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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 02:06
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B
La BCE vient de prêter 97,8 milliards d'euros aux banques privées européennes. Taux d'intérêt : 0,05 % !

En clair : les banques privées empruntent 97,8 milliards d'euros à 0,05 %, et ensuite elles prêtent de l'argent aux ménages en leur faisant payer un intérêt de 2,8 % !

Pour les banques privées, l'argent est gratuit !

Lisez bien la dernière phrase de l'article : « Aucune autre sanction n'est toutefois prévue, pas plus qu'un contrôle de l'usage réel de ces fonds. »

Conclusion : les banques privées empruntent de l'argent à 0 %, et ensuite elles font ce qu'elles veulent avec cet argent !

Le système actuel est un système de banquiers, fait par les banquiers, pour les banquiers, et destiné à enrichir les banquiers.

Quant aux classes populaires et aux classes moyennes, elles continuent à s'appauvrir.

Les banquiers, à la guillotine.

Jeudi 19 mars 2015 :

Gros appétit des banques européennes pour un nouveau prêt géant de la BCE.

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi avoir alloué 97,8 milliards d'euros à 143 banques européennes, beaucoup plus qu'attendu, dans le cadre de son troisième prêt de long terme (TLTRO).

Les prêts TLTRO sont très bon marché : leur taux, initialement fixé à 0,15%, a été ramené en janvier à 0,05% pour accroitre leur attractivité. Ce qui revient à dire que les banques peuvent désormais s'endetter quasiment gratuitement via ce mécanisme.

http://www.romandie.com/news/Gros-appetit-des-banques-europeennes-pour-un-nouveau-pret-geant-de-la-BCE_RP/576499.rom
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B
Aux Etats-Unis, la base monétaire était de 800 milliards de dollars en 2008. Depuis, elle a explosé. Aujourd'hui, elle est de 4500 milliards de dollars.

Regardez le graphique 4 :

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=79791

Aux Etats-Unis, cette création de monnaie par la banque centrale n'a pas du tout profité à l'économie réelle.

Partout ailleurs, c'est pareil. Dernier exemple en date : la BCE vient juste d'annoncer qu'elle va injecter 1140 milliards d'euros supplémentaires dans le système !

Malheureusement, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, etc, la création de monnaie par les banques centrales ne profite pas à l'économie réelle. Elle ne profite qu'à la Bourse et aux dirigeants politiques.

Les banques centrales injectent des centaines de milliards de liquidités, mais ces liquidités ne sont pas investies dans l'économie réelle. Elles sont investies dans :

1- les marchés actions. Conséquence : les Bourses montent, les Bourses battent leur record historique, et les actionnaires sont contents.

2- les obligations d'Etat. Conséquence : les taux des obligations d'Etat baissent, et les dirigeants politiques sont contents, car ils vont pouvoir continuer à emprunter des centaines de milliards.

Conclusion numéro 1 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles boursières, partout dans le monde.

Conclusion numéro 2 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles de dette publique, partout dans le monde.

Hélas, une bulle ne peut pas gonfler jusqu'au ciel.

Hélas, une bulle finit toujours par éclater.

Le jour où ces gigantesques bulles boursières éclateront, le jour où ces gigantesques bulles de dette publique éclateront, nous vivrons une crise de type 1929, mais en plus violent.

Jeudi 19 mars 2015 :

L'OCDE redoute une nouvelle crise financière.

En ce qui concerne les taux d'intérêt, « l'ampleur de la baisse allume un signal d'alarme », selon l'OCDE, qui craint un aveuglement des marchés, éblouis par les liquidités énormes qui affluent vers eux.

« Une mauvaise estimation du risque a été au coeur de la précédente crise financière (de 2008) et il semble bien que ce phénomène ressurgisse aujourd'hui », s'inquiète l'OCDE.

Le FMI s'inquiète également régulièrement « des prises de risque peut-être inconsidérées de nombreux investisseurs sur les marchés et de la valorisation très forte de certains actifs », ce qui pourrait provoquer de sévères corrections. Mais sa patronne Christine Lagarde se refuse jusqu'ici à parler de « bulle ».

http://www.lepoint.fr/economie/la-perspective-d-une-nouvelle-crise-financiere-redoutee-par-l-ocde-18-03-2015-1913711_28.php
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B
La nouvelle tour de la BCE a coûté 1,3 milliard d'euros.

Mercredi 18 mars 2015 :

A Francfort, la BCE claquemurée face à une foule d’activistes.

La BCE, qui travaille déjà dans ses nouveaux locaux depuis fin novembre, avait à l’origine prévu de faire les choses en grand pour fêter l’inauguration de la nouvelle tour. Histoire de marquer le coup, alors que la construction du bâtiment a mis huit ans et coûté 1,3 milliard d’euros, pour permettre à l’institution la plus puissante de la zone euro d’opérer dans ses propres locaux.

