicateur budgétaire de 1,2 (FMI) et non de 0,7 (MESANGE), cela signifie une contraction de croissance de 31,2 milliards d'euros soit 1,5 point de PIB. C'est dire que l'année  2014 serait autrement plus difficile sur le terrain de l'emploi:  une élévation considérable du chomage serait constatée.

Quand serait-il du solde public? Au delà du financement du chomage supplémentaire et autres dépenses de guichet associés, désormais gelés par la politique de blocage de la dépense, il resterait pourtant à enregistrer les baisses de recettes fiscales engendrées par la chute de l'activité. Les estimations sont difficiles, mais compte tenu du taux de prélèvement obligatoire, les 31,2 milliards de croissance en moins se traduisent mécaniquement par une diminution de 15 milliards de recettes publiques .

Si l'on fait le bilan, le solde budgétaire est travaillé par moins de dépenses (26 milliards) et moins de recttes (15 milliards), soit une réduction du déficit d'environ 11 milliards, ou un peu plus de 0,5 points de PIB.

Que conclure?

 la stratégie gouvernementale  de relative non austérité empêche la baisse du PIB avec toutes ses conséquences, y compris en terme d'aggravation du poids de la dette (passage selon Bercy de 91,8 points én 2013 à 95 en 2014), mais elle aggrave un solde budgétaire déjà très déficitaire (passage de 3,8 à 4,4 points de PIB).

L'autre stratégie, celle des réformes structurelles, produit l'effondrement du PIB avec toutes ses conséquences, y compris en termes d'aggravation  du poids de la dette, mais réduit le déficit budgétaire ( passage de 3,8 à 3,3 points de PIB). Cette stratégie, accroit moins la dette en terme de flux, mais autant en terme de poids que la première.

Si approximativement équivalentes en termes d'évolution du poids de la dette,  la présente stratégie gouvernementale de relative non austérité, domine celle des réformes structurelles, puisque la "casse économique et sociale" se trouve davantage contenue. Elle n'est pourtant pas une solution perenne en raison de l'accroissement de la dette

La conclusion est qu'il n'existe pas de solution - dans le cadre du paradigmen ordo-libéral que s'est imposée la France- à la résolution de la crise.

Les deux stratégies qui sont, de plus près ou de plus loin, celle de la servitude volontaire au regard de l'organisation monétaire et financière en place, entrainent  l'effondrement du modèle économique et social du pays.

 

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Finance er Etats
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Hadrien 22/09/2014 16:40

Une autre façon d'affronter la crise... de rire :
Le nouveau « PEYRELEVADE » de la rentrée !
(« Histoire d’une névrose, la France et son économie » par Jean Peyrelevade, Septembre 2014, Albin Michel)

