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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 14:46

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans conférences et débats
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BA 08/06/2016 10:30

De 2004 à 2016, comment les peuples ont-ils évolué concernant l'Union européenne ?

Réponse :

Dans tous les pays européens, les personnes favorables à l'Union européenne sont de moins en moins nombreuses !

Ce que montre le graphique ci-dessous, c'est la mort inéluctable de l'Union européenne.

Entre les peuples et l'Union européenne, le divorce est consommé.

En 2004, en France, 69 % des personnes interrogées avaient une opinion favorable de l'Union européenne. En 2016, ils ne sont plus que 38 % !

En 2004, en Allemagne, 58 % avaient une opinion favorable de l'Union européenne. En 2016, ils ne sont plus que 50 %.

En 2004, au Royaume-Uni, 54 % avaient une opinion favorable de l'Union européenne. En 2016, ils ne sont plus que 44 %.

En Italie, les opinions favorables à l'Union européenne sont passées de 78 % à 58 %.

En Espagne, les opinions favorables à l'Union européenne sont passées de 80 % à 47 %.

En Pologne, les opinions favorables à l'Union européenne sont passées de 83 % à 72 %.

En Grèce, les opinions favorables à l'Union européenne sont passées de 37 % à 27 %.

http://www.pewglobal.org/files/2016/06/PM_2016.06.07_brexit-00.png

La Gaule 03/06/2016 11:26

Bonjour Monsieur Jean-Claude,

J'ai mis un mois à digérer le contenu de votre dernier texte, entre deux remplacements d'ampoules et trois réglages de télé (la fonction fait la lenteur) et j'en nourris maintenant l'impression que vous n'en tirez vous-même pas toutes les conclusions sur le plan de la géopolitique.

Je m'explique. L'intérêt de tout le camp occidental aujourd'hui ne serait-il pas de se débarrasser du cadavre -je veux dire l'Euro- la mise à la casse des anciens états nations européens (et de leur principal pilier de soutien, feues les classes moyennes) étant pleinement réalisée -il ne reste que la France où, apparemment, le cancer n'a pas totalement colonisé les poumons.

Quand je parle du camp occidental, je ne perds pas de vue bien sûr qu'il se trouve plus que jamais sous la botte des intérêts américains.

Dans cette optique, le traité transatlantique et ses pseudopodes servirait « d'euro de remplacement » pour consolider le boulot accompli, en étouffant toute résurgence de la puissance autonome des nations européennes malgré la disparition de l'euro.

La grand offensive de printemps pourrait donc désormais être lancée, tant sur les plans financiers et monétaires que sur l'ensemble de l'arme économique, contre le diable chinois et sa béquille russe.

Sur le plan des politiques intérieures européennes, la disparition de l'euro dans des solides garde-fous aurait aussi l'avantage de couper l'herbe sous le pied des partis dits populistes, lesquels en ont fait la marque déposée de leur originalité programmatique.

Trivialement, cela signifierait qu'en France l'ensemble de la classe politique (FN compris, pour lequel je route autant ne pas vous le cacher) serait soit hypocrite, soit totalement à côté de la plaque. A mon avis, c'est du cinquante-cinquante.

Mais cela voudrait tout autant dire pour vous-même que votre Graal, le rétablissement du circuit du trésor et de la démocratie, s'il semble plausible de le situer au bout de la route, reste pour l'instant hors de vue à l'horizon.

Sympathiquement.

Jean Claude Werrebrouck 04/06/2016 09:12

Bonjour Monsieur,
je ne suis pas sur que le traité transatlantique puisse être un euro de substitution car la fin de la monnaie unique correspondrait au rétablissement de sas qui seraient autan de barrages. je vois plutôt dans le traité une mesure de réaction des USA face à leur possible isolement à venir. Quant au Graal, il est bien sur ce qu'il est: probablement un mythe car l'histoire nous aliène aussi bien qu'elle nous éclaire.

BA 29/05/2016 10:58

Il n'y a pas que la dette publique dans la vie.

Il y a aussi la dette privée.

En occident, les Etats sont hyper-endettés, les ménages sont hyper-endettés, les entreprises privées sont hyper-endettées.

En réalité, tout le monde est en faillite.

En occident, toute l'économie repose sur une gigantesque bulle de dettes (la bulle de dette publique, et aussi la bulle de dette privée).

En occident, toute notre soi-disant « croissance » ne repose que sur l'augmentation terrifiante de la dette.

Malheureusement, une bulle de dette ne peut pas gonfler jusqu'au ciel.

Exemple : aux Etats-Unis, la dette des entreprises privées gonfle de façon incroyable.

Les entreprises étasuniennes cachent une montagne de dette de 6600 milliards de dollars.

2006 : la dette des entreprises privées était de 2600 milliards de dollars.
2007 : 3200 milliards.
2008 : 3500 milliards.
2009 : 3500 milliards.
2010 : 3800 milliards.
2011 : 4200 milliards.
2012 : 4800 milliards.
2013 : 5100 milliards.
2014 : 5800 milliards.
2015 : 6600 milliards.

Regardez ce graphique ahurissant :

http://uk.businessinsider.com/companies-masking-66-trillion-of-debt-2016-5?r=US&IR=T

BA 27/05/2016 07:22

En avril 2016, les records historiques de truquage des chiffres ont été battus !

En France, il y a trois façons de truquer les chiffres du chômage :

1- On peut truquer les chiffres du chômage en augmentant les « entrées en stage ».

