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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 16:38

                         

En allant à l’essentiel, le pacte de responsabilité -présenté le 14 janvier dernier par le Président de la République - est un échange de productivité publique (administrative et sociale) contre des marges plus grandes pour les entreprises. En effet la fin des cotisations familiales serait financée par moins de dépenses à volume inchangé de services publics, ce qui signifie des marges plus élevées contre des rendements plus élevés dans la sphère publique.

Sans inventaire, et donc de façon très approximative, cet échange n’est pas irréaliste, puisque cela suppose - pour réussir une exonérations de 35 milliards d’euros  de charges- un gain de productivité d’environ 3% (les dépenses publiques totales se montant à environ 1200 milliards d’ euros).

Toutefois la vraie question est celle des conséquences macroéconomiques d’un tel échange.

Conséquence 1

En première lecture l’augmentation de la productivité administrative et sociale développe – en première vague- 2 effets directs : une hausse des marges et une baisse de la dépense publique pour un même montant.

Le second effet est clairement récessif puisque la demande globale va s’en trouver affectée : moins d’achats par les administrations et moins de dépenses de salaires pour des fonctionnaires et assimilés moins nombreux.

La question est donc de savoir si le premier effet est porteur d’une demande globale accrue venant compenser, voire surcompenser l’effet récessif qui vient d’être mis en évidence.

Conséquence 2

La hausse des marges devient - de fait - des  gains de productivité pour les entreprises, gains qui peuvent développer, selon les choix des entreprises au moins 3 effets de seconde vague : baisse de prix des biens et services produits (du revenu est donc distribué aux acheteurs) ; hausse des salaires (du revenu est distribué aux producteurs directs) ; hausse des profits des entreprises (du revenu est mis en réserve ou distribué aux propriétaires et actionnaires).

Reste à savoir comment se trouvent répartis les gains de productivités et ce qu’ils deviennent. D’où une troisième vague de conséquences.

Conséquence 3

Si les gains de productivité sont entièrement redistribués aux salariés, une hausse de la demande globale vient compenser l’effet récessif, et ce à priori pour un montant semblable. Peu de changements macroéconomiques interviennent et la croissance reste ce qu’elle était avant toute décision.

Si les gains de productivité sont entièrement redistribués vers les profits, l’effet de récession n’est gommé que si les profits sont entièrement investis (dépenses de RD + investissements) et viennent alimenter une demande nouvelle de biens d’équipements. Cette hypothèse laisse toutefois une grande interrogation : comment justifier des investissements nouveaux alors que la demande globale diminue ? Question très justement posée par Philippe Murrer dans son dernier article de La Tribune.

Si les gains de productivité sont cédés aux consommateurs (entreprises et ménages), il y a ici hausse du pouvoir d’achat pouvant déclencher de nouvelles conséquences en termes de demande : la quatrième.

Conséquence 4

Les choses deviennent ici plus complexes car le revenu distribué sous la forme d’une baisse des prix peut affecter la demande domestique mais aussi la demande étrangère.

Si en raison d’une élasticité/prix  faible de la demande étrangère (les marchandises nationales ne sont pas qualitativement très intéressantes), le revenu n’est redistribué qu’à l’intérieur de l’espace domestique, nous retrouvons le cas de figure où un effet d’expansion vient simplement compenser un effet récessionniste.

Si maintenant l’élasticité/prix de la demande étrangère est très élevée, l’effet d’expansion de la demande globale peut devenir très important et dépasser l’effet de récession. Avec un entrainement vertueux possible : la demande internationale augmentant, l’investissement se trouve justifié, investissement développant un nouvel effet d’expansion.

S’agissant de la France, il est clair que les élasticité/prix sont variables et que certains secteurs disposent de réels avantages à l’exportation pour peu qu’il soit possible de diminuer les prix en diminuant les charges. Au total le chemin de la baisse des prix à l’exportation est le seul qui puisse surcompenser les effets récessionnistes de la baisse des dépenses publiques proposée par le  Président de la République.

Conclusions

Clairement, on ne peut reprocher à un gouvernement de veiller à une amélioration de la productivité dans les activités publiques. En termes simples cela signifie la diminution du cout unitaire du service rendu, de quoi par conséquent produire encore plus de biens publics à pression fiscale constante.

Par contre on perçoit bien au terme du raisonnement très simple que nous venons de mener qu’une modification du taux de change serait autrement efficace, une efficacité pouvant même renforcer la puissance créatrice de services publics.

Si en effet une baisse du taux de change, calculée pour générer une marge globale supplémentaire de 35 milliards d’euros pour les entreprises était décidée, il serait aisé de retrouver la croissance… ce qui n’empêcherait nullement de veiller par ailleurs à la productivité des services publics.

