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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 05:19

 

Partant de définitions précises concernant les concepts d’Etat et de marché politique, la première partie du présent texte a permis d’étudier les mécanismes de déconstruction, en particulier celui de l’Etat-Nation. La seconde partie va maintenant s’interroger sur l’existence de forces permettant de  reconfigurer ce dernier : la sécession, mais aussi, la refondation et la fragmentation. Enfin nous verrons que les tentatives de dépassement sur un mode fédéral ou confédéral sont une complète et surtout très dangereuse illusion.

Reprenons successivement ces différents cas de figure.

Des couts d’homogénéisation trop élevés : la sécession.

Une première forme  concerne le démantèlement des Etat-Nations les moins homogènes. Il s’agit d’Etats-Nations composés de communautés distinctes historiquement rassemblées sous la houlette d’entrepreneurs politiques ayant édifié  un Etat unique (Espagne, Grande Bretagne, Belgique, etc.). Ces Etats-Nations parce que non homogènes se heurtent à la contestation croissante des transferts vers l’Etat-central. Contestation qui résulte d’un double mouvement : celui de la crise et celui de la fin de l’idéologie de l’intérêt général.

Parce que la crise aggrave les inégalités de performances entre les sous- ensembles de ces Etats-Nations, elle invite à l’augmentation des transferts exigés par les entrepreneurs politiques centraux, transferts de plus en plus contestés : La Catalogne n’accepte plus de financer l’Estrémadure, La Flandre n’accepte plus de financer la Wallonie, etc. Et ces résistances s’accroissent aussi en raison de l’affaissement de l’idéologie d’un intérêt général. Ce type de décomposition/ recomposition ne conteste pas la mondialisation laquelle devient au contraire un  appui pour une libération : il ne s’agit pas de se recroqueviller sur une culture provinciale, mais de s’en libérer d’une autre. Il ne s’agit pas de construire un nouvel universalisme mais de se libérer d’un particularisme. C’est dire qu’il ne s’agit pas vraiment de créer un nouveau monopole Etatique, un nouvel Etat-Nation - replié sur lui-même - en modèle réduit. Parce que la montée de l’économie et avec elle, celle de la mondialisation ne sont  pas contestées, parce que l’on est prêt à affronter toutes les conséquences de la foudre numérique en termes d’explosions de nouveaux échanges sans frontières, la seule variable qui importe est celle du coût d’un Etat que l’on doit néanmoins supporter parce que réalité encore indépassable. Ainsi, l’indépendance de la Catalogne, de l’Ecosse de la Flandre etc. se fait au nom d’un arbitrage de coûts : la communauté choisit l’Europe réputée plus avantageuse  que les prélèvements de l’Etat central historique. Elle se fait aussi probablement sur la base  d’un affaissement et non d’une disparition complète de l’idéologie d’un intérêt général : une version modernisée de l’Etat-Nation plus réduit et surtout ouvert  est encore pensable.  La sécession revendiquée est d’essence pacifique, la logique des intérêts a bien effacé celle des passions. Elle est aussi un instrument d’ascension pour des entrepreneurs politiques locaux qui vont trouver une nouvelle légitimité en offrant de nouveaux produits politiques. Concrêtement, elle n’interviendrait que sur la base de ces produits  relativement nouveaux que sont les  référendums d’autodétermination avec parfois initiative populaire.

La  problématique de la « fermeture » de l’Etat fédéral au niveau américain est sans doute assez différente. Pour autant elle témoigne avec la lutte contre le « Obamacare » et la mise en avant des Thèses d’un James Madison  (4ième président des USA) d’un réel recul du périmètre de l’intérêt général, recul mis en valeur là aussi par des entrepreneurs politiques en quête de nouvelles parts de marché. Là aussi, il s’agit moins de construire un nouvel universalisme, que de se libérer de contraintes, ici, en convoquant une histoire singulière 

Une place particulière doit bien sûr être réservée aux  structures conglomérales prémodernes ne correspondant pas à de véritables  Etat-Nations : URSS, Irak, Syrie, etc. Dans ce type d’espace les entrepreneurs politiques ayant édifié ces conglomérats sont parfois extérieurs et souvent très récents. Les conglomérats en question n’ont jamais réellement développé de façon crédible, l’idéologie de l’intérêt général au travers de racines communes, les coûts correspondants étant tout simplement prohibitifs. Le modèle westphalien qui inspire les créateurs de ces conglomérats est en effet difficile  à établir.[1] Il en résulte que la phase actuelle de décomposition est d’une logique fort éloignée de celle précédemment évoquée et logique  n’excluant pas la violence inter ethnique.