Novembre 2015 : il y a eu 43 500 « entrées en stage ».
Décembre 2015 : 45 000.
Janvier 2016 : 45 800.
Février 2016 : 47 400.
Mars 2016 : 49 200.
Avril 2016 : 52 900. Record historique battu !

2- On peut truquer les chiffres du chômage en augmentant les « défauts d'actualisation ».

Novembre 2015 : il y a eu 213 500 « défauts d'actualisation ».
Décembre 2015 : 208 500.
Janvier 2016 : 216 900.
Février 2016 : 218 000.
Mars 2016 : 225 800.
Avril 2016 : 238 400. Record historique battu !

3- On peut truquer les chiffres du chômage en augmentant les « radiations administratives ».

Novembre 2015 : il y a eu 41 700 « radiations administratives ».
Décembre 2015 : 42 700.
Janvier 2016 : 42 100.
Février 2016 : 42 500.
Mars 2016 : 43 700.
Avril 2016 : 46 800. Record historique battu !

En bas de l'écran, cliquez sur l'onglet « page 11 » :

http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/xls/defm_donnees_graphiques_avril_2016-bvtd0416_.xls

BA 24/05/2016 23:37

Le 4 octobre 2009, les électeurs grecs font subir une énorme défaite à la droite grecque. Le gouvernement de droite est balayé.

Le 6 octobre 2009, le socialiste Giorgos Papandréou devient le nouveau premier ministre de la Grèce.

Le 17 octobre 2009, Giorgos Papandréou annonce au monde entier une terrible nouvelle : le précédent gouvernement de droite avait menti, les chiffres étaient faux, la Grèce est en faillite.

Rappel :

Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l'état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gi%C3%B3rgos_Papandr%C3%A9ou_%281952%29

Et sept ans plus tard ?

Sept ans plus tard, en 2016, la Grèce est encore plus en faillite.

Les classes populaires se sont appauvries, les classes moyennes se sont appauvries, et le chômage a explosé.

En 2009, les autres pays européens ont eu une idée géniale : puisque la Grèce était déjà hyper-endettée en 2009, les pays européens ont décidé … de lui prêter de l'argent !

Les pays européens ont rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà la Grèce.

Aujourd'hui, la Grèce est complètement asphyxiée. Chaque année, le coût de la dette est de 26 milliards d'euros ! (Et chaque année, les recettes de l'Etat sont de 55 milliards d'euros !)

Le coût de la dette va donc rester des plus lourds. La Commission européenne a évoqué une limite de 15 % du PIB pour les besoins de financement du pays chaque année. Si cette limite est appliquée, elle sera considérable et représente aujourd'hui 26 milliards d'euros. Les recettes de l'Etat grec s'élevaient à 55 milliards d'euros en 2015...

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-une-nouvelle-victoire-pour-les-creanciers-570281.html

Dernier prêt : mardi 24 mai 2016, dans la soirée :

UE : nouveau prêt accordé à la Grèce.

Les ministres des Finances de la zone euro devraient approuver le versement de 10,3 milliards d'euros d'aide à la Grèce, ont déclaré ce soir des responsables de la zone euro en marge d'une réunion de l'Eurogroupe qui se déroule à Bruxelles.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/24/97001-20160524FILWWW00388-ue-nouveau-pret-accorde-a-la-grece.php

Conclusion :

A partir d'octobre 2009, les pays européens auraient dû DONNER 300 milliards d'euros à la Grèce pour la sauver de la faillite. Mais ils n'ont pas voulu lui DONNER de l'argent.

En revanche, ils ont accepté de lui PRETER de l'argent. Ils ont ensuite demandé à la Grèce de payer des intérêts sur ces prêts. Ce faisant, ils ont aggravé la catastrophe.

La faillite totale de la Grèce est le symbole de la faillite totale de la construction européenne.

BA 19/05/2016 07:12

Le 19 mai 1974 est une grande rupture dans l'histoire de France.

Le peuple français choisit de faire une nouvelle expérience : la construction européenne.

Le 19 mai 1974, le peuple français choisit un chef de l'Etat qui n'a plus comme priorité l'intérêt national.

Pour la première fois de son histoire, le peuple français choisit un chef de l'Etat qui a comme priorité numéro un la construction européenne.

L'élection de Valéry Giscard d'Estaing est une rupture historique : à partir du 19 mai 1974, tous les chefs de l'Etat auront comme priorité numéro un la construction européenne.

De même, tous les premiers ministres auront comme priorité numéro un la construction européenne.

Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, François Fillon, Nicolas Sarkozy, François Hollande : tous ces européistes sont les responsables de la décadence de la France.

Ils ont été au pouvoir, on les a vus à l'oeuvre.

Bilan de ces 42 ans de construction européenne ininterrompue : un échec total.

La construction européenne aboutit à un échec économique, un échec financier, un échec environnemental, un échec concernant le « vivre-ensemble », un échec social, un échec démocratique, un échec moral, un échec politique.

Dans les autres pays membres de l'Union Européenne, c'est pareil. Partout en Europe, les partis extrémistes explosent leurs résultats électoraux.

http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2016/05/04/l-autriche-dans-la-nasse-populiste_4913685_3232.html

Conclusion :

En France, qui est le responsable de ce désastre ?

Depuis le 19 mai 1974, le peuple français est le premier responsable de la décadence de la France, car il vote toujours pour des européistes.

Aujourd'hui, nous avons la décadence de la France, car nous sommes devenus un peuple décadent.

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