Toutefois nous retombons ici sur le sujet de l’euro dont chacun sait qu’il correspond à un débat interdit…

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans critique des raisonnements
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commentaires

BA 19/01/2014 16:04

Sauvé de la faillite par les Etats belge et français à l'automne 2008, Dexia a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.

Selon la Cour des comptes, les déboires de la banque Dexia ont coûté 6,6 milliards d'euros à la France.

Autrement dit : les CONtribuables français ont payé 6,6 milliards d'euros pour sauver de la faillite la banque Dexia.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203253010488-dexia-le-salaire-des-dirigrant-augmente-de-30-au-1er-janvier-643887.php

Le plus gros scandale du mois de janvier 2014 vient d'être révélé par Le Journal du Dimanche, daté du 19 janvier 2014 :

"Piscine intérieure, sauna, hammam et salle de sport. Le luxueux château Saint-Just, dans l'Oise, a accueilli jeudi et vendredi 70 cadres de Dexia pour un séminaire stratégique. Deux jours et une
nuit en pension complète pour un coût d'environ 20 000 euros. La banque a mis les moyens pour introniser les trois nouveaux dirigeants nommés mi-décembre. Mais elle a oublié de dire que leurs
salaires avaient été augmentés de 30 % !

Selon nos informations, le directeur financier, Pierre Vergnes, le responsable des risques, Marc Brugière, et le secrétaire général, Johan Bohets, ont vu leurs rémunérations annuelles passer de 340
000 euros à 450 000 euros. Le patron Karel de Boeck émarge déjà à 600 000 euros."

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/JDD.png

Absolument Fabuleux 19/01/2014 10:50

@karluss : pour qu'il y ai débat encore faudrait il connaître ces fameux avantages que vous associez aux salaires de la fonction publique. Il est vrai qu'à les lister, on risque surtout de tomber
sur vos fantasmes.
Quand à votre égalité qui semble consister à égaliser sur le moins disant social, rassurez vous, la politique de Hollande (et de ses prédécesseurs qui était la même ) y conduit tout droit comme
chacun peut le remarquer au cours des années. En ce qui concerne les déficits en général, vous auriez au moins pu lire le blog avant de laisser votre commentaire standardisé.

BA 18/01/2014 05:58

Jeudi 16 janvier 2014 :

Quelles sont les banques en faillite en Europe ?
Réponse :
1- Médaille d'or : les banques irlandaises.
2- Médaille d'argent : les banques grecques.
3- Médaille de bronze : les banques espagnoles.

La Banque de Grèce (BdG) a estimé jeudi que les banques grecques pourraient avoir besoin de nouveaux capitaux après leur recapitalisation en 2013 en raison surtout du nombre élevé des créances
douteuses.

"Le remboursement tardif des prêts pourrait conduire à la réduction des capitaux des banques et à la nécessité de (nouveaux) capitaux pour assurer les provisions élevées" concernant les créances
douteuses, a estimé Georges Provopoulos, gouverneur de la BdG devant une commission parlementaire sur l'économie.

La Grèce figurait en décembre 2012 en deuxième position sur la liste des prêts non remboursés des pays membres de l'Union européenne, derrière l'Irlande, avec un taux de 24,4%, selon une étude du
cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC).

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00577412-grece-les-banques-pourraient-avoir-besoin-de-nouveaux-capitaux-643487.php

Le montant des créances douteuses en Espagne est au plus haut depuis... 1962.

Le volume des créances douteuses des banques espagnoles continue de gonfler. Ces créances, surtout présentes dans l'immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être
remboursés), s'élevaient à 192,504 milliards d'euros en novembre, soit un taux de 13,08%.

En décembre 2012, le taux et le montant des créances douteuses avaient baissé pour la première fois en 17 mois, après le transfert des actifs des quatre banques nationalisées vers la Sareb. Mais il
est depuis reparti à la hausse et se maintient à un niveau record depuis le début de la série statistique, en 1962.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/20140117trib000810197/le-montant-des-creances-douteuses-en-espagne-est-au-plus-haut-depuis-1962.html

R. Zaharia 17/01/2014 23:26

Bonjour !

Merci d'avance à qui pourrait m'indiquer quelle baisse du taux de change,(ou fourchette de valeurs de ce taux), pourrait générer une marge globale supplémentaire de 35 milliards d’euros pour les
entreprises !

Hadrien 17/01/2014 18:44

POLITIQUE DE L’OFFRE ET MONNAIE FORTE: LA DOUBLE PEINE !

