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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 07:16

 

Dans « les Echos » du 25/02/2013, Dominique Moïsi   se lamente de la cacophonie d’un monde, qui cesse d’être maitrisé par des acteurs souvent nouveaux et autonomes et qui interagissent, sur la base d’objectifs complexes et peu déchiffrables. Bref, il n’y aurait plus – possiblement- de « concert des nations ».

 

Le « théorème de Coase » appliqué à la mondialisation.

 

Il y a bien longtemps, l’économiste Ronald Coase a tenté de nous montrer quelle  était la logique de la construction organisationnelle du monde. Selon lui, la taille d’un organisation dépendrait d’une alternative : pour produire un bien ou service, vaut-il mieux passer par le marché (faire faire c’est-à-dire acheter ou  « buy ») ou utiliser la hiérarchie en donnant des ordres à des collaborateurs chargés de faire (faire soi –même c’est-à-dire « make »)[1]. Cette alternative réside bien évidemment dans les coûts comparés du recours au mécanisme du marché et celui du mécanisme de la hiérarchie. Lorsque les coûts associés au, « make » dépassent ceux résultant du « buy », l’organisation doit maigrir et davantage recourir au marché.

C’est cette logique, aidée en cela par l’effondrement des coûts de transports et de communications, qui est aujourd’hui dominante en mondialisation, ce qui a pour effet d’allonger et complexifier considérablement les chaines d’une production mondiale, avec optimisation des coûts en fonction des conditions locales d’insertion. Un même bien peut ainsi être le fait d’une seule entreprise, ou à l’inverse d’une infinité d’entités réparties sur l’ensemble de la planète. Marchandise « made in the world » comme dit Pascal Lamy, et marchandise qui tend à se généraliser et devenir dominante : automobile, « minerai de viande », « produits dérivés » (finance), etc.

Avec la conséquence que bien des organisations apparaitront démembrées, avec un corps sur tel continent, un bras sur tel autre, la tête sur un troisième, etc. Mais aussi des espaces désarticulés avec des entreprises qui ne travaillent plus ensemble, ou des solidarités de filières incapables d’émerger, Le tissu économique devenant progressivement mité.

Des Etats qui s’automutilent.

Observons que cette logique a été d’une certaine façon favorisée par les Etats eux-mêmes. Parce que la logique généralisée du marché impose la fluidification la plus grande possible, il fallait bien dés- enkyster la monnaie et la finance de la grande machine étatique. Comment démembrer et segmenter la production à l’infinie sans totale liberté de circulation des capitaux ? Et comment assurer la libre circulation des capitaux sans libre marché de l’achat et de la vente des devises ? Donc sans assurer la libre convertibilité, et donc sans « taux de change politisé » selon la savoureuse expression de Jens Weidmann, gouverneur de la Banque centrale allemande[2]. Bref, comment permettre la mondialisation sans détacher la monnaie – malgré ses propriétés publiques garanties par les Etats (cours « légal », unité de compte, etc.)- des Etats eux-mêmes ?

Quand on s’intéresse quelque peu à l’histoire du prêteur en dernier ressort - prêteur qui n’a pas toujours la forme institutionnelle de la moderne Banque centrale ( cela pouvait être une mine d’or, un Hôtel des monnaies, un atelier de rénovation monétaire , etc.) - on s’aperçoit que très généralement, monnaie , finance et Etat constituent un seul et même bloc, une seule et même « entreprise » qui n’a pas besoin de passer par le marché pour se ravitailler. Ce qui veut dire que la monnaie et la finance qui va lui correspondre est une production effectuée en « make ». Les Etats, le plus souvent, ne passaient pas par le marché pour se ravitailler en matière première monnaie : ils la produisaient eux-mêmes, parfois sous cette forme  très « hiérarchique » qu’est la prise de guerre. Maintenant, dans le cas d’une Banque centrale moderne qui produit de la monnaie légale sous forme papier, ce mécanisme du « make » devient particulièrement avantageux, le coût de production du papier étant proche de zéro. Ce qui ne veut pas dire que « l’entreprise Banque centrale/Etat », ce grand corps pas encore démembré, ne connait aucune contrainte : le taux de change doit être évidemment crédible, ce qui suppose une fabrication de monnaie dans les limites des besoins économiques réels. Avec quelquefois des situations exceptionnelles, comme celles des deux guerres mondiales, exigeant le recours massif à la production monétaire.

Lorsque maintenant la célèbre « contrainte extérieure » (années 70-80) devient mondialisation,l’ exigence de  fluidification passe aussi par le démembrement  de « l’entreprise banque centrale/ Etat » là où elle ne s’est pas encore produite.  La victoire du « buy » sur le « make » se doit être générale et Les Trésors publics doivent, tous, divorcer de leur banque centrale, divorce qui interviendra massivement à la fin des années 90, sous la forme d’un impératif, celui de l’indépendance des Banques centrales. Ce divorce devient  le « buy » qui vient remplacer le « make ». Désormais les Etats et donc les Trésors publics doivent avoir recours au marché pour se ravitailler. Un recours devenu la construction progressive d’une partie des dettes publiques comme prix à payer de l’indépendance des banques centrales.

La comparaison avec le monde économique mondialisé est intéressante à plus d’un titre.

