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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 14:16

 

 

A plusieurs reprises nous avons précisé,  que l’utopie mondialiste déstabiliserait les marchés politiques locaux, et faciliterait la naissance, ou le renouvellement d’entreprises politiques, faisant elle-même émerger d’autres produits,  au sein d’un nouveau marché de la loi. De façon plus précise encore, nous indiquions que le produit «  équilibre des échanges extérieurs » devait devenir un produit phare sur les marchés politiques ( °).

Le présent texte tente de préciser, le possible mécanisme juridique assurant l’inéluctable dé mondialisation, dans un cadre autorisant encore le libre échange. Et mécanisme qui pourra se substituer,  au caractère dangereux, et surtout sans avenir, de la guerre des monnaies, qui  aujourd’hui semble monter en puissance.

Parce qu’en Occident, la schizophrénie des acteurs exige à la fois, plus de rentes de protection qui enferment,  et davantage de « droits liberté » qui autorisent une autonomie toujours croissante, il est clair que l’exigence d’équilibre des balances extérieures ( protection contre le siphonage de la demande globale) ne peut passer par des mesures autoritaires concernant les importations. Et encore une fois, renoncer à l’utopie mondialiste, ne saurait correspondre au repliement sur le seul espace national.

La mise en place d’un marché de droits à importer, émis privativement par les exportateurs, est un possible équilibre entre les exigences contradictoires du couple (protection/liberté).

Concrètement, le fait d’exporter donne lieu, à émission d’un droit à importer pour un même montant, droit librement négociable sur un marché. Symétriquement, tout porteur de droit à importer jouit de la liberté d’importer les marchandises de son choix, en provenance de son choix.

Formellement, un tel marché serait assez comparable à celui du « Blue Next » où se négocie des droits à polluer. Sur ce dernier marché, les entreprises sont soumises à des normes en matière de volumes de carbone émis, normes qui peuvent être dépassées par achat de droits à polluer, émis par d’autres entreprises, qui polluent moins que la norme autorisée.

Mais la comparaison s’arrête vite dans la mesure où les inconvénients bien connus du « Blue Next », pourraient ne pas exister dans le cadre d’un marché de droits à importer. Les effets pervers du « Blue Next » sont clairement identifiés : existence d’un double marché (spot et à terme) se matérialisant par une forte volatilité, bouchant la visibilité des investisseurs en matériels de dépollution. Mais surtout, prime à la délocalisation des pollueurs qui peuvent fuir ( ce qu’on appelle la « fuite carbone ») ou baisse de compétitivité, de ceux qui ne peuvent quitter le territoire, (centrales thermiques par exemple) , tout en étant victimes d’importations moins coûteuses .

Le marché des droits à importer, pourrait en effet bénéficier d’un puissant régulateur, l’Etat, qui lui aussi, aurait la possibilité d’émettre des droits à importer, et qui pourrait par sa présence sur le marché, assurer une  stabilisation des prix. Les spéculateurs seraient interdits, aussi en raison du fait que la très grande multiplicité des acteurs, procure la liquidité nécessaire du marché, sans passer par la présence des seuls parieurs non importateurs et non  exportateurs. Bien évidemment, si la propension à importer est plus élevée que la propension à exporter, il en résulte une tension sur les prix, mais tension stabilisatrice. Le coût des importations  étant croissant, le mécanisme de l’élasticité- prix devrait permettre le rétablissement progressif de l’équilibre.

Tout aussi évidemment, l’ancrage  d’un tel système, serait d’autant mieux fondé, qu’il résulterait d’une négociation internationale, avec  accords d’étapes, sur l’objectif d’équilibre multilatéral des échanges. Les droits à importer relatifs à chaque pays, pourraient ainsi être internationalement négociés. Sans doute les exportateurs étrangers pourraient- ils délivrer à leurs clients importateurs, des droits afin de garantir ou fidéliser la clientèle, toutefois les droits étant nationaux et inconvertibles, de telles opérations seraient sans effets pervers sur l’objectif d’équilibre. Egalement, il va de soi que les Etats ne pourraient émettre que leurs propres droits à importer, faute de quoi, les Etats mercantiles ne se priveraient pas d’émettre de grandes quantités de droits étrangers,  au bénéfice de leurs exportateurs nationaux.

