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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:48

La maladie des banques européennes se lit dans des indices peu contestables. Ainsi leur valeur boursière, en ce début d’été, ne représente que moins de 50% de leurs actifs nets. Vu leur poids dans l’économie- un bilan représentant selon les pays entre 3 et 6 PIB- la puissance dévastatrice de leur défaut serait gigantesque et ne mettrait pas à l’abri les autres banques du monde… même si très souvent elles peuvent apparaitre en meilleurs santé.

Nous voudrions montrer dans le présent papier que tous les remèdes présentement envisagés : séparation des activités et fin de la banque universelle, fin des régulations nationales au profit d’un régulateur européen, union bancaire, recapitalisation, normes de Bâle 3, etc., ne s’attaquent qu’aux effets sans jamais évoquer les causes, à savoir les déséquilibres extérieurs. A cet égard il faut souligner l’excellent travail mené par Olivier Berruyer sur son blog (La-crise.fr).

La mondialisation, et la zone euro en est un modèle en miniature, a fait que les questions d’équilibre des échanges extérieurs ont été reléguées au second plan. Il est du reste intéressant de noter que les critères de Maastricht s’intéressaient seulement aux budgets publics pour lesquels un équilibre était recherché et laissaient de côté la question des balances externes. Or, si la mondialisation, ou à petite échelle la zone euro, fait apparaitre des déséquilibres extérieurs lourds et durables, les conséquences sur le système bancaire seront considérables. De fait un déséquilibre durable entre pays peut  entrainer une rupture du marché interbancaire. Très exactement ce qui se produit sous nos yeux dans la zone euro.

On sait que le commerce international a toujours posé la question du règlement des échanges. Lorsqu’il y a déficit, il faut que le pays créancier reçoive en règlement un actif dont la liquidité est incontestable, c'est-à-dire un actif qui pourra se muter, sans difficultés, en une variété infinie d’autres actifs. Historiquement ce fût l’or et donc l’étalon- or qui va sécuriser les échanges. De ce point de vue, la mondialisation du 19 siècle ne peut être que muselée par l’étalon-or. Bien sûr les déséquilibres peuvent être momentanément oubliés par le recours au crédit, toutefois, la quantité de métal disponible, reste un butoir bien surveillé par les créanciers. Selon notre expression il s’agit là de, la « loi d’airain de la monnaie ».

Cette loi d’airain est à priori levée avec l’introduction d’une monnaie de réserve se détachant elle-même de l’or. Ce sera le cas après 1971 lorsque le dollar cessera d’être convertible en or. La mondialisation pourra davantage s’épanouir si le pays à monnaie de réserve (USA) se met à émettre de la monnaie sans limite pour régler des déficits…et que sans limite les créanciers considèrent que le dollar reste la quintessence de la liquidité… La mondialisation avec ses avantages de « déficits sans pleurs » (USA), et ceux procurés par des excédents illimités payés avec une monnaie de réserve incontestée (Pouvoir chinois) suppose bien évidemment une gigantesque création monétaire, qui est simultanément machine à fabriquer de la dette . Les banques américaines fournissent le crédit permettant l’importation massive de marchandises élaborées par des salariés aux rémunérations dérisoires et les autorités chinoises deviennent créancières d’une montagne de dollars acquis sur l’économie américaine.

Les échanges interbancaires sont au fond de la même nature que les échanges entre pays. Lorsque la Société Générale paie le fournisseur de l’un de ses clients, il faut bien que l’on puisse créditer le compte de ce fournisseur qui, lui, est par exemple titulaire d’un compte à la BNP. La BNP créditera ce compte, mais il faudra bien qu’elle obtienne en contrepartie un actif incontestable versé par la société générale : de la monnaie centrale, des billets libellés en euros, des monnaies de réserve, des titres publics et privés solides dans leur valeur, de l’or…Comme pour les pays, il y a compensation. Les importations peuvent être payées avec le produit des exportations. Dans les banques il y aura aussi compensation et la Société Générale n’aura pas à donner d’actif à la BNP si, le même jour, la BNP est amenée à demander à créditer le compte Société Générale d’un fournisseur de l’un de ses clients. Bien évidemment la compensation ne règle pas tout puisque l’équilibre de la circulation entre les deux banques  relève du hasard, c'est-à-dire des choix des clients dans leurs activités,  les banques sont donc amenées à se faire crédit, très exactement comme les pays.

Mais plus que de même nature, il est possible de dire que les échanges interbancaires, ne font que refléter les échanges internationaux. Globalement, si la balance commerciale entre la Grèce et l’Allemagne est déséquilibrée au profit de l’Allemagne et que ce commerce se déroule en sollicitant les services de Deutsche-Bank et Pireas-Bank, ce déséquilibre va vivement se ressentir au niveau des  2 banques sus- visées. Deutsche-Bank va exiger un actif solide en règlement du déficit qui est aussi le déficit de la Grèce vis-à-vis de l’Allemagne. Il est possible que PIreas- Bank, à court de liquidités, emprunte à sa collègue Emporiki pour payer Deutsche- Bank. Cela signifie, que bien sûr, il existe un marché inter bancaire en Grèce réglant la circulation monétaire au profit de citoyens grecs, mais que ce marché est nécessairement connecté avec Deutsche-Bank. Plus globalement encore, en  mondialisation bien affirmée, les marchés inter bancaires sont internationalisés et fortement guidés par le caractère plus ou moins déséquilibré des  échanges internationaux.