 

Etats et entreprises dans le même grand marché

Le  « minerai dette publique » désormais acheté par les « traders-fonctionnaires » des agences de dettes publiques (Agence France Trésor située à Bercy pour ce qui est de la France), est théoriquement aussi « tracé » que le « minerai de viande » de l’industrie agro- alimentaire et aussi « tracé », en théorie que le « minerai de dérivé » de l’industrie de la finance . Il est « tracé » en ce que les Trésors continuent de définir les unités de compte et attribuent le cours légal, mais des surprises peuvent provenir des taux de change et des cours à venir de la dette publique mondialisée. D’où l’auto-développement ou l’effet boule de neige de l’industrie financière : il faut sécuriser les produits avec de l’innovation sur des minerais qu’il faut toujours rendre parfaitement liquides aux fins de la fluidification exigée par la mondialisation. D’où, présentement, 200 000 traders dans le monde chargés de fluidifier les seuls taux de change. Combien sur le « carry Trade » ? Sur les dettes publiques ? Etc. Et tous ces traders doivent être parfaitement informés des états des marchés, d’où la multiplication à l’infini de ce que l’on ose encore appeler des entreprises et qui sont des agences de notation, d’évaluation, des sociétés de conseils, des sociétés d’intelligence économique, etc…dont la « production », concernant dans un même flux, et un modèle indifférencié les Etats et les entreprises , alimente 24h sur 24, et 7 jours sur 7, la spéculation, pour mieux s’en nourrir, le tout en consommant les meilleures intelligences issues des meilleures écoles. Egalement en consommant énormément de capital pour la tenue des marché dont celui des dettes publiques. Sans qu'il soit possible de distinguer l'affectation de ces capitaux aux différents marchés spéculatifs, signalons qu'Alpha Value4 considère que 38% du bilan des 4 grandes banques francaises (soit plus que le PIB de la France) est ainsi affecté à la tenue des marchés ( contre , si l'on ose dire, moins de 13% de bilan pours les stocks de la grande distribution qui elle aussi doit tenir son marché....et 13% qui représente beaucoup moins de 1% du PIB de la France...). De quoi finalement se réjouir quand on apprend avec Le Cabinet McKinsey que la crise entrainerait, depuis 2007,  une renationalisation des systèmes financiers avec un coup d'arrêt à l'expansion des actifs financiers. 

L’utilisation à front renversé du théorème de Coase

Mais il y a plus étonnant encore : la logique de l’arrangement institutionnel au niveau public, désormais plongé dans le grand bain de la mondialisation, est l’inverse de celle retenue dans le secteur privé mondialisé. C’est bien pour réduire le coût global et développer la productivité que l’on est passé du « make » au « buy » mondialisé dans les entreprises. Par contre le passage au « buy » dans la dette publique correspond à une augmentation du coût global de fonctionnement de la sphère publique, coût qui est la différence entre le prix de marché (taux d’intérêt >0) et le coût de la production monétaire par la banque centrale (taux de l’intérêt proche de 0).

Les exigences de fluidification financière développent ainsi de la sous-productivité dans les sphères publiques. Une sous-productivité que l’on tente grossièrement de minorer en se disant que les « traders-fonctionnaires » ont pour mission de réduire le coût élevé d’un choix public quasi délictueux[3]  en recherchant l’offre la plus avantageuse. C’est ainsi qu’avec le plus grand sérieux, donc sans rire, les directions des agences des  dettes publiques, partout dans le monde, s’enorgueillissent de rechercher le financement le moins cher possible des dettes publiques, en offrant les dites dettes sur le marché mondial. Cela représente quand même en 2013 près de 50 milliards de « surcoût » pour chacun des Trésors, Allemand, Français et Italien, sous la forme d’un service de la dette.

Bien évidemment, ces surcoûts artificiellement imposés à ces propriétaires réels des banques centrales que sont les peuples et ceux qui les représentent que sont les Etats, ont une contrepartie sous la forme d’une épargne solide, et en principe bien liquide, pour des agents économiques - eux-mêmes mondialisés- qui profitent ainsi du démantèlement partiel des puissances publiques. Le service de la dette n’est pas perdu pour tout le monde, et donc la fluidification imposée par la mondialisation fait aussi la matière première sans doute essentielle – toujours une question de « minerai »- d’une industrie de l’épargne et de la finance. Une industrie qui se sert ainsi des épargnants, comme le dit E Todd, de boucliers humains, pour exiger que rien ne change dans le monde mondialisé et financiarisé.

 Dominique Moïsi a raison : Il ne peut plus y avoir de « concert des nations », la cancérisation de la société par la finance a fait le naufrage des Etats-Nations. Même ce noyau dur que constituaient les Etats est aujourd’hui démembré.



[1] Cette idée fût émise par Coase pour la première fois en 1937. Elle fût ensuite reprise et traduite dans « l’entreprise, le marché et le droit » ouvrage paru aux Editions d’Organisation en 2005.

[2] Propos repris dans le « Dow Jones News » en date du 22/01/2013.

[3] De fait il s’agit d’un délit en ce que le service de la dette qui va résulter du passage au « buy » des Etats est une atteinte aux droits de propriétés des peuples sur leur monnaie.

4 ) "Les Echos" du 28/02/2013.     

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans banques centrales
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BA 21/03/2013 15:40

Jeudi 21 mars 2013 :

L'Union Européenne demande à Chypre d'instaurer un blocage des capitaux.

L'Union européenne cherche à convaincre les dirigeants chypriotes d'instaurer un blocage des capitaux placés dans les banques de l'île pour éviter leur faillite, a confié jeudi à l'AFP une source
européenne proche des discussions.

Les autorités chypriotes ont trois choses à faire d'ici mardi : présenter un plan B crédible et viable pour remplacer le plan de sauvetage rejeté par le Parlement, instaurer un blocage sur une
longue période des capitaux placés dans les banques, et préparer la fusion entre les deux principales banques en difficultés, a expliqué cette source sous couvert de l'anonymat.

Le risque sinon est une sortie de Chypre de la zone euro, a-t-il averti.

http://www.romandie.com/news/n/_L_UE_demande_a_Chypre_d_instaurer_un_blocage_des_capitaux_85210320131358.asp

Comment ça, "instaurer un blocage sur une longue période des capitaux placés dans les banques" ? ? ?

