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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 15:27

              

La présente réflexion,  s’inscrit dans l’idée selon laquelle une conjonction entre temps propre de la crise, et temps propre à la sphère  politique, risque d’aboutir avant le printemps 2012 à un changement radical de paradigme dans le fonctionnement de l’Europe, et en particulier de sa zone euro. Et  un changement possiblement impulsé par la France.

Inutile d’insister ici sur l’aggravation de l’actuelle grande crise. Les lecteurs avertis, en connaissent maintenant le mécanisme, et savent que si l’empilement de la dette globale mondiale n’est pas l’essence de la crise, il en est le facteur de déclenchement. Même sans revenir sur la globalisation, le retour à la croissance suppose au moins  l’arrêt de l’accroissement de l’économie de dettes. Circonstance non empiriquement constatée, puisque les Etats continuent d’accroitre leurs stocks de dettes….pour aider  les banques… qui aident les Etats. Il faut sauver les Trésors Irlandais ou grecs, pour sauver les banques françaises ou allemandes- largement exposées sur les dettes publiques correspondantes-  et qui financent les Trésors français ou allemand. Le cercle est bouclé.

Sur un plan purement comptable, aucun pays de la « zone euro à risques »- Allemagne,  Pays Bas et Autriche exclus-   n’obéit  à l’équation de stabilisation de la dette publique. Les soldes primaires sont très au-delà de ce qui permettrait la simple stabilisation : dette cumulée déjà trop élevée, taux de croissance beaucoup trop faible, et taux de l’intérêt sans doute encore faible pour certains pays (France) mais instable, et devenant usuraire pour les plus faibles ( Irlande, Portugal, Grèce). Cela signifie que malgré les plans de contraction des dépenses publiques, et d’augmentation parallèle des prélèvements, l’endettement continue d’augmenter, avec notamment les risques qui s’y rattachent, en termes de classement par les agences de notation.

Pour les plus menacés – Irlande, Portugal, Grèce et sans doute Espagne- et aussi les plus menaçants pour l’ensemble de la zone euro, la situation est désespérée, puisqu’en 2010 les taux de croissance seront négatifs, ou  au mieux inférieurs à 1%, alors que le taux moyen de la dette sera proche de 3%, et le taux marginal pouvant dépasser les 10% (très exactement 10,898% au 27 septembre 2010 pour les bons grecs à 10 ans selon Bloomberg). C’est dire qu’il faudrait un solde primaire très positif – plusieurs points de PIB-  à priori inaccessible. Les plans de réduction des déficits, risquent de faire baisser les recettes, et donc d’accroître ces mêmes déficits,  alors  qu’ils sont déjà insupportables. La France est, elle-même, en position plus que délicate : En admettant pour 2011 une dette de 85% de PIB, une croissance de 1,5%, et un taux d’intérêt de 3%, il faudrait un solde primaire public supérieur à 1,275 point de PIB. Cela représenterait un excédent budgétaire primaire d’environ 25 milliards d’euros… pour seulement bloquer la croissance de l’endettement. Le parlement préparant un budget 2011, affecté d’un déficit supérieur à 90 milliards, sera du même coup voté,  une aggravation importante de l’endettement global,  et donc un risque d’aggravation de la crise financière.

De façon très conjoncturelle, la guerre des monnaies en cours dans le monde ( il vaut mieux dévaluer puisqu’il ne saurait y avoir de relance interne, avec des ménages davantage disposés à thésauriser, et que tous les Etats veulent exporter) retarde et fait passer au second plan, l’inévitable démantèlement  ou recomposition de la zone euro. Curieusement, l’achat d’Euros permet de stabiliser Yen, Franc suisse, Yuan et de conforter la monnaie européenne.

C’est dire aussi que le temps propre de la crise en Europe, ou son cheminement, ne saurait évidemment faire l’objet de prévisions calendaires. Et ce d’autant  que d’autres acteurs lourds interviennent dans le déroulement de la crise : USA, Chine, autres émergents,  etc. Il est toutefois raisonnable de penser, que la très grande probabilité de défaut d’un ou de plusieurs maillons de la chaine euro, sera suivi de rupture politiques majeures.

Dans le texte« l’Euro, sursaut ou implosion », il était expliqué la logique de la connivence des entreprises politiques, notamment françaises : la fuite en avant étant la capacité, grâce à l’euro, de multiplier ou de conserver le niveau et la qualité de  l’offre de produits politiques sur les marchés correspondants.