C’est en franchisant la porte de mon libraire favori que j’appris la nouvelle lorsque celui-ci m’interpella de la sorte, d’un air visiblement amusé… Aussitôt, dans les rayons, ce ne fut qu’un cri de la part des chalands, semblable à celui « Georges Clooney is here » des jeunes filles en fleur dans la publicité pour Nespresso !
Je vis des grand-mères jetant leur « Trierweiler » qu’elles feuilletaient à l’étal, pour se précipiter sur le pauvre gérant en brandissant leur parapluie: Quoooiii… disait l’une d’entre elles, avec l’exclamation de Coluche à propos du nouvel Omo, le nouveau Peyrelevade est là et on ne nous le disait pas ?
J’en vis d’autres, frustrés de ne pas avoir leur exemplaire, porter des regards inquiétants de haine vers ces privilégiés, dont j’étais, qui repartiraient chez eux avec leur exemplaire. « Je l’avais reservé, je l’avais réservé… » dis-je avec une fausse assurance pour ne pas gêner le professionnel en charge. Mais c’est surtout l’attitude de lutteur que j’avais prise alors qui découragea quiconque d’attenter à mon bien: il est des circonstances, c’est bien connu, où l’on est prêt à tuer !
Ainsi, en cet après-midi d’un week-end mémorable de septembre, je revins à mon domicile heureusement proche en rasant les murs, craignant qu’on m’ait suivi, mais toujours prêt à en découdre. Je ne fus rassuré que lorsqu’assis dans mon fauteuil, où je me surpris à pousser un soupir de soulagement… Ouf, sain et sauf ! Et surtout libre, j’étais enfin libre de me plonger dans cette lecture avec le même ravissement que dans ma jeunesse lorsque je m’emparais chaque année du nouvel exemplaire de l’almanach Vermot…
Car Peyrelevade rime avec Rigolade !
Ce serait, en effet, un contre-sens des plus funestes que de prendre ce pamphlet anti-français, en forme de pastiche, pour autre chose que ce qu’il est: un énorme canular !
Le blog de l’auteur http://blogs.lexpress.fr/economie-sans-demagogie/ (nouveau titre transféré sur « lexpress.fr », lorsque que « LeMonde.fr » refusa de donner suite à ses amusantes demandes répétées de censure sur les contradicteurs de l’ancien « La refondation du capitalisme ») en porte encore la marque: il s’est arrêté en désherence, faute de combattants, à son dernier billet de Juillet 2012 intitulé « Les marchés vont attaquer la France! », nous contant par le menu la remontée prochaine des taux pour notre insouciante patrie, et sa déculottée en perspective face à l’Allemagne à l’austérité si bien trempée…
Résultat des courses, quelques semaines plus tard: Les taux plongeaient avec entrain vers de mémorables « taux réels négatifs » et sont aujourd’hui, deux ans plus tard, au minimum absolu à la BCE (0,05%), faute de reprise, avec une Allemagne en « croissance négative » (-0,2%) qui réussit à faire plus mal que notre croissance en panne (0%), faute de demande…
On devine pourquoi son blog s’est arrêté à cette date, telle une montre restée bloquée sur une heure précise: comme il est bien connu, elle indique alors l’heure exacte une fois toutes les vingt quatre heures, et c’est avec l’impatience espiègle de voir cet évènement se produire que notre Cassandre attend son heure… depuis plus de deux ans !
Cette espièglerie de l’auteur, il n’est, pour s’en convaincre, qu’à parcourir la « quatrième de couverture » de sa jaquette, où se trouvent résumés en guise de présentation, comme pour mieux les fustiger, tous les clichés de la « pensée unique » actuelle :

PRÉSENTATION DE « LA NÉVROSE »

« - Pourquoi l’enrichissement individuel… est-il si mal vu chez nous ?
– Comment expliquer que nos Constitutions [sic] ignorent l’entreprise depuis deux siècles ?
– Sur quelles fondations s’est construit un État monarchique qui voudrait… décider lui-même ?
– Quel lien existe-t-il entre le déclin français et nos fantasmes collectifs ?
Jamais la névrose française n’a été aussi clairement diagnostiquée… Car, si les symptomes de cette maladie remontent à la Révolution, ses conséquences sont chaque jour plus évidentes. »
Et l’éditeur de conclure, riant sous cape avec un amusement non dissimulé:
» Jean Peyrelevade, ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, qui a présidé les plus grandes entreprises (Suez, Crédit Lyonnais…), dresse un constat terrible ! »
Ainsi nous fait-on pressentir tout l’humour du « banquier » par cet avatar de Peyrelevade mis en avant : avec un joyeux méli-mélo accusant tout à la fois l’État monarchique et la Révolution, nos fantasmes collectifs et la Constitution, le feu d’artifice s’annonce grandiose et les éclats de rire à la hauteur.

« Banquier » est ci-dessus entre guillemets car Peyrelevade, on s’en doute, fut par sa formation aussi peu préparé à la finance qu’à l’économie: il n’y eut que les socialistes pour considérer tel, au point de lui confier une de nos plus grandes banques casse-gueules, celui qui n’avait fait qu’un « rattrappage » sommaire en la matière: deux années de mise à niveau après sa formation d’ingénieur.
« Attrapage » devrait-on plutôt dire, car ce fut à l’issue d’étranges contradictions:
Ainsi apprend-t-on, dès les premières pages de son précédent livre « France état critique » (2011), son humour tout aussi caustique pour condamner ses semblables ayant opté pour la « confortable » finance au regard de l’exigente et vertueuse industrie:
« Nous avons décidé que l’avenir était aux services et à la finance, activité combien plus confortables que la production industrielle. » [p 12]
La charge était alors d’autant plus d’actualité que Le Monde de la mi-août, cette année là, annonçait pour la première fois comment le nombre de polytechniciens optant pour la carrière financière, autrefois proche du confidentiel, était désormais devenu supérieur à la moitié des promotions.
On se sent aussitôt porté à juger que tout n’est peut-être pas mauvais de son goût pour l’iconoclasme, chez cet homme-là, tout en jetant un coup d’oeil à son CV. Et là, stupéfaction:
* École polytechnique (X 1958)
* École nationale de l’aviation civile (IAC 1961)
* Institut d’études politiques de Paris, section Eco-Fi- 1963, D.E.S d’Economie (Sorbonne – 1963)
On constate avec étonnement que notre homme, aprés avoir tâté de l’aéronautique comme spécialisation d’X, a senti bien vite la nécessité de préparer un décollage contraire à toutes les lois de la navigation aerienne, c’est à dire… dans le sens du vent ! En ce sens, ce fut sans doute même un pionnier…
Mais, bien sûr, les justificatifs sont là, en bonne et due forme:
« Pour les gens de ma génération, vous pouviez sortir de Polytechnique… sans savoir du tout ce qu’étaient une entreprise, un compte d’exploitation ou un bilan… On n’imagine pas le nombre d’innovations qui ont échoué en France parce qu’elles étaient uniquement d’ordre technique. » [p 134]
« Un petit témoignage personnel à ce sujet… j’ai essayé d’entrer à l’Aerospatiale de l’époque, qui s’appelait Sud Aviation. On m’a répondu: X, économiste, trés bien, et puis quelle école d’application? Vous n’êtes pas ingénieur militaire de l’armement ? Alors c’est non… » [p 135]
Tous les ingrédients étaient donc réunis, on le voit, pour faire de J. Peyrelevade un économiste et un financier… par pure vocation.

