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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 13:43

 

Résumé : Le présent texte fait suite à celui publié le 1er octobre dernier (« Pour bien comprendre le monde d’aujourd’hui »). Il approfondit la notion de mondialisation en y intégrant l’idée d’Etats désormais réquisitionnés par un nouveau groupe dominant. Il en résulte que la durabilité de la grande crise est l’effet d’une volonté qui ne connait pas de réelle opposition : il n’existe pas d’issue prévisible à la crise. En tant qu'avant garde de la mondialisation, la zone euro est la locomotive de l'approfondissement de la crise planétaire.

Dans "Pour bien comprendre le monde d'aujourd'hui"[1] nous avons longuement insisté sur l'apparition d'incohérences:

-une nouvelle forme de capture de l'Etat détruisant les bases de sa force prédatrice de toujours au profit d'une "sur classe" déterritorialisée. Nouvelle forme faisant disparaitre les frontières pour le plus grand profit d'une oligarchie. L'Etat est toujours présent mais son fonctionnement nouveau met en cause des principes qui jusqu'ici lui étaient complètement rattachés: il ne dispose plus d'une pleine souveraineté sur un territoire bien délimité.

- la séparation radicale entre statuts sociaux qui jusqu'ici étaient plus ou moins reliés dans une relative cohérence d'intérêts. Les intérêts du consommateur ne sont plus ceux des salariés, qui ne sont plus ceux des épargnants, Les acteurs que l'on appelait les "CSCE" connaissent un grand éparpillement de leurs intérêts.

- Le citoyen s'évaporant  dans l'émergence de "l'individu désirant" et avec lui le lien qui le reliait à l'Etat et assurait le service de ce dernier.

-Enfin, résultat d'une perte de cohérence de la réalité, la fin radicale d'une représentation du monde comme un tout organisé, un tout intégrant des parties organiquement reliées les unes aux autres. La conception keynésienne de la réalité économique s'efface au profit d'une théorie de l'éparpillement : le circuit laisse la place au déploiement d'un nombre toujours plus grand de marchés.

C'est bien évidemment la première incohérence, celle qui atteint les Etats qui est motrice et va expliquer les autres et au final l'impression qu'une sortie de crise est hors de portée.

La mondialisation ne détruit pas les Etats: elle les réquisitionne

La nouvelle forme de capture des Etats est innovante en ce qu'elle l'entraine à redéfinir la souveraineté, un concept si commode pour les premiers occupants des machines prédatrices soucieuses de garder un monopole territorial. Jusqu'alors, les utilisateurs de la contrainte publique à des fins privées, étaient fort centralement des entrepreneurs politiques (rois, empereurs, dictateurs, etc.) "Nationaux" ou "étrangers", du territoire lieu d'exercice de la prédation. Parce que ce territoire se devait d'être gardé, il fallait adjoindre aux Etats des frontières et des peuples  à administrer/soumettre/prédater. La souveraineté était d'abord un titre de propriété privée, cachée le cas échéant par la fiction d'un droit public.

Les choses vont évoluer lorsque les entrepreneurs politiques seront amenés à partager leur monopole d'utilisation de la contrainte publique: des pactes avec d'autres groupes permettront de maximiser une prédation à partager. Ainsi des entrepreneurs économiques pourront  exprimer des injonctions, à l'adresse  des entrepreneurs politiques, et exiger des règles, par exemple plus favorables  à l'ouverture des frontières. Telle sera le cas de la doctrine du libre-échange, d'une finance autorégulée, etc. Il ne s'agit pas encore d'incohérence mais de complexification d'un système. La souveraineté n'est pas encore vidée de son contenu.

Par contre, lorsque les entrepreneurs politiques ne sont plus que de simples mandataires ou de simples exécutants de groupes qui dictent les règles de ce que nous appelions "l'Universel", les choses changent fondamentalement. Le territoire cesse d'être en pleine cohérence avec l'Etat correspondant. Certes, la souveraineté ne disparait pas réellement puisque la réalité étatique est indépassable, par contre son contenu et son périmètre  sont redéfinis.

En mondialisation, les groupes dominants - les entrepreneurs économiques mondialisés- se nourrissent des "différences d'universel" qu'ils concourent à développer ou entretenir (différences de règles fiscales, sociales, environnementales ,etc.). La souveraineté reste fondamentale pour les paradis fiscaux, par contre les "vieux souverains" c'est à dire les entrepreneurs politiques n'ont plus qu'à confirmer les règles du jeu du marché mondialisé et différencié. Naguère,  acteurs essentiels  de la capture de l'Etat, ils ont progressivement partagé puis cédé la captation à d'autres groupes pour progressivement endosser la situation de servitude volontaire.