Mais le fordisme boiteux qui devait en résulter (cf. le texte du 19 juillet : « La grande crise : les 8 fondamentaux pour conclure ») est devenu « fordisme boiteux en sursis »  avec le développement de la crise. Désormais, pour les grandes entreprises politiques des pays les plus importants (France en particulier) l’offre de produits risque de devenir très rapidement inadaptée. Quel que soit l’entrepreneur politique ayant vocation à gouverner, la reconduction au pouvoir, ou la conquête du pouvoir,  ne pourra plus se faire à partir du même paradigme, si  le défaut constaté chez un maillon faible se propage. Et la propagation est inévitable, et atteint directement le Trésor, qui devra soutenir des banques victimes de la contagion, qu’il faudra bien sauver …si l’on veut sauver le Trésor lui-même.

Le paradigme dominant de la science économique, certes ébranlé par les développements passés de la crise, reste toutefois dominant, et partout, il s’agit de refermer la porte d’un Keynésianisme dont on ne veut pas. C’est dire que sans le défaut, pourtant très probable dans le court ou le moyen terme, d’un maillon faible de la chaine euro, les entreprises politiques conserveront – malgré elles- leur offre faite de rigueur budgétaire, dite de droite (diminution de la dépense) ou de gauche (augmentation de la pression fiscale) . Et ce même si une telle stratégie aboutit à créer du mécontentement, puisque rigueur budgétaire signifie aussi diminution du volume de l’offre politique, et perte de parts de marchés, au profit d’entrepreneurs politiques moins généralistes, souvent appelés  « populistes ». Ou tout simplement au profit du retrait du marché c'est-à-dire l’abstention : le consommateur de produits politiques n’achète plus.

Cette situation, forte probabilité d’un défaut très contagieux, associée à un conservatisme de l’offre politique globale, procure un avantage considérable à l’entrepreneur politique au pouvoir : il peut – dans la tempête, et dos au mur- révolutionner l’offre de façon immédiate. Et il le peut, car il détient – puisqu’au pouvoir-  les outils de la contrainte publique. Et il ne peut que révolutionner l’offre, s’il veut se donner une chance de gagner l’élection suivante. Parce que la réalité se transforme brutalement – défaut avec forte contagion et crise systémique, non maitrisable avec les outils classiques- l’entrepreneur politique au pouvoir n’a guère le choix. Il lui faut « dérailler », rapidement changer de paradigme, et révolutionner le mode d’accaparement des outils de la contrainte publique à des fins privées.

Dans le cas de la France , ce déraillement rapide , mobilisant de nouveaux outils aux fins d’une possible reconduction au pouvoir, est constitutionnellement prévu : Il s’agit de l’article 16 de la constitution de 1958.

Il convient toutefois de préciser les modalités économiques et juridiques du déraillement.

S’agissant des modalités économiques les choses sont simples : l’avalanche contagieuse des défauts, est stoppée net par le rétablissement de la souveraineté monétaire autorisée par l’article 16. Il s’agit simplement de reprendre autorité sur la banque centrale, de supprimer l’agence France Trésor devenue inutile,  et d’exiger l’achat gratuit de bons du Trésor par le banquier de l’Etat, comme cela se déroulait sans heurts,  avant la loi du 3 janvier 1973. Une telle décision, va contre les engagements bruxellois de la France, et débouche inéluctablement sur un conflit avec les tenants de l’autre paradigme, à savoir essentiellement l’Allemagne. Le défaut ayant une portée systémique, il est toutefois peu probable que l’Allemagne – dont le système bancaire est très exposé- puisse résister longtemps, à une offre française de redéfinition de l’euro, lequel devient monnaie commune, et cesse d’être monnaie unique. Et monnaie commune avec taux de change fixes et ré ajustables à intervalles réguliers. Dans la négociation qui en résulte, l’entrepreneur politique français a tout à gagner : il est suivi par les entrepreneurs politiques des maillons faibles, qui à force de se droguer à l’euro, ont tout perdu. Cela signifie la construction d’une nouvelle zone euro à l’initiative de la France, avec toutes les conséquences politiques qui peuvent en résulter. On peut du reste imaginer, qu’il y aurait vite contagion sur l’idée de souveraineté monétaire, et peu de pays conserveraient la doctrine de l’indépendance des banques centrales. Et l’entrepreneur politique français, a également tout à gagner sur le plan interne, puisqu’initiateur d’une nouvelle offre de produits politiques,  dont les coûts associés- par exemple une augmentation du coût des importations-  sont reportés au-delà des élections. En outre cette offre nouvelle, est aussi une nouvelle histoire et donc un projet qui ne se ramène plus à de la fade   « gouvernance de l’immédiateté et de l’insignifiance ». Ainsi, des produits comme le « retour à la croissance » ou « la ré industrialisation » pourraient, au moins temporairement, abandonner leur statut de slogans usés et reprendre quelques couleurs.

