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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:19

 

Dans « Zone euro : les clandestins le resteront jusqu’au bout » nous disions que la prochaine étape de la clandestinité serait sans le dire l’ouverture maximale des robinets de la BCE. C’est chose faite aujourd’hui avec le lancement  d’offres à 3 ans sur la base d’un collatéral qualitativement  généreux et quantitativement illimité, le tout assorti d’un taux d’intérêt très inférieur aux meilleurs taux offerts sur les dettes souveraines de qualité. Et cette ouverture maximale porte un nom chez les financiers : le « Sarko trade » pour ainsi désigner ce que le président Français aurait obtenu, au terme d’interminables négociations.

A priori, il s’agit d’un cadeau direct aux banques assorti d’un cadeau indirect aux Etats.

Cadeau direct aux banques en ce que ces dernières peuvent se soulager d’une masse considérable d’actifs, dont la qualité sera fort peu vérifiée par la  BCE, contre des liquidités offrant des potentialités importantes. C’est ce qui vient de se passer concrètement pour les banques,  qui viennent d’acheter de la dette espagnole, à partir des fonds de la BCE, opération ayant rapportée 300 points de base.

Mais aussi cadeau indirect aux Etats, qui se trouvent en présence d’un système financier davantage acheteur, en raison de béquilles offertes par la BCE. De quoi financer la dette en espérant des taux acceptables.

Pour autant les effets secondaires méritent d’être analysés.

Dans cette opération il n’y a pas de disparition de collatéral, et celui cédé à la BCE est remplacé par de la dette souveraine fraiche. Seule la différence de qualité peut être évoquée, et il est évident, que si à l’avenir la BCE se fait plus exigeante, en refusant par exemple du crédit à la consommation espagnol comme collatéral, il est possible que l’image des bilans bancaires ne s’améliore guère. Ce qui , de fait, signifie  que l’amélioration de l’image des bilans ne puisse se réaliser que si la BCE accepte un statut de « Bad bank ».

Or la pression en ce sens ne peut que s’aggraver. Si en effet la BCE cherche à se protéger par la qualité, ses opérations d’offre de liquidités vont de fait aggraver la situation des banques avec apparition d’un « collateral crunch ». Parce que dans cette hypothèse la proportion d’actifs de mauvaise qualité augmente dans les bilans, il se crée une pénurie relative de collatéral de bonne qualité – le Bund allemand – par exemple, ce qui signifie un financement inter bancaire toujours aussi fermé. Comme par ailleurs, de façon mécanique, la crise accroit partout le taux de mauvaises créances,  la base des actifs éligibles se réduit. Ce qui réduit, là encore,  la capacité de fonctionnement du marché inter bancaire . Parallèlement, la diminution de la qualité des bilans entraine tout aussi mécaniquement, une moindre incitation à financer des crédits non éligibles en collatéral, comme celui accordé aux PME.

La pression ira donc mécaniquement dans le sens de la facilité : une BCE peu exigeante, et des banques maximisant leur espérance de gain, en prêtant plus aux Etats, et moins aux entreprises et ménages. Choix se matérialisant par moins de croissance, et donc moins de rentrées fiscales …donc une augmentation de la dette …

Mais la recherche de la rentabilité maximale passe aussi par la sélection des dettes souveraines. Si le choix des Etats au détriment des entreprises est acquis, il convient de choisir quelle dette souveraine assurera la meilleure rentabilité bancaire : dette allemande moins rentable mais moins risquée, ou dette espagnole plus rentable mais plus risquée ? Alternative qui invite à penser, que la transmission du cadeau de la BCE fait aux banques, ne se dirigera pas prioritairement vers les dettes souveraines des Etats faibles. Si en effet le cadeau se dirige massivement vers le Trésor  espagnnol, il en résulterait une diminution du spread de taux vis-à-vis  du Bund allemand, situation instable puisqu’affectation non optimale des liquidités acquises sur la BCE. Ce qui signifie un redéploiement de la dite liquidité , assurant le maintien de spreads, dont les déterminants reposent sur des considérations macroéconomiques bien connues. La conclusion est simple, même l’ouverture maximale du robinet de la BCE ne peut réduire la difficulté des Etats périphériques de la zone euro.