En termes concrets,  les paradis  - micro-Etats- qui captent une partie de la richesse générée en d'autres lieux, n'ont rien à craindre des Etats et de leurs entrepreneurs politiques plus puissants, si ces derniers Etats sont  eux-mêmes en situation de servitude volontaire, au regard de leur classe dominante mondialisée. Une servitude volontaire qui les amène à respecter et valoriser les règles de l'économie mondialisée et différenciée.

En termes plus concrets encore, même les dirigeants des grandes entreprises d'armement d'un Etat puissant n'exigeront pas l'élimination des paradis fiscaux par la voie des armes.

Les Etats, qui naguère organisaient une cohérence interne et formaient un système relativement simple, sont désormais invités -par la puissance de la surclasse mondialiste-  à être le support d'un système plus complexe. Ce dernier est fait d'un universel partiel, peuplé des seules règles du marché, et évacuant les autres cadres d'une vie sociale qui peut rester nationale.

Les Etats ne sont pas tous au même stade de capture dans le système mondialisé plus complexe qui s'est mis progressivement en place.

Les Etats européens -effet logique de la construction européenne- sont les plus atteints par la servitude volontaire et la mise en valeur de la seule cohérence des règles du marché mondial. La zone euro est de ce point de vue l'avant-garde de la mondialisation libérale, avec un fort recul de ses entrepreneurs politiques et une domination sans partage des groupes économiques et financiers qui dictent les règles du jeu par le biais de l'énorme - et inégalée dans le monde- puissance du lobbying bruxellois.

En dehors des "failed states"[2] (une partie de l'Afrique et du Moyen-Orient) les autres Etats sont le plus souvent à un autre stade, celui où la capture est partagée entre groupes d'intérêts, où donc la notion de nation existe encore. C'est bien évidemment le cas de l'Asie avec l'exercice d'une souveraineté plus classique : Le jeu de la mondialisation en Chine est le fait majoritaire de ses entrepreneurs politiques, avec partage de la rente avec des entrepreneurs économiques toujours dominés et soumis à l'inconvertibilité de la monnaie nationale. C'est bien sûr le cas des Etats-Unis avec le fait particulier qu'ici une monnaie nationale est aussi une monnaie mondiale avec partage de son "seigneuriage" (capture) entre entrepreneurs politiques et économiques mondialistes. Dans ces deux cas, mais sans doute d'autres encore, l'extraversion économique qui résulte de la mondialisation (surproduction côté chinois, désindustrialisation côté américain) ne met pas fin à la cohérence d'un système : un Etat politiquement organisé avec un peuple qui donne encore du sens à l'idée de nation.

Au -delà de cette réserve, La substance du monde d'aujourd'hui est ainsi faite d'Etats - qui fondamentalement transformés- restent essentiels pour le fonctionnement du marché mondialb : ils sont les relais locaux du strict respect des règles fondamentales du marché (imposition du respect des droits de propriété par exemple) et murs de protection au regard de toute tentative de nivellement des différences....murs aboutissant à une mondialisation, à la fois réelle mais aussi limitée ou contenue. Parce que la surclasse se nourrit de différences, le nivellement mondialiste serait un obstacle qu'il lui faut repousser ou contrôler.

D'une certaine façon,  la mondialisation en tant qu'émergence potentielle d'un système cohérent et plat, est ce qui doit être repoussé avec force par  la surclasse mondialiste qui, pour cela, est amenée à prendre le pouvoir dans les Etats en maintenant les entrepreneurs politiques dans une posture très affaiblie: ils sont réquisitionnés à peine de disparaitre. Situation qui correspond bien à l'entrepreneuriat politique de l'avant-garde de la mondialisation : l'Europe.

La réquisition permet de construire la durabilité de la grande crise

Ayant édifié des différences durables, il est désormais possible de les relier entre elles - ce que nous avons appelé les autoroutes de la mondialisation- et d'en épouser les avantages: construire un modèle organisationnel d'entreprise en congruence avec les dites différences.

Nous avons déjà longuement expliqué sur ce blog ce que l'on entendait par autoroutes de la mondialisation : une parfaite convertibilité des monnaies, une libre circulation du capital, une libre circulation des marchandises rangées dans des contenants numérisés et normalisés, c'est à dire des containers. Autoroutes qui exigent des infrastructures sérieuses : la dépolitisation des taux de change et la privatisation des monnaies, ce qui implique l'indépendance des banques centrales.

Réquisitionnés pour maintenir des différences, les entrepreneurs politiques sont aussi invités à ne pas taxer les autoroutes de la mondialisation: ils sont libres d'accès. Ce qui passe aussi par la crédibilité de leurs politiques budgétaires....d'où une  normalisation quasi-planétaire...et la confirmation d'une situation de servitude.

Equipée de telles voies de circulation, l'entreprise économique peut se mondialiser en optimisant les différences toujours maintenues par des Etats désormais chargés de  faire le lit de la mondialisation.