Pour juger de la qualité du raisonnement politique de Hollande, au moment où tous les commentateurs de la pensée unique néolibérale se félicitent du rapprochement avec celle de l’Allemagne, il est
bien temps d’en rappeler les non-dits:
Durant toute l’après guerre, on n’a cessé à propos du mark, en France et ailleurs, de confondre monnaie forte et fort pouvoir d’achat, ce qui n’a rien d’automatique: le mark ne se dévaluait pas,
mais les (bas) salaires ne «s’évaluaient» pas non plus…

Voici le rapport original de l’étude de la BCE tant commentée par les médias et d’autres avec une gêne évidente, concernant le patrimoine net des ménages en zone euro:
http://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/other/ecbsp2en.pdf?0696a13c1992dcabc79eebed533574f2

Le patrimoine ou NET WEALTH (Richesse nette, c.a.d. moins les dettes) comporte bien, en effet:
- Real Assets (dont real estate assets, c.a.d. immobilier)
- Financial assets (avoirs financiers)

Households hold both real and financial assets. The household main residence is clearly the most prevalent real asset, and deposits are the most common financial assets.

NET WEALTH OF HOUSEHOLDS ( = MÉNAGES)

Table 4.1 Net wealth by [demographic and] country characteristics (p.76)
(en milliers d’euros)
Luxemb.: 398
Chypre: 267
Malte: 216
Belgium: 206
Spain: 183
Italie: 173
France: 116
Paysbas: 104
Grèce: 102
Slovénie: 101
Finlande: 85
Autriche: 76
Portugal: 75
Slovaquie: 61
Germany: 51
OUI, L’ALLEMAND MÉDIAN EST LE PLUS PAUVRE EN ZONE EURO !

CONSÉQUENCE :
QUAND LES FOURMIS ONT MOINS DE PROVISIONS QUE LES CIGALES…

Patrimoine médian PAR PERSONNE (zone euro):
Belgique: 95 KE
Espagne: 70 KE
Italie: 70 KE
France: 55 KE
Pays bas: 47 KE
Finlande: 45 KE
Grèce: 42 KE
Autriche: 40 KE
Portugal: 30 KE
ALLEMAGNE: 30 KE

ELLES SE MONTRENT MOINS PARTAGEUSES QUE LES AUTRES…

http://www.inegalites.fr/spip.php?article1835
Dépense publique EN % DU PIB (Europe):
Danemark: 57,6
France: 56
Grèce: 51,8
Suède: 51,2
Italie: 49,9
Pays bas: 49,8
Royaume-Uni: 48,6
ALLEMAGNE: 45, 3
Espagne: 45,2

ET OBLIGENT TOUT LE MONDE À FAIRE COMME ELLE !

http://fortune.fdesouche.com/322587-europe-vente-du-patrimoine-public

Le patrimoine des ménages et du secteur public ne sont pas les seul indicateurs de richesse à prendre en compte. Une partie significative est en effet détenue par les entreprises dont le stock de
capital constitue un indicateur exhaustif. Il indique en effet le montant du capital détenu par le secteur public (dont on a vu plus haut ce qu’il en est) ainsi que par les capitalistes industriels
résidents et non-résidents. Corrigé de la position extérieure nette (donc du capital ou des dettes détenus par des résidents à l’étranger), on obtient un indicateur global du patrimoine…
capitaliste !
Là, les choses sont fort différentes puisque l’Allemagne est bien dans le peloton de tête avec l’Autriche, la Belgique et les Pays-bas, montrant ainsi comment la politique de l'offre peut arriver à
extirper la plus value du travail des ménages, tout en faisant d’eux les plus pauvres d’Europe:

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000688-richesse-et-patrimoine-en-europe-approche-comparative-par-markus-gabel/article

BA 16/01/2014 22:12

En novembre 2013, la dette publique de l'Italie a pulvérisé son record.

La dette publique de l'Italie est de 2104 milliards d'euros.

2007 : dette publique de 1605,1 milliards d’euros, soit 103,3 % du PIB.
2008 : dette publique de 1671 milliards d’euros, soit 106,1 % du PIB.
2009 : 116,4 % du PIB.
2010 : 119,3 % du PIB.
2011 : 120,8 % du PIB.
2012 : 127 % du PIB.
Juin 2013 : dette publique de 2076,182 milliards d’euros, soit 133,3 % du PIB.
Novembre 2013 : dette publique de 2104 milliards d'euros.

http://www.corriere.it/economia/14_gennaio_14/debito-pubblico-record-2104-miliardi-euro-0725a0e2-7d02-11e3-851f-140d47c8eb74.shtml

karluss 15/01/2014 21:03

un autre débat interdit, c'est bien de restreindre les formidables avantages conférées à la masse salariale de la puissance publique, formidable injustice de notre temps et créatrice d'endettement
avec les budgets déficitaires. La fraternité et l'égalité, c'est pas mal non plus.

