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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:49

Le contexte général de la mise en œuvre du programme.

Au-delà du chômage de masse, la dette publique ne cesse d’augmenter pour atteindre 97% du PIB l’an prochain. Il s’agit au surplus d’une mauvaise dette chargée essentiellement d’alimenter la consommation au détriment de l’investissement. Cette dette - de maturité moyenne (7 années et 128 jours)  et toujours détenue à 60% par des non- résidents-  porte le risque d’une remontée des taux. Ce scénario semble se mettre en place pour diverses raisons : élections américaines, hausse du prix du pétrole, questionnement sur l’efficacité des QE, risques italiens, etc. Ce scénario affecte déjà le porte-feuilles d’actifs de certaines institutions financières. Aujourd’hui la croissance nominale est faiblement supérieure au taux de l’intérêt, mais le déficit public n’a toujours pas rejoint le point (2% du PIB) permettant la stabilisation de la dette.

La croissance potentielle (1,2% selon l’OCDE) reste faible aussi en raison d’un contexte mondial de ralentissement des gains de productivité. Il faut également noter la fin de la croissance du commerce international avec un début de rétrécissement des chaines de la valeur. L’étroitesse de la croissance mondiale - mal nourrie par la faiblesse des gains de productivité - renforce des stratégies planétaires  non coopératives centrées sur des dévaluations internes (salaires, fiscalité) ou externes (début de guerre des taux de change, début de protectionnisme dans un contexte de difficile substituabilité entre production domestique et importations) . Dans ce cadre, la France reste mal placée avec une balance commerciale extrêmement déficitaire résultant pour partie de la gamme moyenne de ses produits et services exportables. De fait,  le pays est confronté au haut de gamme allemand mais aussi aux productions espagnoles favorisées par la stratégie de dévaluation interne du pays. Le déséquilibre extérieur de la France est d’abord un déséquilibre avec ses partenaires de la zone euro.

Côté humain, les inégalités générationnelles et spatiales ne font que s’accroitre avec confirmation de ce que Chauvel[1] appelle la spirale du déclassement : mobilité descendante, écrasement du pouvoir d’achat des salaires relativement aux prix de l’immobilier, paupérisation de nombreux surdiplômés etc. d’où un climat de grande frustration et de malaise dans les classes moyennes.

Les choix budgétaires du programme.

Compte tenu des choix budgétaires que l’on trouve dans le programme de François Fillon nous avons une baisse de la dépense publique associée à une baisse partielle de la fiscalité.

 La baisse de la dépense publique devrait s’effectuer au rythme annoncé de 20 milliards l’an . Cette baisse devrait se répartir comme suit : 33% pour l’Etat, 20% pour les collectivités territoriales, et environ 47% pour les administrations de sécurité sociale. Dans ce dernier cadre, il est prévu une baisse de la dépense sur les divers régimes de retraite, les soins médicaux et les allocations de chômage  devenues fortement régressives et plafonnées. Dans ce contexte il est difficile de repérer où se trouve affectée la part des réductions de dépenses (15 milliards d’euros ?) liées à la suppression de 500000 emplois dans la fonction publique.

Cette dépense publique plus faible alimentée par des gains de productivité (dont l’arme du passage aux 39 heures), des transferts plus limités et des reports de charge sur les ménages (essentiellement sur la santé), est compensée par des hausses de la dépense régalienne. Si le passage à 2% de PIB pour la défense n’est pas autrement précisé, il en est de même des nouvelles dépenses en faveur de la Justice et la gendarmerie. L’ensemble représenterait 12 milliards d’euros l’an.

Sauf erreur, la force récessive se monterait ainsi à 20- 12= 8 milliards d’euro l’an.

Côté prélèvements publics obligatoires, nous avons une baisse immédiate ( fin de l’année 2017) de 40 milliards de charges et impôts sur les entreprises. Certaines données restent imprécises mais l’IS serait ramené au taux de 25% .

Côté ménages ou salariés se trouvent également envisagés une disparition de l’ISF, une diminution de l’IRPP avec forte incitation à l’investissement en PME, et la disparition de la cotisation salariale maladie (5,5 milliards d’euros). En contre- partie une hausse de 2 points de la TVA est envisagée, soit environ 20 milliards d’euros.

Si l’on dresse un bilan nous avons pour l’année 2018 : une baisse de 8 milliards de la dépense et une baisse de la fiscalité de 40+ 10 – 20= 30 milliards d’euros.

S’agissant de la dépense et compte tenu du multiplicateur budgétaire estimé à 2,6[2], cela signifie un potentiel de recul du PIB d’environ 0,9% pour l’année 2018. De quoi faire quasiment disparaitre la croissance de l’année.