Jadis système cohérent et bien articulé sur un territoire ou des territoires, elle se désarticule et se livre à un démembrement de plus en plus fin, ce que l'on appelle allongement des chaines de la valeur. Plus la mondialisation édifie de différences, et plus la chaine de la valeur peut s'étirer pour optimiser tout ce qui peut l'être. Ce démembrement explique l'essentiel de la surcroissance du commerce international par rapport à la croissance économique mondiale depuis 30 ans.

Cette nouvelle cohérence est celle de l'offre mondiale compétitive....qui hélas doit logiquement se heurter à une demande mondiale que dans un même geste on a amoindrie...L'addition des offres nouvelles des entreprises mondialisées et éclatées le long des chaines de la valeur, est plus élevée que l'addition des demandes correspondantes. Nous avons longuement discuté de toutes ces questions dans nombre d'articles sur le blog notamment ceux classés sous la rubrique "Critiques des raisonnements"[3].

Le résultat est que la mondialisation devient un étouffoir en termes de débouchés, et plus on mondialise, plus on émiette la production et plus l'étau se resserre. Pour la classe mondialisée, la solution est toujours plus de mondialisation, toujours plus de recherches de différences, toujours plus de mise en valeur de nouveaux pays émergents, toujours plus de bas salaires, toujours plus de déréglementation, toujours plus de réformes structurelles, etc.. La solution à la crise s'annonce ainsi comme engendrement des conditions de son approfondissement. En termes simples  le carburant de la crise c'est elle-même...avec son sous-produit une dette publique et privée gigantesque à l'échelle planétaire.

Une durabilité de la crise renforcée par l'émiettement des intérêts des CSCE

Il est clair que la fraction financière de la surclasse mondialiste est celle qui se gave le mieux dans l'étouffoir de la mondialisation : spéculation planétaire pour assurer la "sécurité" sur les autoroutes (risques de change par exemple), prélèvements sur la circulation du capital, sur les dettes publiques , etc. Avec des Etats réquisitionnés en cas de difficulté, ou des banques centrales complaisantes, tout ce qui aggrave la crise est bon à prendre.

La fin de la crise ne serait peut-être pas trop grave pour les acteurs de l'économie réelle mondialisée , elle serait dramatique pour les entrepreneurs de la finance : le marché disparaitrait. Que deviendrait le système financier si les Etats retrouvant leurs occupants traditionnels, les seuls entrepreneurs politiques, déclaraient la fin de l'indépendance des banques centrales, la fin de la libre circulation du capital, des taux de changes fixes, l'interdiction de la spéculation sur compte propre,  voire l'émission du crédit selon la règle du 100% monnaie? Les entrepreneurs de la finance ne sont pas prêts d'accepter une quelconque fin de crise et se battront pour la maintenir.

Curieusement les bénéficiaires de la crise ne se heurtent pas frontalement aux CSCE.

Si la mondialisation est l'octroi d'un droit liberté pour les entrepreneurs économiques mondialisés, elle l'est aussi pour le citoyen qui n'a plus à se sacrifier pour une patrie disparue et qui ne s'est pas encore rendu compte que, l'entreprise numérique planétaire devenue son souverain maitre, le transforme progressivement en élément d'un troupeau qu'il faut élever et surveiller[4]. Devenu simple "individu désirant" sa surveillance par des algorithmes permet comme pour les vrais troupeaux de deviner ses "vrais" besoins et son comportement futur. De ce point de vue l'entreprise numérique est plus efficace que l'Etat dans sa version primitive.

Cet individu désirant, qui ignore son embrigadement dans l'entreprise numérique, est certes inquiet pour son emploi, mais il y a longtemps qu'il ne comprend plus grand chose à la théologie économique.

C'est dans l'avant- garde de la mondialisation libérale, c'est à dire la zone euro que cet ex-citoyen est le plus désabusé. Il est bien en peine pour comprendre que la citoyenneté européenne résultant de la mise en place d'un Etat européen est anthropologiquement impossible[5].

Mais il est encore plus en peine pour comprendre un discours européiste gommant les différences entre Etats, alors même que la classe dominante mondialiste s'y oppose avec radicalité.

Comment expliquer à cet individu désirant devenu élément du troupeau numérisé, que le discours officiel sur l'Europe (marcher vers toujours plus d'intégration et moins de différences) ne correspond pas aux volontés de la classe dominante mondialisée?

Comment expliquer que ce discours issu de la théologie économique serait – dans son application- une catastrophe pour ceux qui ont intérêt à la pérennisation de la crise?

Comment expliquer que cela ferait disparaitre les paradis fiscaux à l'intérieur même du continent européen?

Comment expliquer que cela mettrait en cause toutes les optimisations sur les chaines de la valeur?