Le « Sarko trade » n’est donc que la prolongation prévue de l’agonie du bateau des passagers clandestins. On connait l’étape suivante : fin de l’indépendance de la BCE avec  financement direct des Etats,  et reconfiguration complète voire disparition de l’euro – zone. Affaire à suivre…

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans banques centrales
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commentaires

dan_y44 08/01/2012 16:59

Bonjour,

Je crois que la sortie de la Grèce de la zone Euro sera le catalyseur de la création des Euro-Bonds et de la planche à billet made in Europe, prélude à la déflation/dépression mondiale une fois
tous les blocs monétaires entrés dans la spirale des dévaluations compétitives.

http://dany44.blogspot.com/2011/09/euro-pessimisme.html
http://dany44.blogspot.com/2008/12/la-course-aux-dvaluations.html
http://dany44.blogspot.com/2009/06/mesures-non-conventionnelles-de-la-bce.html

Daniel

BA 01/01/2012 23:05

Dimanche 1er janvier 2012 :

Tout ça ne pourra pas durer éternellement. D'abord parce que la construction européenne s'apprête à s'effondrer sous le poids de ses propres malfaçons et que l'on s'approche chaque jour davantage
du point critique où la panique financière, en avance même sur les défauts souverains, mettra de nouveau à bas le système bancaire entier, ne laissant plus que les banques centrales comme uniques
institutions capables, avec le risque que le refus de la BCE conduise au réarmement forcé des banques centrales nationales, donc à l'éclatement de l'euro.

Mais ça ne pourra pas durer non plus parce qu'on ne dépouille pas impunément les corps sociaux de leurs prérogatives souveraines, en tout cas sans s'exposer au risque que vienne un jour où ceux-ci
décident de la récupérer violemment - et, un peu à la manière de ce qu'avait montré Karl Polanyi à propos des années 30, la chose peut ne pas être belle à voir...

La laideur cependant n'est pas non plus une fatalité, car c'est aussi une opportunité historique de renverser l'ordre néolibéral qui est en train de se former dans ce bouillonnement de
contradictions. Et de se débarrasser par la même occasion de tous ses desservants, ceux-là mêmes qui ont des décennies durant expliqué au bas peuple que l'ordre du monde est idéal, qu'il avait de
toute façon la force d'une donnée de nature et que l'on ne saurait se rebeller contre la loi de la gravitation, qu'au demeurant la construction européenne telle qu'elle est (était...), elle aussi
intouchable dans sa perfection même, était là pour notre supplément de bonheur, qu'il fallait être au choix archaïque, frileux ou xénophobe pour trouver à y redire.

Tous ces gens, hommes politiques de gauche, de droite, experts dévoués, chroniqueurs multicartes, éditorialistes suffisants et insuffisants comme disait non sans cruauté Bourdieu, tous ces
répétiteurs, voués à la pédagogie du peuple obtus, se sont trompés sur tout, et les voilà qui contemplent sidérés l'écroulement du monde dont ils ont été si longtemps les oblats. Et l'on se prend à
rêver de les voir eux aussi partir par la bonde à l'occasion de la grande lessive.

Frédéric Lordon.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/74705/date/2012-01-01/article/2011-vu-par-frederic-lordon-les-ingredients-du-desastre/

BA 01/01/2012 20:42

Quand les anciennes monnaies de la zone euro refont surface.

Tandis qu'économistes et banquiers planchent sur ce qui faisait figure, il y a quelques semaines encore, de scénario catastrophe, d'autres expérimentent déjà la disparition de la monnaie
unique.