Pour payer Deutsche-Bank, Pireas- Bank sera de plus en plus en difficulté si la balance externe de la Grèce reste lourdement déficitaire. Il faut que de la liquidité circule, en permanence, depuis la Grèce vers l’Allemagne, et cette liquidité doit être fournie par Pireas-Bank. Bien sûr le circuit est plus complexe et les banques centrales des 2 pays interviennent, mais l’idée reste la même.

Pour régler le déficit, Pireas va donc se saigner d’actifs qu’elle ne possédera plus, ce qui va signifier un déséquilibre croissant de son bilan et donc une menace sur ses capitaux propres. Elle pourra aussi assécher son compte courant à la banque centrale, ou devra même emprunter à d’autres banques nationales ou étrangères voire à des banques allemandes concurrentes de Deutsche-Bank. Bien évidemment, elle peut- en théorie - continuer des opérations de crédit interne, et ainsi créer de la monnaie dont la contrepartie est un actif éventuellement transférable à Deutsche-Bank. Mais, en pratique, la chose est impossible puisque son bilan est déjà déséquilibré et qu’elle ne respecterait plus les ratios de liquidité et de solvabilité. Elle peut aussi être sauvée par l’Etat, mais ce dernier est globalement, et en dehors du cas spécifique de la Grèce, devenu impécunieux en raison du déficit gigantesque qu’il a contracté pour compenser la baisse de la propension à dépenser résultant des premières manifestations de la Grande crise en 2008. De ce point de vue Brender, Pisani et Gagna  (« La crise des dettes souveraines » ; La Découverte ; Juin 2012) ont raison de souligner que le déficit public était le bienvenu pour compenser une contraction de la demande globale. Les gigantesques déficits publics ne sont que le prix de l’évitement d’une catastrophe économique planétaire semblable à celle de 1929. Les 3 auteurs ont ainsi estimé que, sans ces interventions, le PIB des grands pays aurait brutalement reculé de 18%.

Et comme l’Etat Grec était déjà, avant la crise, en fâcheuse posture, on peut comprendre l’impossibilité pour Pireas de compter sur son Etat et à l’inverse d’en être victime, car disposant dans son bilan de bons du Trésor en rapide dévalorisation….Ce qui signifie d’ailleurs, dans notre exemple, que Deutsche-Bank verrait d’un mauvais œil un transfert vers son propre bilan d’actifs dévalorisés. De la même façon que ladite banque ne saurait non plus se contenter d’être payée avec des crédits à la consommation alloués par Pireas à des grecs impécunieux. Et, comme toutes les banques de pays déficitaires sont dans une situation plus que difficiles, on voit mal comment le crédit interbancaire pourrait continuer à fonctionner. D’où, l’intervention massive de la BCE, par exemple sous la forme d’un LTRO qui semble tout régler… momentanément.

Dans ce cas de figure, la BCE accepte en collatéral des titres démonétisés (que Deutsche-Bank n’accepterait pas) contre de la monnaie centrale déposée sur le compte de Pireas…ce qui permet à Pireas de faire parvenir les règlements à Deutsche-Bank, et permet du même coup à l’industrie allemande de ne pas perdre ses débouchés grecs.

Il faut donc bien comprendre que ce sont les balances externes déséquilibrées qui mettent en position de rupture les marchés interbancaires. Toutes les banques des pays souffrant d’un déséquilibre extérieur sont donc soumises à des pressions qui développent le risque d’insolvabilité et qui, en retour, entraine la ruine du marché inter- bancaire. Aucun établissement bancaire n’acceptant de prêter à des consœurs dont l’insolvabilité radicale est suspectée.

Parce que les balances sont durablement déséquilibrées la machine à fabriquer de la dette explose, et arrive le moment où il n’y a plus que la BCE qui peut – en sa qualité de prêteur en dernier ressort- continuer à faire circuler les marchandises dans un espace mondialisé.

On peur réfléchir longtemps sur les projets de réformes bancaires : ils sont très nombreux et se multiplient avec l’approfondissement de la crise. Tout cela ne sert à rien, le vrai problème est la pérennisation de déséquilibres économiques majeurs qui, pourtant, sont la nourriture même de la mondialisation.

Entre la multiplication des LTRO et l’imposition d’un équilibre des balances il faut choisir.