La question reste toutefois de savoir, si l’article 16 est utilisable dans le cas d’une crise systémique. Une lecture constitutionaliste du texte, semble indiquer que le recours à l’article 16, est subordonné à des ensembles de faits précis : « menaces graves et immédiates » sur « l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire, ou l’exécution de ses engagements internationaux ». Et menaces susceptibles d’interrompre le « fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels ». Si un défaut d’Etat en zone euro est extrêmement contagieux et entraîne une catastrophe financière, il y a bien menace sur le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Et on sait qu’un effet de « Bank run », avec disparition de la monnaie, débouche rapidement sur une dislocation de l’Etat de droit. Ce fût du reste la grande peur des Etats en septembre 2008. En revanche, la catastrophe financière ne semble pas être une menace sur « l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire, ou l’exécution de ses engagements internationaux ». Il appartiendra, comme  prévoit le texte, au Conseil Constitutionnel, d’apprécier la légitimité du recours à l’article 16 après 30 jours de mise en œuvre, mais uniquement sur la base de la saisine du président de l’Assemblée Nationale, ou du président du Sénat ou de 60 députés ou sénateurs. Il est toutefois douteux, au vu de l’étendue de la catastrophe, qu’une saisine du Conseil puisse se manifester, ou le cas échéant, que le conseil saisi, déclare non conforme l’utilisation de l’article 16. Il en résulte qu’effectivement, l’entrepreneur politique au pouvoir, peut être le grand bénéficiaire d’un risque de défaut contagieux sur l’euro-zone.

Bien évidemment, le changement de paradigme autorisé par le recours à l’article 16 est un pari et un saut vers l’inconnu. Mais il faut noter aussi qu’il est dans, la présente situation de la France, le moyen le plus efficient dans la quête de la reconduction au pouvoir.

Sans préjuger des modalités précises des mesures prises, dans le cadre du recours à l’article 16, il y a comme dans toute mesure publique, d’abord déplacement de bien être entre groupes de personnes et effets secondaires, dont nul ne peut en évaluer, ni l’importance ni la direction. Le fonctionnement des groupes humains, ne relève pas de la mécanique, et les liens causes /effets sont infiniment complexes. Néanmoins, et en toute première approximation, il y a d’abord relâchement de la pression sur les Trésors puisque la dette nouvelle devient gratuite. On pourrait imaginer, qu’il en serait de même concernant le stock de dettes publiques, toutefois on peut se demander, s’il est juridiquement possible d’utiliser l’article 16, aux fins de promulgation d’ordonnances rétroactives. Cette gratuité nouvelle, correspond à des désavantages pour l’ensemble de la finance qui jusqu’ici, se nourrissait de la dette publique, laquelle était aussi matière première de base, pour confectionner d’autres produits financiers achetés par des épargnants. Dans le cas de la France, les désavantages sus visés seraient internationalisés, puisque jusqu’ici, prés de 70% de la nouvelle dette publique était vendue à des banques étrangères. Les réactions des banques françaises, déjà très atteintes par le défaut en un point de la chaine euro, seraient donc limitées, et il est faux de considérer, comme le fait Jean Peyrelevade, qu’elles ne pourraient pas supporter la gratuité de la dette publique.

Il y aurait aussi comme conséquence première, déplacement de bien- être à l’intérieur de la zone euro : tous ne pourront plus être passagers clandestins ainsi que nous le disions dans l’article du 28-01-2010. Les moins efficaces, paient  leur insertion avec des importations plus couteuses, et les plus efficaces (Allemagne) ne peuvent plus siphonner, la demande globale de l’ensemble des autres membres de la zone. On pourrait du reste imaginer, que les négociations nouvelles dans le cadre du nouveau paradigme, prévoiraient la mise en place des institutions de veille et sauvegardes, des équilibres des échanges extérieurs entre pays.(cf. le texte du 16 juillet : « l’équilibre extérieur comme produit politique émergent »)

Au-delà, il est évidemment difficile d’aller plus loin, tant  les prévisions dans un contexte de rupture radicale sont difficiles. La présente réflexion n’avait pas pour objectif d’éclairer le nouveau paradigme. Il se bornait à souligner, que dans la zone euro, mais certainement aussi ailleurs, les piles de dettes, toujours en très forte croissance, risquent d’exploser à une date peu éloignée de celle de l’inventaire comparatif des offres politiques, dans un pays clef de la zone (élections du printemps 2012 en France). La possible rencontre des événements, est favorable à l’entrepreneur politique au pouvoir, qui est en raison de sa maitrise des outils de la contrainte publique, et en particulier d’une disposition constitutionnelle redoutable , peut brutalement renouveler l’offre de produits,  et lui assurer une rente d’innovation, démonétisant les offres concurrentes.