Coûts trop élevés de la crise et de la mondialisation : La refondation d’un Etat-Nation…patrimonial.

Une seconde forme correspond à la résistance face au dépassement de l’Etat-Nation classique, résistance prenant appui sur le principe de souveraineté, instance  fondatrice sans laquelle le « big-bang » des Etats, avec leurs frontières, eut été historiquement impossible. Parce que la souveraineté exclut dans sa définition l’idée d’un pouvoir qui serait au-dessus du pouvoir, elle se méfie d’une imbrication interétatique et de règles supranationales facilitant le processus de mondialisation. La résistance est ici le fait d’acteurs  se disant encore citoyens et  ne voient dans l’effritement de la souveraineté, qu’une manipulation des entrepreneurs politiques qui, parfois, associés à des entrepreneurs économiques, détruiraient la Nation de toujours. Nous avons là l’émergence des entreprises politiques dites populistes, notamment celles que l’on rencontre aujourd’hui dans nombre de vieux Etats européens (Autriche, Pays-Bas, Slovaquie, Finlande, Hongrie, Grèce, France,  etc.). Parce que résistante cette forme est évidemment moins pacifiste, et l’on y retrouve la logique violente de la recherche de boucs émissaires. Cette dernière se cache derrière un certain nombre de traits caractéristiques de ce qui est un national populisme : valorisation du « nous » comme « descendants d’un âge d’or », rejet de l’autre (« Altérophobie ») et en particulier des élites coupables, conception organiciste du monde, évidemment rejet de la mondialisation.

Dominique Reynié [2] désigne cette forme par l’expression de populisme patrimonial. Il est vrai que ce courant cherche aussi à préserver un patrimoine aussi bien culturel qu’économique, patrimoine qui serait menacé par l’immigration mais aussi la construction européenne et le mondialisme. Dans le même ordre d’idées, ce courant est logiquement anti-fiscaliste, individualiste et conservateur.

Pour autant, il y a lieu de distinguer le populisme en provenance des courants d’extrême droite à la recherche de boucs émissaires et les autres plus pacifiques, moins taxables d’Altérophobie, et plus simplement et seulement souverainistes. Il s’agit là d’une simple volonté restauratrice d’un passé idéalisé sans souci d’un repli identitaire. Il est aussi des cas particuliers où la souveraineté  serait moins  à reconstruite qu’à construire. Ce serait par exemple celui de la Grèce où le « big bang » de l’Etat a toujours été contrarié par la difficulté de dépasser les formes primaires du clientélisme, d’où le succès de Syriza qui n’a rien d’un populisme d’extrême droite.

Des coûts d’homogénéisation en forte croissance : La fragmentation

Il ne s’agit pas ici d’une situation où il y aurait à arbitrer entre coûts d’homogénéisation et coûts de l’autonomie (première forme déjà examinée) mais au contraire d’un cas dans lequel le coût d’homogénéisation n’est plus supportable. Cette forme correspond à une sécession larvée, celle du repli identitaire, ou ce qu’on appelle le communautarisme. Parce que l’Etat-Nation est contesté par la mondialisation, parce que le coût de production de l’idéologie de l’intérêt général devient prohibitif, il cesse de protéger des minorités qui, par ailleurs, sont davantage exposées que d’autres aux effets de la grande dissociation entre offre et demande globales mondiales[3]. L’excédentaire production des émergents (Chine notamment), et les choix des entrepreneurs politiques d’anciens Etats développés (Allemagne), sont venus détruire les emplois faiblement qualifiés et occupés par des minorités ethniques implantées dans nombre d’Etats. La perte relative d’identité était jusqu’ici compensée par l’accès aux complets bénéfices de l’Etat-Nation (les dépenses publiques d’homogénéisation), ce que les entrepreneurs politiques de l’époque désignaient par le terme « d’intégration ». Ces bénéfices disparaissant par le jeu de marchés politiques conduisant à la mondialisation, il ne reste plus que des coûts en forte croissance.[4], Des coûts assortis d' une accumulation des humiliations,  d'un repliement sur l’identité et la construction de frontières avec le reste de la nation. Il ne s’agit pas ici de faire sécession tout en restant dans la modernité, ce qui est le cas de la première forme de recomposition, il s’agit à l’inverse de retrouver les formes archaïques de l’Etat, lorsqu’il était juste après son « big- bang » enkysté dans la religion. Forme archaïque qui contestera, au nom de la liberté une laïcité française, laquelle est soupçonnée - selon Martha Nussbaum[5]-  de privilégier l’absence de religion. Il y a ici sécession d’un type très différent et contestation des frontières de l’Etat-Nation, avec le développement de zones de non droit, ni modernes (Etats-Nations)  ni post-modernes (mondialisation).