 La baisse des prélèvements fiscaux est assortie d’un multiplicateur plus faible estimé à O,4. Cela signifie, en estimant la baisse de la pression fiscale à 30 milliards en 2018, une croissance supplémentaire de 0,5% de PIB. Cet effet d’expansion cesse l’année suivante si l’économie de l’offre qui est le vrai espoir du projet ne s’épanouit pas concrètement au terme de cet important effort.

L’effet dépressif est ainsi plus élevé que l’effet d’expansion pour la première année de la mise en place du programme. Dans ces conditions l’objectif de 1,5% de croissance en 2018 prévue par le programme parait hors de portée, tandis que les objectifs plus lointains ( jusqu’à 2,3% en 2022) semblent se heurter à la chute des gains de productivité.

Pourquoi ces multiplicateurs, 2,6 pour la dépense publique et O,4 pour la baisse de la pression fiscale, sont-ils si contrariants ?

Inégalités sociales croissantes dans la dépression

Démontrons en premier lieu qu’une baisse de la dépense publique affectera plutôt les classes populaires et moyennes que les classes aisées.

On peut certes envisager, ce qui n’est pas prévu dans le programme, un accès plus difficile aux services publics pour les classes aisées, espérer que les revenus moindres qui en découleraient (il faut par exemple payer davantage pour se soigner) donneraient lieu à une baisse de l’épargne et donc à un effet relance compensant l’effet contraction, mais il s’agirait de montants relativement faibles et sans impacts macroéconomiques. Il est donc assuré qu’une diminution importante de la dépense publique frapperait essentiellement, directement ou indirectement, les classes moyennes et populaires.  Directement en s’attaquant aux dépenses sociales, par exemple la diminution de revenus de transferts (allocations au titre du chômage, retraites, RSA, logement, etc.) Tout cela est bien prévu dans le programme avec en particulier un massif report des soins sur les ménages (15 milliards d’euros selon la Mutualité française).

Pour ces couches sociales il n’est pas question de compenser la chute des revenus associés à la diminution de la dépense publique par une diminution de l’épargne, celle-ci étant trop faible. En contrepartie, une diminution du prélèvement fiscal n’affecte que fort peu ces mêmes couches sociales.

De tout ceci, il résulte que la diminution des dépenses publiques affecte massivement et rapidement le reste de l’économie : les acteurs de ces couches sociales moyennes et inférieures ne pouvant plus dépenser ce qu’ils n’ont plus. Dit très brutalement, la diminution des dépenses sociales est directement une mauvaise affaire pour les entreprises livrant des biens et services aux ménages. Elle peut même entrainer la disparition de celles d’entre-elles qui se situent dans des bassins où les revenus de substitution sont très importants, avec, par conséquent, aggravation de la situation dans les banlieues et ses risques politiques, ce qu’on appelle depuis la dernière élection américaine « les banlieues des métropoles mondialistes ». Plus concrètement encore il est des zones en France où la somme des prélèvements qui frappent les entreprisses est beaucoup plus faible que la partie du chiffre d’affaires acquise sur les dépenses elles-mêmes assises sur des revenus de transferts. Les entreprises de ces zones -essentiellement la Grande Distribution - sont nourries par la dépense publique. On comprend ainsi l’importance numérique et l’enjeu de ce multiplicateur contrariant.

Par contre, pour les couches sociales aisées si la diminution de la dépense publique est d’impact faible, la baisse de la pression fiscale connait un impact non négligeable sur le chiffre d’affaires des entreprises leur livrant des biens et des services. Avec toutefois un très fort amortissement de cet impact provoqué par une épargne supplémentaire et des importations plus élevées dans un contexte de compétitivité faible des entreprises. Cela signifie concrètement que la baisse de l’impôt est de faible rendement sur des ménages habitués à des consommations haut de gamme que le pays importe. D’où ce multiplicateur faible, fort contrariant.

On comprend ainsi mieux le poids de ces multiplicateurs annoncés plus haut avec globalement un effet dépressif très lourd et aussi des effets très mal répartis entre les différentes couches de la société et les espaces de vies correspondants : la fracture sociale ne peut que s’aggraver. Avec un mouvement auto entretenu : Parce que l’effet dépressif est puissant, on ne peut qu’accélérer le processus enclenché si l’on veut maintenir les objectifs, de quoi entrainer la ruine économique et sociale du pays avec ses conséquences politiques. Ajoutons que l’effet baisse de l’impôt en principe très favorable, ne joue qu’une fois (ce qui suppose un relais très rapide des entreprises dans les projets d’investissements) alors que l’effet baisse de la dépense est reconduit pour 5 années. Ce chemin, très difficile ne sera pas emprunté par le nouveau Président de la République.

Occulter l’avenir

Il est possible d’aller plus loin dans l’analyse.