 La première alternative n’est sans doute pas la meilleure, puisqu’elle va consister à démultiplier la puissance de la machine à faire de la dette,  et une création monétaire massive. Avec un écart croissant entre pays exportateurs et de plus en plus compétitifs et pays importateurs et de moins en moins compétitifs. Elle a peut-être une vertu : effacer la crise générale de surproduction générée par une mondialisation qui n’a pu à se soucier comme dans l’espace de l’Etat-Nation de l’équilibre entre offre globale de marchandises et demande globale. Les LTRO, y compris leurs équivalents américain ou britannique, sont là pour assurer la bonne circulation des marchandises. Encore une fois, que deviendrait l’industrie allemande ou chinoise s’il n’y avait plus la machine à fabriquer de la dette ?

La seconde suppose une révolution des esprits et se heurte brutalement à l’esprit même de la mondialisation.

Cette dernière dont le principe est, rappelons le, la pérennisation du fordisme par d’autres moyens, a permis le maintien d’une croissance forte à l’échelle planétaire. Elle ne peut accepter les entraves à la bonne circulation des marchandises. Entraves physiques : les marchandises ne doivent pas connaitre de frontières et ne peuvent supporter droits de douanes ou autres contingentements. Entraves des règlements : les paiements doivent être sécurisés. On sait ce que cela signifie. Il ne faudrait pas à titre d’exemple que Pireas-Bank ou que la banque centrale de Grèce crée librement de la monnaie pour régler Deutsche-Bank. Il faut donc, en surplomb de la mondialisation, des autorités monétaires, qui en théorie ne peuvent être manipulées. Cela passe par l’indépendance des banques centrales. Les LTRO, qui prennent ailleurs d’autres noms, sont bien un instrument de sécurisation de la mondialisation et seule une banque centrale indépendante peut assurer la bonne, et surtout sans contrainte, circulation des marchandises.

Le prix à payer est le déséquilibre durable des balances et la crise bancaire. Pour y mettre fin, il faut donc rétablir les équilibres extérieurs autrement que par la recherche d’une compétitivité impossible pour les pays dont le système bancaire ne peut correctement  fonctionner. Cela passe par des règlements : barrières douanières, contingentements, licences d’importation etc.

La mondialisation est parvenue au stade où elle est incompatible avec un fonctionnement sain du système bancaire.

Les deux scénarios que nous venons de rappeler   ne sont pas nécessairement enthousiasmants, par exemple pour les pays du  sud de l’Europe : la dérive vers un assistanat de pays entiers qui vivent sur la base d’un crédit LTRO, théoriquement illimité, ou la relative fermeture et la protection d’un système productif théoriquement déclassé. Il y a sans doute mieux à proposer, par exemple des LTRO qui n’ont pas pour but de maintenir en survie un système bancaire malade, mais des LTRO qui se donnent comme seule mission d’investir de façon colossale dans les pays du sud afin d’aboutir, à terme, à un équilibres des échanges par modernisation des activités…( donc pas des routes ou des aéroports vides) et peut-être aussi l’effacement –durable ?-de la crise générale de surproduction.

Cela passe,  bien sûr par la fin de l’indépendance des banques centrales, ici la BCE, mais surtout par des LTRO politiquement décidés et négociés, qui seraient fléchés vers des investissements de modernisation dans le sud. Des LTRO dont l’objectif n’est plus de gommer les effets pervers sur le système bancaire de la divergence croissante entre les pays, mais au contraire des émissions monétaires pour créer des marchandises substitutives d’importations dans le sud. De quoi, au terme du processus, rétablir l’équilibre bilantaire et le bon fonctionnement des marchés interbancaires.

Les négociateurs européens sont encore très loin de cela. Affaire à suivre.

 

 

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans monnaie et banques
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BA 16/07/2012 21:02

Lundi 16 juillet 2012 :

L'écartèlement est un supplice utilisé pour donner la mort par la séparation simultanée des quatre membres du tronc du corps humain. Sous l’Ancien Régime, certains condamnés étaient tués par
écartèlement avec quatre chevaux. Regardez ce tableau :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/28/Dieric_Bouts_013.jpg

A notre époque, c’est la zone euro qui est en train de mourir par écartèlement.

Les investisseurs internationaux ont choisi de fuir les Etats européens périphériques : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus élevés.

Mais en revanche, les investisseurs internationaux ont choisi cinq Etats-refuges en zone euro : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus bas, et même négatifs pour certains.

Lundi 16 juillet, la France a lancé un emprunt à 23 semaines, et aussi un emprunt à 49 semaines. Pour l’emprunt à 23 semaines, le taux a été de - 0,011%, contre - 0,006%, le 9 juillet. Pour
l’emprunt à 49 semaines, le taux a été de - 0,002%, contre 0,013% le 9 juillet.

- France : taux des obligations à 2 ans : 0,079 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Finlande : taux des obligations à 2 ans : 0,033 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Autriche : taux des obligations à 2 ans : 0,008 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Pays-Bas : taux des obligations à 2 ans : - 0,010 %. Je dis bien : moins 0,010 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Allemagne : taux des obligations à 2 ans : - 0,055 %. Je dis bien : moins 0,055 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

L’écartèlement de la zone euro est un spectacle horrible.

Nous savons comment finit un écartèlement.

Quand ça va craquer, il va y avoir du sang sur les murs.