 

 

 

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Etats et politiques
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commentaires

mutuo 10/06/2012 22:33

@jan, oui!

courtier-or 18/10/2010 12:11


Adieu le monde d'antan, vive le monde de demain :

http://www.courtier-or.fr/int/index.php/94-le-monde-de-demain.html

Cordialement,


A-J Holbecq 11/10/2010 12:03


Commentaire de Jacques Sapir, aujourd'hui, sur le blog de Laurent Pinsolle:
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/10/09/le-mythe-des-bienfaits-de-l-euro-cher.html

// L'impact de l'Euro fort sur l'économie française a été clairement établi par une Note de l'INSEE datant de 2008, n'en déplaise à Balthazar.

On peut considérer que toute hausse au dessus d'un cours d'équilibre, que l'on peut estimer à 1,05USD (ne pas oublier que de très nombreux pays ont indexé leur monnaie sur le dollar), coûte à
l'industrie française environ 1% de croissance par tranche de hausse de 15%.
Je signale que même l'Allemagne souffre aujourd'hui d'un Euro surévalué (voire la baisse des exportations allemandes hors zone euro sur le 3ème trimestre de 2010...).

On peut, bien sur, trouver des biens dont l'élasticité demande/prix est très faible, mais ils sont peu nombreux.

Pour faire baisser l'Euro les solutions possibles sont
(a) autoriser les avances au Trésor Public pour les pays de la zone Euro et laisser la BCE émettre pour 1200 milliards d'euros dans les 6 prochains mois.
(b) réintroduire des contrôles de capitaux drastiques tant à l'entrée qu'à la sortie pour avoir un taux de change "administré" (dans le sens économique du terme).

Je pense qu'une combinaison de ces deux mesures pourrait donner le meilleur résultat mais la possibilité de voir de telles mesures adoptées par la zone Euro est nulle. L'Allemagne se console de sa
perte de compétitivité hors zone euro en renforçant sa compétitivité DANS la zone euro à notre détriment. L'excédent commercial de l'Allemagne en 2009 sur les 6 principaux pays de la Zone Euro
s'élève à 95 milliards d'Euros alors que le déficit de l'ensemble de la zone Euro vis-à-vis de la Chine (dont le Yuan est en partie indexé sur le Dollar) est de 96 milliards pour 2010 (exactement
48 milliards d'Euros au premier semestre 2010).

Le problème auquel nous sommes confrontés est double.
d'une part il y a la surévaluation de l'Euro et d'autre part il y a la politique néo-marcantiliste de l'Allemagne.

Je partage l'avis qu'il faudrait user de l'article 16 pour établir une réquisition de la banque de France et procéder unilatéralement à une émission de 400 milliards d'euros.

J. Sapir

Écrit par : Sapir | 11.10.2010
//


Jean Claude Werrebrouck 11/10/2010 13:22



Grand merci. En retour sachez que le très conservateur club de l'horloge qui m'a invité à son colloque samedi dernier fait de la loi de janvier 1973 le texte fondateur de la nouvelle dette
publique.



courtier-or 10/10/2010 21:23


@Pascal

Il y a un point dans le discours d'oppossum qui vaut un arrêt :


Le système peut " être sauvé par les pays émergents ".



C'est la pire des options.



Mais elle ne peut avoir de vie longue, si elle se réalise. Les chinois n'ont pas bâti l'UE, telle qu'elle existe actuellement. Ils n'ont aucune expérience dans la manipulation d'un tel monstre.

Ce sont bien les américains qui l'ont monté de toutes pièces par une chaîne d'accords viciés à partir de la chute du bloc soviétique : Schengen, extension de l'OTAN, l'introduction de l'euro etc
... Mais c'étaient des circonstances et des fenêtre historiques uniques, que personne ne peut reproduire à la demande.

Les gens étaient euphoriques et ravis du fait de la disparition du communisme. Ils voulaient vivre ensemble.

Je constate, que ce n'est plus le cas.


Les chinois aparaîssent déjà comme des totalitaires et magouilleurs ( ...alors que ce n'est pas nécessairement cas de tous les chinois ) et ne partent pas d'une position de l'unificateur et de
sauveur.

Je ne doute pas un seul instant, que les financiers stupides ( pour être aussi vérolé et corrompu il ne faut pas être intelligent ) sont déjà en train de nous vendre à leurs homologues chinois.


Si les chinois mordent à l'hameçon, alors ce sera en pure perte pour eux. Au mieux ils vont devoir abandonner la partie . Et pour cause, les financiers européens sont des fantoches. Toute leur
carrière et leur fortune est faite d'obéissance à la baguette américaine.
Ils ne sont certainement pas capables de manipuler un tel monstre. Les américains n'en sont plus capables , leurs poupées minables ne le sont pas d'autant plus. C'est donc à pure perte qu'un tel
deal serait fait.