Mais c'est contraire à tous les traités européens !

Je recopie le traité de Lisbonne, page 93 :

CHAPITRE 4
LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS
Article 63
(ex-article 56 TCE)
1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf

BA 21/03/2013 12:00

Nous sommes en train de vivre un conflit ahurissant.

Il y a deux pouvoirs qui s'affrontent, en ce moment même, en Europe.

1- Premier pouvoir : le parlement de Chypre.

Le parlement de Chypre est élu par le peuple au suffrage universel. Le parlement de Chypre est légitime. Or ce parlement de Chypre a voté "non" au plan de la Troïka. Et je précise : aucun député
chypriote n'a voté "oui" au plan de la Troïka. Aucun.

2- Second pouvoir : la BCE.

La BCE est dirigée par un ancien de Goldman Sachs, Mario Draghi. La BCE exerce un chantage scandaleux sur le parlement de Chypre. Mardi 26 mars, la BCE arrêtera de fournir des billets en euros aux
banques de Chypre si le parlement n'a pas voté un plan de la Troïka : en clair, c'est un ultimatum. La BCE dit au parlement de Chypre :

"Vous avez jusqu' à lundi soir pour voter un plan de la Troïka. Si vous ne l'avez pas voté lundi soir, nous arrêterons de fournir des billets en euros aux banques de Chypre mardi matin."

C'est un diktat.

La BCE se permet un diktat contre un parlement élu par le peuple.

C'est un diktat que l'oligarchie européenne impose à un parlement élu par le peuple.

Dans ce conflit, la BCE a montré son vrai visage.

Dans ce conflit, l'Union Européenne a montré son vrai visage.

L'Union Européenne est une dictature.

Les masques tombent.

Nous sommes en train de vivre une guerre entre la dictature européenne et les démocraties nationales.

BA 20/03/2013 21:22

Mercredi 20 mars 2013 :

Je vous suggère de lire cet article très important :

Chypre : Draghi use du Blocus monétaire.

Le « blocus monétaire » de Chypre qui vient d’être mis en œuvre par la BCE est un acte d’une extraordinaire gravité, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées.

La décision de M. Mario Draghi porte sur deux aspects : tout d’abord la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets (point qui n’est semble-t-il pas essentiel car les réserves de «
cash » semblent importantes) et ensuite la BCE interrompt les transactions entre les banques chypriotes et le reste du système bancaire de la zone Euro. C’est cette dernière mesure qui est de loin
la plus grave.

D’une part, elle condamne à court terme les banques chypriotes (mais aussi les entreprises basées à Chypre, qu’elles soient chypriotes ou non) car désormais elles ne peuvent plus faire de
transactions avec le reste de la zone Euro. D’autre part, elle équivaut à un « blocus » économique, c’est-à-dire dans les termes du droit international à une action qui équivaut « acte de guerre ».
C’est donc dire la gravité de la décision prise par Mario Draghi. Elle pourrait d’ailleurs se prêter à contestation devant les cours internationales. C’est donc dire la responsabilité prise par
Mario Draghi qui pourrait, à ce compte, se retrouver un jour devant un tribunal, international ou non.

Sur l’interruption des relations entre banques chypriotes et la zone Euro, l’argument invoqué est le « doute » sur la solvabilité des dites banques chypriotes. C’est à l’évidence un pur prétexte
car des « doutes » il y en a depuis juin dernier. Tout le monde sait qu’avec les conséquences du « haircut » imposé sur les créanciers privés de la Grèce, on a considérablement fragilisé les
banques de Chypre. La BCE n’avait pas réagi à l’époque et ne considérait pas le problème de la recapitalisation de ces banques comme urgent. Elle se décide à le faire au lendemain du rejet par le
Parlement chypriote du texte de l’accord imposé à Chypre par l’Eurogroupe et la Troïka. On ne saurait être plus clair.

Le message envoyé par Mario Draghi est donc le suivant : ou vous vous pliez à ce que NOUS avons décidé, ou vous en subirez les conséquences. Ce n’est pas seulement un message, c’est un ultimatum.
On mesure ici que toutes les déclarations sur le « consensus » ou l’« unanimité » qui aurait présidé à la décision de l’Eurogroupe ne sont que des masques devant ce qui s’avère être un Diktat.

Mais il y a un message dans le message. Mario Draghi vient, d’un seul geste, de faire sauter la fiction d’une décision collective au sein de la BCE, car le Président de la Banque Centrale de Chypre
n’a pas donné son accord. Les règles n’ont ainsi même pas été respectées. Il vient, ensuite, d’affirmer au reste du monde que les décisions ne sont pas prises par l’Eurogroupe ou l’Union Européenne
mais par lui et lui seul, fonctionnaire désigné et non élu, irresponsable au sens le plus politique du terme.

La nature profondément tyrannique des institutions mises en place dans le cadre européen se révèle pleinement dans cet incident. Les grands discours sur la coopération et sur l’expertise cèdent la
place au froid rapport des forces et sentiment de puissance.

Il met un terme au concours d’hypocrisie auquel s’étaient livrées les différentes instances européennes parlant d’un accord décidé à l’unanimité (avec le pistolet sur la tempe). Il en va de même
avec le “respect du vote” du Parlement chypriote, dont on voit bien que Mario Draghi se moque comme d’une guigne. Désormais les choses sont claires et, en un sens, c’est tant mieux. Mais il ne
faudra plus s’étonner si les partis, souvent qualifiés de “populistes”, qui sont opposés aux institutions européennes montent rapidement dans les sondages. De même ne faudra-t-il plus s’étonner si
la violence contre les institutions européennes et leurs représentants monte rapidement dans les pays les plus touchés par la crise. Car il est dans la nature des choses que la Tyrannie appelle la
violence.