BA 13/07/2012 13:56

Vendredi 13 juillet 2012 :

Italie : la prochaine émission obligataire à moyen et long terme prévue le 14 août est annulée.

Vendredi, l'Italie a lancé un emprunt à 11 ans, un emprunt à 10 ans, un emprunt à 7 ans, et enfin un emprunt à 3 ans.

- Emprunt à 11 ans : taux de 5,89 %. Le taux est en hausse : c'était 5,57 % lors de la précédente émission.

- Emprunt à 10 ans : taux de 5,82 %. Le taux est en hausse : c'était 5,66 % lors de la précédente émission.

- Emprunt à 7 ans : taux de 5,58 %. Le taux est en hausse : c'était 4,30 % lors de la précédente émission.

- Emprunt à 3 ans : taux de 4,65 %. Le taux est en baisse : c'était 5,30 % lors de la précédente émission.

Le Trésor italien a annoncé vendredi que la prochaine émission obligataire à moyen et long terme prévue le 14 août était annulée, "au regard de l'évolution positive des entrées fiscales" dans un
communiqué.

L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé jeudi la note de solidité financière de l'Italie de deux crans, de A3 à Baa2, et maintenu la perspective négative en raison de la situation en
zone euro et des "risques de contagion" émanant de l'Espagne et de la Grèce.

Une décision qui intervient dans un contexte difficile pour le pays. Le chef du gouvernement italien Mario Monti n'a en effet pas exclu mardi que Rome ait recours à un moment donné aux fonds de
secours de la zone euro pour faire face à la flambée de ses taux d'emprunt, une option qu'il avait écartée jusqu'ici.

(Dépêche AFP)

BA 13/07/2012 12:51

Vendredi 13 juillet 2012 :

En zone euro, les investisseurs internationaux ont fait leur choix.

Les investisseurs internationaux ont choisi cinq Etats-refuges en zone euro : France, Autriche, Pays-Bas, Finlande, Allemagne.

Après l'explosion de l'euro, que restera-t-il ? Après l'explosion de l'euro, il restera les Etats.

Aujourd'hui, quels sont les cinq Etats-refuges, qui apparaissent les plus solides en cas d'explosion de l'euro ?

Aujourd'hui, vers quels Etats les investisseurs internationaux se précipitent ?

Réponse :

France : taux des obligations à 10 ans : 2,207 %. Record historique battu. Ce taux n'avait jamais été aussi bas.

http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

Autriche : 2,010 %.
Pays-Bas : 1,670 %.
Finlande : 1,471 %.
Allemagne : 1,230 %.

BA 12/07/2012 14:36

Après l'explosion de l'euro, de combien chaque monnaie nationale s'appréciera ?

Ou alors, au contraire, de combien chaque monnaie nationale se dépréciera ?

La banque Natixis a publié les résultats de ses calculs. Les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande auraient une appréciation de 20% environ vis-à-vis de l’euro antérieur ; la Grèce, le Portugal et
l’Irlande une dépréciation de 30% ou plus, l’Italie de 12%.

1- Allemagne : le deutsche mark. Il y aura une appréciation de 20 %.
2- Autriche : le schilling. Il y aura une dépréciation de 8 %.
3- Belgique : le franc belge. Il y aura une dépréciation de 6 %.
4- Chypre : la livre chypriote.
5- Espagne : la peseta. Il y aura une dépréciation de 20 %.
6- Estonie : la couronne estonienne.
7- Finlande : le mark finlandais. Il y aura une appréciation de 20 %.
8- France : le franc. Il y aura une dépréciation de 2 %.
9- Grèce : la drachme. Il y aura une dépréciation de 30 %.
10- Irlande : la livre irlandaise. Il y aura une dépréciation de 49 %.
11- Italie : la lire. Il y aura une dépréciation de 12 %.
12- Luxembourg : le franc luxembourgeois.
13- Malte : la lire maltaise.
14- Pays-Bas : le florin. Il y aura une appréciation de 16 %.
15- Portugal : l’escudo. Il y aura une dépréciation de 28 %.
16- Slovaquie : la couronne slovaque.
17- Slovénie : le tolar.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=64945

BA 10/07/2012 22:05

Mardi 10 juillet 2012 :

Zone euro : stabiliser ou scinder (Wolfgang Schäuble).

"La zone euro risque de se retrouver dans une situation délicate si rien n'est fait pour stabiliser le bloc monétaire qui risque d'éclater", a déclaré ce soir le ministre allemand des Finances
Wolfgang Schäuble, devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe.

Cette dernière a décidé mardi d'examiner des plaintes déposées par des opposants à la ratification par Berlin des textes validant la création de deux outils destinés à enrayer la crise de la dette
souveraine de la zone euro.

"L'alternative à la stabilisation de la zone euro est de la scinder, avec des conséquences difficiles à prévoir", a-t-il dit.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/07/10/97002-20120710FILWWW00611-zone-stabiliser-ou-scinder-schuble.php

BA 10/07/2012 12:50

Mardi 10 juillet 2012 :

Un exemple de pipeau :

Les ministres des Finances de la zone euro ont réussi dans la nuit de lundi à mardi à mettre au point un plan d'aide à l'Espagne qui devrait se traduire dès la fin du mois par un versement de 30
milliards d'euros à Madrid.