Reste l'option militaire et là, si j'en connaissais le déroulement... J'avoue égoistement que je perdrais pas mon temps chez Werrebrouck.


Pascal 10/10/2010 17:25


@ oppossum

"De l'autre je sens un scepticisme grandissant sur la forme des institutions européennes (et je le ressens personnellement)"
==> le suel moyen de le savoir eut été d'organiser un nouveau referendum sous la présidence Sarkozy, fraichement élu avec une majorité confortable ! Je suis personnellement d'avis que les
Français étaient pour le moins allergique au projet d'Europe qui leur était proposé ; ils sentaient un mauvais coup en préparation ... à défaut de comprendre l'intégralité des mécanismes par
lesquels l'influence de l'UE et de sa commission percole la France (et les autres pays).

Par ailleurs, ce n'est pas parce que l'esc argot se recroqueville à la première difficulté venue qu'il a forcément tort de se protéger ainsi ! Possible mais pas certains !


BA 05/10/2010 21:56


Mardi 5 octobre 2010 :

A un niveau mondial, le FMI donne des chiffres étourdissants.

Le coût de la crise financière aura été de 2.200 milliards de dollars. Cette estimation correspond aux pertes qu'auront dû absorber, entre l'été 2007 et la fin 2010, les banques et autres
institutions financières américaines, européennes et asiatiques, en raison de la baisse de la valeur constatée ou prévisible de leurs actifs financiers.

Pour combler ce trou, elles se sont endettées à court terme, et vont devoir prochainement payer la note. "Par conséquence, une dette de plus de 4.000 milliards de dollars doit être refinancée dans
les 24 prochains mois", a estimé le FMI.

Elles n'y parviendront pas sans l'aide des contribuables, particulièrement en Europe.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jvDFMDY7IoncJcnB1_JscHrJKcKw?docId=CNG.8b0cfe31fc58b38d9c3e3ebddf9e83d6.31

Conclusion : contribuables, préparez-vous à payer.

Contribuables, préparez-vous à payer pour sauver les banques.


oppossùm 04/10/2010 23:32


@ Courtier-or
En ce qui me concerne je partage l'angle géo-stratégique de votre façon de voir . La défense primaire de ses intérêts et le rapport de force qui en découle sont des invariants auxquels on revient
périodiquement de façon un peu plus crue en temps de crise , même si un habillage à la foi vrai et faux , a pour fonction d'offrir soit de la parodie , soit de la civilisation .

Le mur de la limite des ressources et surtout celui de l'énergie, que vous invoquez pourrait devoir en être dans le futur un élément déclencheur.
Mais le problème de votre analyse c'est que nous n'y sommes pas encore et qu'ensuite une large mouvement (peu importe les motivations hypocrisies exagérations et intérêts qui s'y rattachent)
commence à anticiper ce problème.
Pour l'instant nous sommes dans la crise de la dette et la problématique de la rareté n'est pas encore mature : il n'y aura donc pas double-choc. Au contraire la crise pourrait d'une certaine façon
façon préparer des évolutions.

Mais là où vous avez raison c'est que dans la guerre monétaire qui s'ouvre , s'inscrit également la question de l'approvisionnement et de l'accès aux énergies ainsi qu'à certaines ressources de
base , et que l'Europe , engluée à la fois dans une espèce de bien-pensance-écologico-culbabilisée, et une vision très universo-démocratico-globaliste , nous prépare à présent mal à cela

L'idéal démocratique n'est plus l'arme redoutable de l'occident pour imposer son système de valeur ... et par certains côtés , nous sommes nous même doublement les propres victimes de cet idéal en
ce sens que nous sommes à présent crispés sur une volonté de tout démocratiser , des segments les plus locaux et quotidiens aux arcs et aux constructions sociales les plus méta, ce qui fait que
notre énergie et notre idéal est absorbée en un laborieux exercice un peu vain qui nous fait oublier nos intérêts collectifs les plus simples et les plus évidents.
Et par ailleurs nous nous sommes entichés d'un système (la démocratie) qui nous a enfermé dans son cercle , étant lui-même enfermé dans un système économico-social dont le pilotage échappe au
'politique'.
On pourrait donc presque dire qu'en Europe , la démocratie est une parodie dans laquelle on se vautre furieusement et vainement. Ce n'est plus un mode d'appropriation direct du pouvoir c'est un
mode de dissimulation . Trop fort.

Mais je suis là hors-sujet (même si ma conclusion est presque post-werrebrouckienne ! ;) )


courtier-or 04/10/2010 13:12


@oppossum et @ J.C. Werrebrouck

Messieurs,

En vous répondant à tous les deux, je me retranche derrière la constatation de la limite des ressources. Ceci gomme toute option politique ou encore digression sur le sauvetage de l'économie
mondiale.
C'est l'accès au ressources qui va remodeler le paysage d'aujourd'hui. Là, une Europe artificielle, créé pour servir les intérêts exclusifs des USA ne peut pas survivre.

