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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:28

Quel que soit le résultat du référendum du 23 juin les conséquences seront probablement considérables.

Hypothèse du maintien dans l’UE

Ce scénario n’est pas celui de la continuité car il marque le succès d’une stratégie de blocage de l’intégration vers toujours plus d’Europe. Les britanniques en utilisant pour la première fois dans l’histoire un article conçu pour ne jamais être utilisé (article 50 évoquant les conditions d’un départ de la construction européenne) obtiennent un régime d’exception. Il n’est pas douteux que cette stratégie deviendrait un chemin banal pour les pays qui sans vouloir déserter chercheraient à améliorer leur position dans l’édifice. L’UE européenne ne serait plus un bouc émissaire seulement désigné mais concrètement utilisé, et les forces de dislocation concurrenceraient celles d’une cohésion historiquement toujours croissante.

La conséquence est bien sûr aussi la victoire des stratégies néo libérales de déréglementation et la fin des projets de mise en place d’un ministre européen de l’économie et des finances. Elle est aussi la continuité de l’approfondissement des accords de libre Echange avec les USA ou le Canada, l’accord sur la libéralisation des services, etc.

Hypothèse du « leave ».

N’abordons pas ici les résultats souvent négatifs proposés par la multitude des modèles qui se sont intéressés à la question. Calculer comme le font la plupart la prétendue diminution de PIB à partir de ce qu’on appelle une « augmentation des couts du commerce international », lui-même induit par un éloignement du marché unique n’a guère de sens. L’effet du Brexit n’est pas dans le registre du calculable. Et, n’est pas calculable non plus, la différence (donc le « solde » ?)  entre un éventuel PIB plus faible et une  « démocratie plus grande » en ce que les résultats de son jeu ne serait plus prédéterminé par les métarègles de l’UE.

Bien évidemment des conséquences économiques émergeraient rapidement, mais pour autant, elles seraient maitrisables. Rapides, car on peut parier sur un courant spéculatif vigoureux, portant sur la vente d’actifs britanniques défavorables à la tenue de la livre. La balance courante structurellement déficitaire est jusqu’ici couverte par des achats d’actifs britanniques.  La réorientation spéculative du flux de capitaux entrainerait une forte chute de la livre, d’où probablement une forte hausse des taux, et une augmentation de l’épargne. Le changement ne serait pourtant pas catastrophique et l’effet récessif attendu serait partiellement compensé par une amélioration de la compétitivité impulsée par la baisse du taux de change. Reste la question des taux sur une dette publique importante, question qui elle aussi n’est pas insoluble. Il est toutefois impossible de fixer le résultat global d’un tel changement et là encore les modèles économétriques ne sont pas épistémologiquement sérieux.

A moyen terme, sur le plan financier, la place de Londres ne serait pas menacée, car les barrières à l’entrée qui s’opposent à toute place se voulant concurrente sont colossales : accumulation de compétences techniques en tous domaines sur un même lieu, qualité des infrastructures, liberté des rémunérations, adossement « naturel » sur des paradis fiscaux, etc…. la place de Paris malgré ses compétences humaines ne saurait rivaliser avec celle de Londres de l’après Brexit.

Toujours à moyen terme, la renégociation des accords avec l’UE au-delà des intérêts divers est parfaitement envisageable. Inscrite dans la durée (deux années selon l’article 50) elle n’empêchera pas le maintien des contrats ou des normes, et permettra le maintien de toutes les activités tant il est vrai que l’esprit libre échangiste sera maintenu[1].

On voit mal la France punissant la grande Bretagne en imposant des clauses restrictives sur les importations en provenance d’Outre-Manche, au prétexte qu’il faut faire peur… au Front National…et ce d’autant que l’excèdent français sur la Grande Bretagne est important ( 8,4 milliards d’euros pour 2015) et présente un caractère d’exception puisque la France est déficitaire au regard de la plupart des grands pays partenaires. Il n’est pas dans l’intérêt de la France de gêner en quoi que ce soit l’épanouissement des intérêts britanniques jusqu’ici garantis par les textes existants.