"Nous sommes parvenus à un accord politique sur un projet de mémorandum" concernant l'aide aux banques espagnoles, a annoncé M. Juncker à l'issue de neuf heures de réunion à Bruxelles.

Le but est de "formaliser l'accord dans la seconde partie du mois, ce qui permettra un versement de 30 milliards d'euros d'ici la fin du mois", a-t-il ajouté. Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe
aura lieu à cette fin le 20 juillet. La maturité des prêts à l'Espagne pourra aller "jusqu'à 15 ans", mais sera en moyenne de "12 ans et demi", a précisé le président de l'Eurogroupe.

La zone euro a mis sur la table une enveloppe pouvant atteindre 100 milliards d'euros pour les banques espagnoles, mais le montant final dépendra des besoins effectifs calculés établissement par
établissement.

http://www.boursorama.com/actualites/l-eurogroupe-parvient-a-un-accord-sur-l-espagne-30-milliards-d-euros-a-la-cle-5de6d7215c1874206ac1f731f657519b

Le pipeau est ici :

LES 30 MILLIARDS D'EUROS, ET LA SOI-DISANT ENVELOPPE POUVANT ATTEINDRE 100 MILLIARDS D'EUROS, N'EXISTENT PAS.

Il va d'abord falloir emprunter ces dizaines de milliards d'euros sur les marchés internationaux.

Ensuite, et seulement ensuite, on pourra prêter ces dizaines de milliards d'euros à l'Espagne.

On ne règle pas le problème de l'Espagne.

On ne fait qu'empiler de nouvelles montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes déjà existantes.

BA 09/07/2012 18:54

Aujourd’hui, l’Allemagne a lancé un emprunt à 6 mois, avec un taux négatif record à - 0,03%.

Aujourd’hui, la France a lancé un emprunt à 13 semaines (3 mois) et 24 semaines (6 mois) : les taux sont négatifs, ils sont ressortis à respectivement - 0,005% et - 0,006%. Le taux moyen de
l'émission à 50 semaines (1 an) est tombé lui à 0,013%, un niveau historiquement bas.

En revanche, les taux de l’Espagne et de l’Italie continuent à exploser.

La zone euro est en train de se disloquer.

Espagne : taux des obligations à 10 ans :
Lundi 2 juillet : 6,38 %.
Mardi 3 juillet : 6,25 %.
Mercredi 4 juillet : 6,41 %.
Jeudi 5 juillet : 6,776 %.
Vendredi 6 juillet : 6,954 %.
Lundi 9 juillet : 7,062 %.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Italie : taux des obligations à 10 ans :
Lundi 2 juillet : 5,74 %.
Mardi 3 juillet : 5,63 %.
Mercredi 4 juillet : 5,77 %.
Jeudi 5 juillet : 5,979 %.
Vendredi 6 juillet : 6,026 %.
Lundi 9 juillet : 6,105 %.

http://www.bloomberg.com/quote/GBTPGR10:IND

BA 09/07/2012 13:37

Lundi 9 juillet 2012 :

L'Allemagne emprunte à nouveau à taux négatif à 6 mois, record à - 0,03%.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s'est toutefois inquiété à plusieurs reprises de ces taux "contre nature", qui mettent en évidence une zone euro écartelée entre quelques Etats
jugés solides, et les pays de la périphérie qui doivent payer toujours plus cher pour se financer comme l'Espagne ou l'Italie, quand ils ne sont pas complètement coupés du marché comme la
Grèce.

http://www.romandie.com/news/n/BONDSAllemagne_emprunte_a_nouveau_a_taux_negatif_a_6_mois_record_a__00395090720121300.asp

L'Allemagne voit ses taux d'emprunt baisser de plus en plus.

L'Espagne et l'Italie voient leurs taux d'emprunt augmenter de plus en plus.

La zone euro va exploser.

Que chacun évacue le Titanic "ZONE EURO".

Que chacun se dirige vers les 17 canots de sauvetage.

Que chacun commence l'évacuation du Titanic.

BA 07/07/2012 15:46

Le Conseil des experts économiques allemands regroupe les cinq économistes les plus respectés d'Allemagne : Wolfgang Franz, Wolfgang Wiegard, Peter Bofinger, Claudia-Maria Buch, Christoph M.
Schmidt.

Sa mission est de publier des rapports pour conseiller le gouvernement allemand.

Vendredi 6 juillet 2012, le Conseil des experts économiques allemands publie son rapport sur la zone euro.

C'est une bombe.

"L'union monétaire européenne est confrontée à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie unique comme la stabilité économique de l'Allemagne."

"Die europäische Währungsunion befindet sich in einer systemischen Krise, die den Fortbestand der gemeinsamen Währung und die ökonomische Stabilität Deutschlands gleichermaßen gefährdet."

http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/pressemitteilungen/pressemitteilung_07_2012.pdf

Eux-aussi, ils parlent de la "crise systémique" en zone euro.