Je ne suis pas anti-américain, ni eurosceptique. Je vois tout simplement une domination inconditionnelle et un ensemble heterogène fait de bric et de broc. Vous voyez que la réprésentativité de es
fréquentations ne joue aucun rôle dans cette appréciation, en revanche elle sert à confirmer ce que je pense au préalable.


Une excellente vidéo de A. Bukovsky se trouve ici :

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=57001625


Opossum a parlé d'allemagne. C'est aujourd'hui un Etat qui cherche à bâtir sa propre politique de la sécurisation des approvisionnements. Allemagne ne compte pas sur les autres Etats de l'UE pour
le faire : Voir le passage dee H.KOHL chez Gazprom, mais aussi le rôle géopolitique des allemandes dans les Balkans depuis 1991. Pour ce qui se voit le plus. Les allemands qui ont le vrai pouvoir
de décider et dictent la politique ne comptent plus avec l'UE à long terme. Lisez leur presse, écoutez leurs émissions radio sur internet.


Il y aurait un avenir commun pour l'europe, si les Etats européens planifieraient une politique d'approvisionnements et de sécurisation des approvisionnements commune et un partage des ressources
commun.
Je constate , qu'il n'en est rien et rien de tel n'est planifié. J'ajoute que je ne confond pas des ukases ridicules sur la libéralisation du marché interne de l'énergie, émanant d'une poignée
d'imbéciles, ( Dont certains sont des anciens dirigeants communistes ... c'est un comble ! voir ici :
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/eu/6178082/Official-responsible-for-light-bulb-ban-is-a-former-communist.html )avec une politique de développement à long terme du potentiel
politique, économique et militaire de l'UE.

Je ne suis pas un anticommuniste non plus : Je me borne à constater ,( suis-je réprésentatif, oppossum ? ) que les anciens cardes des partis communistes de l'europe de l'Est sont des exemples
vivants nec plus ultra de la folie idéologique, de l'incompétence tous horizons, de la déconnexion avec la réalité et de la corruption. Le fait, que ces personnes ont trouvé sans problème leur
chaise en UE m'assure du destin de cette dernière. Encore une fois, ma longue expérience du contact avec ces individus peut être vue comme une subjectivité, je le reconnais.

Bref, si quelqu'un a intérêt à ce que l'Europe perdure, il ne se trouve pas en europe et n'est pas européen. Une pareille soupe ne peut faire qu'une chose à terme :

Etre balayé par les extremismes. C'est en tout cas le destin historique de ce genre d'expériences.

De et par lui même il n'a aucune chance !

De même, les accords sur le partage du monde, qui vont inévitablement intervenir à la fin du conflit de partage de l'empire américain, n'interviendront que sur la base des défaites et victoires,
comme toujours dans l'histoire humaine.

Les chinois n'ont pas la moindre intention de partager le monde avec les américains, pourquoi le feraient-ils ? Il peuvent déjà aujour'hui le dominer économiquement, la domination politique, telle
l'intendance, suivra.

Pour les perspactives économiques, je vous recommande ceci :

http://www.amazon.com/Game-Over-Prosper-Shattered-Economy/dp/0446544817/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1286188484&sr=1-1

Certains documents d'analyse économique se trouvent également sur mon site.

Cordialement,


Oppossum 03/10/2010 04:18


@ Courtier-or
D'un côté j'ai le souvenir précis quelques mois avant le référendum sur le TCE, les sondages donnaient le oui gagnant et j'ai longtemps interprété le non final comme une allergie à Chirac.
De l'autre je sens un scepticisme grandissant sur la forme des institutions européennes (et je le ressens personnellement)
Mais je ne suis pas sûr que ce doute de l'opinion (Pas le mien) ne soit pas comme l'escargot qui rentre dans sa coquille à la première difficulté.

Les personnes que vous côtoyez de par votre métier sont-elles représentatives de l'opinion ? j'en doute , sans vous offenser !
Vous parlez de l'Allemagne où effectivement un doute semble bien installé quant à " l'idéal " européen , mais l'Allemagne n'a en fin de compte pas un intérêt spécial à torpiller l'Europe : sa
stratégie , naturelle et compréhensible, est de maintenir au moindre coût possible une Europe alémanisée.

De plus , comme vous le dites vous même , la "démocratie" a été un peu vidée de son sens dans nos systèmes : de sorte que je ne vois pas trop comment un mouvement alter-européen pourrait se
manifester et prendre corps.

Reste le crack qui pourrait tout balayer .