Quand on veut diminuer la dépense publique de 20 milliards par an, on s’aperçoit vite que le chantier n’est guère aisé pour celles des dépenses liées aux rémunérations. Sauf à licencier sans indemnités des fonctionnaires, hypothèse peu réaliste et exclue du programme, la suppression de postes ne signifie pas  une diminution de la masse salariale distribuée. La raison en est simple : il faudra continuer à supporter le poids des retraites. Ne pas remplacer un fonctionnaire n’entraine une diminution de la dépense publique que par la mort, à attendre, de fonctionnaires retraités. La baisse de la masse salariale, sauf affrontement direct non inscrit dans le programme, ne peut aller plus vite que ce qui est autorisé par les « sorties naturelles » des fonctionnaires. Et de ce point de vue le programme qui envisage une économie de seulement 15 milliards sur 5 ans parait raisonnable.  Par contre sans relance de l’offre par le secteur privé, ce scénario est aussi 120000 emplois non crées en 2018 et donc une aggravation importante du chômage.

Sachant que les dépenses publiques sont massivement des rémunérations (environ 75% du total de la dépense) on comprendra  mieux que le respect de la règle de la diminution annuelle de 20 milliards de dépenses passe soit par la baisse des consommations intermédiaires des services publics produits (baisse du chauffage dans les ministères et autres bâtiments publics, baisse de la consommation de papier, de seringues dans les hôpitaux, etc.) , soit par la baisse de l’investissement public ( non renouvellement ou non-modernisation des infrastructures publiques, participation peu active à l’effort de recherche, etc. ), soit la baisse des transferts directs aux ménages et aux entreprises ( soins médicaux, retraites, RSA, CICE, etc.)

On comprend ainsi que le respect d’un tel programme de diminution des dépenses éclipsera largement le souci de l’avenir et frappera lourdement les services et transferts directs : soins, revenus de substitution. On comprend aussi que face à cette difficulté, des poches de dépenses publiques seront sanctuarisées (ensemble du secteur médico-social par exemple) au détriment de l’investissement public et donc de la construction de l’avenir. Qu’en sera-t-il de la branche énergie, des investissements dans la protection de l’environnement, etc. ?

Le difficile épanouissement d’une économie de l’offre pourtant à la base du programme.

Bien évidemment, il est possible de renverser le raisonnement et dire que la diminution des dépenses publiques n’est pas la volonté d’occulter l’avenir mais au contraire de le préparer en extirpant de la sphère publique les poches de sous-productivité et autres activités inutiles. En termes gestionnaires, il est d’ailleurs possible d’affirmer que si l’on ne peut aisément diminuer la masse salariale, on peut élever la productivité du travail direct (produire autant de services avec moins de fonctionnaires), par exemple en augmentant le temps de travail, en le réorganisant, en luttant contre l’absentéisme, en supprimant les compétences multiples, etc. Ce que le programme prévoit très correctement.

Globalement, un tel scénario serait satisfaisant si les emplois de fonctionnaires libérés par des gains de productivité dans la sphère publique devenaient emplois nouveaux plus productifs dans la sphère marchande. Au fond, le choix d’une diminution de la dépense publique serait aussi celui de faciliter voire impulser une meilleure affectation des ressources. Encore faut-il se poser la question de savoir si cette contraction de la dépense publique autorise l’épanouissement du marché conduisant à cette meilleure affectation, ce que semble suggérer le programme avec un taux de chômage ramené à 7 % en 2022. Or la réponse est loin d’être évidente puisque l’effet dépressif relativement lourd est d’abord une contraction de la demande globale, donc des marchés dont l’encombrement global ne peut être vaincu que sur la base de l’innovation (HUBER remplace les taxis), ou de gains de compétitivité acquis sur une productivité fausse (baisse des salaires), ou réelle (progrès technique). Le résultat global de cette tentative de passage à plus d’économie de l’offre est loin d’être évident.

Il résulte tout d’abord de l’orientation de contenu de ces nouvelles offres. Si la digitalisation est massive, cela pose le problème de la répartition mondiale des gains de productivité en corrélation avec le risque du « winner take all ». Si la compétitivité résulte uniquement des effets mécaniques de la baisse de la dépense publique (charges sur salaires favorables à l’échelle micro mais aggravant le déficit de demande globale), aucun gain de productivité n’est enregistré. Seul le progrès technique, par ses effets revenus, permettrait dans ce cas de figure un soulagement à la contraction de la demande globale. Or ce progrès technique, que l’on peut imaginer facilité par la nouvelle politique (aucune preuve ne peut être apportée), exige un temps long en contradiction avec le temps court de la machine dépressive.

Au total, si personne ne peut militer pour le maintien des poches de sous-productivité de la sphère étatique, il est évident que la stratégie générale proposée est douloureuse.