Hadrien 15/01/2014 19:24

Bravo pour ce raisonnement économique et ses conclusions... imparables !
Encore une fois, on retrouve à l'origine le péché originel de l'euro-mark et son dogme austro-allemand qui ont rendu tabou toute discussion monétaire (cf blog Michel Santi):
Pendant que l'Allemagne rame derrière la Chine manipulant son yuan à la baisse, pour la zone euro qui rame derrière l'Allemagne c'est la double peine:

Car, comme l’indiquait BA en commentaires du précédent billet, où est donc la prétendue « locomotive » allemande avec une croissance retombée autour de zéro, malgré ses efforts de compétitivité
externe par une « politique de l’offre » draconienne et se nourrissant du marché captif de la zone euro-mark?
Cela seul devrait inquiéter après la mise en avant de ce mot d’ordre du MEDEF adopté par Hollande dans sa conférence de presse.

Sans revenir sur un leitmotiv qui a été largement évoqué, on peut en effet faire le parallèle social avec la distribution du patrimoine:
Depuis qu’on nous vante de tous côtés les « succès » de la frugalité allemande, y compris dans son faible taux de propriétaires immobiliers, quel est le bénéfice d’une telle politique… pour la
grande majorité d’un peuple dont on constate que son patrimoine médian, au total, s’avère si faible (le dernier de la zone euro) et accroît les inégalités (la médiane y est quatre fois plus faible
que la moyenne, contre deux fois seulement en France) ?

—————————————————————————————
Témoin ce lien, parmi tant d’autres, qui tente désespérément de justifier l’injustifiable:
http://www.lejdd.fr/Chroniques/Axel-de-Tarle/Les-Allemands-les-plus-pauvres-d-Europe-601864

celui-ci se terminant par le très « objectif » commentaire:
Les Allemands ont bien de la chance… d’être « pauvres », c’est une richesse économique!

Axel de Tarlé, Le Journal du Dimanche 14 avril 2013.
———————————————————————————————

La situation est d’autant plus préoccupante que l’Allemagne est un pays vieillissant, dont la proportion de ménages âgés devrait au contraire favoriser le patrimoine après une vie entière de dur
labeur. Qu’a donc fait l’Allemagne de l’Ouest de tous ses excédents commerciaux durant toute la deuxième moitié du XXe siècle ?
La réponse a malheureusement été donnée par Gaël Giraud et Cécile Rouard dans leur livre (Le facteur douze):
« les ménages allemands possédant plus de 100 millions d’actifs sont au nombre de 900, juste derrière les USA avec 3000, (contre 300 en France), soit le nombre proportionnellement le plus grand de
ces très riches parmi la population mondiale ! »
Là encore, un fait qui est soigneusement dissimulé par la doxa libérale qui nous engage à suivre ce modèle: les excédents allemands s’exercent au détriment des bas salaires et viennent gonfler la
fortune des actionnaires d’entreprises (ce qui explique pourquoi on ne voit rien dans le patrimoine moyen qui intègre indistinctement les deux).
On ne s’étonnera pas, après tout cela, que Alain Minc ait pu pousser ce cri du coeur dans le titre de son dernier livre: « Vive l’Allemagne » !

En revanche, on peut s’étonner que Hollande ait suivi la même pente, au lieu de celle que lui recommandait tantôt Michel Santi:
«François Hollande n’a plus grand-chose à perdre et je pense qu’à ce stade il devrait prendre la tête d’un front du Sud, avec l’Italie, l’Espagne, le Portugal, pour infléchir la Commission
européenne, changer en profondeur les institutions européennes et sauver l’Europe de la catastrophe déflationniste. »
http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/chat-interview-video/interview/francois-hollande-devrait-prendre-la-tete-d-un-front-du-sud-932190.php
On n’a pas fini d’être désenchanté par la « social-démocratie » qui vire à une « économie sociale de marché » d’un ordo-libéralisme de plus en plus teuton. Il est vrai que ce dernier fut inventé
par le chancelier Ludwig Erhard qui se vit publiquement gifflé par Beate Karstfeld en raison de ses agissements durant la dernière guerre…!

Albert 15/01/2014 18:26

Oh combien interdit ! Hollande l'a encore rappelé assez violemment!On est de moins en moins en démocratie.
Delors parlait de "despotisme éclairé", encore un oxymore!

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