Comment expliquer que la disparition de l'euro détruirait les avantages de l'industrie allemande bénéficiant d'une garantie de non dévaluation de la part de partenaires d'autant plus intéressants qu'ils sont moins productifs? (Europe du sud)

Comment expliquer que la classe dominante financière serait pénalisée par la disparition d'une BCE qui leur est soumise de par la vertu des traités?

Autant de questions qui font de l’ex-citoyen des anciens Etats, un être complètement désarmé et désorienté tentant de se réfugier dans le cocon de la sphère privée de la vie.

Mais cet "individu désirant" intellectuellement désarmé n'est pas simplement figé, il est aussi partie prenante. Nombre d'ex-citoyens sont devenus épargnants et de fait se rangent du côté de ceux qui entretiennent la crise. Il est du reste exact qu'ils ont pu prendre leur essor avec la mondialisation,  laquelle engendrant la généralisation de l'indépendance des banques centrales, a permis la protection de l'épargne au regard du danger inflationniste.

L'épargne, est aujourd'hui devenue une marchandise prisée, constituant une part importante dans le budget des ménages (plus de 15% chez les ex-citoyens des Etats européens). Les épargnants - même très petits ou très importants- sont globalement du côté de ceux qui bénéficient de la crise.

En cela les consommateurs suivent les épargnants: si l'épargne est une marchandise prisée pour "l'individu désirant", le low-cost boosté par la mondialisation ne l'est pas moins. Il est inutile de reprendre ici des développements d'évidence.

Au total , le citoyen ayant disparu, l’épargnant et le consommateur bénéficiant de la crise, il ne reste que le salarié qui,  lui, est en opposition radicale avec les différences de salaires que l'on entretient par la mise en valeur de nouveaux émergents. De fait, les chaines de la valeur pouvant toujours s’optimiser, il doit en permanence apporter la preuve de son employabilité à peine de disparaitre dans l’océan du chômage. Warren Buffet a raison de dire que la « lutte de classes existe, nous l’avons gagné ».

 

 

 

 

 


[1] http://www.lacrisedesannees2010.com/2014/10/pour-bien-comprendre-le-monde-d-aujourd-hui.html

[2] http://www.lacrisedesannees2010.com/article-etats-effondres-failed-states-dans-la-mondialisation-120988085.html

[3] http://www.lacrisedesannees2010.com/tag/critique%20des%20raisonnements/

[4] Sur la question du numérique comme forme nouvelle de prédation on pourra se référer à Pierre Bellanger (« La souveraineté numérique », Stock, 2014) ou les travaux de Bernard Stiegler, voire les réflexions proposées par le nouvel Institut de la Souveraineté Numérique que dirige Bernard Benhamou. Concernant la fin de la citoyenneté on pourre lire l'ouvrage d'Etienne Pataut: "La nationalité en déclin",Odile Jacob,2014. Nous recommandons également le N°181 de la revue "Le Débat", septembre -octobre 2014, Gallimard.

[5] http://www.lacrisedesannees2010.com/article-peut-on-fonder-un-ordre-europeen-rawlsien-114879217.html

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Published by Jean Claude Werrebrouck
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commentaires

Hadrien 13/11/2014 17:33

La vraie critique de fond: il est impensable que le progrès technique et sa diffusion nous ait menés à une régression sociale selon le mot d’ordre primitif du néolibéralisme: Prolétaires de tous les pays,… concurrencez-vous !
Ne pas le dire, c’est en fait cacher la « Grande regression » qu’ont été la mondialisation néolibérale de l’OMC tant célébrée par Pascal Lamy, ainsi que l’eurolibéralisme de Bruxelles mis sur pieds par Jacques Delors, concomitants de la « révolution conservatrice » commencée avec Thatcher/Reagan.

Évidemmment, les PME en subissent le contre-coup, car la logique de ce système est celle à laquelle semblent se condamne l’Occident sous l’influence néolibérale américaine: abandonnons toutes les productions de masse aux pays émergents, en maintenant une avance technologique (soutenue par les « High Tech » de l’armement aux frais de l’État) où les PME ne seront que des sous-traitants… corvéables à merci.
En d’autres termes, nos PME devraient comprendre que leur intérêt n’est pas dans l’actuelle concurrence « libre et horriblement faussée (par l’absence d’harmonisation sociale et fiscale) », car les multinationales iront toujours vers la sous-traitance aux plus bas salaires de la planète!
À cet égard, les récriminations du MEDEF en France, quant à ses « charges » sont malhonnêtes:
Tout le monde sait très bien que ne pas s’acquitter des « cotisations sociales » de la part du patronat , c’est les reporter sur le salarié ou les contribuables et c’est donc remettre en cause le programmme du CNR mis sur pied à la Libération.
C’est donc le cercle vicieux de la regression retournant aux inégalités primitives, au lieu du cercle vertueux par le progrès vers le haut !