INTRODUCTION À « LA FRANCE ET SON ÉCONOMIE »

L’introduction tient effectivement toutes ses promesses en hissant haut les couleurs :
« Je ne suis pas le seul à le faire » , se justifie presque l’avatar de l’auteur par un constat des plus accusateurs: « Quelques autres économistes… tiennent le même discours », nous dit-il comme pour mieux les déconsidérer.
Et, de fait, les précieux référents en la matière qu’il nous donne en renvoi de bas de page ne sont pas piqués des hannetons :
- Denis Kessler, cet ancien numéro 2 du MEDEF, qui triomphait après l’élection de Sarkozy:
« La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
- Élie Cohen, cet actuel (dit-on) conseiller du Président, dont celui-ci a sans doute apprécié la lucidité du diagnostic lorsqu’il lut de lui dans « Le Monde » du 17 août 2007, en pleine éclosion de la crise des subprime qui devait emporter Lehman Brothers un an plus tard : « Dans quelques semaines, le marché se reformera et les affaires reprendront comme auparavant » !
- Nicolas Baverez, dont Frédéric Lordon (dans « La crise de trop ») a si bien croqué les propos réduits « à l’état de compote » après la faillite de Lehmann Brothers et le déclenchement de la crise: ce fut pour lui « le capitalisme mondialisé qui est entré en crise » pendant que « la mondialisation conserve tous ses aspects positifs ». Et « l’auto-régulation des marchés est un mythe », quoique « le libéralisme est le remède à la crise » !
Avec de pareilles références, on a envie de dire à l’auteur de se réfreiner, car le Pastiche risque d’être éventé avant d’aller à son terme…

Sur ce, l’introduction « déroule » ses attendus:
« Le modèle français est à bout de souffle, inadapté aux nécessités tant de la mondialisation que de la construction européenne, dont il est devenu incapable de tirer avantage, à la différence de l’Allemagne [richesse médiane du ménage allemand: 51KE, dernière de toute la zone euro (rapport BCE 2012); croissance allemande au dernier trimestre 2014 connu, négative: -0,2%]. Donc la France [richesse médiane: 116 KE, plus du double, et croissance pour le même trimestre: 0%, stationnaire ] recule, nous dit l’avatar de Jean Peyrelevade » Il est farceur, ce Jean…, qui poursuit :
« L’idée m’est venue qu’un tel déni de réalité, qu’une telle incompréhension de l’économie, qu’une telle ignorance des conditions d’une vraie prospérité, pour être aussi largement partagés, devaient avoir des raisons profondes. Je suis donc parti à la recherche… des racines historiques, politiques, constitutionnelles, culturelles, religieuses, de notre archaîsme économique. J’ai pris un intense plaisir personnel à ce parcours de découverte, dont les résultats sont proprement terrifiants. Le mal est génétique: notre ADN national nous condamne à l’Impasse. »
Et de nous résumer la chose:
« Entre le monarque absolu et le peuple, entre l’État et le citoyen, il n’y a rien. L’État a le monopole de l’intérêt général, de sa définition, et de sa défense. En bref, tous les intérêts intermédiaires sont illégitimes puisque la volonté générale est dans l’état, et là seulement.
L’économie de marché [,elle,] se construit, jour après jour, dans des réseaux qui échappent à l’État. Elle est ainsi une offense à notre vision de la souveraineté. Sauf si les entreprises acceptent de reconnaître la légitimité supérieure du politique, y compris pour les décisions qui les concernent directement. Conception qui leur refuse toute autonomie et en fait de simples instruments de la puissance souveraine : Colbert n’est pas loin ! »
Mais l’ancien régime n’est qu’un moindre coupable, car l’essentiel des griefs s’adresse à rien moins que la Constitution de 1789 et ses droits de l’homme, cet encombrant fardeau institutionnel que regrette l’auteur: « En France, le premier texte à valeur constitutionnelle est la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 »