On voit mal l’Allemagne punissant la Grande Bretagne alors qu’elle exporte massivement ( 89 milliards d’euros en 2015) vers ce dernier pays. Là aussi tout sera fait pour ne pas gêner un client si important.

On voit mal l’Irlande cherchant à créer une frontière avec sa partie nord pour punir la Grande Bretagne…

Etc.

 Clairement, le ton sera celui de la bienveillante dans les négociations de sortie et l’on se dirigera peut-être vers l’appartenance à L’Espace Economique Européen, (EEE) voire l’AELE (Association Européenne de Libre Echange). Plus probablement l’issue sera celle d’accords classiques en raison du fait que EEE et AELE valident la liberté de circulation du travail que la Grande Bretagne cherche à maitriser. Du point de vue de la grande Bretagne la sortie correspondrait mieux à sa vocation libre échangiste avec la possibilité de conclure des accords bilatéraux avec n’importe quel pays, ce qui n’est pas vrai aujourd’hui. Ajoutons qu’une telle solution correspondrait aussi mieux à sa réalité puisque plus de 50% de son commerce mondial se réalise avec des pays étrangers à l’UE. La Grande Bretagne libérée du carcan communautaire retrouverait ainsi sa vocation mondiale. Précisons enfin- pour reprendre les termes de « cout du commerce international » des fabricants de modèles-  que cette dernière solution est la plus avantageuse en raison des énormes contributions financières correspondants à l’appartenance à l’EEE ou L’AELE.

Les réactions politiques

Si le tabou de l’article 50 est levé et qu’au surplus il aboutit à une sortie, il est clair que les forces de dislocation deviennent plus dangereuses et qu’à cet égard les forces politiques intégratives seront déployées[2]. La première d’entre elle est bien sûr le personnel politico-administratif qui a fait carrière et trouve des débouchés croissants au sein des énormes pyramides institutionnelles de l’UE. Elle sera la première force en quête de mobilisation des acteurs politiques nationaux. Elle sera toutefois bien en peine dans son choix stratégique d’influence auprès des décideurs politiques nationaux : pour éviter la désintégration et donc se reproduire au pouvoir dans la pyramide institutionnelle européenne faut-il choisir davantage de fédéralisme ? Ou éviter toute nouvelle forme de mutualisation comme c’est le cas encore aujourd’hui ?

Les choses ne sont pourtant pas simples car il faut compter à l’intérieur de chaque Etat avec la montée des partis non européistes, voire des partis sécessionnistes. Et surtout il faut compter avec l’éternel problème de l’euro, monnaie dont on commence à avouer- avec 20 années de retard - qu’elle est « incomplète » …et probablement frappée d’incomplétude…ce qui n’est pas encore avoué…

 La Catalogne voit d’un bon œil le Brexit et ses conséquences possibles sur la sécession d’une Ecosse demandant son intégration dans l’UE. Son intérêt est peut-être de freiner une intégration plus forte l’emprisonnant davantage dans une Espagne qu’elle veut quitter. Les choses sont plus claires pour des Etats-nations plus solides :la montée du populisme en Hollande bloquera les ardeurs du président de l’Euro Groupe ; la montée de l’AFD en Allemagne rendra prudent le gouvernement correspondant ; la montée du Front National agira de la même façon pour la France. On pourrait multiplier les exemples.

Ces blocages internes qui poussent à l’arrêt de l’approfondissement se heurtent toutefois au problème fondamental de la monnaie unique qui lui exigerait à court terme une volonté plus intégratrice.

On sait que la suppression des taux de change est la condition fondamentale de l’existence d’une monnaie unique entre nations différentes. A l’intérieur d’une nation, les déséquilibres régionaux ne posent guère de problème et des transferts existent -et sont politiquement acceptés en raison de l’homogénéité existant à l’intérieur d’un espace national -  entre régions excédentaires et régions déficitaires. La région déficitaire ne dévalue pas une monnaie nationale – chose au demeurant impossible-  pour restaurer l’équilibre, et va donc bénéficier de la solidarité des régions riches de la même nation. Tel n’est pas le cas entre nations différentes où aucun espace de solidarité naturelle n’existe.