Cette troisième forme peut se retrouver chez les sécessionnistes de la première : il n’est pas impensable qu’une Belgique  ayant réduit le périmètre de l’idéologie de l’intérêt général jusqu’à faire naître 2 Etats, ne soit pas, au sein de ces nouveaux espaces, préoccupée par l’émergence de la troisième.

Maintenant cette dernière forme, bannie par la seconde, en accepte pourtant certains traits : racines plongées dans le passé, sacralisation de l’héritage culturel, conception organiciste du monde, altérophobie, etc. Elle se nourrit aussi de son rejet par les deux autres qui, voulant réduire le périmètre de l’intérêt général, acceptent de plus en plus le coût  en réduction  de l’universalisme de jadis ou du cosmopolitisme non assumé : acceptation des ghettos, renoncement à la solidarité, etc.

Les unions ou constructions fédérales en grandes difficultés.

Le passage à des grands ensembles fédéraux ou confédéraux n’est guère envisageable et nous avons déjà montré en ayant recours aux analyses de Rawls que le jeu interétatique, donc le jeu des marchés politiques nationaux, ne peut déboucher facilement sur ce type de construction[6]. Le problème de ces tentatives supra-nationales est qu’il est impossible d’aboutir à des institutions consensuelles, car à l’inverse de la « négociation sous voile d’ignorance » chère à Rawls, les sociétaires sont historiquement situés et négocient autour de la table des accords qui ne peuvent être que très difficilement mutuellement avantageux.

L’exemple de la construction européenne est de ce point de vue un cas d’école.

Parce que la problématique de la mondialisation ultra-libérale est devenue chez les entrepreneurs politiques européens un enjeu prioritaire, il est devenu impossible de gérer la contradiction entre  un libre échange illimité et étroitement surveillé, et le principe de souveraineté.

 La construction de l’euro est emblématique de cette contradiction. D’une part, la monnaie unique et ses conditions d’existence  (indépendance de la BCE, libre circulation du capital, etc.) étaient  les ingrédients  d’un libre échange plus réel que partout ailleurs dans le monde, mais d’autre part il était impensable que les déséquilibres extérieurs qui en étaient les conséquences, donnent lieu à des transferts entre Etats souverains. Les capitaux transférés n’étant que de la fiscalité fondement du pouvoir des entrepreneurs politiques, on voit mal une négociation au terme de laquelle les entrepreneurs politiques des Etats excédentaires se sacrifieraient au bénéfice des entrepreneurs politiques des Etats déficitaires. En termes très empiriques il n’y a pas de marge de négociation possible entre l’Allemagne et la Grèce : la problématique de la reconduction au pouvoir des entrepreneurs politiques allemands et grecs s’y oppose avec radicalité[7]. Il existe toutefois un très petit espace de négociation potentiel : celui provenant de la peur d’une rupture générant des externalités gigantesques. C’est possiblement le cas des entrepreneurs politiques allemands qui évalueraient leur responsabilité historique dans un effondrement complet  de l’union européenne. Lorsque les entrepreneurs politiques ne sont que les subordonnés d’entrepreneurs politiques nationaux, des transferts sont évidemment possibles, et c’est ce qui se passe dans la plupart des Etats-Nations. A l’inverse, au niveau des Etats, de tels transferts sont  peu imaginables sauf l’hypothèse ci-dessus émise et sauf, évidemment,  le recours à la violence et donc l’annexion d’un Etat par un autre, ce qui est l’inverse d’une construction fédérale.