"LA CONSTITUTION CONTRE L’ENTREPRISE"

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
Chacun connait cet article 1, nous dit l’auteur en désignant le premier [à défaut d'unique] « objet de son ressentiment »:
« Nulle place dans un système aussi tribal, pour les égoïsmes individuels: l’enrichissement personnel ne peut être reconnu, encore moins célébré… D’ emplois privés, il n’est pas question, comme s’ils étaient sans importance… La loi, expression de la volonté générale peut condamner les actes nuisibles à la société. Au regard de quel critère ? Nul ne le sait. »
Mais si, mais si, cela est dit dans l’article 1: « l’utilité générale »
Rappelons que le critère ultime des utilitaristes (Jeremy Bentham, John Stuart Mill, mais aussi David Hume et Adam Smith lui-même) était le bonheur de la collectivité, comme variable d’utilité globale. Cela n’est rien d’autre que l’espérance mathématique de la fonction d’utilité individuelle, sous sa forme (nécessairement) probabilisée face à l’incertitude et la multitude:
U(x) = Somme des Pi.Ui(x), avec Somme des Pi = 1, i étant l’aléa individuel,
Pi représentant la probabilité d’occurrence de la fonction d’utilité Ui(x) dans la population, en convenant d’inclure dans les composantes de la variable vectorielle x (l’ensemble des dispositions de la société à optimiser) les biens et services publics au même titre que les biens et services privés.
Pi = Ni/N, où Ni est le nombre de citoyens ayant la même fonction d’utilité Ui(x),
N le nombre total de citoyens.
Dès l’instant où ce point est acquis, le reste découle comme conséquence logique !

Mais notre avatar de Peyrelevade ne l’entend pas de cette oreille:
« Les droits des travailleurs sont constitutionnellement établis, alors que l’on n’évoque jamais ceux du chef d’entreprise [mais si, ce sont les mêmes, ni plus ni moins!], dont la présence n’est que sous-entendue. Ah, si l’on pouvait se passer du patron, incarnation d’une miette de pouvoir illégitime !… La loi suffirait pour nous faire revenir à un régime d’économie administrée, ce qui est le rêve de la partie la plus archaïque de la gauche mais aussi de l’extrême droite. »
C’est oublier que l’unification « tribale » sus-dite, au contraire des « égoïsmes individuels » aboutit à l’ « État de droit » édictant des règles plus globales et gérant lui- même un butin commun visant directement l’intérêt général !
Seul l’état d’arriération mentale des économistes néoclassiques (qui pensent encore, à l’instar de notre avatar, que Walras était un génie pour avoir trouvé qu’un équilibre entre égoïsmes individuels a autant d’inconnues que d’équations…) les empêche de concevoir en Économie ce qui existe depuis longtemps en Droit : on s’en remet à une autorité centrale pour toute décision qui touche de près ou de loin l’intérêt général qui transcende les égoïsmes individuels.
Un équilibre de forces dans un jeu conflictuel n’a jamais défini un optimum collectif, et les tentatives pseudo-mathématiques désespérées d’en définir un ainsi relèvent de l’escroquerie sémantique. Tel est le cas du prétendu « optimum de Pareto » dont la définition est:
- une situation est optimale quand on ne peut plus améliorer l’utilité d’un individu sans détériorer au moins celle d’un autre.
Partagez donc un gateau en huit avec votre convive et prenez-en sept parts, ne lui en laissant qu’une. C’est un optimum de Pareto puisqu’on ne peut augmenter la satisfaction d’aucun sans défavoriser à l’autre… Et c’est ce genre d’ânerie qu’enseigne l’économie néoclassique !