Mais les gardiens de l’euro ont dû revoir leur plan face à la détermination des manifestants à tout faire pour vouloir gâcher la fête. Résultat, une cérémonie réduite au strict minimum sera tenue en présence de Mario Draghi, le président de la BCE, l’ensemble des gouverneurs de banques centrales de l’Union Européenne, faisant office de représentants de leurs nations, également l’ancien président de la BCE, Jean-Claude Trichet, le maire de Francfort et le ministre de l’économie du Land de Hesse.

Seule une poignée de journalistes a été invitée à se joindre au pince-fesses : des grandes agences de presse et une équipe de la télévision locale. La plupart des autres journalistes doivent ainsi rester dehors.

http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204232265682-ca-se-passe-en-europe-a-francfort-la-bce-claquemuree-face-a-une-foule-dactivistes-1103170.php

Chaque siècle a sa forteresse.

Chaque siècle a sa Bastille.

Le XVIIIe siècle a eu la forteresse de la Bastille, à Paris. Le 14 juillet 1789, la foule en colère a pris d'assaut la forteresse de la Bastille. Elle l'a détruite. Aujourd'hui, il n'en reste rien.

Le XXIe siècle aura la tour de la BCE, à Francfort. La foule en colère prendra d'assaut la tour de la BCE. Elle la détruira. Il n'en restera rien.

En direct devant la tour de la BCE :

https://www.youtube.com/watch?v=P7gfyZ5we3w#t=12608
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B
Lundi 16 mars 2015 :

J'ai vu une pièce de théâtre : « Les relations entre la Grèce et le FMI. »

Acte 1 :

En mars, la Grèce doit rembourser 1,5 milliard d'euros au FMI.
En avril, elle doit rembourser 400 millions d'euros au FMI.
En mai, elle doit rembourser 746 millions d'euros au FMI.

Mais il y a un tout petit problème : la Grèce est en faillite. Elle est incapable de rembourser le FMI.

Heureusement, le FMI a une idée géniale :

Le FMI va prêter des milliards d'euros à la Grèce pour que la Grèce puisse rembourser l'argent qu'elle doit au FMI.

Et comme ça, grâce à cette idée géniale, la Grèce aura l'argent dont elle a besoin pour rembourser le FMI.

A la fin de l'acte 1, la Grèce rembourse le FMI.

Acte 2 :

Lors de l'acte 2, la Grèce sera confrontée à un tout petit détail : la Grèce devra rembourser le nouveau prêt que lui a accordé le FMI lors de l'acte 1.

Mais il y aura un tout petit problème : la Grèce sera en faillite. Elle sera incapable de rembourser le FMI.

Heureusement, le FMI aura une idée géniale :

Le FMI va prêter des milliards d'euros à la Grèce pour que la Grèce puisse rembourser l'argent qu'elle doit au FMI.

Et comme ça, grâce à cette idée géniale, la Grèce aura l'argent dont elle a besoin pour rembourser le FMI.

A la fin de l'acte 2, la Grèce rembourse le FMI.

Etc.

A la fin de l'acte 97, la Grèce meurt, et Christine Lagarde ne comprend pas ce qui s'est passé.

C'est une pièce de théâtre magnifique.

http://www.romandie.com/news/Zone-euro-la-Grece-rembourse-une-tranche-de-prets-au-FMI/575325.rom
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B
La Grèce est en faillite.

A la fin du mois de mars, la Grèce ne pourra pas payer les retraites et les salaires des fonctionnaires.

Comme la Grèce est hyper-endettée, elle va donc … emprunter encore plus.

La Grèce va encore rajouter de la dette publique par-dessus les montagnes de dette publique qui l'écrasent déjà.

Et donc elle pourra payer les retraites et les salaires des fonctionnaires à la fin du mois de mars.

Et fin avril ?

Fin avril, ce sera pareil.

A la fin du mois d'avril, la Grèce ne pourra pas payer les retraites et les salaires des fonctionnaires.

Comme la Grèce est hyper-endettée, elle va donc … emprunter encore plus.

La Grèce va encore rajouter de la dette publique par-dessus les montagnes de dette publique qui l'écrasent déjà.

Et fin mai ?

Fin mai, ce sera pareil.

Et fin juin ?

Fin juin, ce sera pareil.

C'est ça qui est magnifique, avec le tonneau des Danaïdes : on a beau verser de l'eau dans le tonneau, l'eau retombe par terre sous le tonneau, et le tonneau n'est JAMAIS rempli.

Dimanche 15 mars 2015 :

Athènes craint d'être à court d'argent à la fin du mois.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras redoute que la Grèce ne se retrouve à court d'argent à la fin du mois, affirme le journal allemand Frankfurter "Allgemeine Zeitung" dimanche. Les émoluments et retraites des fonctionnaires pourraient ne pas être versés intégralement à la fin mars.

http://www.romandie.com/news/Athenes-craint-detre-a-court-dargent-a-la-fin-du-mois_RP/574996.rom
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B
Pour éviter une faillite totale, la Grèce se finance en émettant des obligations à trois mois et des obligations à six mois.