Pour éviter cette "crise systémique", je propose de réunir ce week-end un sommet européen de la dernière chance.

Après tout, le dernier "sommet européen de la dernière chance" a eu lieu il y a une semaine.

BA 06/07/2012 20:19

Vendredi 29 juin 2012 : « le sommet européen de la dernière chance » n’a fait illusion que quelques jours. Et ensuite, les investisseurs internationaux ont compris que c’était du pipeau.

Conséquence : les taux de l’Espagne et de l’Italie recommencent à exploser.

Le Titanic « ZONE EURO » est en train de couler.

Ce week-end, il va encore falloir organiser un « sommet européen de la dernière chance ».

Espagne : taux des obligations à 10 ans :
Lundi 2 juillet : 6,38 %.
Mardi 3 juillet : 6,25 %.
Mercredi 4 juillet : 6,41 %.
Jeudi 5 juillet : 6,776 %.
Vendredi 6 juillet : 6,954 %.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Italie : taux des obligations à 10 ans :
Lundi 2 juillet : 5,74 %.
Mardi 3 juillet : 5,63 %.
Mercredi 4 juillet : 5,77 %.
Jeudi 5 juillet : 5,979 %.
Vendredi 6 juillet : 6,026 %.

http://www.bloomberg.com/quote/GBTPGR10:IND

BA 06/07/2012 12:54

L'Histoire s'accélère.

Vendredi 6 juillet 2012 :

Zone euro : la Finlande préfère sortir de l'euro que payer les dettes des autres.

La Finlande préfère se préparer à sortir de l'euro plutôt qu'à payer les dettes des autres pays de la zone euro, affirme la ministre des Finances Jutta Urpilainen, vendredi dans le quotidien
financier Kauppalehti.

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_la_Finlande_prefere_sortir_de_l_euro_que_payer_les_dettes_des_autres30060720121200.asp

BA 06/07/2012 11:43

Dette publique de l'Allemagne :
2002 : dette publique de 60,7 % du PIB.
2003 : dette publique de 64,4 % du PIB.
2004 : dette publique de 66,3 % du PIB.
2005 : dette publique de 68,6 % du PIB.
2006 : dette publique de 68,1 % du PIB.
2007 : dette publique de 65,2 % du PIB.
2008 : dette publique de 66,7 % du PIB.
2009 : dette publique de 74,4 % du PIB.
2010 : dette publique de 83 % du PIB.
2011 : dette publique de 81,2 % du PIB.
2012 : dette publique de 83,5 % du PIB.

Dette publique de la France :

Mercredi 4 juillet 2012 :

Jean-Marc Ayrault déclare :

"depuis 2007, la dette a augmenté de 600 milliards d’euros, et cette dette atteint aujourd’hui près de 1800 milliards d’euros, soit 90 % de la richesse produite par la France chaque année. Le poids
de la dette est devenu écrasant : l’Etat verse ainsi près de 50 milliards d’euros par an à ses créanciers. Cette somme représente la première dépense juste devant le budget de l’Education
nationale, elle est supérieure aux budgets de la recherche, de la justice et de la sécurité réunis."

http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/discours-de-politique-generale-de-jean-marc-ayrault-premier-ministre-a-l-assemblee-

BA 05/07/2012 10:20

Mercredi 4 juillet 2012 :

Le ministère allemand des Finances a annoncé mercredi que le déficit public du pays serait vraisemblablement d'environ 0,5% cette année, moitié moins qu'une précédente prévision de 1%.

En revanche la dette publique allemande va continuer à dépasser largement le plafond fixé par Bruxelles : elle devrait s'établir à 83,5% du PIB cette année, pronostique le ministère, contre 81,2%
en 2011. La limite européenne est fixée à 60%.

http://www.romandie.com/news/n/_L_Allemagne_abaisse_sa_prevision_de_deficit_public_a_05_pour_201237040720121708.asp

Vous avez bien lu : la dette publique de l'Allemagne sera de 83,5 % du PIB fin 2012.

Et la dette publique de la France ?

« La Cour des comptes lance une alerte : la dette publique devrait dépasser 90 % du PIB fin 2012 (pour mémoire, elle était de 64 % fin 2007). La dette publique imputable aux programmes d'aide
aux pays en difficulté (prêts bilatéraux ou par l'intermédiaire du FESF) devrait s'élever à 50,2 milliards fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011 - soit une hausse de 1,8 point de PIB. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/02/20002-20120702ARTFIG00615-la-dette-depassera-90-du-pib-fin-2012.php

Conclusion :

Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, Slovénie : ces sept Etats européens sont en train de faire naufrage.

Ces sept Etats entraînent les autres Etats européens vers le fond de l'océan.

Le naufrage du Titanic continue.

BA 04/07/2012 18:19

Mercredi 4 juillet 2012 :

1- Italie :

Le déficit public de l'Italie au premier trimestre 2012 a été de 8% du PIB, contre 7% un an plus tôt sur la même période, sous l'effet de la hausse des taux obligataires italiens et de la récession
en cours depuis fin 2011, a indiqué mercredi l'Institut national des statistiques (Istat).

