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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 12:53

 

Contrairement à ce que l'on entend parfois, les allemands peuvent encore se promener en toute sécurité  dans Athènes. Il est aussi vrai  qu'un  parti politique allemand " Alternative für Deutscland" comprend que l'euro constitue le poison qui fait mourir  l'économie grecque et,  plus grave encore, les valeurs de la  société correspondante. Nous publions ci-dessous le manifeste que vient de publier l'AFD.

Alternative für Deutschland (AfD):

Manifeste pour le rétablissement économique de la Grèce

 

Alternative für Deutschland (Une alternative pour l’Allemagne) est un parti pro-européen qui souscrit fondamentalement aux principes de compétitivité, de subsidiarité et de bonne entente entre les nations européennes, persuadé que chaque nation européenne doit avoir la maîtrise de son destin économique. Dans ce but, AfD :

- Constate avec inquiétude que la politique qui consiste à sauver l’euro à tout prix (politique soutenue par le gouvernement Allemand) a conduit à une forte réaction anti-Allemande en Grèce.

- Souligne qu’une monnaie surévaluée a détérioré sans espoir d’amélioration la compétitivité de l’économie grecque, a contribué à y développer un chômage de masse et a enfermé une  "génération perdue » dans une situation sans issue,

- Estime que le maintien de l’union monétaire sous sa forme actuelle est contraire aux intérêts de la société et de l’économie grecques, économie qui a besoin d’une forte dévaluation pour retrouver la voie de la reprise,

- Condamne la situation actuelle qui contraint les contribuables européens à porter à bout de bras une union monétaire qui a fait faillite et qui prolonge les souffrances de la population grecque, cette politique n’ayant aucune sorte de justification, ni économique, ni morale,

- Souligne que l’on ne peut attendre de l’Allemagne qu’elle réduise son niveau de compétitivité pour résoudre la crise de l’eurozone, tandis que la « dévaluation interne » ne peut réussir à améliorer la compétitivité de la Grèce,

- Soutient fermement que l’Europe dans son ensemble devrait se consacrer à améliorer sa compétitivité pour s’assurer une position de leadership sur la scène mondiale,

- Insiste sur le fait qu’il est de l’intérêt commun des contribuables européens et de la population grecque de mettre un terme à l’Union monétaire sous sa forme actuelle. Plus on la prolonge, plus lourdes seront les pertes que subiront à la fois les contribuables européens et la population grecque qui a déjà subi les effets destructeurs de la politique d’austérité,

- Affirme que tout projet de restructuration de la dette grecque doit être assorti d’un dispositif négocié de sortie de Grèce en dehors de la zone euro,

- Réaffirme qu’une telle sortie ne doit pas signifier une sortie de l’Union Européenne, ce que démontrent les exemples de plusieurs pays de l’Union qui ont à la fois une économie prospère tout en ne faisant pas partie de la zone euro,

- Soutient qu’au vu des dommages durables que la participation de la Grèce à l’union monétaire a infligé à ce pays il est essentiel de favoriser un retour de l’économie grecque à la croissance,

- Appelle les dirigeants européens à préparer l’ensemble des mesures juridiques et économiques qui pourront réduire le coût de la sortie de l’euro, à la fois pour la Grèce et pour l’ensemble des pays de la zone,

- Appelle les partis centristes européens, à collaborer à la mise en œuvre d’une procédure de sortie négociée pour les pays qui sont actuellement confrontés à de sérieuses crises économiques ; faute de quoi les partis extrémistes, de gauche et de droite, vont continuer à renforcer leur emprise sur la scène européenne.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Zone Euro
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BA 05/04/2015 23:48

L'Islande est en train de faire une révolution.

Et même : l'Islande est en train de faire LA Révolution.

Lisez cet article :

Un changement radical dans l'histoire de la finance moderne : l'Islande veut redonner le monopole de la création de monnaie à sa banque centrale.

Le gouvernement islandais envisage de retirer des banques la création monétaire pour la confier à la seule banque centrale de l'île.
Dans un rapport de 113 pages commandé par le Premier ministre islandais, intitulé «A better monetary system for Iceland » (« Un meilleur système monétaire pour l’Islande » - voir ce rapport ci-dessous), Frosti Sigurjonsson recommande au Framsóknarflokkurinn (Parti progressiste) au pouvoir de confier entièrement la création de l'argent à la banque centrale, avant de remettre cette prérogative au parlement.
L’Islande veut ainsi mettre fin à un système qui s'est caractérisé par une série de crises, y compris la crise financière de 2008, qui a mis le pays en quasi-faillite.
Si ce plan est approuvé par le parlement islandais, il changera totalement la donne et apportera un changement radical dans l'histoire de la finance moderne.