Le marché des droits à importer ne serait  pas d’essence malthusienne, et n’aurait pas le caractère de « licence d’importation » titre regardé avec méfiance par l’OMC. A l’inverse de cette dernière, le droit à importer, est d’abord une monnaie privée, émise au premier chef par des acteurs privés : les entreprises exportatrices. C’est dire que si l’Etat peut émettre des droits, c’est à tire accessoire, et qu’en revanche,  il lui est juridiquement interdit d’en  retirer  de la circulation, pour éventuellement s’engager dans une politique de limitation des importations. En clair, les Etats pourraient émettre des titres, sans possibilité d’en acheter.

 C’est dire aussi, que ne se cache derrière le dispositif, aucun contingentement : le droit à importer est un titre non spécialisé. C’est  aussi remarquer, qu’il n’est pas l’équivalent d’un droit de douane, dont le prix est fixé par l’autorité administrative, alors que le prix du droit à importer serait fixé par le marché, et sa hauteur très largement déterminée par le  dynamisme des exportations. Sans doute, ces dernières sont elles dépendantes, du prix des  droits à importer qui se fixent à l’étranger, mais ces mêmes droits, se fixent aussi sur les exportations de ces mêmes pays étrangers. On est donc très loin de la fermeture tant redoutée par les adeptes du mondialisme : la dé mondialisation n’est pas la fin du libre échange.

Nul ne connait la hauteur des bouleversements politiques qui interviendront sous la pression des déséquilibres croissants des balances des paiements, et de leurs conséquences sur les acteurs directs, toutefois, le recours au marché des droits à importer, tel qu’évoqué ci-dessus, est la solution élégante, qui permet de quitter- très progressivement- le mythe de la mondialisation, sans dangers extrêmes.  

 

 

(°)  les textes qui  s’intéressaient à ces question sont : « Paradigmes d’entrée et de sortie de crise »5-07-10 ; « Crise et renouvellement de l’offre politique » 16-09-10 ; « L’équilibre extérieur comme produit politique émergent » 28-09-10 ; et « Mondialisation ou libre échange » 19-10-10.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Etats et politiques
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commentaires

visiteur 29/11/2010 16:48


aut-il recommencer 1789 ???


un article interressant(des droits de l'homme) qui a ete supprimé l'article 35 !!!!!!

article XXXV
Quand le gouvernement viole le droit du peuple,l'insurrection est pour le peuple,
et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits etle plus indispensable
des devoirs.

A DIFFUSER...........


BA 21/11/2010 22:45


Le déficit budgétaire portugais sous-estimé, selon un parti d'opposition.

Le déficit budgétaire et la dette du Portugal sont plus importants que ne l'estime le gouvernement, a déclaré samedi 20 novembre le chef du principal parti d'opposition portugais.

Selon Pedro Passos Coelho, qui s'exprimait au cours d'un meeting du Parti Social-démocrate, toutes les charges de l'Etat n'ont pas été comptabilisées dans le calcul total de la dette portugaise,
comme par exemple les dettes de certaines entreprises publiques.

La dette s'élèverait ainsi selon lui à 112 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, et le déficit budgétaire à 9,5 % du PIB.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE6AK07320101121


charles 20/11/2010 15:44


Cher Jean-Claude Werrebrouck,

Je lisais ce matin votre commentaire sur le billet de François Leclerc. Sans me pencher sur les Traités et les statuts de la BCE, ms position est que la BCE est au jour
d'aujourd'hui en situation de 'technical insolvency' à moins qu'elle ne remette sur le marché obligataire européene une partie des obligations souveraines en circulation, et qu'en cas
d'effondrement des dominos, elle
devait être ecapitalisée, n'ayant pas la latitude comme la BOE ou la FED de 'print its way out of insolvency ou bankruptcy', et qu'elle aurait alors ã être recapitalisée
à son tour. Evidemment tout cela peut sembler purement théorique, mais amha explique la virulence de Mr Trichet
ces derniers jours.

Je vous envoie cette référence d'un article de Willem Buiter sur les banques centrales: "http://voxeu.org/index.php?q=node/3341


Jean Claude Werrebrouck 21/11/2010 07:01



je crois que vous avez raison. Merci pour le lien avec Builter. La différence avec la banque d'Angleterre et la FED est que la BCE est beaucoup, plus "indépendante" que les deux premières. Il est
pourtant clair qu'un souverain ne peut être en faillite car il a pour lui le monopole de la violence. Et cette violence s'appelle cours légal, cours forcé, pouvoir libératoire illimité.La
BCE  n'est déjà plus indépendante et sera amenée à des gestes et décisions d'ordre public à peine de disparaitre. Car vous sentez bien qu'un "bank run" généralisé ne peut être géré que par
une violence chargée de contenir la violence. Il vaut mieux éviter tout cela et les entreprenurs politiques le savent. Le juridisme qui peut exister dans les rapports entre le souverain et la
banque centrale sera vite oublié.