Mais il y a un tout petit problème : personne au monde ne veut acheter ces obligations pourries !

Du coup, il ne reste plus que les banques grecques qui achètent ces obligations pourries !

Ensuite, les banques grecques refourguent ces obligations pourries à la Banque de Grèce.

La Banque de Grèce accepte ces obligations pourries comme collatéral, et elle prête en février 2015 la somme de 65,64 milliards d'euros aux banques grecques. La Banque de Grèce prête en mars 2015 la somme de 69,4 milliards d'euros aux banques grecques.

C'est le mécanisme ELA, Emergency Liquidity Assistance, en français « Prêt de liquidités en urgence ».

Mais il y a encore un tout petit problème : les banques grecques ne rembourseront jamais !

En clair :

1- La Grèce est en faillite.
2- Les banques grecques sont en faillite.
3- Mais tout le monde s'en fout …

… sauf Jens Weidmann, le président de la Banque centrale allemande, qui voit venir l'effondrement total du système bancaire grec !

(Rappel :
« Les prêts ELA de la Banque de Grèce, plus chers que les financements BCE, ont représenté 65,64 milliards d'euros en février, contre 5,2 milliards en janvier. Au total, les refinancements des banques grecques auprès de la BCE et de la Banque de Grèce ont atteint 104,3 milliards d'euros en février, soit l'équivalent de 57% environ du PIB. »

http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20150312.REU4003/grece-chute-des-financements-bce-en-fevrier-bond-des-ela.html

Vendredi 13 mars 2015 :

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de relever de 600 millions d'euros le plafond de son financement d'urgence (ELA) des banques grecques, a-t-on appris de source bancaire grecque. Cela amène ce plafond à 69,4 milliards d'euros.

La Grèce se finance en vendant des bons du Trésor à trois et six mois, achetés presque exclusivement désormais par les banques grecques.

Présentant le rapport annuel de son institution, le président de la Bundesbank allemande Jens Weidmann a émis jeudi de sérieuses réserves sur le maintien à flot du système bancaire grec par les biais des ELA.

"Des banques qui utilisent des crédits d'urgence devraient tout faire pour améliorer leur situation de liquidité", a-t-il dit, mais "avec les achats de bons du Trésor pour lesquels il n'y pas de marché, c'est exactement le contraire qui se passe".

http://www.romandie.com/news/Zone-euro-la-BCE-releve-de-600-mio-ses-prets-durgence-aux-banques-grecques/574320.rom
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B
Au titre des réparations de la Seconde guerre mondiale, l'Allemagne doit 162 milliards d'euros à la Grèce.

Aujourd'hui, le ministre grec de la Justice menace de saisir les avoirs allemands.

Mercredi 11 mars 2015 :

Grèce : le ministre de la Justice menace la saisie des avoirs allemands.

Le ministre grec de la Justice Nikos Paraskevopoulos a menacé mercredi de donner son feu vert pour l'application d'une décision de la Cour suprême grecque remontant à 2000 et restée depuis lettre morte, sur la saisie des avoirs allemands en compensation des dédommagements de la guerre par les nazis.

« A titre personnel, je crois que l'autorisation d'appliquer cette décision devrait être donnée et je suis prêt à la donner », a dit le ministre au cours d'un débat au Parlement dans la nuit de mardi à mercredi sur la réactivation d'une commission parlementaire sur les crimes de la Seconde guerre mondiale commis en Grèce par les nazis.

« La revendication des réparations de guerre est un sujet national et la reconstitution de la commission parlementaire vise à sensibiliser l'opinion publique européenne et à renforcer l'argumentation grecque sur ce sujet », a indiqué la députée Syriza et présidente de la Vouli Zoé Konstantopoulou.

En 2012, une commission parlementaire a été créée sur ce sujet mais ses travaux ont été arrêtées en décembre 2014, lors de l'annonce des élections anticipées. Un rapport de la Comptabilité nationale grecque à l'époque avait évalué le montant des réparations à 162 milliards d'euros.

Ce total correspondrait aux réparations des infrastructures détruites (108 milliards euros en valeur actuelle, un chiffre basé sur les conclusions de la Conférence internationale de Paris en 1946) et au remboursement d'un emprunt forcé (54 milliards d'euros) contracté par la Grèce auprès du régime nazi entre 1942 et 1944.

http://www.romandie.com/news/Grece-le-ministre-de-la-Justice-menace-la-saisie-des-avoirs-allemands_RP/573868.rom
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D
Cela sent le rétropédalage de la part du gouvernement grec qui est peu à peu en train de perdre complètement le bras de fer avec le reste de l'Europe et en particulier l'Allemagne.
D
Très intéressant article mais il semble bien que les grecs boiront le calice jusqu'à la lie...

http://www.les-crises.fr/interview-avec-y-varoufakis-nous-nenvisagerons-jamais-une-sortie-de-leuro/
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