En fait, par ce biais, ce sont les multinationales qui gouvernent économiquement le monde. Elles font actuellement le jeu de la Chine, qui a tout à y gagner, mais vise à y substituer à terme ses propres champions ! Car l’erreur de calcul est évidemment que la Chine, et bientôt les autres émergents, ont à ce jeu-là les meilleurs atouts…
À terme, les multinationales occidentales sont elles-mêmes menacées car, une fois les High Tech récupérées, la Chine n’aura plus besoin d’elles ! Peut-être alors l’occident s’apercevra-t-il qu’il a agi pour le roi de Prusse !
Mais peut-être les multinationales actuelles ont-elles la secrète ambition de s’allier in fine à la caste de milliardaires chinois au sein du pouvoir qui a depuis longtemps perverti le mot d’ordre de Marx…

BA 12/11/2014 17:46

De janvier 1995 à 2013, Jean-Claude Juncker a dirigé le Luxembourg.

Le 6 novembre 2014, le plus grand scandale de l'année révélait que le Luxembourg a passé des accords fiscaux secrets avec plus de 300 entreprises multinationales.

Ces accords fiscaux secrets ont privé la France, l'Allemagne, etc, de centaines de milliards d'euros de rentrées fiscales.

Pour ne pas répondre aux questions sur ces accords fiscaux secrets, Jean-Claude Juncker a fui les journalistes pendant une semaine, puis, du bout des lèvres, il a fini par reconnaître les faits : il a utilisé un euphémisme remarquable :

"Il est vrai que l'application de règles diverses, antinomiques très souvent, différentes et opposées peut conduire à des résultats d'imposition qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises", a-t-il expliqué.

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/2014-11-12/juncker-prone-la-transparence-sur-les-pratiques-fiscales-dans-l-ue.html

Mais ce sont tes actes depuis douze ans, Jean-Claude.

Ce sont tes actes depuis douze ans qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

Et aujourd'hui, Jean-Claude ?

Aujourd'hui, mercredi 12 novembre, tu es encore président de la Commission européenne.

Tu n'as toujours pas été viré de ton poste de président de la Commission européenne.

Le fait que tu sois encore président ne correspond pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

Ton maintien à ce poste est un véritable scandale.

Le soutien que t'accordent la majorité des députés européens montre que toutes les institutions européennes ne sont qu'une grande mafia, qui protège son Parrain.

http://www.euractiv.fr/sections/elections-2014/les-eurodeputes-de-la-gauche-radicale-lancent-une-motion-de-censure-contre

BA 12/11/2014 12:13

Aux Etats-Unis, la base monétaire était de 800 milliards de dollars en 2008. Depuis, elle a explosé. Elle est de 4500 milliards de dollars en 2014.

Regardez le graphique 4 :

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=79791

Aux Etats-Unis, cette création de monnaie par la banque centrale n'a pas du tout profité à l'économie réelle.

En revanche, cette création de monnaie a profité à la Bourse des Etats-Unis et aux dirigeants politiques des Etats-Unis !

Partout ailleurs, c'est pareil. Dernier exemple en date : la BCE vient d'annoncer qu'elle va injecter 1000 milliards d'euros supplémentaires dans le système !

Malheureusement, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, etc, la création de monnaie par les banques centrales ne profite pas à l'économie réelle. Elle ne profite qu'à la Bourse et aux dirigeants politiques.

Les banques centrales injectent des centaines de milliards de liquidités, mais ces liquidités ne sont pas investies dans l'économie réelle. Elles sont investies dans :

1- les marchés actions. Conséquence : les Bourses montent, et les actionnaires sont contents.
2- les obligations d'Etat. Conséquence : les taux des obligations d'Etat baissent, et les dirigeants politiques sont contents, car ils vont pouvoir continuer à emprunter des centaines de milliards.

Conclusion numéro 1 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles boursières, partout dans le monde.

Hélas, une bulle ne peut pas gonfler jusqu'au ciel.

Le jour où ces gigantesques bulles boursières éclateront, nous vivrons une crise de type 1929, mais en plus violent.

Conclusion numéro 2 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles de dette publique, partout dans le monde.

Hélas, une bulle ne peut pas gonfler jusqu'au ciel.

Le jour où ces gigantesques bulles de dette publique éclateront, nous vivrons une crise de type 1929, mais en plus violent.

Alan Greenspan a dirigé la banque centrale des Etats-Unis de 1987 à 2006. Alan Greenspan vient de déclarer :

« Les QE n'ont pas aidé l'économie, le dénouement sera douloureux, achetez de l'or. »

La vidéo d'Alan Greenspan dure 4 minutes 51 :

http://www.youtube.com/watch?v=IbRy5DZaWS4

BA 09/11/2014 20:48

Est-ce que quelqu'un a des nouvelles de Jean-Claude Juncker ?