Concrètement le bon fonctionnement de l’euro suppose des transferts entre nations …des transferts dépourvus de toute légitimité naturelle. Il n’existe pas d’espace de solidarité entre l’Allemagne et la Grèce. D’où les très importants disfonctionnements de la zone euro. En cas de Brexit Les schémas d’intégration renforcée prennent -ils en compte cet élément d’hétérogénéité qui délégitime l’idée de solidarité ?  La réponse est clairement non.

Tous les projets de renforcement actuellement sur la table, près d’une dizaine, butent sur la question des transferts. Tous militent pour un pouvoir discrétionnaire appuyé par un parlement authentique de la zone euro. Tous militent pour un gouvernement économique avec un budget important, une convergence fiscale et sociale, parfois même avec une assurance chômage centralisée, des dépenses d’infrastructures appuyées par ce qui serait un budget de la zone euro au sein d’un Trésor de la zone euro. Mais quelle que soit la solution retenue, il est clair que l’Allemagne ne pourra que s’opposer au fait que les dépenses correspondantes seraient de fait payés automatiquement par les allemands. On peut ainsi penser que jamais l’Allemagne n’acceptera un parlement authentique, capable de légiférer démocratiquement sur des recettes et dépenses, un parlement où pour des raisons de simple arithmétique démographique elle serait éternellement et fort légitimement minoritaire

Ainsi on peut raisonnablement penser que le Brexit accélérera la mise à nu de l’existence d’un nœud gordien, que ce même Brexit permet de trancher. En particulier la Grande Bretagne partie, il n’y a plus que 2 pays importants : l’Allemagne et la France, de quoi imaginer l’instauration d’un rapport de forces nouveau pour peu que le nouveau président de la République prenne conscience de la nécessite de trancher le nœud gordien : ou bien l’Allemagne accepte de nouvelles règles ou bien la zone euro disparait…

Parce que le Brexit éloigne un tabou, parce qu’il permet de poser des questions jusqu’ici interdites, parce qu’il engendre des idées de liberté chez les peuples, une liberté que les appareils politico-administratifs nationaux et communautaires tenteront de contenir en démasquant - bien involontairement -  le nœud gordien de l’euro, il accélérera la décomposition de l’UE telle qu’elle s’est historiquement constituée.

Et cette décomposition porteuse du rétablissement de la démocratie ( le résultat des élections peut être respecté car les métarègles européennes non démocratiques ont disparu) va dans le sens de la présente histoire : l’affirmation , partout dans le monde, d’Etats- nations soucieuses de souverainetés portant en elles l’espérance démocratique.[3]

 

 

[1] Et cette bienveillance sera présente même si la colère de certains se fait vive, comme celle par exemple de l’euro députée Sylvie Goulard qui vient d’écrire une charge contre le premier ministre Britannique ;« Goodbye europe » publié chez Flammarion. Voici un court extrait qui donne le ton : « Un premier ministre britannique récalcitrant en difficulté avec son propre camp, dicte ses conditions et voilà que 27 dirigeants et toutes les institutions européennes cautionnent un discours de dénigrement et cèdent au chantage. C’est extravagant ».

[2] Il faut en effet bien comprendre que ce serait aussi historiquement le premier référendum contre l’Europe, consultation organisée dans un grand pays, qui donnerait lieu à un succès et surtout qui serait  exécuté. D’autres référendum se sont produits notamment celui du 29 mai 2005 en France, mais ils ont toujours terminé leur parcours dans les oubliettes. Ce ne serait pas le cas d’un Brexit.