Les conséquences de cette décision seront, quoi qu’il advienne, dramatiques. Il est possible que le Parlement chypriote se déjuge sous la pression, mais ce faisant il ouvrira une crise ouverte avec
son peuple. La tradition de violence politique que l’on a à Chypre ne doit alors pas être négligée. Il est aussi possible que l’on aille jusqu’au bout de cette crise et que Chypre soit de facto
expulsée de la zone Euro du fait de la décision de Mario Draghi. Le précédent ainsi établi aura dans ce cas des conséquences profondes pour l’ensemble des autres pays. Nous aurons des indications
sur le cours que les événements vont prendre d’ici 48 heures.

Jacques Sapir.

http://russeurope.hypotheses.org/1065

BA 20/03/2013 17:03

Le blocus de Chypre vient de commencer.
Les masques tombent.
L’Union Européenne révèle son vrai visage.

La Banque Centrale Européenne révèle son vrai visage.
La BCE n’est qu’un gang de maîtres-chanteurs.
La BCE affame les Chypriotes jusqu’à ce qu’ils cèdent.
La BCE arrête de fournir des billets en euros aux banques de Chypre jusqu’à ce que les Chypriotes cèdent.

Les masques tombent.
L’Union Européenne n’est qu’une dictature.
Ni plus, ni moins.

Ceux qui soutiennent cette dictature n’ont aucune leçon à nous donner.
Aucune.

Le blocus de Chypre me rappelle le blocus de Berlin. (Le 24 juin 1948, à l’issue d’une longue dégradation des relations entre les quatre occupants de l’Allemagne, l’Union soviétique bloque les
voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest. Commence alors le « blocus de Berlin », qui dure jusqu’au 12 mai 1949.)

Ceux qui soutiennent l'Union Européenne sont comme ceux qui soutenaient l’URSS au moment du blocus de Berlin.

Ceux qui soutiennent l'Union Européenne ont oublié que le blocus de Berlin n'a pas empêché l'effondrement de l'URSS quarante ans plus tard.

Les dictatures peuvent faire tous les blocus qu'elles veulent : à la fin, les peuples finissent par les détruire.

Les 15 peuples qui étaient réunis dans l'URSS ont fini par reprendre leur indépendance : aujourd'hui, l'URSS est morte.

De la même façon, les 27 peuples qui sont réunis dans l'Union Européenne reprendront leur indépendance : demain, l'Union Européenne mourra.

L'Union Européenne rejoindra l'URSS dans les égouts de l'Histoire.

Lisez cet article :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

BA 20/03/2013 14:37

Mercredi 20 mars 2013, vers 13h30 :

La situation est en train de dégénérer.

Lisez cet article :

La Banque centrale européenne (BCE) a prévenu qu'elle cessait d'alimenter en liquidités les banques chypriotes tant que Nicosie n'accepte pas le plan de sauvetage.

Aussi policé soit-il, Mario Draghi sait employer la force lorsqu'il le juge nécessaire. C'est la méthode qu'il a choisie, à Chypre, pour forcer le gouvernement à accepter le plan de sauvetage de
l'UE et du FMI, rejeté par le parlement chypriote mardi.

Après avoir «pris acte» du rejet du plan d'aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive: le blocus monétaire. Elle a prévenu qu'elle n'alimenterait plus les banques chypriotes en
liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté.

«Les liquidités d'urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu'elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a
indiqué Jorg Asmussen, l'un des membres du directoire de la BCE.

Jamais la BCE n'avait encore brandi une telle menace. Du coup, le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale de l'île n'ont pas d'autre choix que de laisser les banques
fermées jusqu'à nouvel ordre...

Eviter des émeutes «comme en Argentine».

«S'ils ouvrent les banques, alors que la BCE bloque l'accès aux liquidités, ce sera la ruée sur les guichets, et des émeutes comme en Argentine!», prévient Gilles Moec de la Deutsche Bank.

«Les déposants ne pourraient plus retirer du cash, faute de billets suffisants, et ceux qui voudraient faire des virements à l'étranger se verraient répondre que c'est impossible car la banque
n''est plus autorisée à le faire par la BCE…», poursuit Gilles Moec, spécialiste des questions monétaires européennes.

En attendant, les distributeurs automatiques de billets fonctionnent toujours à Chypre. Ils sont alimentés par les réserves de la banque centrale chypriote. Combien de temps cela va-t-il durer ?
Nul ne le sait. Cela dépendra des réserves en «cash» de la banque centrale locale qui, selon les pays, peuvent permettre de «tenir un siège» d'après les experts ...

Plus grave encore : les entreprises, notamment les compagnies aériennes chypriotes ne pourront bientôt plus payer leurs factures de kérosène, faute de pouvoir faire des virements à l'étranger... Si
la situation se prolonge, le blocus monétaire peut très vite se transformer en blocus économique. Du jamais vu dans l'Union européenne !

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

BA 19/03/2013 23:00

Le Parlement chypriote a rejeté mardi le plan de sauvetage européen pour l'île après le tollé provoqué par la taxe sans précédent sur les dépôts bancaires qui y est prévue, replongeant la zone euro
dans une crise aux conséquences incertaines.

L'annonce du rejet a été accueillie par une énorme explosion de joie devant le Parlement où des milliers de manifestants s'étaient réunis pour dire Non au texte.

"Chypre appartient à son peuple", a scandé la foule.

"Parce que nous sommes petits, ils ont cru qu'ils pouvaient faire ça avec nous. Mais Chypre ne veut pas être un cobaye pour l'Europe", a dit Stefanos Angelidis, un chômeur de 28 ans.