Bon dimanche.



BA 20/11/2010 14:24


Les Etats européens sont surendettés.

Et il y en a même qui sont en faillite : l'Etat portugais, l'Etat irlandais, l'Etat italien, l'Etat grec et l'Etat espagnol sont en faillite.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Réponse :

Les Etats européens surendettés vont se surendetter encore plus pour prêter des dizaines de milliards d'euros aux Etats en faillite.

Concrètement :

- Les Etats européens surendettés empruntent pour prêter 110 milliards d'euros à la Grèce.

- Demain, les Etats européens surendettés emprunteront pour prêter 100 milliards d'euros à l'Irlande.

- Après-demain, les Etats européens surendettés emprunteront pour prêter XXX milliards d'euros au Portugal.

- Etc.

Lisez cet article :

Irlande : un plan d'aides de 100 milliards d'euros en préparation.

http://www.20minutes.fr/ledirect/625881/economie-irlande-plan-aides-100-milliards-euros-preparation


BA 17/11/2010 23:06


A propos du Portugal :

Mercredi 20 octobre 2010, le Portugal avait lancé un emprunt à 1 an. Le Portugal avait dû payer un taux d'intérêt de 2,886 %.

Deux semaines plus tard, mercredi 3 novembre 2010, le Portugal avait de nouveau lancé un emprunt à 1 an. Le Portugal avait dû payer un taux d'intérêt de ... 3,260 % !

Deux semaines plus tard, mercredi 17 novembre, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de ... 4,813 % !

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00298935-le-portugal-emprunte-mais-a-des-taux-plus-eleves.htm

Conclusion : plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux d'intérêt exorbitants.

Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.


BA 16/11/2010 16:13


Mardi 16 novembre 2010 :

La zone euro joue sa "survie", estime le président de l'Union Européenne.

La zone euro et l'Union européenne tout entière jouent leur "survie", a mis en garde mardi le président de l'UE, au moment où les inquiétudes grandissent à propos des difficultés budgétaires de
l'Union monétaire.

"Nous sommes confrontés à une crise pour notre survie", a déclaré Herman Van Rompuy lors d'une intervention devant un centre de réflexion bruxellois, le European Policy Center.

"Nous devons tous travailler de concert afin de permettre à la zone euro de survivre. Car si la zone euro ne survit pas, l'Union européenne ne survivra pas non plus", a-t-il ajouté.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ce52acc0d485b90c03d9ca05f9190d49


BA 15/11/2010 23:25


Lundi 15 novembre 2010 :

La Grèce négocie un étalement de ses remboursements.

La Grèce négocie avec ses créanciers européens un étalement du remboursement du prêt accordé en mai par la zone euro et le FMI, en échange de nouvelles mesures d'austérité dans le budget 2011, tout
en excluant un défaut de paiement.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=0c639cceb5e102c06695255a779efd5b


Sophie 14/11/2010 17:04


Bonjour, J'ai une question à vous poser qui n'a pas grand rapport avec votre commentaire, mais qui me trotte dans la tête depuis quelques semaine, je me demandais si la rente pétrolière pouvait
avoir un rapport avec l'augmentation du prix du pétrole?
J'ai suivi vos cours pendant 3 ans, j'ai lu assidûment les journaux mais pourtant cette question reste un grand mystère.
En tout cas j'aime apprendre de votre blog. Merci encore.


Jean Claude Werrebrouck 15/11/2010 08:12



La rente pétrolière existe indépendamment des prix: elle représente la différence  entre l'énergie la plus couteuse (le charbon?) et l'énergie la moins chère le pétrole.Maintenant s'il y a
rareté de l'énergie le prix s'élève et la rente s'élève. sur les gisements les coûts ne changent pas et sont globalement très faibles. Par contre le prix est considérablement plus élevé. Pour le
propriétaire, il s'agit d'un avantage considérable: une rente, et donc un revenu détaché des contraintes de la production, un revenu obtenu sans effort supplémentaire. Inversement un propriétaire
de gisement de charbon n'obtiendra qu'un revenu beaucoup plus faible.


Maintenant il peut y avoir rente d'une autre façon. On considére généralement que la rente est un revenu dissocié de tout effort et se trouve la conséquence de la propriété. Sur les marchés
financiers il est clair que les revenus produits sont très largement de la rente. En particulier ils proviennent pour l'essentiel de paris sur fluctuations de prix: on n'est plus dans l'économie
mais dans la captation d'une différence , une rente due à l'habilité ou la chance de l'opérateur.Et il s'agit probablement de revenus captés sur la richesse réellement produite. C'est ce que j'ai
essayé de montrer dans "la finance n'est pas le casino...quoique.."