Dans la réalité concrête, cette impossibilité  de transferts aboutit à l'imposition de politiques restrictives, les fameuses dévaluations internes pour les pays déficitaires, politiques qui éloignent les Etats les uns des autres avec les risques d'explosions sociales. Plus concrètement encore, la volonté fédéraliste peut-elle aboutir à la désertification de certains Etats et à l'enrichissement permanent d'autres?

La conclusion de tout ceci est que nous entrons probablement dans la phase de déconstruction progressive de l’organisation bruxelloise. 

Parcequ'en mondialisation il est probablement impossible de passer de l'Etat-Nation au fédéralisme, l'Europe génère elle-même les moyens de son déclin: ses taux de croissance sont durablement inférieurs à ceux du reste du monde.

 Bien évidemment le passage à un fédéralisme plus vaste encore – par exemple le passage à un Etat mondial- est encore beaucoup plus irréel, le produit politique « construction d’un gouvernement mondial » ne correspondant qu’à un marché de niche impossible à faire épanouir(8).

Cela ne signifie évidemment pas que les mensonges faciles sur l’actualité, ou sur l’inéluctabilité de la construction de grands ensembles continentaux vont disparaitre, tant il est vrai que les exhortations l’emportent souvent sur la réflexion. Clairement, les débats, rencontres, travaux  et colloques stériles sur la naissance d’une Europe politique vont proliférer  car selon le mot de Sylvestre Huet : « Entre un mensonge simple et une vérité compliquée à démontrer, c’est le menteur qui l’emporte ».

 

 

 

[1] Historiquement, le modèle westphalien, acquis au terme d’une très longue lutte entre prédateurs étatiques, supposait   beaucoup d’innovations très coûteuses à établir et pérenniser : incontestabilité du monopole et donc frontières à surveiller, principe de souveraineté, lutte contre toutes les formes d’hétérogénéité (culturelles, linguistiques, juridiques), etc. Il est clair que  la décolonisation relativement récente devait révéler la grande inapplicabilité du modèle westphalien. Ce qui ne veut pas dire que le modèle westphalien n'est pas exportable. Ainsi la Chine se reconstruit en Etat-nation souverain sur un modèle rejetant le magistère des valeurs occidentales.

[2]  « Populisme : la pente fatale », Plon, 2011

[4] Ce que certains appellent le gestion des nouveaux problèmes sociaux.

[5] « Les religions face à l’intolérance », Climats, 2013.

[6] Cf : http://www.lacrisedesannees2010.com/article-eiffel-gliencke-etc-122700133.html

[7] Cf : http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/02/euro-la-fin-du-protectorat-grec-et-ses-consequences.html

    (8) De ce point de vue Jean Louis Beffa a raison de penser que la mondialisation du présent siècle laissera intacte la présence de 2 grands Etats-Natiions, les USA et la Chine. Cf son essai : "Les Clés de la puissance"; Seuil;2015.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Etats et politiques
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commentaires

Moubdi 07/04/2016 17:07

Merci, une fois encore pour ces sonnettes d'alarme pour nous tous qui nous sommes devenus sourds muets en face de ces vagues tsoumani du libéralisme sauvage.Dupe tout qui pense qu'en laissant les choses se dégrader davantage va pouvoir un jour corriger la tendance.Des civilisations se disloquent devant nos, des drames se déversent devant nos yeux chaque soir alors qu'une sorte d'hypnotisme nous paralyse en perdant parole et action.....L'avenir de toute l'humanité a besoin d'urgence de ces penseurs qui militent encore et qui n'ont vendu la mèche.Merci une fois encore à ces penseurs qui; gràce à eux nous sommes encore dans l'histoire et ne nous sommes pas exclus de la raison.

BA 06/05/2015 21:20

1- La Grèce est en faillite.

2- Les banques privées grecques sont en faillite.

3- La banque centrale de Grèce est en faillite.

4- Mais à part ça, ça va.

Mercredi 6 mai 2015 :

Grèce : la BCE relève d'encore 2 milliards d'euros le plafond de l'ELA.

La Banque centrale européenne (BCE) a encore relevé mercredi, de 2 milliards d'euros, le plafond de son financement d'urgence (ELA) des banques grecques, portant désormais celui-ci à 78,9 milliards d'euros, a-t-on appris de source bancaire grecque.