Je suis bien d'accord que l'endettement (même si ça ne semble pas être l'idée de J-C.W.) de par son ampleur , devrait être une cause inéluctable à une crack phénoménal.
Il est certain que cela devrait se produire : cela fait parti de la logique même du système . Il est même amusant de voir que ceux -même très à gauche- ,qui le prédisent s'appuient finalement sur
des mécanismes de l'économie purement classiques.
Mais ce que j'observe c'est que le crack final de la crise qui ferait vraiment basculer les esprits , n'arrive pas : je ne ne comprends à vrai dire pas trop pourquoi et j'en suis réduit à me
demander si les moyens non conventionnels utilisés par le "système" pour se sauver, joints à un certain formatage idéologique résultant de multiples mécanismes sociologico-sociaux plus que d'un
complot (c'est sa force) , ne vont pas finir par accoucher d'un long état d' anémie malsain où la dette , sans éclater, paralyserait tout : après tout une dette irrembousable , qui engraisserait
éternellement des créanciers raisonnables , n'est-ce pas une situation qui peut-être envisageable ?

Pour qu'une crise politique dénoue tout cela , il faut une situation démocratique . Or elle est bloquée, comme vous en convenez.
Bien sûr à la longue, quelque chose pourrait se produire, peut-être , mais , tout bien pesé, comment cela pourrait-il venir de la molle et vénusienne Europe ?
Seuls les USA pourraient nous entraîner , à l'insu de leur plein gré dans une apocalypse , mais n'oublions pas qu'il dispose de moyens considérables pour sauver leur peau : les empires
disparaissent , mais ils résistent parfois plusieurs siècles , ou (parce que que les choses vont plus vite aujourd'hui) plusieurs dizaines d'années !
Et les USA , qui finalement croient davantage à leurs intérêts qu'à un système, sont peut-être les moins idéologues de tous au travers de leur idéalisme pragmatique.
Évidemment ce scénario n'est qu'un possible parmi d'autre. mais il me semble renforcé par le fait que même si la crise est globale, tout les pays ne sont pas atteints : et il se pourrait que le
"système" soit également "sauvé" par les pays émergents.

Cordialement !


Jean Claude Werrebrouck 04/10/2010 08:35



Merci pour vos échanges.


Je lis actuellement le dernier ouvrage de Christian Saint Etienne: "Guerre et paix au XXIè siècle", François Bourin Editeur. Il répond partiellement à vos interrogations. Par contre, gros
reproche, il s'agit d'une analyse prospective qui ne parle guère de la finance et de l'ordre monétaire et financier international à venir. Par ailleurs il accorde une trop gande confiance aux
systémes démocratiques dont il ne perçoit pas les fondements.



courtier-or 02/10/2010 18:12


@oppossum


Je m'autorise à penser, que l'idée européenne est morte. Il ne s'agit pas là d'une projection future, mais d'un constat.

Le demos européen n'existe pas et en ce qui concerne l'idéologie, moins de deux personnes sur dix sont capables d'y voir clair. Socialisme, capitalisme, marxisme, libéralisme, ce sont des mantras
qui reviennent souvent dans le discours médiatiques, mais dont quasimment personne n'est capable de déceler le contenu.

En revanche, le peuple a bien compris, que sa situation est en voie de déterioration et a bien fait le lien avec la construction européenne.
Dans mon métier je vois beaucoup de monde, je peux vous confirmer mon expérience de terrain. La quasi-totalité de ceux que je fréquente est persuadée, que la construction européenne les a appauvri
et ne leur a rien apporté de sérieux.
Le résultat de référendum raté de Chirac en témoigne et l'acharnement de monsieur Sarkozy à passer outre la décision du peuple français a collé le dernier clou sur le cercuil de la prétendue
construction européenne. Voilà pour la France. Ailleurs en Europe, la situation est encore pire, je voyage beaucoup et je connais beaucoup de monde dans les pays de l'Europe centrale, en Autriche
et en Allemagne. Ce que pense la majorité des habitants de ces pays est tout simplemement sans commentaire, quand il s'agit de l'UE.

Le krach économique, dont tout le monde parle sur ce site, ou sur le mien( plutôt spécialisé sur des problèmes de la monnaie ), n'est pas encore arrivé en europe, mais il arrive, c'est une
certitude.

Les institutions européennes sont tout à fait à l'image de cela et n'ont aucun moyen sérieux à leur disposition. Elles sont aussi totalitaires, que fantoches. La commission européenne avec ses
commissaires ( Un clin d'oeil à la bande du criminel Lénine et ses commissaires rouges ?) ont mis out les parlements et vidé la démocratie de son sens. L'israélite Klaus à la tête de l'actuelle
république Tchèque a au moins autant de décence, pour reconnaître que dans l'univers post-démocratique les institutions démocratiques existent, mais plus la démocratie.