Ainsi aux Pays-Bas, profitant de la tempête qui s'est abattue sur la zone euro et la vague montante d'eurosceptiques, le safari park Beekse Bergen, installé près de la ville de Tilburg, a restauré,
le temps d'un week-end, l'ancien florin. Des dizaines de Néerlandais ont fait les fonds de tiroirs pour s'offrir la visite. De surcroît, au taux attractif de un euro pour un florin, alors que
l'ancienne parité était de 0,45 euro. Histoire d'insister sur le sentiment général que le passage à la monnaie unique a fait valser les étiquettes.

Mêmes causes, mêmes effets, à 2000 kilomètres de là, plein sud. Nous sommes en Galice, dans le petit village frontalier de Salvaterra de Mino. Là, l'expérience est menée à plus grande échelle et
sur une plus longue période : cinquante commerçants sur 78 au total acceptent depuis début octobre le paiement en pesetas.

L'opération se terminera le 31 décembre 2011 et devrait dépasser le million de pesetas, soit quelque 6000 euros. Une aubaine, à la veille des fêtes de Noël, qui permet aux habitants de financer les
cadeaux à moindres frais et réveille une certaine nostalgie. Selon la Banque d'Espagne, l'équivalent de 1,7 milliard d'euros dort encore dans les chaumières.

Grèce : alors que la crainte d’une exclusion de la Grèce de l’euro est vive, les drachmes refont surface.

«Nous n’aurons bientôt plus une drachme dans nos portefeuilles.» Cette expression est courante pour les Grecs, pour dire leur crainte d’être ruinés si la crise perdure. D’actualité, cette formule
relate aussi l’attachement des Grecs à leur monnaie nationale, datant de l’Antiquité et qui a vécu jusqu'en 2001.

Aujourd’hui, la crainte d’une exclusion de la Grèce de l’euro est si vive que des drachmes se retrouvent en vente sur les marchés aux puces du centre d’Athènes et que certains ressortent billets et
pièces enfouis dans leurs caves. Des commerçants affichent à nouveau, près de leurs caisses, un tableau de conversion drachme-euro.

http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2011/12/21/04004-20111221ARTFIG00321-quand-les-anciennes-monnaies-de-la-zone-euro-refont-surface.php

BA 30/12/2011 14:59

Vendredi 30 décembre 2011 :

Nomura prône la création d'un nouvel ECU en cas d'éclatement de la zone euro.

Le courtier japonais Nomura estime que le risque de rupture de la zone euro continue de croître. Trois scénarios possibles se dessineraient alors :

- une sortie de l'Allemagne de la zone euro, option définie comme « très théorique » ;

- une sortie limitée à des petits pays (la Grèce et le Portugal par exemple) ;

- l'abandon de l'euro par des pays de grandes dimensions comme l'Espagne et l'Italie.

Cette dernière variante déterminerait, selon Jens Nordvig, le rédacteur de l'étude en deux volets, « la fin de la zone euro en tant qu'aire dotée d'une devise qui fonctionne ». Dans ce cas pas si
hypothétique, le retour à l'unité de compte européenne (l'ECU, pour « European Currency Unit ») aurait un impact positif pour les grands pays qui lâcheraient la monnaie unique, estime Nomura.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201817128174-nomura-prone-la-creation-d-un-nouvel-ecu-en-cas-d-eclatement-de-la-zone-euro-269188.php

BA 28/12/2011 16:11

Mercredi 28 décembre 2011 :

Banques de la zone euro : nouveau record des dépôts au jour le jour : 452 milliards d'euros.

Les dépôts au jour le jour des banques auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont franchi un nouveau record, après celui atteint la veille, selon des chiffres publiés mercredi par la BCE sur
son site internet.

Les banques ont déposé 452 milliards d'euros auprès de l'institution monétaire de Francfort entre mardi et mercredi contre 411,81 milliards d'euros la veille, des niveaux jamais atteints jusqu'ici
et qui témoignent des dysfonctionnements sur le marché inter-bancaire.