"Nous savons que ça va être difficile, mais nous sommes prêts à accepter les sacrifices pour sauvegarder notre dignité", a affirmé Maria Hadjisawa, une traductrice de 30 ans.

http://www.boursorama.com/actualites/chypre-le-parlement-rejette-le-plan-de-sauvetage-europeen-23a5172e9c683dfd8d3c9442192aca9b

BA 19/03/2013 19:49

Mardi 19 mars 2013 :

Coup de tonnerre à Chypre !

Attention, attachez vos ceintures !

ALERTE - Chypre : le Parlement rejette le plan de sauvetage de l'Union Européenne.

Le Parlement chypriote a rejeté mardi un très impopulaire plan de sauvetage conclu samedi avec l'Eurogroupe et censé éviter une faillite de l'île, par 36 voix contre, 19 abstentions, et aucune
pour.

Le projet a été rejeté, a affirmé le président du Parlement Yiannakis Omirou.

Le vote contre le plan qui prévoit une taxe exceptionnelle et sans précédent sur les dépôts bancaires a été accueilli par une explosion de joie par des milliers de manifestants réunis devant
l'Assemblée.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Chypre_le_Parlement_rejette_le_plan_de_sauvetage_de_l_UE60190320131936.asp

BA 19/03/2013 19:22

Qui est responsable du chaos à Chypre ?

Qui a pris la décision de voler les épargnants de Chypre ?

Réponse : "C'est pas moi, c'est pas moi, c'est l'autre !"

Lisez cet article :

Qui a eu l'idée de taxer les dépôts bancaires à Chypre ? Plusieurs responsables européens se renvoient la balle. Face à la colère des Chypriotes et à l'inquiétude des marchés, la zone euro a
replongé dans la cacophonie lundi.

selon le Financial Times daté de lundi, un haut responsable européen aurait confié au journal qu’initialement les bailleurs de fonds internationaux souhaitaient que seuls les dépôts supérieurs à
100.000 euros soient taxés, et ce, à hauteur de 15,6%. Des dépôts qui sont détenus en grande partie par des Russes, rappelle le quotidien britannique.

"Avec le FMI, les Allemands ont voulu taxer les déposants à Chypre jusqu'à 40%", a de son côté précisé une source diplomatique européenne sous couvert d'anonymat. "Il y a eu des mises en garde mais
ils n'ont pas voulu écouter. Le comble maintenant est qu'ils n'assument pas."

Deux jours à peine après avoir difficilement ficelé l'accord, l'Allemagne, la France et la Banque centrale européenne (BCE) affirmaient ainsi ne pas être à l'origine de la proposition de taxer
l'ensemble des déposants. Et dès dimanche, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait affirmé que Berlin s'était prononcé en faveur d'une protection des petits épargnants. Le
gouvernement allemand, tout comme le FMI, a proposé une solution qui "respecte la garantie des dépôts", a déclaré Wolfgang Schaüble.

Tout comme l'a fait Pierre Moscovici de son côté, ce lundi. "J'ai plaidé l'exemption des dépôts sous 100.000 euros depuis le départ", a-t-il affirmé à la presse au lendemain d'une nouvelle réunion,
téléphonique, avec ses homologues de la zone euro, pour rectifier le tir après l'accord très critiqué sur l'aide à Chypre.

Pour le ministre des Finances allemand, la faute revient au gouvernement chypriote, à la Commission européenne et à la BCE. Ce sont "eux qui ont choisi cette solution et ils doivent maintenant s'en
expliquer auprès du peuple chypriote".

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130319trib000754763/chypre-mais-qui-a-eu-l-idee-de-taxer-les-depots-bancaires.html

BA 18/03/2013 20:02

Lundi 18 mars 2013 :

Chypre : les banques de l'île vont rester fermées jusqu'à jeudi.

Lisez cet article :

Le Parlement chypriote a reporté à mardi son vote sur le plan de sauvetage européen très impopulaire sur l'île, dont la clause sans précédent prévoyant de prélever une taxe sur tous les dépôts
bancaires fait trembler les marchés financiers.

Malgré ce report, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement en milieu d'après-midi, clamant : "non à l'euro", ou encore : "L'Europe existe pour ses peuples, pas
pour l'Allemagne".

Pour éviter une ruée aux guichets, les banques de l'île vont rester fermées jusqu'à jeudi, selon un responsable de la Banque centrale.

http://www.romandie.com/news/n/Chypre_le_plan_de_sauvetage_inqui_les_march_le_vote_report_RP_180320131749-30-334569.asp

BA 17/03/2013 22:38

Dimanche 17 mars 2013 :

Après avoir analysé la situation désespérée de la Grèce, l'économiste Jacques Sapir analyse la situation de Chypre : pour Jacques Sapir, Chypre risque entraîner une réaction en chaîne.

Lisez cet article :

Dans ce contexte survient le samedi 16 mars l’annonce de l’accord sur Chypre, et de ses conséquences. Le gouvernement de Nicosie, pour obtenir le soutien de l’Union Européenne, a dû mettre en œuvre
une mesure extrêmement dangereuse : un prélèvement direct sur les comptes bancaires. Les effets de cette mesure ne se feront probablement pas attendre dans les autres pays. En effet, à Chypre même,
des queues se formaient devant les banques pour retirer l’argent des comptes, mais sans effets car le gouvernement avait gelé la veille les montants. Mais ce qui est arrivé aux Chypriotes va servir
de leçon pour les autres pays. Une telle mesure est parfaitement envisageable en Grèce, en raison de l’effondrement des recettes fiscales. La logique de la situation serait que l’on assiste à un «
bank run », une panique bancaire en Grèce, puis probablement en Espagne et en Italie.