Les extrémistes politiques l'ont très bien compris. La fin de l'UE et de l'euro n'est plus une option, mais une question ouverte quant à sa gestion.

Cordialement,

Courtier-or


Oppossùm 30/09/2010 22:21


C'est un scénario possible probablement.
Mais enfin fin acter tout cela pour le printemps 2012 me paraît bien hasardeux, car entre-temps bien des choses pourraient se passer dans la guerre des monnaies qui se livre et qui se transformera
, à un moment donné, en guerre de recomposition géo-stratégique ou chacun défendra ses intérêts fondamentaux et ses zones de respiration et de survie.
A ce moment-là il se pourrait aussi que les mentalités et les opinions , mettant une parenthèse aux jeux et aux exigences démocratiques , se referment un peu.

Bien sûr, l'euro paraît comporter un dynamique qui, couplée avec le gonflement perpétuel de la dette, devrait conduire à une redéfinition du jeu européen.

Mais de même que depuis de long mois des charlatans et des économistes patentés nous prédisent à trois mois un colossal craquement supposé (refondateur par la suite), il se pourrait bien que
l'Europe résiste : les institutions européennes ont des moyens considérables , non seulement de monétisation , mais également idéologique car l'idée européenne, même bien écornée , est toujours là,
soutenue par des multiples relais , plus ou moins grincheux et critiques ou bien béats et enthousiastes.
La force de cette Europe là est d'avoir bien verrouillé tout retour en arrière , encore que rien ne soit vraiment impossible, mais également de n'avoir rien d'idéologiquement vraiment construit et
partagé, en face de la force que représente sa simple réalité.
C'est du moins ce que l'opinion pense et il y a une partie de vérité dans ce constat, de sorte qu'à un moment donné, il est bien possible qu'au contraire l'Europe aille vers encore plus
d'intégration , même au prix de sacrifice qu'on présentera comme transitoires.

L'idée supplémentaire qui me vient en écrivant est que finalement les 'détracteurs' du système , quelque part, croient encore plus à ce système et à ses règles , à ses mécanismes de corrections
qu'ils habillent alors de la vertu de la punition , que les supposés défenseurs de ce 'système' : et si le système survivait pendant de longues années à force d'une perpétuelle reflation
idéologique , avec une gigantesque dette au dessus de nos têtes qu'il s'agirait alors de neutraliser , en attendant la gestion des mécanismes d'inflation qui seuls peuvent en venir réellement à
bout : et dans ce cas cas les payeurs seront les maillons faibles bien sûr et parmi les gagnants il y aura automatiquement les pays militairement forts . Une large partie de la dette US est bien
'garantie' par sa seule force, sa puissance, et donc son potentiel militaire.
Le système finalement ne croit pas en lui-même et donc tous les moyens lui seront bons pour survivre et inventer une nouvelle architecture préservant et aménageant les rapports de pouvoirs actuel ,
chacun défendant , où qu'il soit, avec ses armes, les siens.


courtier-or.fr 29/09/2010 10:53


Monsieur Werrebrouck,

En effet, la monnaie sera au coeur du processus. Mais pour le renouvellement de l'offre politique c'est encore un peu trop tôt.
Je pense, qu'elle émergera du marasme économique qui va plonger le pays dans la crise politique.

La crise économique n'est pas encore là, mais elle vient. Inexorablement.

Selon mon analyse nous nous préparons une sortie argentine de la crise systèmique :

http://www.courtier-or.fr/int/

Le règlement politique ne viendra qu'après :

D'abord l'argent, ensuite la fête !


BA 28/09/2010 21:23


Cette chronique de Jean-Claude Werrebrouck est vraiment excellente : il faudra bien qu'un jour, les télés, les radios et les journaux français diffusent un interview de Werrebrouck.

Au moins, ça nous changerait de tous les charlatans qui répètent depuis 20 ans les mêmes foutaises devant les caméras.

Courage, Werrebrouck.

Mardi 28 septembre 2010 :

Voici cinq graphiques incroyables : observez bien ces cinq graphiques.

Si la France lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,614 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN10:IND

Si l’Allemagne lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,246 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND

La France et l’ancienne zone mark empruntent à des taux d’intérêt très très bas.

Mais en revanche, rien ne va plus pour le Portugal, l’Irlande et la Grèce.

Depuis le soi-disant « plan de sauvetage » du 10 mai 2010, les taux d’intérêt du Portugal explosent.

Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,512 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

De même, les taux d’intérêt de l’Irlande explosent.

Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 6,739 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 10,807 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

Le Portugal, l’Irlande et la Grèce empruntent à des taux d’intérêt exorbitants.

Le Portugal, l'Irlande et la Grèce foncent vers le défaut de paiement.


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