Le précédent record remonte à juin 2010, avec 384,3 milliards d'euros de dépôts. Les dépôts avaient ensuite progressivement diminué avant de connaître de nouveaux pics depuis l'été et l'aggravation
de la crise de la dette en zone euro.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=ECBLDEPO:IND

BA 27/12/2011 14:16

Mercredi 21 décembre 2011 :

La Banque centrale européenne (BCE) a alloué mercredi 489,191 milliards à 523 banques de la zone euro lors d'une opération inédite de prêt à trois ans, a-t-elle annoncé sur son site internet.

Mardi 27 décembre 2011 :

Les dépôts au jour le jour des banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint un nouveau record, selon des chiffres publiés mardi, signe que les
dysfonctionnements persistent sur le marché inter-bancaire.

Les banques ont déposé 411,81 milliards d'euros auprès de la BCE entre lundi et mardi, soit un nouveau record.

Le record jusqu'ici remontait à juin 2010, avec 384,3 milliards d'euros.

Ce nouveau pic des dépôts sur 24 heures intervient alors que l'institution monétaire de Francfort a réalisé mercredi sa première opération de prêts sur trois ans, qui était censée apaiser les
tensions des banques concernant leurs liquidités.

L'opération a attiré une demande record de 489 milliards d'euros par 523 instituts de crédit.

Cette tendance montre que les banques préfèrent garder leurs liquidités en surplus au cas où, plutôt que de les prêter à d'autres établissements financiers qui en auraient besoin, dans un contexte
où l'évolution de la crise de la dette reste incertaine.

Le graphique ci-dessous montre que le record historique a été pulvérisé :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=ECBLDEPO:IND

BA 26/12/2011 20:13

Mercredi 21 décembre, le matin : la BCE prête 489,191 milliards d'euros aux banques privées européennes.

Question : avec ces milliards d'euros, est-ce que les banques privées ont racheté des obligations des Etats européens ?

Prenons deux exemples : les obligations de l'Etat espagnol, et les obligations de l'Etat italien.

Espagne : taux des obligations à 10 ans :
Mardi 20 décembre : 5,069 %.
Mercredi 21 décembre : 5,275 %.
Jeudi 22 décembre : 5,363 %.
Vendredi 23 décembre : 5,377 %.

Conclusion : avec ces milliards d'euros, les banques privées espagnoles n'ont pas racheté des obligations de l'Etat espagnol.

Italie : taux des obligations à 10 ans :
Mardi 20 décembre : 6,613 %.
Mercredi 21 décembre : 6,788 %.
Jeudi 22 décembre : 6,917 %.
Vendredi 23 décembre : 6,981 %.

Conclusion : avec ces milliards d'euros, les banques privées italiennes n'ont pas racheté des obligations de l'Etat italien.

fourminus 22/12/2011 12:47

Merci de vos analyses !
Je me permets une suggestion à l'approche de la présidentielle : pourriez-vous nous donner votre avis sur les programmes économiques des différents candidats ? Surtout ceux qui développent un réel
argumentaire économique (se sont surtout les petits candidats, pour le moment marginaux, mais... dans les grandes crises il est possible d'assister à un renouvellement des personnels politiques,
non ?)

Jean Claude Werrebrouck 22/12/2011 14:16



Ce n'est pas mon rôle. Je crois qu'il existe des sources plus informées. Par contre mes exposés ont aussi pour objet de rendre les lecteurs plus avertis sur les réalités qui se présentent à eux.



BA 22/12/2011 00:05

Mercredi 21 décembre 2011 :

Pays-Bas : la banque centrale néerlandaise (DNB) pourrait enregistrer une perte en 2011 en raison de la crise économique dans la zone euro, et a décidé de ne pas verser de dividende intérimaire, a
annoncé mercredi le ministre des Finances, Jan Kees de Jager.