[3] En reprenant les propos d’Olivier Gosset (XERFY) on assisterait ainsi à la « déseuropéanisation » en parfaite congruence avec ce qu’il croit être une démondialisation à l’œuvre. Il est vrai que déjà les mouvements de capitaux entre pays de l’UE ont pratiquement disparu tandis que le poids du commerce inter UE se réduit.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Etats et politiques
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BA 27/06/2016 13:33

Référendum au Royaume-Uni : « D'une façon ou d'une autre, ce résultat doit être annulé. » (Peter Sutherland, patron de la banque Goldman Sachs)

Lundi 27 juin 2016 :

Le président de Goldman Sachs annonce qu’il va falloir annuler le Brexit « d’une façon ou d’une autre »

L’ancien Commissaire européen à la concurrence, ancien directeur général de l’OMC, actuel président de l’European Policy Center et actuel président de Goldman Sachs International a diffusé le tweet suivant suite à la victoire du Brexit au référendum britannique :

« La jeune génération au Royaume-Uni a été sacrifiée, tout ça à cause d’une déformation des faits et des conséquences. D’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé. »

https://twitter.com/PDSutherlandUN/status/746687362902728704

BA 24/06/2016 07:31

Victoire !

« Vive la nation ! »

C'était le cri du peuple français lors de la Révolution française !

C'est le cri de tous les peuples qui luttent pour leur indépendance nationale !

En ce jour historique, le peuple britannique a choisi l'indépendance nationale !

Le dessin qui résume tout :

https://pbs.twimg.com/media/CkuDYFcUkAEhW1H.jpg

C'est le retour de l'Histoire !

C'est le retour des nations !

C'est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tel qu'il a été inventé par la Révolution française !

Maintenant, c'est au tour du peuple français de choisir !

Maintenant, c'est au tour du peuple allemand de choisir !

Maintenant, c'est au tour du peuple italien de choisir !

Il faut redonner la parole aux peuples !

Il faut consulter les 27 peuples européens en organisant 27 référendums :

« Voulez-vous rester dans l'Union européenne, ou voulez-vous en sortir ? »

Nous voulons choisir, nous aussi !

Nous voulons disposer de nous-mêmes, nous aussi !

Nous voulons un référendum !

BA, jacobin.

BA 22/06/2016 19:32

Mercredi 22 juin 2016, vers 19 heures 26 :

A la veille du référendum, deux sondages donnent le Brexit en tête.

Alors que les Britanniques sont appelés à voter pour ou contre la sortie de l'Union européenne, deux sondages donnent le camp du non à l'UE en tête.

Deux nouveaux sondages donnaient mercredi le camp d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne légèrement en tête des intentions de vote, à la veille du référendum historique sur cette question.

Selon Opinium, qui a interrogé 3.011 Britanniques sur internet, 45% étaient pour une sortie, 44% pour un maintien dans l'UE, mais 9% étaient toujours indécis et 2% préféraient ne pas se prononcer.

Selon TNS, qui a sondé 2.320 personnes, 43% étaient pour une sortie de l'UE, 41% étaient pour rester, et 16% étaient encore indécis.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/a-la-veille-du-referendum-deux-sondages-donnent-le-brexit-en-tete_1805175.html

BA 22/06/2016 06:57

Sarkozy : anti-démocrate un jour, anti-démocrate toujours.

Quand Sarkozy était président de la République, il était anti-démocrate.

Par exemple :

En 2005, Sarkozy avait été furieux de voir le peuple français voter « non » au référendum concernant le traité sur la constitution européenne.

En 2008, Sarkozy était président de la République. Il savait que le traité de Lisbonne reprenait 98 % du traité sur la constitution européenne. Il savait que le peuple français allait voter « non » au traité de Lisbonne si un référendum était organisé.

Pour contourner le peuple français, Sarkozy a donc fait adopter le traité de Lisbonne sans passer par le référendum ! Il a demandé au parlement français de voter le traité de Lisbonne !

Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui, Sarkozy est toujours autant anti-démocrate. Il veut un nouveau traité européen. Mais comme il sait que le peuple français votera « non » à ce nouveau traité, il ne demandera pas son avis au peuple français !