"NAPOLÉON OU LA RÉGRESSION SOUVERAINE"

Sans doute Peyrelevade avait-t-il lu « Le mal Napoléonien » de Jospin, dernier tribut à la mode à verser au compte des politiques ralliés aux philosophes de boudoir, pour nous gratifier ainsi d’une ânerie de plus qu’il fait dire à son avatar:
- La France a toujours honoré Napoléon, qu’elle considère comme l’un de ses plus grands souverains. Interressant contraste, Antoine de Montchrétien avait très tôt remarqué qu’Anglais et Hollandais « ont le nez fort délicat à flairer toute odeur de gain »…
La voilà bien la grande ambition, l’objectif ultime, le critère collectif, l’utilité générale dont il était question plus haut: « flairer toute odeur de gain »… La Constituante de 1789, pas plus que les suivantes, n’avaient donc pas pensé à inscrire cela dans les préceptes universels de l’humanité, et singulièrement de notre nation ! Il est vrai qu’Anglais et Hollandais non plus, d’autant que les anglais n’ont toujours pas de constitution !
Mais c’est une idée à creuser, et fertile en nouveautés, que nous inspire ainsi Peyrelevade. Imaginez d’ici notre Pantheon au frontispice orné de la plus belle manière lorsqu’on aura pris soin de le compléter: « Aux grands hommes… flairant toute odeur de gain, la patrie reconnaissante » !
Croire qu’on pourrait en rester là serait mal connaître l’auteur qui a de la suite dans les idées:

"LA DÉMOCRATIE DESPOTIQUE" et "NAISSANCE D’UNE IDÉOLOGIE"

« La modernisation de la façade ne suffit pas à changer la structure du bâtiment. Nous avons remplacé la monarchie de droit divin par la démocratie despotique, dont le despote est l’État lui-même qui, en république, émane du peuple. Ainsi le peuple peut-il consentir librement à un asservissement partiel et devenier son propre despote.
Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit, écrivait Lacordaire. Faut-il faire système de cette remarque ? » interroge l’auteur qui note pertinemment plus loin:
« D’où l’apparition d’une sorte de droit au crédit qui sous-estime gravement la notion de risque, conduit à supprimer le taux d’intérêt (cette survivance féodale) puisqu’une banque publique n’a pas besoin d’être rémunérée, fonde l’idée que l’investissement est financé par de l’endettement (ce qui rend inutiles les actionnaires privés, donc les capitalistes) et donne une origine historique (plus de deux cents ans!) à la Banque publique d’investissement. Ainsi l’archaïsme se maintient-il sous une apparente et grandiose modernité: la gauche a accepté bien volontiers l’idée que les actionnaires ne servent à rien… »
Tu l’as dit, bouffi !