Jean-Claude Juncker a disparu.

Il n'accorde plus aucune interview, il fuit les journalistes, il évite toutes les caméras de télévision, il annule au dernier moment sa participation aux Journées de Bruxelles, etc. Bref, il se cache.

Et, toujours aussi courageux, il laisse son porte-parole Margaritis Schinas affronter les questions des journalistes sur le scandale Luxleaks.

Résultat : son porte-parole ne sait pas quoi répondre.

Son porte-parole ne fait que répéter comme un robot : « M. Juncker est le président de la Commission européenne. Ceux qui doivent fournir les réponses, toutes les réponses, ce sont les autorités luxembourgeoises. »

Jusqu'à quand Jean-Claude Juncker refusera de s'expliquer sur le scandale Luxleaks ?

Jusqu'à quand Jean-Claude Juncker se cachera ?

Lisez cet article :

Luxleaks : le porte-parole de Juncker refuse d’évoquer son rôle en tant que Premier Ministre du Luxembourg.

La révélation par la presse de centaines de rulings fiscaux luxembourgeois controversés met dans l’embarras Jean-Claude Juncker, l’ancien Premier ministre du Grand-Duché, qui vient de prendre ses fonctions de président de la Commission européenne. Pressé de questions des journalistes européens jeudi midi, son porte-parole Margaritis Schinas a botté en touche.

Interrogé sur son rôle dans la mise en place du système fiscal qui a permis à de nombreuses multinationales et familles fortunées d’obtenir des taux d’imposition favorables, le porte-parole de Jean-Claude Juncker a renvoyé la balle aux autorités luxembourgeoises actuelles. «  M. Juncker est le président de la Commission européenne », a-t-il répété inlassablement. Il a également refusé d’indiquer si le nouveau président de la Commission apporterait des éléments d’information dans le cadre de l’enquête que coordonnent ses services contre un certain nombre de rulings. «  Ceux qui doivent fournir les réponses, toutes les réponses, ce sont les autorités luxembourgeoises  », a-t-il dit.

Le nouveau président de la Commission a par ailleurs annulé sa participation aux Journées de Bruxelles.

http://www.lesoir.be/700706/article/actualite/fil-info/fil-info-economie/2014-11-06/luxleaks-porte-parole-juncker-refuse-d-evoquer-son-role-en-tant-q

BA 06/11/2014 22:34

La vidéo qui démasque Jean-Claude Juncker le menteur :

Jean-Claude Juncker a dirigé le Luxembourg de janvier 1995 à décembre 2013.

Aujourd'hui, le plus grand scandale de l'année 2014 a révélé que le Luxembourg a passé des accords fiscaux secrets.

Ces accords fiscaux secrets ont fait perdre des milliards d'euros de rentrées fiscales à la France, à l'Allemagne, etc.

Or, qu'avons-nous vu le mardi 21 octobre 2008 sur France 2 ?

Nous avons vu ce menteur de Jean-Claude Juncker jouer la comédie devant des millions de téléspectateurs.

Il faut voir et revoir cette vidéo durant laquelle Jean-Claude Juncker ment, joue la comédie, donne des leçons de morale, fait semblant d'être scandalisé par le reportage du journaliste et par les questions de David Pujadas :

« Je récuse la façon caricaturale dont vous présentez avec la condescendance bien franco-française la réalité luxembourgeoise. Votre reportage fut strictement ridicule. (…) Je ne me sens pas accusé par des reportages superficiels d’un journalisme primaire qui ne fait pas honneur à votre chaîne ».

Jean-Claude Juncker n'est qu'un menteur et un comédien.

Regardez bien cette vidéo à partir de 6 minutes 30 :

http://www.marianne.net/Juncker-pique-sa-crise-au-JT-de-France-2_a92501.html

BA 06/11/2014 06:55

Le scandale de l'année 2014 : ce matin, des révélations explosives sur le Luxembourg sont publiées par 40 grands médias :


Evasion fiscale : tout sur les secrets du Luxembourg.

Des milliards d’euros de recettes fiscales évaporées grâce à des accords fiscaux secrets. Plus de 300 multinationales concernées, parmi lesquelles des stars de l’économie comme Apple, Amazon, Heinz, Pepsi, Ikea, Deutsche Bank…

Dans une enquête réalisée en partenariat avec le consortium de journalisme d’investigation américain ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists) et quarante médias étrangers (The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, la télévision publique canadienne Canadian Broadcasting Corporation, l’Asahi Shimbun au Japon, etc.), Le Monde révèle les dessous du système fiscal luxembourgeois.

http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2014/11/05/evasion-fiscale-tout-sur-les-secrets-du-luxembourg_4518895_1656941.html

Rappel :

De janvier 1995 à décembre 2013, le Luxembourg a été dirigé par Jean-Claude Juncker.