Un véritable programme de reconstruction passe par des moyens complémentaires. Parce qu’il est très difficile de libérer l’offre globale en déprimant la demande globale, il faut changer de paradigme et libérer massivement l’offre dans un contexte de demande garantie.

Bruxelles peut-il dans ce contexte apporter une solution ?

L’oubli de l’Europe.

Le programme Fillon est ici beaucoup plus discret. Evacuant toute volonté de renégocier les Traités, le volet Politique Industrielle de l’Europe n’existe pas vraiment et se contente d’exhortations sur le numérique, la médecine, les transports ou l’énergie, autant de branches dont on aimerait qu’elle se transforment en « nouveaux AIRBUS ». Les paragraphes consacrés aux normes et la volonté de ne pas accepter le projet de libre-échange avec les USA sont plus crédibles

Beaucoup de discrétion, voire d’erreurs concernent l’Euro.

Ainsi on parle d’un Euro qui deviendrait monnaie de réserve sans savoir que le statut de monnaie de réserve repose aussi sur des réalités qui sont loin d’exister en Europe : domination politique et militaire avec déficit extérieur constitutifs de balances euros.

On évoque aussi des souhaits ou utopies : création d’une direction politique de l’euro, avec un secrétariat général de la zone qui serait indépendante de la Commission ; coordination à imaginer avec la BCE en vue d’une stratégie économique globale ; mise en commun des dettes couronnant l’achèvement d’une convergence fiscale ; etc.

Il n’y a donc aucune prise de conscience de taux de change entre pays dont l’inadaptation s’aggrave avec le temps. On ne parle pas du passager clandestin allemand qui bénéficie d’un taux de 25% inférieur à ce qu’il devrait être. On ne parle pas non plus de l’armée d’occupation qui accompagne nécessairement le paquebot euro : finance dérégulée, Banque centrale Indépendante, liberté de circulation des capitaux, etc. On ne prend pas conscience que le rétablissement de la compétitivité passe plus facilement par une dévaluation (baisse de prix externes) que par une attaque frontale du coût complet du travail (baisse des prix internes) et ce même si durablement les élasticités prix ont été anéanties par l’allongement des chaines de la valeur.

Libérer authentiquement l’offre

Libérer l’offre passe par un premier non-respect de la réglementation européenne en réquisitionnant le gouverneur de la banque de France[3]. Ce dernier aura pour mission de monétiser la dette et de permettre  les investissements massifs donnant accès  dans un premier temps au rétablissement du bon fonctionnement des infrastructures de base ( 55milliards d’euros pour EDF, 30 milliards pour le rail, etc.,  mais aussi l’équipement militaire, et surtout la lutte contre le dérèglement climatique) . Simultanément le reprise en mains du système financier dont les dirigeants seront aussi réquisitionnés, permettrait avec la monétisation assurée par la banque centrale d’envisager des investissements eux-mêmes massifs pour la mise à niveau d’un système productif (surtout industriel et agricole) devenu très en retard en termes de productivité, de diversité, ou de simple adaptation aux demandes nouvelles. C’est dans ce cadre porteur que l’offre nouvelle pourra se libérer et assurer ce qu’on appelle la montée en gamme du système productif français.

Maintenant parce qu’il faut que les investissements gigantesques capables de redresser le pays ne débouchent pas sur un non moins gigantesque accroissement des importations[4]….assurant la relance à l’étranger….il faudra profiter de la probable disparition de l’euro, (dont le fonctionnement était lié à l’indépendance de la banque centrale….devenue organe financier dirigé par un gouverneur réquisitionné), pour procéder à une dévaluation massive.

Bien évidemment, tout cela ne pourra se déployer sans effets pervers qu’il faudra savoir maitriser : élasticités/prix à l’importation et à l’exportation beaucoup trop faibles, contrôle des mouvements de capitaux, risques d’inflation, pénurie de devises, etc. Et bien au-delà l’exigence d’une certaine patience, le rétablissement de la puissance du pays ne pouvant s’opérer que dans le cadre d’une dizaine d’années.

 

[1] La Spirale du déclassement, Essai sur la société des illusions ; Seuil ; 2016.

[2] Chiffres du FMI confirmés par l’OFCE. http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/une-revue-recente-de-la-litterature-sur-les-multiplicateurs-budgetaires-la-taille-compte/

[3] http://www.lacrisedesannees2010.com/2016/10/candidats-a-l-election-presidentielle-saisir-les-premieres-cles-permetant-la-reconstruction-de-la-france.html

[4] Même sans croissance réelle le commerce extérieur français ne cesse de se dégrader avec un déficit de 48,7 milliards d’euros entre septembre 2015 et septembre 2016 , contre « seulement » 45,4 milliards un an plus tôt.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans conférences et débats
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