Concrètement, la situation de la Grèce a connu une nouvelle aggravation, dont les effets seront manifestes d’ici à juillet prochain. Mais la combinaison de cette situation et du faux-pas des
autorités à Chypre risque de confronter les autres pays en crise ouverte, l’Espagne, le Portugal et sans doute l’Italie, à la perspective de paniques bancaires qui, même si elles ne sont pas
justifiées, seront extrêmement difficiles à contrôler. La TROÏKA veut continuer de voir couler le sang de la Grèce par ses veines grandes ouvertes, mais ce sang ne va pas tarder à nous
éclabousser.

Jacques Sapir.

http://russeurope.hypotheses.org/1028

BA 17/03/2013 10:18

Dimanche 17 mars 2013 :

A Chypre, le gouvernement va voler 6,75 % des dépôts de tous les épargnants.

Si un épargnant chypriote possède plus de 100 000 euros, le gouvernement va lui voler 9,9 % de son épargne.

Bon.

D'accord.

La question la plus importante est la question que pose Lars Christensen, de Saxo Bank :

"Maintenant, l'Italie et l'Espagne vont-elles à leur tour confisquer 10 % des dépôts des épargnants ?"

"Will Italy and Spain also face 10% confiscation on bank deposits ?"

http://www.romandie.com/news/n/Will_Italy_and_Spain_also_face_10_confiscation_on_bank_deposits__RP_170320130943-30-333976.asp

BA 16/03/2013 22:04

Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord dans la nuit de vendredi à samedi sur un plan d'aide de 10 milliards d'euros pour Chypre.

Les banques devront y participer via une ponction de 9,9% sur les dépôts, a annoncé un responsable de la zone euro.

"C'est fait", a indiqué ce responsable européen, qui a précisé que les dépôts inférieurs à 100 000 euros ne seraient ponctionnés qu'à 6,75% et que les intérêts des dépôts seraient aussi taxés.

Samedi matin, à Chypre, des dizaines de Chypriotes et d'étrangers, très nombreux sur l'île, étaient visibles devant les banques pour retirer de l'argent des distributeurs automatiques.

Lisez cet article :

"C'est une catastrophe", a dit un Chypriote de 45 ans venu retirer de l'argent.

"Cela va nous donner envie de sortir de l'euro", dit un autre, un retraité.

"On essaie tous de retirer un maximum d'argent -- mais cela ne marche pas très bien, on ne sait pas si les comptes sont bloqués ou les distributeurs vides, a dit à l'AFP Joseph, employé de banque
chypriote. Personne ne s'attendait à cela -- et les banques n'étaient au courant de rien".

Les agences bancaires étaient fermées pour le week-end, et jusqu'à mardi matin, lundi étant férié sur l'île.

Ces retraits ne vont toutefois pas empêcher la ponction sur les comptes de toute personne résidant sur l'île. Les montants correspondant à la taxe "sont déjà bloqués et ne peuvent plus être
transférés", assure Marios Skandalis, vice-président de l'Institut des comptables publics de Chypre.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/16/a-chypre-la-population-dans-l-incertitude-apres-l-annonce-du-plan-de-sauvetage_1849491_3214.html

Conclusion : un Etat est capable de tout.

Un Etat peut mentir, un Etat peut tromper, un Etat peut aller voler l’argent des épargnants dans les coffres des banques privées, etc, etc.

Un Etat peut tout faire.

BA 16/03/2013 14:25

Samedi 16 mars 2013 :

Bank-run à Chypre.

Samedi matin, à Chypre, des dizaines de Chypriotes et d'étrangers, très nombreux sur l'île, étaient visibles devant les banques pour retirer de l'argent des distributeurs automatiques.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord dans la nuit de vendredi à samedi sur un plan d'aide de 10 milliards d'euros pour Chypre.

Les banques devront y participer via une ponction de 9,9% sur les dépôts, a annoncé un responsable de la zone euro.

"C'est fait", a indiqué ce responsable européen, qui a précisé que les dépôts inférieurs à 100 000 euros ne seraient ponctionnés qu'à 6,75% et que les intérêts des dépôts seraient aussi taxés.

Lisez cet article :

Chypre/aide : colère des épargnants.

Ces prélèvements sur les dépôts des épargnants, censés rapporter 5,8 milliards d'euros, seront appliqués à toutes les personnes résidant sur l'île méditerranéenne, des employés chypriotes aux
oligarchies russe.

Des tweets de gens en colère se multipliaient samedi sur la Toile même si l'accord n'était pas à la Une de la presse, en raison de sa conclusion tard dans la nuit à Bruxelles.

Juste après l'annonce de l'accord, des dizaines de Chypriotes et d'étrangers, très nombreux sur l'île, étaient visibles devant les banques pour retirer de l'argent des distributeurs
automatiques.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/03/16/97002-20130316FILWWW00324-chypreaide-colere-des-epargnants.php

BA 15/03/2013 20:09

Vendredi 15 mars 2013 :

Pour sauver de la faillite les Etats européens surendettés, les neuneus ont créé le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Mais ce Fonds est alimenté par des dizaines de milliards d'euros
que doivent payer ... les Etats européens surendettés !

Par exemple, en janvier 2013, la contribution de l'Italie au FESF a atteint 43 milliards d'euros. Du coup, la dette publique de l'Italie a battu son record historique : 2022,7 milliards d'euros
!

Le Fonds de Stabilité ne stabilise rien du tout : au contraire, il aggrave la catastrophe !

Lisez cet article hilarant :

Italie : la dette publique atteint un nouveau record historique : 2022,7 milliards d'euros.

La dette publique italienne dépasse le seuil des 2000 milliards d'euros, marquant un nouveau record historique en Janvier à 2022,7 milliards d'euros, soit une augmentation de 34 milliards d'euros
par rapport à décembre, augmentation en grande partie due à la contribution de l'Italie au Fonds Européen de Stabilité Financière.