"Il faut tenir en compte la possibilité que la DNB, en lieu et place du bénéfice prévu, présente un bénéfice moins important, voire une perte", a indiqué Jan Kees de Jager dans une lettre adressée
à la chambre basse du parlement.

Ces pertes potentielles, la DNB les attribue au programme d'achat d'obligations souveraines (SMP) que la BCE a réactivé cet été, sous la pression des marchés. Mais ces pertes ne sont pour le moment
que virtuelles, la banque centrale se devant de valoriser les titres de dette qu'elle possède à la valeur du marché.

Le ministre a assuré que la DNB, dont l'Etat néerlandais est l'unique actionnaire, a décidé de ne pas verser de dividende intérimaire pour 2011, alors que le ministère des Finances avait compté
dans son budget sur un dividende intérimaire de 575 millions d'euros.

Cette décision aura pour conséquence d'alourdir le déficit du gouvernement néerlandais à 4,6% contre 4,5% prévu initialement.

En décembre 2010, la DNB avait versé un dividende intérimaire de 1,02 milliard d'euros à l'Etat néerlandais, selon le quotidien économique Het Financieele Dagblad.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111221trib000672824/la-banque-centrale-neerlandaise-se-protege-contre-des-pertes-potentielles.html

Et la Banque de France ?

Combien elle va perdre, la Banque de France ?

BA 21/12/2011 15:23

Mercredi 21 décembre 2011 :

Plombée par l’austérité, l’Italie met un premier pied dans la récession.

Plombée par plusieurs cures d'austérité sévères et par l'assombrissement de la conjoncture mondiale, l'économie italienne a commencé à se contracter dès cet été et son entrée en récession ne fait
désormais plus de doutes.

Pour la première fois depuis fin 2009 et après une légère croissance de 0,3% au deuxième trimestre, la troisième économie de la zone euro, qui est empêtrée dans la crise de la dette, a accusé un
repli de 0,2% du Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, a annoncé mercredi l'institut de statistiques Istat.

En glissement annuel, le PIB a enregistré une croissance de 0,2%.

Une contraction de l'activité était attendue mais elle s'est finalement révélée plus marquée que ce que prévoyaient les économistes qui tablaient sur un recul de 0,1%, selon un consensus établi par
Dow Jones Newswires.

Et vu les dernières statistiques - baisse de la production industrielle et des commandes à l'industrie en octobre - l'entrée en récession, qui se caractérise par un recul du PIB pendant deux
trimestres consécutifs au moins, ne fait plus de doutes, de l'aveu même du gouvernement italien.

http://www.boursorama.com/actualites/plombee-par-l-austerite-l-italie-met-un-premier-pied-dans-la-recession-1f68cdd08df6fe43429c7bc0640f965f

gidmoz 21/12/2011 15:16

Les États sont probablement trop endettés. Ou alors ils sont proches d'un certain seuil au delà duquel le remboursement serait politiquement impossible. En effet, au delà d'un certain taux
d'imposition, la recette fiscale déclinerait. Et, selon toute vraisemblance, aucune reforme de l’État ne sera entreprise. Du moins, en ce qui concerne l’État français.

Je prend l'hypothèse pessimiste. Les États ne peuvent pas rembourser leur dette. Je ne vois qu'une seule route: La dévaluation simultanée de l'euro et du dollar de 30% ou de 50%. La BCE et la FED
organisent la dévaluation par l'inflation des prix.

Ou un providentiel haircut des créanciers. Ou bien l’État chinois rachète un part importante des bourses occidentales.

Les diverses manipulations de liquidité me semblent vaines. Ou l'espoir vain que l’État chinois investisse massivement dans les bourses occidentales. Ou un providentiel haircut des créanciers. On
exclu la guerre pour ne pas payer la dette.

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  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
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  • : Analyse de la crise économique, financière, politique et sociale par le dépassement des paradigmes traditionnels
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