« Entre actionnaires et salariés…, au nom de quelle étrange théorie peut-on attribuer à une seule des deux parties, à un seul des deux facteurs de production [non, reproduction... pour le capital!], le mérite exclusif de la création de valeur ? »
Et notre auteur de théoriser ainsi:
« Nous sommes ici en face d’une formidable tautologie: si le travail est à l’origine de toute valeur, alors le profit des capitalistes est perçu indûment au détriment des ouvriers [non, travailleurs... c'est à dire tout le monde dans l'entreprise]. Si toute valeur vient du travail, il n’y a pas de place pour la rémunération du risque [et le risque de licenciement, d'accident, de chômage, etc. ?]. L’État ? Il est, pour le compte de tous, l’assureur de la collectivité. »
Et de se risquer à un avorton de contradiction démonstrative:
« Or, si le capital est en soi improductif, si le travail est in fine le seul facteur de production, direct ou indirect par équipements interposés, alors toute croissance économique est imposible. La production maximale reste bornée par une contrainte absolue: celle de la quantité de travail disponible [mais c'est toujours le cas, avec ou sans capital, ce dernier ne servant qu'à acheter du travail: on n'a jamais vu le lait et le miel coulant à profusion d'un billet] »
Transposons, nous dit l’auteur, croyant trouver un exemple à l’appui de sa thèse:
« La valeur d’échange des produits Microsoft n’est-elle pas très supérieure à leur valeur travail? »
[non, elle fut simplement transférée du travail du véritable inventeur, Garry Kildall, à la poche de Bill Gates qui l'escroqua en passant un accord dans son dos avec IBM]
Là, notre avatar de Peyrelevade a la main malheureuse et ne semble pas connaître l’histoire:
- Le micro-ordinateur…, le premier au monde (Micral) fut conçu et mis au point, c’est bien connu, dès 1972 par le français François Gernelle (cf wikipedia), sur une commande étatique de l’INRA, qui spécifiait même un portable !
- La micro-programmation… fut conçue (1975) par Gary Kildall, un enseignant-chercheur fonctionnaire de la très militaire « Naval Postgraduate School » de Monterey, qui se fit escroquer par Bill Gates, histoire également bien connue !
Bill Gates, dans tout ça, n’a eu qu’une fibre: celle des « affaires » en faisant signer un contrat exclusif à IBM, c’est à dire des montagnes d’argent pour lui, issues du système d’exploitation (CP/M) volé à Gary Kildall et qu’il commercialisa sous le nom de MS/DOS, ce qui lui valut un procés qui se termina en mauvais arrangement à l’américaine, escroquant Garry Kildall une nouvelle fois. En fait, sans Bill gates, les ordinateurs personnels (dont les premières versions d’exploitation Windows enquiquinèrent toute une génération d’utilisateurs captifs) se seraient développés dès le départ avec UNIX, multi-tâches et multi-utilisateurs, auquel l’Université de Berkeley apporta tout son développement, libre d’exploitation. C’est d’ailleurs ce qui a fait la qualité technique des Mac (OS X), moins répandus et vendus plus cher par Steve Jobs qui déclarait ouvertement, de son côté « c’est mieux d’être un pirate que de rejoindre la marine » !
Autant dire, quand on parle de Bill Gates et Steve Jobs, que c’est du même esprit de lucre que celui des financiers-traders. Ils ont simplement écumé la high-tech comme d’autres la haute finance !
Les libéraux impénitents diront évidemment que si François Gernelle s’était laissé déposséder par son commercial (Truong Trong Thi), comme Gary Kildall par Bill Gates, au lieu de gagner en justice après bien des années de procédure en France, l’histoire de l’ordinateur personnel, comme jadis pour Cléopatre, aurait pu avoir un visage très différent… mais Bull fut alors nationalisée trop tard pour rattraper le coup !

"LE BASCULEMENT DES VALEURS"

Foin des contradictions, notre avatar peyrelevadien fonce, tête baissée, dans la brêche qu’il croit s’être ouverte devant lui :
« L’ économie gratuite, celle qui fait le bonheur des populations sur leur territoire grâce à l’accès libre à des services publics fondamentaux (santé, éducation, culture) n’y a aucune place : l’État-providence n’a pas de valeur marchande [allez dire cela à l'américain qui dépense l'essentiel de son revenu en assurance-santé et cotisation-retraite privées, en éducation universitaire hors de prix pour ses enfants, etc,] »
« Qu’est-ce que la compétitivité ? La réponse est évidente, c’est pouvoir vendre sur ce marché concurrentiel, au juste prix imposé par le déroulement des transactions, assez de biens et de services, pour être capable, en retour, de financer les importations dont le pays a besoin. »
[c'est l'économie racontée aux enfants: réduite à cela, notre économie n'aurait d'autre besoin que celui de notre facture énergétique totale qui est inférieure aux seules recettes du tourisme (77 milliards), et notre pays sait produire tout le reste !]
« Les économies fermées sont narcissiques. Que de chocs subis en un instant par les adeptes de la primauté du politique et de la suprématie de l’État ! Économie de l’offre et non plus de la demande. »
On pourrait remarquer: sans demande, il n’y a même plus de marché, ni d’économie… Mieux: nos économistes en chambre, qui n’ont que les mots « start-up » et « innovation » à la bouche, oublient que les grandes innovations du siècle viennent toutes de programmes étatiques, notamment à la « demande » de l’effort de guerre:
- Ordinateurs: le premier (ENIAC) fut conçu à Los Alamos pour les besoins en calcul du Projet Manhattan.
- Radars: ils furent développés de part et d’autre de la Manche (Angleterre, Allemagne) pour intercepter les missions aériennes ennemies.
- Communications et codages: là encore, les noms de Turing outre-Manche et de la machine allemande Enigma sont associés à l’effort de guerre.
- Avions à réaction: plus connus par le Messerschmitt 262 que par le prototype anglais Meteor, ils volèrent pour la première fois durant la guerre.
- Nucléaire: le projet Manhattan, et plus tard ceux menés ailleurs en temps de paix, pour construire et améliorer la dissuasion nucléaire, furent initiateurs de tous les développements ultérieurs de la filière civile.
En regard de tous ces acquis de la « demande » publique et de l’effort étatique, qu’ont donc à offrir nos thuriféraires de ce néo-libéralisme qui a mis fin aux trente glorieuses depuis la « révolution conservatrice-libérale » des années 1980 ?
- Internet… c’est encore des militaires et des universitaires qui l’ont conçu, des deux côtés de l’atlantique, et c’est à eux que l’utilisateur d’aujourd’hui doit sa gratuité, sans quoi son developpement eut été ralenti par une multitude de droits privés !
- Google… c’est l’agence publique NSF qui finança les recherches de deux doctorants, et il est précisé dans le brevet que le gouvernement américain est propriétaire de droits sur cette invention. Il fit néanmoins cadeau de ces droits à la création de Google, vu les rentrées fiscales pour l’État. Encore un mauvais coup de la puissance publique, sans doute, pour les néolibéraux!