LA DETTE - En Janvier 2013, le soutien de l'Italie aux pays de la zone euro en difficulté (ce qui correspond à la part de l'Italie dans les prêts du FESF) s'est élevé à 0,4 milliard d'euros : la
contribution totale de l'Italie au FESF créé pour lutter contre la crise de la dette en Europe a atteint 43 milliards d'euros. La dette du «gouvernement central», explique le rapport, a donc
augmenté de 34,5 milliards d'euros par rapport à décembre, la dette des «administrations locales» a diminué de 0,5 milliards d'euros.

En Espagne, la dette a atteint le niveau record de 84% du PIB à la fin de 2012, soit une augmentation de 14,8% par rapport à 2011.

http://www.corriere.it/economia/13_marzo_15/debito-record-Fitch-taglia-stime-Pil_6141a096-8d5a-11e2-b59a-581964267a93.shtml

BA 15/03/2013 12:25

Vendredi 15 mars 2013 :

Espagne : nouveau record de la dette publique à 84,1% du PIB à la fin 2012.

La dette publique de l'Espagne a fortement progressé au cours du dernier trimestre 2012, pour atteindre un nouveau record historique, à 84,1% du PIB, en raison d'une hausse tant au niveau de
l'administration centrale qu'au niveau des 17 régions autonomes, a annoncé vendredi la Banque d'Espagne.

Dette publique de l'Espagne :
2007 : dette publique de 36,3 % du PIB.
2008 : dette publique de 40,2 % du PIB.
2009 : dette publique de 53,9 % du PIB.
2010 : dette publique de 61,5 % du PIB.
2011 : dette publique de 69,3 % du PIB.
2012 : dette publique de 84,1 % du PIB.

http://www.google.com/publicdata/explore?ds=ds22a34krhq5p_#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=gd_pc_gdp&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=country_group&idim=country:es&idim=country_group:non-eu&ifdim=country_group&hl=fr&dl=fr&ind=false

La Gaule 15/03/2013 04:05

Peut-on réduire la dette publique à une marchandise, ou à son stade primitif de matière première ?

L’origine de la dette résultant d’abord d’un déficit commercial –à ce que j’ai appris- j’ai plutôt l’impression que la dette est un fantôme de marchandise.

Marchandise que l’on aurait pu produire soi-même (point de vue de l’endetté) si l’on n’avait pas trouvé le moyen d’en faire venir une moins chère du diable vauvert, cette marchandise exotique ayant
elle-même raté sa vocation à être achetée par ceux qui l’avaient produite, faute de revenus suffisants (point de vue du spolié).

Au bout du compte, il y a bien un déficit de marchandise, et qu’il est très astucieux de faire figurer par un fantôme, ou sa représentation graphique sur papier (ou écran), puisque le propre de la
masse des crédules est de croire aux fantômes.

Plus grand est en effet le fantôme, et plus grande est la crainte et la honte du crédule consommateur endetté. Parallèlement, plus grande est l’adoration respectueuse du crédule producteur
spolié.

Dans les deux cas, le crédule apprend à se contenter de peu et n’attend plus que le jour suivant.

L’économie mondiale devient alors une sorte de caverne de Platon, à l’intérieur de laquelle le déficit de la demande est figuré par un fantôme, que projettent sans cesse les manipulateurs de
l’offre à l’attention sidérée de la foule des manipulés.

Seuls les manipulateurs peuvent alors jouir, jusqu’à satiété, des richesses du monde extérieur réel.

Comme quoi, à trop vouloir retourner au fou les cheminements tortueux de sa pensée, on finit soi-même par se perdre dans des mythes très anciens.

BA 12/03/2013 19:17

Mardi 12 mars 2013 : mort officielle de la démocratie en Europe.

Mardi 12 mars 2013 : naissance officielle de l'oligarchie en Europe.

Strasbourg entérine le contrôle communautaire des budgets nationaux.

Le Parlement européen a approuvé mardi 12 mars deux nouveaux règlements sur la gouvernance économique de la zone euro, dont l'un accorde un pouvoir de contrôle accru à la Commission européenne sur
l'élaboration des budgets nationaux.

Les gouvernements devront transmettre leur projet de budget 2014 avant le 15 octobre à la Commission européenne, qui veillera à ce qu'il respecte les critères de l'UE, notamment en termes
d'endettement et de déficit.

La Commission européenne pourra formuler des recommandations qui ne seront pas contraignantes, mais les gouvernements qui n'en tiendront pas compte s'exposeront à des sanctions.

Les membres non-élus de l'oligarchie, qui ont le pouvoir, qui ont le vrai pouvoir, sont les suivants :
José Manuel Durão Barroso
Catherine Ashton
Viviane Reding
Joaquín Almunia
Siim Kallas
Neelie Kroes
Antonio Tajani
Maroš Šefčovič
Janez Potočnik
Olli Rehn
Andris Piebalgs
Michel Barnier
Androulla Vassiliou
Algirdas Šemeta
Karel De Gucht
Tonio Borg
Máire Geoghegan-Quinn
Janusz Lewandowski
María Damanáki
Kristalina Georgieva
Günther Oettinger
Johannes Hahn
Connie Hedegaard
Štefan Füle
László Andor
Cecilia Malmström
Dacian Cioloş

BA 08/03/2013 21:22

Vendredi 8 mars 2013 :

Italie : Fitch abaisse d'un cran la note du pays à BBB+, perspective négative.

L'agence de notation Fitch a abaissé vendredi d'un cran la note souveraine de l'Italie, à "BBB+" contre "A-", assortie d'une perspective négative, devenant la première agence à dégrader la note du
pays, plongé dans une impasse politique à la suite des élections législatives de février.