Mais je n'ai abordé ici que l'essentiel: les débats sur le concept de rente sont très intéressants.



BA 13/11/2010 16:02


Vendredi 12 novembre 2010 :

L’Irlande au bord du gouffre financier.

La dette irlandaise a atteint des records jamais vus depuis la création de la zone euro. Les autorités irlandaises auraient entamé des discussions avec l’Union européenne afin de bénéficier d’une
aide financière d’urgence.

Après le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Grèce, c’est au tour de l’Irlande de connaître un regain de tension sur le financement des dettes souveraines. Un problème qui arrive au moment où le
gouvernement bataille pour faire adopter le mardi 7 décembre un budget de rigueur.

Les taux des emprunts à dix ans de l’Irlande étaient à la hausse pour le 13e jour consécutif. Ils ont frôlé les 9 % pour la première fois depuis la création de la zone euro.

L’écart avec le Bund allemand à 10 ans, qui sert de référence sur le marché obligataire, a lui aussi atteint un niveau jamais vu.

Les ministres des Finances des cinq pays européens participant au G20 (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Espagne) ont publié vendredi à Séoul une déclaration conjointe pour tenter de
ramener la confiance sur les marchés, inquiets de la situation politique et financière de l’Irlande.

En Europe, beaucoup redoutent un syndrome "à la grecque", qui pourrait affecter d’autres économies fragiles de l’Union européenne. D’où l’importance d’éviter tout phénomène de contagion.

L’Irlande, touchée par la crise économique, tente de juguler la pauvreté galopante, en luttant en priorité contre le chômage.

Le niveau élevé du chômage (environ 13% de la population active) a des conséquences importantes sur le budget de l’Etat. Chaque jour des centaines d’Irlandais font la queue devant la soupe
populaire.

http://www.france-info.com/chroniques-dossier-du-jour-2010-11-12-l-irlande-au-bord-du-gouffre-financier-496858-81-185.html


BA 12/11/2010 21:20


Vendredi 12 novembre 2010 :

La Grèce s'enfonce profondément dans la crise.

La Grèce s'enfonce un peu plus profondément dans la récession, avec un PIB trimestriel en chute de 4,5% sur un an, de loin le plus mauvais des 27 pays de l'Union européenne (UE), qui donne à la
crise grecque une allure de quasi-dépression.

Alors que les magasins ferment les uns après les autres à Athènes, que l'inflation et le chômage s'envolent, le pays, qui prévoit pour 2011 une troisième année consécutive de croissance négative,
n'en finit pas d'aligner les mauvais indicateurs, malgré un relatif assainissement de ses finances budgétaires imposé par l'UE et le FMI.

Le décrochage est d'autant plus sévère que ces trois années noires interviennent après 13 ans de croissance ininterrompue, où la moyenne de hausse du PIB grec s'élevait à 3,7% par an.

Vendredi 12 novembre, en publiant les chiffres du troisième trimestre 2010, l'autorité des statistiques grecque (Esa) a noirci le tableau des deux trimestres précédents en affichant des
contractions plus sévères du PIB qu'annoncées initialement : à - 2,7 % au premier trimestre (contre - 2,5 %) et à - 4 % au deuxième (contre - 3,7 %).

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=b36f47ab2268c610dbe5f534aa68089f


epapel 10/11/2010 16:48


Un suggestion pour mieux réguler le système : mettre en place une banque mondiale de droits à importer qui contrôlerait le système (validité des titres) et maintiendrait le prix des droits entre 2
valeurs d'intervention qui seraient ajustées périodiquement :
- une valeur plancher en dessous de laquelle la banque rachète les droits en surnombre au prix plancher
- un valeur plafond au dessus de laquelle la banque émet des droits au prix plafond.

Ainsi :
- on éviterait la formation des bulles et les crashes,
- on aurait des revenus qui pourraient alimenter l'aide au développement
- il n'y aurait pas besoin d'interdire la spéculation
- la neutralité entre États serait garantie

Un tel système pourrait être mis en place pour n'importe quel marché du même type droit (droit d'émission de CO2 par exemple)


BA 10/11/2010 16:33


- Emprunt à 3 mois :

Mercredi 6 octobre 2010 : pour un emprunt à 3 mois, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 1,595 %.
Un mois plus tard, mercredi 3 novembre 2010 : pour un emprunt à 3 mois, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 1,818 %.