Aujourd'hui, Jean-Claude Juncker doit s'expliquer sur ces accords fiscaux secrets qui ont fait perdre des milliards d'euros de rentrées fiscales à la France, à l'Allemagne, etc.

Aujourd'hui, Jean-Claude Juncker doit s'expliquer sur cet énorme scandale.

BA 02/11/2014 16:25

La base monétaire, ou « monnaie de banque centrale », désigne la monnaie qui a été créée directement par la banque centrale. Elle se compose :
des billets en circulation qui représentent environ 15 % de la masse monétaire M1 ;
des avoirs monétaires détenus par les titulaires de comptes auprès de la banque centrale, c'est-à-dire principalement les banques commerciales.

(source : Wikipedia)

Aux Etats-Unis, la base monétaire était de 800 milliards de dollars en 2008. Depuis, elle a explosé. Elle est de 4500 milliards de dollars en 2014.

Regardez le graphique 4 :

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=79791

Aux Etats-Unis, cette création de monnaie n'a pas du tout profité à l'économie réelle.

En revanche, cette création de monnaie a profité à la Bourse des Etats-Unis !

Partout ailleurs, c'est pareil.

Aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, etc, la création de monnaie par les banques centrales ne profite pas à l'économie réelle. Elle ne profite qu'à la Bourse.

En clair : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles boursières, partout dans le monde.

Le jour où ces gigantesques bulles boursières éclateront, nous vivrons une crise de type 1929, mais en plus violent.

Alan Greenspan a dirigé la banque centrale des Etats-Unis de 1987 à 2006. Alan Greenspan vient de déclarer :

« Les QE n'ont pas aidé l'économie, le dénouement sera douloureux, achetez de l'or. »

Jeudi 30 octobre 2014 :

Marchés : quand Alan Greenspan broie du noir...

L'ancien président de la Fed sort de son silence pour mettre en garde la banque centrale américaine !... Alan Greenspan pense ainsi qu'il ne sera pas possible pour la Fed de dénouer sa politique monétaire ultra-accommodante sans provoquer des turbulences sur les marchés financiers.
Lors d'un discours prononcé hier à New York, M. Greenspan a estimé que le programme d'achat d'actifs de la Fed ("QE") a eu un "effet formidable" en gonflant la valeur des actifs, mais en revanche, il n'a pas soutenu la demande dans l'économie réelle. L'effet positif n'a ainsi été "majeur" que sur les multiples de capitalisation en Bourse et sur les prix immobiliers, via l'abaissement des taux d'intérêts à long terme, a-t-il ajouté.

"Les marchés réagissent souvent de façon imprévisible"

Interrogé sur la capacité de la Fed à normaliser sans remous sa politique monétaire, après 5 ans de taux à zéro et d'injections de liquidités, il a répondu "je ne le pense pas".
"Nous n'avons jamais connu une telle situation, et je ne peux pas vous dire exactement ce qui va se passer" a-t-il ajouté, tout en soulignant que les marchés réagissent souvent aux changements de politique monétaire de façon "imprévisible et pas totalement rationnelle".
Lorsqu'il dirigeait la Fed, de 1987 à 2006, M. Greenspan avait mis en garde contre l'"exubérance irrationnelle" des marchés à la fin des années 1990, sans pouvoir empêcher la bulle des valeurs internet d'exploser en 2000, ce que lui ont reproché certains experts par la suite.

Alan Greenspan conseille d'acheter de l'or

Aujourd'hui, M. Greenspan est si inquiet pour l'avenir qu'il conseille aux investisseurs d'acheter en priorité de l'or comme valeur refuge...
Il s'est en outre montré pessimiste sur l'euro, estimant que la seule façon pour que la devise européenne survive est de réaliser une intégration politique complète des pays membres de la zone euro. A défaut de cette intégration, les déséquilibres augmenteront et conduiront en fin de compte à un effondrement de l'euro, a-t-il conclu...

http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/marches-quand-alan-greenspan-broie-du-noir-601385.html

Article en langue anglaise :

http://online.wsj.com/articles/former-fed-chief-greenspan-worried-about-future-of-monetary-policy-1414597627

BA 31/10/2014 22:38

Alan Greenspan : « Les QE n’ont pas aidé l’économie, le dénouement sera douloureux, achetez de l’or. »

Comme le rapporte le Wall Street Journal, le président de la Fed de 1987 à 2006 a déclaré que le programme de rachat d’actifs de la Fed n’a pas atteint ses objectifs, et s'est exprimé au sujet de l'or...

Les commentaires de M. Greenspan devant le Council on Foreign Relations ont été faits alors que les officiels de la Fed se rencontraient à Washington, D.C., et devaient annoncer quelques heures après la fin des achats d’obligations.