Le tableau Istat montre aussi que les comptes publics italiens qui présentaient un excédent primaire (avant paiement du service de la dette) de 2,6% au dernier trimestre de 2011, sont en déficit
primaire de 3% au premier trimestre de cette année. Au premier trimestre de 2011, l'Italie présentait déjà un déficit primaire de 2,7%.

http://www.boursorama.com/actualites/italie-deficit-public-en-hausse-a-8-du-pib-au-1er-trimestre-2012-30fd11b538346cd76eb006ec736681f8

2- Espagne :

L'Espagne prépare une série de coupes budgétaires et de hausses d'impôts qui pourraient lui rapporter jusqu'à 30 milliards d'euros.

« L'idée est de mettre en oeuvre des coupes d'une valeur de 3% du PIB », selon l'une des sources rapportée par Reuters. La valeur nominale du PIB espagnol étant de 1.000 milliards d'euros par an,
les coupes devraient donc atteindre environ 30 milliards d'euros.

Elles s'ajouteraient aux 48 milliards d'euros d'économies déjà visées par de précédents plans, sans qu'il soit certain que l'accumulation des mesures d'austérité rassure les marchés, quand la
véritable inquiétude concerne le manque de croissance.

3- Chypre :

Selon un quotidien de Nicosie, Chypre devrait réclamer 56 % de son PIB pour sauver son système financier. Pendant ce temps, la Troïka tente de négocier avec le gouvernement chypriote dans une
ambiance tendue.

Chypre pourrait finalement avoir besoin de 10 milliards d’euros pour recapitaliser son secteur bancaire. C’est ce que prétend le quotidien de l’île Phileleftherios, qui s’appuie sur un rapport
préliminaire du FMI qu’il s’est procuré.

Si ce chiffre est confirmé, il s’agirait d’un coup dur pour la petite république dont le PIB ne dépasse pas 18 milliards d’euros.

BA 02/07/2012 23:16

Lundi 2 juillet 2012 :

La Cour des comptes lance une alerte : la dette publique devrait dépasser 90 % du PIB fin 2012 (pour mémoire, elle était de 64 % fin 2007). La dette publique imputable aux programmes d'aide aux
pays en difficulté (prêts bilatéraux ou par l'intermédiaire du FESF) devrait s'élever à 50,2 milliards fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011 - soit une hausse de 1,8 point de PIB.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/02/20002-20120702ARTFIG00615-la-dette-depassera-90-du-pib-fin-2012.php

Cette dernière phrase est très importante : l'aide de la France aux pays de la zone euro en difficulté a coûté 14,5 milliards d'euros fin 2011. L'aide de la France aux pays de la zone euro en
difficulté coûtera 50,2 milliards d'euros fin 2012.

Et encore, il ne s'agissait que d'aider la Grèce, l'Irlande et le Portugal.

Quand la France va devoir aider l'Espagne et l'Italie, combien de centaines de milliards d'euros cela nous coûtera-t-il ?

C'est ça qui est génial avec la zone euro : les dominos tombent les uns après les autres.

Les trois premiers dominos qui sont tombés vont faire tomber tous les autres.

BA 01/07/2012 13:58

Vous connaissez les cycles de l'Union Européenne ?

Non ?

Les cycles de l'Union Européenne, c'est ça :

http://liesidotorg.files.wordpress.com/2012/06/cycles.jpg

BA 29/06/2012 08:36

Vendredi 29 juin 2012 :

Zone euro : voie ouverte à la recapitalisation directe des banques (Van Rompuy).

La zone euro veut mettre en place d'ici fin 2012 un mécanisme qui permettra de recapitaliser les banques directement via ses fonds de secours et d'assouplir les conditions pour qu'ils achètent de
la dette souveraine sur les marchés, accédant à une demande de l'Espagne et de l'Italie.

"Quand ce sera prêt, le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques", a déclaré M. Van Rompuy lors d'une conférence de presse à
Bruxelles au terme d'un sommet de la zone euro.

La recapitalisation directe des banques se fera sous certaines conditions.

"La zone euro est également prête à ce que les fonds de secours interviennent pour rassurer les marchés", a ajouté M. Van Rompuy, ce qui signifie que le FESF et le MES pourront acheter directement
des titres de dette sur les marchés.

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_voie_ouverte_a_recapitalisation_directe_des_banques_Van_Rompuy_RP_290620120642-23-204095.asp

Cette dernière phrase est hilarante !

"La zone euro est également prête à ce que les fonds de secours interviennent pour rassurer les marchés", a ajouté M. Van Rompuy, ce qui signifie que le FESF et le MES pourront acheter directement
des titres de dette sur les marchés.

Mais avec quel argent ?

Avec quel argent le FESF et le MES pourront-ils acheter directement des titres de dettes sur les marchés ?