Inutile, comme on le voit, de continuer le jeu de massacre sur l’avatar de Peyrelevade que l’auteur a ainsi voulu faire vivre. Il méritait pourtant mieux que cette piètre restitution de la pensée unique resucée partout dans les médias sous influence, lorsqu’on relit par contraste ce qui figure de plus inspiré inspiré, et surtout plus justifié, dans son livre paru en 2005 :

IL Y A DIX ANS, JEAN PEYRELEVADE ÉCRIVAIT
« LE CAPITALISME TOTAL » (La république des idées, Seuil)

« Une certaine forme d’optimum collectif peut-elle être atteinte à travers le fonctionnement naturel de l’appareil capitaliste…? Ou bien, à l’inverse, la divergence des objectifs, pour ne pas dire des destins, entre la partie la plus évoluée de l’appareil productif et l’ensemble de la collectivité citoyenne appelle-t-elle en réaction une régulation forte ?
La réponse est malheureusement sans ambiguité. Nous sommes entrés dans l’ère du capitalisme triomphant, mais dissocié. Les dirigeants d’entreprise ne sont plus que les serviteurs des actionnaires dont ils poursuivent l’enrichissement: aucune autre préoccupation ne peut plus inspirer leur action. Des normes de rentabilité excessives conduisent les chefs d’entreprise à être les premiers agents d’une mondialisation sans frontière et à implanter leurs activités partout où ils peuvent trouver une main d’oeuvre moins onéreuse.
Conséquence considérable: dans cette course à la rentabilité, les États eux-mêmes sont entraînés, où ils perdent une large partie de leur autonomie de décision. En Europe, depuis plus de vingt ans, les prélèvements augmentent sur la consommation (TVA) et le travail (revenu des salariés), facteurs qui pour caractéristique commune de ne pas se déplacer facilement, tandis qu’ils diminuent sur le capital, aisément délocalisable. Moins d’impôts sur le capital, et plus sur le travail, moins sur les entreprises et plus sur les salariés: ainsi les États contribuent-ils à leur tour au renforcement du modèle dominant. Le responsable politique et l’intellectuel locaux deviennent, à leur corps défendant, les alibis démocratiques d’un pouvoir supérieur et inaccessible. La démocratie elle-même n’est plus qu’un placebo local, sans effet réel contre l’envahissement technocratique.
Ainsi le capitalisme financier continue-t-il de s’étendre. À quelle fin autre que son propre enrichissement, nul ne le sait. Personne ne connait le promoteur de ce vaste chantier. L’architecte en est inconnu et les plans inaccessibles. Chacun ignore jusqu’où la construction va monter, au risque inexploré d’un effondrement meurtrier. Ainsi le capitalisme… est devenu total au sens où il règne sans partage ni contre-pouvoir sur le monde et ses richesses.
Jamais nous n’avons eu autant besoin de régulation pour assurer l’équilibre politique, éthique, écologique du développement de la planète. Jamais nous n’en avons été aussi éloignés, jamais la distance entre le souhaitable et le réel ne s’est accrue aussi vite.
L’individualisme, fondement de l’économie libérale, triomphe dans la shère des échanges et fait reculer partout le sentiment de solidarité collective. Souvent les plus riches, oublieux de ce qu’ils doivent à l’État où ils sont nés, où ils ont été élevés, formés, éduqués, où ils ont établi leur prospérité, déplacent aisément revenu et patrimoine à travers les frontières pour aller là où l’impôt est le plus faible. Exemple de dissociation individuelle, leur désir d’enrichissement les conduit à répudier leur citoyenneté. Leur internationalisme marchand en fait des apatrides.