On peut donc supposer que les banques commerciales du monde occidental doivent suivre cette initiative avec beaucoup d'attention, et d’inquiétude, dans la mesure où elle vise à les déposséder d’un certain pouvoir.

L'Agence France Presse a présenté ce projet :

Selon l'étude, à laquelle ont participé quatre banquiers centraux, l'île a connu plus de 20 crises financières de divers types depuis 1875, avec six crises graves qui se produisent environ tous les 15 ans. Frosti Sigurjonsson précise que ces passages de crise surviennent à des moments bien déterminés :

« Le problème survient à chaque fois à partir d’une bulle de crédit pendant un cycle économique fort. »

Selon Frosti Sigurjonsson, les banques centrales n’ont pas le pouvoir de restreindre cet emballement du crédit, ce qui fait grimper l'inflation, favorise les prises de risque excessives et la spéculation, fragilise les banques et mène à des interventions coûteuses de l'État.
En Islande, comme dans les autres pays développés, la banque centrale contrôle l’émission des pièces et des billets, mais ce n’est pas elle qui est à l’origine de la création de la plus grande partie de la masse monétaire (« M1 »). Celle-ci provient des lignes de crédit que les banques octroient à leurs clients. La seule possibilité de la banque centrale, c’est de tenter d’influencer le rythme de cette création monétaire au travers de sa politique monétaire.

Le rapport indique ainsi que les banques commerciales en Islande ont créé environ 91% de l'argent en circulation, comparativement à 9% pour la banque centrale islandaise.

En vertu de la proposition nommée « Sovereign Money » (« Argent souverain »), la banque centrale islandaise deviendrait la seule instance ayant le pouvoir de créer de l'argent.

« De façon essentielle, le pouvoir de création de la monnaie est isolé du pouvoir de décider comment cet argent sera utilisé », a écrit Frosti Sigurjonsson dans sa proposition. « Comme pour le budget de l'Etat, le Parlement débattra sur ​​la proposition du gouvernement concernant la répartition de la monnaie nouvellement créée ».
Les banques poursuivraient leurs activités de gestionnaires des comptes et des transferts bancaires et elles agiraient comme des intermédiaires entre les prêteurs et les emprunteurs en matière de crédit.

Frosti Sigurjonsson est un homme d'affaires et économiste, et il est l'un des cerveaux à l’origine du programme d'allégement de la dette pour les nombreux ménages islandais qui se sont retrouvés en 2014 en situation de surendettement à la suite de la crise de 2008.

La réforme monétaire de l'Islande :

http://www.express.be/business/fr/economy/un-changement-radical-dans-lhistoire-de-la-finance-moderne-lislande-veut-redonner-le-monopole-de-la-creation-de-monnaie-a-sa-banque-centrale/212481.htm

BA 03/04/2015 13:41

Pour l'année 2015, quelles sommes devront être remboursées par la Grèce ?

Réponse :

http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user92183/imageroot/2015/03/Greece2_0.jpg

Quand on regarde l'échéancier de l'année 2015, on constate que le pire, ce ne sera pas le mois d'avril.

Le mois de juin sera encore pire qu'avril 2015.

Le mois de juillet sera encore pire qu'avril 2015.

Le mois d'août sera encore pire qu'avril 2015.

Le mois de septembre sera encore pire qu'avril 2015.

Et après septembre 2015, la crise de la Grèce sera finie !

Après septembre 2015, la Grèce ne sera plus en faillite !

Poisson d'avril.

BA 03/04/2015 13:16

Vendredi 3 avril 2015 :

La Grèce prépare un plan de retour à la drachme, se prépare à manquer un remboursement au FMI.

« Nous sommes un gouvernement de gauche. Si nous avons à choisir entre faire défaut au FMI ou faire défaut à notre propre peuple, notre choix est évident », explique un haut-fonctionnaire grec.

La Grèce est en train d'élaborer des plans drastiques pour nationaliser le système bancaire du pays et pour introduire une monnaie parallèle destinée à payer les factures, à moins que la zone euro prenne des mesures pour désamorcer la crise et adoucir ses exigences.