- Emprunt à un an :

Mercredi 20 octobre 2010 : pour un emprunt à un an, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 2,886 %.
Deux semaines plus tard, mercredi 3 novembre 2010 : pour un emprunt à un an, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 3,260 %.

- Emprunt à 6 ans :

Fin août 2010 : pour un emprunt à 6 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 4,371 %.
Mercredi 10 novembre 2010 : pour un emprunt à 6 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 6,156 %.

- Emprunt à 10 ans :

Mercredi 22 septembre 2010 : pour un emprunt à 10 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 6,242 %.
Six semaines plus tard, mercredi 10 novembre 2010 : pour un emprunt à 10 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 6,806 %.

Conclusion : plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.

Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/11/10/97002-20101110FILWWW00495-portugal-levee-de-fonds-a-taux-record.php


BA 09/11/2010 14:48


Mardi 9 novembre 2010 :

La Grèce a levé 390 millions d’euros de bons du Trésor à six mois, à un taux d’intérêt de 4,82 %, en hausse par rapport à la précédente émission à six mois le 12 octobre.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/11/09/97002-20101109FILWWW00521-la-grece-leve-390-m-de-bons-du-tresor.php

Ce qui est incroyable, c’est l’évolution des taux d’intérêt de la Grèce depuis un an.

Comparons les mois d’octobre 2009 et 2010.

Comparons les mois de novembre 2009 et 2010.

13 octobre 2009 : pour un emprunt à 6 mois, la Grèce a dû payer un taux d’intérêt de 0,751 %.

26 novembre 2009 : pour un emprunt à 6 mois, la Grèce a dû payer un taux d’intérêt de 0,767 %.

12 octobre 2010 : pour un emprunt à 6 mois, la Grèce a dû payer un taux d’intérêt de 4,54 %.

9 novembre 2010 : pour un emprunt à 6 mois, la Grèce a dû payer un taux d’intérêt de 4,82 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB6M:IND

Conclusion : plus les jours passent, plus la Grèce se surendette.

Plus les jours passent, plus la Grèce se rapproche du défaut de paiement.


BA 08/11/2010 21:31


Lundi 8 novembre 2010 :

Vous avez vu ces trois graphiques ?

Non, franchement, vous avez vu ces trois graphiques ?

Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,776 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 7,859 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,407 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


François78 08/11/2010 09:02


Pourquoi exclure des droits de douanes négociés avec chaque pays partenaire d'échanges. J'imagine par exemple un droit de 0,5% sur les importations Françaises en provenace d'Allemagne, au profit de
la France, conjointement avec un droit équivalent de l'Allemagne sur les exportations Françaises vers l'Allemagne, au profit de l'Allemagne. On pourrait affiner le dispositif, entre autres et par
exemple par filière/catégorie de produits, ou en acceptant peut-être un legér différentiel de droits, etc ...
Ceci semblerait permettre un rééquilibrage progressif des échanges. Le système pourrait même être décidé pour application générale (mondiale)et fournirait aux états des ressources additionnnelles
(ce serait une sorte de taxe Tobin (sans exclure cette dernière).


Jean Claude Werrebrouck 08/11/2010 14:06



Les droits de douane ont mauvaise presse: il s'agit toujours de restrictions. Et même négociés ils ne peuvent réequilibrer les balances. cela reste vrai s'il s'agit d'une négociation branche par
branche. l'avantage d'un marché de droits à importer est qu'il est moins pesant et qu'il réequilibre de façon très efficace.



BA 04/11/2010 21:54


Vous avez vu le Portugal ?

Vous avez vu l’Irlande ?

Vous avez vu la Grèce ?

Vous avez vu les trois graphiques ?

Tous les G20 n’ont servi à rien.

Tous les plans de sauvetage n’ont servi à rien.

Tous les plans de stabilisation n’ont servi à rien.

Toutes ces centaines de milliards d’euros qui avaient soi-disant « rassuré les marchés » n’ont servi à rien.

Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,607 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 7,656 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,212 % !

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


BA 03/11/2010 10:12


Mercredi 3 novembre 2010 :

Depuis plusieurs jours, les obligations d’Etat du Portugal, de l’Irlande et de la Grèce sont reparties à la hausse.

Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,239 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR%3AIND

Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 7,303 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR%3AIND

Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 10,769 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND


Coligny 02/11/2010 16:30


Quelle différence avec la proposition faite dans le passé par le Professeur Jean-Claude Martinez?


Jean Claude Werrebrouck 02/11/2010 18:11



j'avoue ne pas connaitre les propositions en question. Pourriez-vous me donner des indications?


Cordialement



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