Selon les chiffres de la Banque de Grèce, ménages et entreprises ont retiré un total de 26,807 milliards d'euros en quatre mois des banques grecques. Fin mars, les dépôts privés s'y montaient à 138,55 milliards d'euros, au plus bas depuis février 2005.

Et selon les premiers chiffres connus pour avril, la tendance au retrait des capitaux a repris de plus belle.

http://www.romandie.com/news/Grece-la-BCE-releve-dencore-2-milliards-deuros-le-plafond-de-lELA/591050.rom

BA 29/04/2015 15:30

Les banques privées grecques sont en faillite.

Mercredi 29 avril 2015 :

La chute libre des dépôts bancaires grecs :

Janvier 2014 : dans les banques privées grecques, les dépôts étaient de 161 milliards d'euros.

Novembre 2014 : les dépôts étaient de 164,3 milliards d'euros.

Décembre 2014 : les dépôts étaient de 160,3 milliards d'euros.

Janvier 2015 : les dépôts étaient de 148 milliards d'euros.

Février 2015 : les dépôts étaient de 140,5 milliards d'euros.

Mars 2015 : les dépôts étaient de 138,55 milliards d'euros.

La Banque centrale européenne (BCE) a encore relevé mercredi, d'1,4 milliard d'euros, le plafond de son financement d'urgence (ELA) des banques grecques, qui passe ainsi à 76,9 milliards d'euros, a-t-on appris de source bancaire grecque.

Fin mars, les dépôts privés se montaient à 138,55 milliards d'euros dans les banques grecques, au plus bas depuis février 2005.

Et selon les premiers chiffres connus pour avril, la tendance au retrait des capitaux a repris de plus belle ce mois-ci.

http://www.romandie.com/news/Grece--la-BCE-releve-dencore-14-milliard-deuros-le-plafond-de-lELA/588825.rom

BA 27/04/2015 10:30

Sur le site du journal LE MONDE :

On connaît les chiffres : ces dix derniers jours, pas moins de 1 200 « boat people » venus d’Afrique, du Moyen-Orient et du Maghreb se sont noyés en Méditerranée.
On connaît les images : ces milliers de malheureux fuyant la guerre et la misère entassés sur des « bateaux de la mort » et dérivant au large de l’« eldorado européen ».
On sait ce qui nous attend : un million de migrants potentiels, venus de Libye, de Syrie, d’Irak, d’Afrique subsaharienne et de la Corne de l’Afrique et désireux de rejoindre l’UE.
On ne se fait pas d’illusions : il n’est dans le pouvoir de l’Europe ni de pacifier le monde arabe, ni de ramener la paix en Libye, ni d’aider substantiellement à la prospérité de la Somalie, de l’Erythrée ou des pays du Sahel.
On en tire une conclusion, qui est aussi une certitude : pour les dix ans à venir, les pays de l’UE vont être confrontés à une gigantesque question migratoire.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/04/24/migrants-l-echec-des-europeens-pas-de-l-europe_4622133_3232.html

Dans les années qui viennent, un million de migrants vont rentrer dans les pays européens.

La plupart de ces migrants viendront du sud et ils traverseront la Mer Méditerranée.

L’espace Schengen comprend les territoires des 26 États européens qui ont mis en œuvre l'accord de Schengen et la convention de Schengen signés à Schengen (Luxembourg), en 1985 et 1990.

Carte de l'espace Schengen :

En bleu : espace Schengen ; en vert : futurs membres.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/63/Schengen_Area.svg

L'espace Schengen est un grand espace de libre-circulation.

Un étranger qui traverse la Mer Méditerranée, qui parvient à pénétrer en Italie, peut ensuite remonter vers le nord et passer en France.

C'est une catastrophe pour la France.

La France doit rompre avec ces trente années de libre-circulation.

La France doit reprendre le contrôle de ses frontières.

Vite.

Avant qu'il ne soit trop tard.

BA 23/04/2015 08:06

Dans l'Union Européenne, il n'y a pas que la Grèce.

Neuf pays de l'Union Européenne sont en faillite.

La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

Chiffres Eurostat publiés le mardi 21 avril 2015 :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6796761/2-21042015-AP-FR.pdf/7466add3-3a70-4abb-9009-bc986a5d2c0a

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