La mondialisation nie l’État-nation et n’accepte spontanément le politique que dans la mesure où celui-ci l’aide à s’étendre. Ce complice supposé est-il encore capable defaire valoir sa pré-éminence et de contesterr au capitalisme total son rôle nouveau d’organisateur de lasociété ? Le combat vaut d’être mené, et d’abord en Europe, puis aux États-Unis mêmes, pour essayer de redre le désir d’enrichissement des actionnaires mieux accordé aux nécessités d’undéveloppement plus respectueux de l’avenir et de l’équilibre social.
Contenir « l’exécrable soif de l’or » dont parlait Virgile, refuserque l’opulence engendre un excès d’inégalité, interdire la privatisation généralisée des biens communs, lutter pour que la modestie de condition ne devienne pas misère, ni la richesse avidité…
Oui, le monde est menacé par un redoutable conformisme : celui d’un totalitarisme anonyme, d’un paradigme impossible où triompherait le rêve d’un enrichissement individuel sans limite. »

Ender 19/09/2014 09:51

Bonjour,
j'ai republié votre article sur le site : lesmoutonsenrages.fr
Je me suis permis de corriger les principales fautes d'orthographe et coquilles, vous sembliez en petite forme lorsque vous l'avez écrit :)
cordialement,

BA 19/09/2014 00:14

La guerre.

Le XXIème siècle verra la guerre se propager.

Les démographes pensaient que nous serions 9 milliards d'habitants vers 2100. En fait, ce sera encore pire que ce qu'ils avaient prévu : 11 milliards d'habitants.

La guerre.

Nous ne pourrons pas échapper à la guerre.

Jeudi 18 septembre 2014 :

La Terre pourrait compter 11 milliards d'habitants à la fin du siècle.

La Terre comptera probablement onze milliards d'habitants à la fin du siècle, deux milliards de plus que prévu jusqu'alors, selon une nouvelle projection de démographes et des Nations unies. L'étude montre clairement la poursuite de la croissance démographique principalement en Afrique.

"Le consensus au cours des vingt dernières années était que la population mondiale, estimée actuellement à environ sept milliards, continuerait à croître pour atteindre neuf milliards à la fin du XXIe siècle avant de plafonner et probablement de décliner", relève Adrian Raftery, professeur de statistiques et de sociologie à l'Université de Washington à Seattle.

Il est l'un des principaux co-auteurs de cette recherche publiée jeudi dans la version en ligne de la revue américaine "Sciences".

"Nous avons conclu qu'il y avait 70% de probabilité que la population mondiale ne se stabilisera pas durant ce siècle", précise-t-il, ce qui montre selon lui que "l'évolution démographique demeure une question très importante".

"Un accroissement de la population peut exacerber d'autres problèmes planétaires comme le changement climatique, la propagation de maladies infectieuses et la pauvreté", observe-t-il.

http://www.romandie.com/news/La-Terre-pourrait-compter-11-mia-dhabitants-a-la-fin-du-siecle/518998.rom

A-J Holbecq 18/09/2014 08:07

La nasse est tellement serrée que je ne vois plus beaucoup de solutions pour la France . Nous commençons en plus à manquer de compétences dans beaucoup de domaine (expatriations volontaire des mieux formés) que même une forte relance keynésienne n'apportera peut être pas les résultats escomptés.
Il faut de toute façon quitter l'euro, et permettre à la BdF de couvrir TOUS les déficits budgétaires (et ce serait encore mieux de passer en monnaie pleine).
Bref, souveraineté monétaire, budgétaire, législative et frontalière ... seule solution; quitter l'UE !

werrebrouck 18/09/2014 09:41

Hélas personne n'écoute...et cela est aussi en partie du au manque de compétence introduite par un enseignement de l'économie qui se trouve de plus en plus à la dérive tant à l'université que dans les grandes écoles. Quel étudiant en France, quel banquier, quel énarque a entendu parler de monnaie pleine dans sa formation? Il faudra donc attendre la catastrophe...

AbsolumentFabuleux 17/09/2014 19:28

Eh oui, c'est désespérant... Quand la droite reviendra au pouvoir en 2017, ils réduiront donc le taux de déficit mais avec une explosion du chômage. Bine sûr, pour limiter cette explosion, ils tenteront de triturer encore une fois les chiffres mais, cela ne changera rien au chômage et à la misère vécu. Je ne vous explique pas la gueule des élections de 2022 ...

AbsolumentFabuleux 17/09/2014 19:29

Je suis tellement désespéré que j'ai fait des fautes partout. C'est désespérant ^^

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