"Le résultat peu clair des élections législatives italiennes des 24-25 février rend peu probable la formation d'un nouveau gouvernement stable dans les semaines à venir. L'incertitude politique
croissante et le contexte peu propice à de nouvelles réformes structurelles représentent un choc supplémentaire pour l'économie réelle, alors que sévit déjà une profonde récession", explique
l'agence Fitch.

Les statistiques du 4e trimestre 2012 confirment que la récession en Italie est l'une des pires d'Europe, souligne Fitch qui table sur une contraction de 1,8% du PIB en 2013, dans la foulée du
recul de 2,4% de 2012.

Quant à la dette publique de l'Italie, elle devrait atteindre près de 130% du PIB en 2013, estime l'agence, qui rappelle qu'elle tablait sur 125% à la mi-2012.

BA 08/03/2013 15:31

Vendredi 8 mars 2013 :

Allemagne : un allié de Merkel évoque une sortie de l'Italie de la zone euro.

L'un des principaux dirigeants des libéraux allemands, partenaires de gouvernement d'Angela Merkel, a déclaré jeudi soir que l'Italie devait choisir entre un abandon de l'euro ou la poursuite d'une
cure d'austérité drastique.

Les élections législatives des 24 et 25 février en Italie n'ont pas dégagé de majorité en raison notamment de la percée du "Mouvement 5 Etoiles" de Beppe Grillo, virulent détracteur de la politique
de rigueur mise en oeuvre depuis novembre 2011, à l'incitation de ses partenaires européens, par Mario Monti. Ce dernier a en revanche essuyé un échec électoral.

"La décision de s'ajuster à la monnaie unique est une décision que l'Italie doit prendre pour elle-même, ce n'est pas à nous de la prendre. Si l'Italie ne veut pas le faire, elle doit en tirer les
conséquences", a déclaré Rainer Brüderle, chef du groupe parlementaire du Parti libéral (FDP) au Bundestag, à l'antenne de la ZDF.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0C083P20130308

BA 08/03/2013 14:16

En 2008, la crise bancaire avait explosé les banques privées irlandaises. L'Etat irlandais avait alors choisi de payer des dizaines de milliards d'euros pour sauver de la faillite les banques
privées irlandaises.

Conséquence : l'Etat irlandais s'était retrouvé en faillite. L'Etat irlandais avait appelé à l'aide. Fin 2010, le FMI, l'Union Européenne et la BCE avaient prêté en urgence 85 milliards d'euros sur
trois ans à l'Etat irlandais.

Problème : aujourd'hui, trois ans après, l'Etat irlandais est incapable de rembourser ces 85 milliards d'euros.

Mais attention ! Quand c'est un pays anglo-saxon qui est en défaut de paiement, il ne faut pas le dire !

Il ne faut pas dire : "L'Irlande est en défaut de paiement".

A la place, il faut dire :

"Il ne s'agit pas seulement de l'allongement de la maturité des prêts, on peut vraiment penser à d'autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l'extension de la maturité"

L'Irlande a déjà annoncé à la BCE qu'elle remboursera la BCE en 2053 si tout va bien.

Et aujourd'hui, l'Irlande vient d'annoncer au FMI qu'elle remboursera le FMI ... un jour.

Vendredi 8 mars 2013 :

Irlande : le FMI "ouvert" à un ajustement du programme d'aide (Christine Lagarde).

Le FMI est "ouvert" à un ajustement des termes du programme d'assistance financière à l'Irlande afin d'aider le pays à en sortir et à faire son retour définitif sur les marchés, a indiqué vendredi
à Dublin sa directrice générale, Christine Lagarde.

"Nous avons l'esprit ouvert sur de nombreuses questions, de nombreux termes et conditions de la stratégie de sortie (du plan d'aide) jusqu'à un ajustement des prêts", a déclaré devant la presse la
patronne du Fonds Monétaire International, lors de sa première visite dans l'un des trois pays de la zone euro placés sous assistance financière internationale, avec la Grèce et le Portugal.

"Il ne s'agit pas seulement de l'allongement de la maturité (des prêts), on peut vraiment penser à d'autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l'extension" de la maturité,
a-t-elle ajouté.

Les ministres des Finances européens se sont mis d'accord de leur côté mardi 5 mars sur le principe de rallonger les prêts accordés à l'Irlande et au Portugal et devraient annoncer une décision
définitive lors de leur prochaine réunion en avril.

Plombée par ses banques, l'Irlande avait appelé le FMI et ses partenaires européens à l'aide fin 2010 et obtenu un plan de sauvetage global de 85 milliards d'euros au prix d'une cure d'austérité
drastique.

Le pays, qui a retrouvé une croissance fragile et a entamé son retour sur les marchés l'été dernier, veut sortir à la fin de l'année de ce plan d'aide.

http://www.romandie.com/news/n/Irlande_le_FMI_ouvert_a_un_ajustement_du_programme_d_aide_Lagarde75080320131230.asp?

BA 06/03/2013 12:22

Union Européenne : quatrième trimestre 2012 :

Portugal : baisse du PIB : - 1,8 %.

Chypre : baisse du PIB : - 1 %.

Slovénie : baisse du PIB : - 1 %.

Danemark : baisse du PIB : - 0,9 %.

Italie : baisse du PIB : - 0,9 %.

Hongrie : baisse du PIB : - 0,9 %.

Espagne : baisse du PIB : - 0,8 %.

Allemagne : baisse du PIB : - 0,6 %.

Finlande : baisse du PIB : - 0,5 %.

France : baisse du PIB : - 0,3 %.

Royaume-Uni : baisse du PIB : - 0,3 %.

République tchèque : baisse du PIB : - 0,2 %.

Pays-Bas : baisse du PIB : - 0,2 %.

Autriche : baisse du PIB : - 0,2 %.

Belgique : baisse du PIB : - 0,1 %.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-06032013-AP/FR/2-06032013-AP-FR.PDF

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  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
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