Et c'est pareil pour la recapitalisation directe des banques : avec quel argent le FESF et le MES pourront-ils recapitaliser directement les banques ?

Rappel : le FESF et le MES sont des coquilles vides. Le FESF et le MES n'ont pas les milliards d'euros nécessaires pour acheter directement des titres de dettes. Le FESF et le MES n'ont pas les
milliards d'euros nécessaires pour recapitaliser directement les banques.

Donc le FESF et le MES vont d'abord devoir emprunter des milliards d'euros sur les marchés internationaux.

Ensuite, avec cet argent, le FESF et le MES pourront intervenir.

Bref, on va rajouter des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui existent déjà !

HP 29/06/2012 04:00

J'ai l'impression que le lien que j'avais posté chez Jorion vers cet article n'a pas été validé.

Jean Claude Werrebrouck 02/07/2012 16:30



OUI, c'est très vraisemblable car il semble que je sois interdit de séjour en raison de la position très particulière que prend Jorion sur l'origine de la création monétaire. Nous sommes très
nombreux à être mis à l'écart .C 'est dommage car l'impact du travail de Jorion serait bien plus iomportante s'il y avait reconnaissance d'une erreur.



BA 28/06/2012 15:47

Jeudi 28 juin 2012 :

Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux de plus en plus élevés.

Plus les jours passent, plus l’Italie se surendette.

Plus les jours passent, plus l’Italie se rapproche du défaut de paiement.

Jeudi, l’Italie a emprunté.

Lisez cet article :

"Lors de cette émission très suivie par les investisseurs, les taux des obligations italiennes à cinq ans se sont inscrits à 5,84%, contre 5,66% lors de la précédente émission le 30 mai.

Ceux des titres à dix ans ont progressé de leur côté à 6,19%, contre 6,03% le 30 mai, soit au-dessus de la barre symbolique des 6%.

La demande des investisseurs s’est élevée à environ 7,6 milliards d’euros, ce qui a permis au Trésor italien, qui comptait lever entre 3,75 et 5,5 milliards, de presque atteindre son objectif
maximum.

L’Italie, dont la dette colossale dépasse 120% du PIB, est sous la pression des marchés, dans le sillage de l’Espagne, alors que les investisseurs doutent que le sommet européen qui s’ouvre à
Bruxelles jeudi puisse enrayer durablement la crise de la dette en zone euro.

Face à cette flambée des taux, le chef du gouvernement italien Mario Monti arrivera à Bruxelles avec la ferme volonté de faire approuver par ses partenaires, et en particulier par Berlin, un
mécanisme permettant de calmer les tensions sur les marchés."

http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emprunte_54_mds_EUR_a_cinq_et_dix_ans_legere_hausse_des_taux51280620121145.asp

HP 27/06/2012 20:38

Le site d'Olivier Berruyer est www.leS-criseS.fr/
Je poste le lien de l'article chez Jorion, chez criseusa.blog.lemonde.fr/ je n'ose pas ;o)

Jean Claude Werrebrouck 28/06/2012 08:27



Merci, je corrige



fourminus 27/06/2012 20:30

Suggestion de correction : Le site d'Olivier Berruyer s'intitule : les-crises.fr/

Jean Claude Werrebrouck 28/06/2012 08:26



merci,je corrige



BA 27/06/2012 14:31

Concernant les banques de la zone euro :

1- D'abord, il faut attendre encore un petit peu, jusqu'à ce que la crise systémique arrive en zone euro.

2- Ensuite, au moment de la crise systémique, les Etats européens nationaliseront leurs banques pour un centime : le centime symbolique.

3- Enfin, chaque Etat européen gardera dans le giron public toutes ses banques, comme chaque Etat européen gardera sa propre défense nationale.

4- Les banques, c'est comme les bombes atomiques : c'est l'Etat qui doit les gérer, et non pas les chefs d'entreprise.

Mercredi 27 juin 2012 :

L'Italie emprunte 9 milliards d'euros à six mois à des taux en forte hausse.

L'Italie a emprunté mercredi comme prévu 9 milliards d'euros à six mois, mais a vu ses taux bondir, alors que les marchés restent très nerveux à la veille d'un sommet européen présenté une nouvelle
fois comme crucial pour la zone euro, a annoncé la Banque d'Italie.

Les taux de ces obligations ont bondi à 2,957%, contre 2,104% lors de la dernière opération similaire le 29 mai.

La demande des investisseurs a été soutenue, s'élevant à 14,5 milliards d'euros.

Mardi, le Trésor italien avait déjà emprunté 3,9 milliards d'euros à échéance 2014, 2016 et 2026 à des taux en forte hausse.

Il reviendra jeudi sur le marché avec une émission très suivie de titres à cinq et dix ans, au cours de laquelle il tentera de lever entre 3,75 et 5,5 milliards d'euros.

http://www.boursorama.com/actualites/l-italie-emprunte-9-milliards-d-euros-a-six-mois-a-des-taux-en-forte-hausse-c28732472177af269b7f5315412aa462

Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux de plus en plus élevés.

Plus les jours passent, plus l’Italie se surendette.

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