Des sources proches du parti Syriza ont déclaré que le gouvernement est déterminé à maintenir les services publics et à payer les pensions alors que les fonds disponibles sont dans une situation critique. Le gouvernement peut être contraint de prendre la décision sans précédent de manquer un versement au Fonds Monétaire International la semaine prochaine.

La Grèce n'aura plus assez d'argent pour payer 458 millions d'euros au FMI le 9 avril, ni pour couvrir les paiements des salaires de ses fonctionnaires et pour la sécurité sociale le 14 avril, à moins que la zone euro s'engage à verser la prochaine tranche de son renflouement à temps.

« Nous sommes un gouvernement de gauche. Si nous avons à choisir entre faire défaut au FMI ou faire défaut à notre propre peuple, notre choix est évident », a déclaré un haut-fonctionnaire.

« Nous pourrions être amenés à ne pas rembourser le FMI. Cela provoquerait un tollé sur les marchés et cela accélèrerait le cours des évènements », a dit cette source au journal The Telegraph.

Le gouvernement de la gauche radicale Syriza préférerait limiter son litige à ses créanciers de l'Union Européenne, mais les premiers paiements à venir sont dûs au FMI. Alors que le parti Syriza ne souhaite pas déclencher un défaut de paiement vis-à-vis du FMI, il considère de plus en plus un glissement avant défaillance comme une escalade nécessaire dans son bras de fer avec Bruxelles et Francfort.

Vu d'Athènes, les créanciers de l'UE n'ont pas encore compris que le paysage politique a radicalement changé depuis l'élection de Syriza en janvier, et ils devront faire de réelles concessions si ils veulent éviter une rupture désastreuse de l'union monétaire, un résultat que les créanciers ont écarté à plusieurs reprises comme impensable.

« Ils veulent nous humilier et nous forcer à la capitulation. Ils essaient de nous mettre dans une position où soit nous faisons défaut à notre propre peuple, soit nous signons un accord qui est politiquement toxique pour nous. Si c'est leur objectif, ils devront le faire sans nous », a dit la source.

Faire défaut vis-à-vis du FMI - même pour quelques jours - est une stratégie extrêmement risquée. Aucun pays développé n'a jamais fait défaut aux institutions de Bretton Woods. Bien qu'il y aurait une période de grâce de six semaines avant la décision du FMI de déclarer la Grèce en défaut technique, le processus pourrait devenir hors de contrôle.

Les sources proches de Syriza disent qu'ils sont pleinement conscients que la ligne dure avec les créanciers risque de déclencher une réaction en chaîne inévitable. Ils insistent sur le fait qu'ils sont prêts à envisager le pire plutôt que d'abandonner leurs promesses électorales faites au peuple grec. Un plan de repli d'urgence est déjà en œuvre.

« Nous allons fermer les banques et les nationaliser, puis nous allons émettre des reconnaissances de dette si nous y sommes obligés, et nous savons tous ce que cela signifie. Ce que nous ne ferons pas, c'est devenir un protectorat de l'UE », a déclaré cette source. Il est bien entendu à Athènes qu'une telle action équivaudrait à un retour à la drachme, même si Syriza préfèrerait plutôt parvenir à un accord amiable et rester dans l'union économique et monétaire.

http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11513341/Greece-draws-up-drachma-plans-prepares-to-miss-IMF-payment.html

BA 02/04/2015 08:46

1- La Grèce est en faillite.

2- Les banques privées grecques sont en faillite.

3- La Banque centrale de Grèce est en faillite.

4- Mais à part ça, ça va.

Jeudi 2 avril 2015 :

Grèce : la BCE relève encore le plafond de l’ELA, à 71,8 milliards d’euros.
La Banque centrale européenne (BCE) a encore relevé mercredi soir de 700 millions d’euros, à 71,8 milliards, le plafond de son financement d’urgence (ELA) des banques grecques, a-t-on appris de source bancaire grecque.
La BCE aide par ce seul biais les banques grecques depuis début février.

http://www.romandie.com/news/Grece-la-BCE-releve-encore-le-plafond-de-lELA-a-718-mrd-EUR/580903.rom

Sur son blog, Olivier Berruyer vient juste de lancer une alerte.

Lisez cet article :

ALERTE Grèce

J’ai hésité à rédiger ce billet, mais bon…
J’ai discuté cette semaine avec plusieurs spécialistes du dossier grec, y compris des personnes ayant rencontré des ministres de Syriza.
Les conclusions étant inquiétantes, je les partage avec vous.

http://www.les-crises.fr/alerte-grece/

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