Il a déclaré que le bilan du programme d’achat d’obligations était, au final, mitigé. Il a dit aussi que les achats de titres du Trésor et de titres adossés sur des hypothèques ont aidé à faire grimper le prix des actifs boursiers et à réduire les coûts d’emprunt, mais que ces achats n’ont pas servi à grand-chose pour l’économie réelle.

« La demande effective est morte » et les efforts pour la relever par des achats d’obligations « n’ont pas porté leurs fruits, » a dit M. Greenspan. Par contre, cela a « très bien fonctionné » pour faire grimper le prix des actifs boursiers.

http://online.wsj.com/articles/former-fed-chief-greenspan-worried-about-future-of-monetary-policy-1414597627

BA 30/10/2014 20:29

Jeudi 30 octobre 2014 :

L’info de la BCE qui démontre que les banques vont mal.

Dimanche dernier la Banque Centrale Européenne a donc rendu son verdict sur les stress tests qu’elle mène depuis plusieurs mois, et cette fois plusieurs banques manquent l’examen. Les précédents stress tests menés en 2009 et 2011 avaient sérieusement entamé la crédibilité de la BCE en ne détectant rien du tout (les banques irlandaises avaient obtenu un satisfecit avant de faire faillite quelques mois plus tard, idem pour Dexia). Cette fois 25 banques échouent, sur 130 contrôlées au total, ce qui n’est pas rien.

Faut-il pour autant prendre ces tests au sérieux, comme s’empressent de le faire les grands médias ? Pas vraiment. Déjà parce que cette liste ne compte que des banques de seconde catégorie, des banques chypriotes et grecques (pour lesquelles il n’y a nul besoin de réaliser des tests pour savoir qu’elles sont en faillite), ainsi que des banques italiennes. Les seuls établissements importants sont Dexia et Monte dei Paschi, dont les difficultés sont connues depuis longtemps. Aucune grosse banque systémique européenne ne figure parmi les recalés, et pour cause, la chute de l’une d’entre elles provoquerait une crise destructrice (on l’a vu avec Lehman Brothers) ! La BCE s’est limitée à désigner quelques petits canards boiteux de façon à rassurer les marchés.

Il n’y a pas non plus de quoi être rassuré lorsque l’on regarde, justement, les scénarios "noirs" retenus par la BCE pour les différents pays européens : une baisse des prix de l’immobilier de l’ordre de 20% ainsi qu’une baisse du même niveau des indices boursiers (seulement !), un taux de chômage à peine plus élevé que le taux actuel (12,2% en France contre 10,9 aujourd’hui, 27,1% en Espagne contre 23,2 aujourd’hui, 14,4% en Italie contre 12,2 aujourd’hui), une déflation limitée (-0,3% en France, +0,6% en Italie), une hausse des taux d’intérêt inférieur à ce qu’on déjà vécu certains pays (5,8% pour l’Italie alors qu’elle a été à 7,4%, 5,6% en Espagne alors qu’elle a été à 7,6%), et enfin une "récession" plus que limitée (-1,1% pour la France, -1,6% pour l’Italie, -1,0% pour l’Espagne). Ce dernier chiffre évoque plus une poursuite du ralentissement actuel qu’une véritable crise, ces scénarios manquent singulièrement de stress !

On notera également que le principal risque a été oublié : la dette souveraine. Un pays ne peut pas faire faillite comme chacun sait (sauf la Grèce, sauf Chypre… pour l’instant). Il ne faut pas se fâcher avec les grandes banques ni avec les Etats, la BCE est vraiment bien élevée.

Et puis, deux jours plus tard, comme par inadvertance, la BCE publie un chiffre qui aurait dû faire l’effet d’une bombe, mais ne sera finalement pas repris dans les médias : les banques européennes ont 880 milliards d’euros de créances douteuses (c’est-à-dire en retard de paiement depuis au moins 90 jours), et ce chiffre représente 4% de leur bilan.

4% ça ne paraît pas beaucoup, mais cela correspond à leur effet de levier moyen, c'est-à-dire le rapport entre leurs fonds propres et leurs engagements, le total de leur bilan, le levier "brut", sans pondération des risques (par exemple pour BNP Paribas : 1800 milliards d’actif total pour 72 milliards de fonds propres, soit 72/1800=0,04 donc 4%, Deutsche Bank est à 3,1%, Société Générale à 3,3%, ING Bank à 4,6%).

Le chiffre de 4% est dans la moyenne de l’effet de levier des banques en Europe. Alors même si ces créances ne sont pas perdues en totalité (les paiements peuvent reprendre, la banque peut saisir l’actif du créancier pour le revendre), on découvre tout de même que les créances douteuses des banques européennes sont au même niveau que leurs fonds propres… Autrement dit, elles sont virtuellement en faillite. Merci à la BCE pour cette info !

https://www.goldbroker.fr/actualites/info-bce-demontre-banques-vont-mal-633

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