C'est comme ça, la construction européenne !

Les partisans de la construction européenne savent que les peuples voteront « non » aux traités européens, alors ils n'organisent plus jamais de référendum !

La construction européenne continue, mais sans les peuples.

La construction européenne continue, contre les peuples.

La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle doit être détruite.

Mercredi 22 juin 2016 :

Sa proposition est celle d'un nouveau traité européen qui ne ferait pas l'objet d'un référendum (comme le traité de Lisbonne), avec un Schengen 2, la création d'un « euro-Schengen » (avec les ministres de l'Intérieur), d'un Fonds monétaire européen, et une Europe qui se concentre sur des dossiers prioritaires.

http://www.lesechos.fr/elections/primaire-a-droite/0211052379919-a-berlin-sarkozy-reve-du-retour-du-merkozy-2008429.php

pratclif 20/06/2016 09:38

Le résultat des élections à Rome et à Turin vont exactement dans le sens du dernier paragraphe concluant cet article. "Et cette décomposition porteuse du rétablissement de la démocratie ( le résultat des élections peut être respecté car les métarègles européennes non démocratiques ont disparu) va dans le sens de la présente histoire : l’affirmation , partout dans le monde, d’Etats- nations soucieuses de souverainetés portant en elles l’espérance démocratique." et aussi mais plus en rapport avec le système monde, votre article ""Helicopter Money": Atterrissage prévu en zone réglementée". Merci.

BA 20/06/2016 08:52

Lundi 20 juin 2016 :

Percée du parti populiste M5S en Italie.

La populiste Virginia Raggi devient la première femme maire de Rome.

La populiste Chiara Appendino est élue maire de Turin.

Virginia Raggi, la candidate populiste du Mouvement 5 Etoiles (M5S), a infligé un véritable camouflet au Parti démocrate (PD) du chef du gouvernement Matteo Renzi. Elle vient d'être élue maire de Rome.

A Turin, une autre novice du MS5, Chiara Appendino, 31 ans, a détrôné avec 54% l'expérimenté maire sortant Piero Fassino, une figure du PD, qui a dénoncé l'appel de la Ligue du Nord de Matteo Salvini, allié du Front national français, à voter pour les deux candidates du M5S afin de battre Matteo Renzi.

Référendum en octobre

Pendant des semaines, le chef du gouvernement Matteo Renzi a d'ailleurs tenté de minimiser la portée du scrutin en répétant que « la mère de toutes les batailles » politiques restait pour lui le référendum prévu en octobre sur sa réforme constitutionnelle. Il s'est engagé à démissionner en cas d'échec.

Le M5S y compte bien. Fondé en 2009 et devenu le deuxième parti du pays avec 25% des voix dès les législatives de 2013, le M5S pioche dans ses propositions à droite comme à gauche, y compris dans les extrêmes, et continue de tisser sa toile aux élections locales, en s'appuyant inlassablement sur la dénonciation d'une classe politique malhonnête.

« Nous sommes prêts à gouverner le pays », a répété dimanche soir le jeune Luigi di Maio, dauphin pressenti de Beppe Grillo à la tête du M5S. « Et les Italiens nous reconnaissent la capacité de gouverner. Maintenant c'est à Rome et à Turin, après ce sera le tour du reste du pays ».

BA 16/06/2016 13:18

Jeudi 16 juin 2016 :

Royaume-Uni : 53% des Britanniques en faveur du Brexit.

Cinquante-trois pour cent des Britanniques se déclarent favorables à une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin, selon un sondage Ipsos Mori pour le quotidien Evening Standard publié ce jeudi. 

Sans tenir compte des indécis, 47% des électeurs interrogés voteraient, eux, pour un maintien dans l'UE.

C'est la première fois depuis l'annonce du référendum que ce sondage mensuel de l'institut Ipsos Mori donne le camp du Brexit en tête des intentions de vote. 

Son précédent sondage pour l'Evening Standard, publiée le 18 mai, donnait les partisans du maintien dans l'UE à 55% des intentions de vote, contre 37% pour le camp du Brexit. 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/16/97001-20160616FILWWW00103-53-des-britanniques-en-faveur-du-brexit.php

BA 15/06/2016 19:57

Mercredi 15 juin 2016 :

Brexit : le chef de la diplomatie allemande met en garde contre une désintégration de l'Union Européenne.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a mis en garde mercredi contre le risque d'une désintégration de l'Union européenne en cas de sortie de la Grande-Bretagne suite au référendum du 23 juin.

« Un vote des Britanniques en faveur d'une sortie constituerait un choc pour l'UE, suite auquel il faudrait s'assurer que l'UE soit préservée et qu'un processus réussi d'intégration de plusieurs décennies ne finisse pas en désintégration du bloc », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse dans la ville de Brandebourg (est), après une rencontre avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

http://www.romandie.com/news/Brexit-le-chef-de-la-diplomatie-allemande-met-en-garde-contre-une-desintegration-de-/712239.rom

BA 14/06/2016 20:46

Mardi 14 juin 2016 :

Royaume-Uni : les partisans du Brexit ont 7 points d'avance sur les partisans du maintien dans l'Union européenne.

Sondage de l'institut TNS :

Maintien dans l'Union européenne : 40 % des personnes interrogées
Sortie de l'Union européenne : 47 % des personnes interrogées
Ne savent pas / N'iront pas voter : 13 % des personnes interrogées

Leave campaign ahead in latest TNS poll.

London, 14th June -

The latest EU referendum voting intention survey by TNS gives the Leave campaign a significant lead nine days out from polling day.

The survey of 2,497 adults in the UK gives the ‘Leave’ campaign a lead of 7 points over ‘Remain’. Voting intention among likely voters (including those not fully decided but leaning in one direction) is as follows :
Remain 40%, Leave 47%, Undecided/Would not vote 13%

http://www.tnsglobal.co.uk/press-release/leave-campaign-ahead-latest-tns-poll

BA 14/06/2016 08:48

Mardi 14 juin 2016 :

Coup de tonnerre : The Sun appelle à voter pour le Brexit !

Le quotidien populaire britannique The Sun a appelé ses lecteurs à se prononcer en faveur d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, lors du référendum du 23 juin, en une de son journal aux couleurs de l'Union Jack.

"BeLEAVE in Britain", peut-on lire en toutes lettres dans l'édition de mardi 14 juin du journal. Un jeu de mots qui phonétiquement signifie "croire en la Grande-Bretagne" mais qui contient le terme "sortie" de la Grande-Bretagne.

"Nous sommes sur le point de prendre la plus grande décision politique de nos vies. Le Sun exhorte aujourd'hui tout le monde à voter pour la SORTIE", écrit le journal.

Selon une nouvelle enquête d'opinion ICM publiée lundi après-midi par l'édition en ligne du quotidien The Guardian, le camp du Brexit est en tête de six points sur le "Remain" (rester), avec 53% des intentions de vote.

Déjà deux sondages publiés au cours du week-end ont donné le "out" en tête, tandis que désormais la moyenne des six derniers sondages calculée par le site WhatUKThinks le donnent également gagnant avec 52% des intentions de vote contre 48% pour le "in".

Dans son éditorial, le Sun soutient qu'une "sortie permettra de réaffirmer (notre) sa souveraineté - embrassant un avenir en tant que puissante nation autonome enviée de tous".

L'avenir de la Grande-Bretagne serait "bien plus sombre" au sein de l'UE et serait absorbé par "l'expansion sans relâche de l'Etat fédéral allemand", poursuit le journal.

"Notre pays a une histoire glorieuse. C'est notre chance de rendre la Grande-Bretagne encore meilleure, de reprendre notre démocratie, de préserver les valeurs et la culture dont nous sommes fières à juste titre", a-t-il encore commenté.

"Nous devons nous libérer de la dictature de Bruxelles", qualifiant l'UE de "plus en plus cupide, dépensière et harcelante".

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