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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 13:12


Depuis quelques jours il est fait état du succès de l'Espagne dont la fin du plan d'aide européen se double d'un retour de la compétitivité.


Les chiffres sont certes éloquents en termes d'échanges extérieurs puisque, selon eurostats les exportations croissent au rythme de 5% depuis janvier 2013 (contre
une baisse de 2% s'agissant de la France). Et l'avenir semble prometteur puisque selon les prévisionnistes, l'Espagne pourrait à l'horizon 2015 disposer d'un exédent courant de plus de 3 points de PIB, ce qui en ferait derrière l'Allemagne l'une des économies la plus compétitive de la zone euro.


Il est vrai que la déflation salariale est un facteur important dans la reprise des exportations. Ainsi COE- Rexecode nous apprend que l'heure de travail manufacturier n'est plus que de 22,7 euros en Espagne contre 28 en Italie et 37,1 en France. De quoi favoriser les délocalisations, notamment l'industrie automobile, qui va faire du pays l'un desgrands producteurs de voitures (11ème place mondiale  en 2013).


Précisément, l'industrie automobile est un bon exemple pour nous faire réfléchir sur les notions de compétitivité et de productivité. Partout en Europe les grands
ensembliers disposent d'outils de production comparables. C'est dire que la productivité apparente du travail (nombre d'unités produites par unité physique de travail) est à peu près la même partout. Si donc, il est avantageux de produire en Espagne c'est bien en raison du taux de salaire. Renault crée aujourd'hui 1300 emplois en Espagne, en échange d'une baisse des salaires complétée par de la flexibilité et d'une hausse du temps de travail.


 Globalement une partie de la compétitivité retrouvée provient d'une hausse de la productivité, mais cette dernière résulte elle-même des licenciements qui se
sont accumulés depuis 2008 (Les licenciements s'opérent là ou la productivité du travail est la plus faible, et donc le fait de licencier améliore globalement l'efficacité du système productif).
C'est dire que les gains de productivité de 9,8% relevés par eurostats entre 2008 et 2012 ne sont pas dus au progrés technique, mais au seul "dégraissage" qui lui ne peut- en principe - augmenter indéfiniment.


L'Espagne est donc parvenue, sauf nouvelles baisses de salaires, au point où sa compétitivité ne pourra plus s'améliorer sans "destruction créatrice" ou sans progrés technique.  

 Ce progrés devrait tout d'abord se lire dans l'investissement et surtout la qualité de ce dernier. Or en la matière les chiffrs ne sont guère encourageants. Ainsi l'OCDE nous apprend que l'Espagne est le pays qui aprés la Grèce a connu le gros effondrement de la FBCF. Sur une base 100 retenue pour 2005, elle n'est plus que de 72,7 en 2012. Les chiffres de 2013 confirment une nouvelle aggravation: 69,4 pour le premier trimestre, et 67,9 pour le second. Sans doute cet effondrement est-il dû pour l'essentiel à la quasi disparition de l'immobilier, mais nous ne disposons pas d'informations suffisammant précises sur le redéploiement des investissements par branche d'activité.

Toutefois un autre chiffre vient douter d'une potentielle relance de la productivité, il s'agit de la qualité de l'investissement mesuré par le poids des investissements d'innovation dans le total investi. Ainsi sur la période 2008-2012, ce poids n'est que de 41,5 (41,5% des investissements furent des investissements d'innovation) contre 54,2 pour l'Italie, 53,5 pour la France et 79,3 pour l'Allemange. Clairement l'Espagne ne dispose pas d'un potentiel réel de croissance de la productivité. Hypothése confirmée également  par la faiblesse de la stimulation publique qui se traduit par des investissements d'infrastructures plus faibles que dans nombre de pays de la zone euro: 1,5% du PIB, contre 2,1% dans la zone et 3,1% pour la France.

Le contexte de déflation ne serait pas à priori défavorable à l'Espagne avec un glissement de prix de seulement 0,3% contre 0,7% dans la zone euro. Pourtant cette même déflation vient aggraver la poids de la dette espagnole. En novembre 2012 avec encore une dépréciation monétaire de 3,4% le taux d'intérêt réel de la dette publique à 10 ans n'était que de : 6% (taux nominal) - 3,4% = 2,6%. Aujourd'hui en novembre 2013 avec un taux nominal d'environ 4%, Nous avons un taux réel de : 4% - 0,3% = 3, 7 %.  Avec une croissance qui reste proche de zéro, le poids de la dette devient insupportable, sauf à imaginer de nouvaux plans de rigueurs avec de nouvelles baisses de salaires....

La compétitivité retrouvée de l'Espagne n'est qu'un faux semblant et les purges qu'elle s'inflige ne peuvent améliorer sa situation.... et ce avec les externalités négatives développées sur les autres pays notamment la France.

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Published by Jean Claude Werrebrouck
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commentaires

Hadrien 26/11/2013 20:38

LE LOBBY AUSTÉRIEN NE VEUT PAS FÂCHER L'ALLEMAGNE:

Confirmation amusante: cette réponse faite sur LeMonde.fr ("La finance démystifiée") dont les régulateurs CENSURÉRENT LE TEXTE jusqu'à ce qu'il ne comporte plus de référence aux réparations de
guerre impayées par l'Allemagne à la France et la Grèce:


"Pourquoi les salariés... allemands ne sont pas plus riches ? Parce que ces tranferts de richesse historiques ne se font pas en une génération ou deux. Les USA en 1800...", dites-vous !

D'abord, c'est non "pas plus riches", mais "plus pauvres"... comme on l'a vu amplement plus haut.
Et s'agissant des USA en 1800, c'était alors un pays neuf largement vierge, non l'Allemagne du XXe siècle, malgré les deux guerres mondiales qu'elle avait provoquées: les autres pays européens
eurent à en supporter les mêmes conséquences qu'elle, qui ne fut en rien discriminée puisqu' elle reçut la plus grosse part du plan Marshall...
Les allemands sont en effet les champions des dettes publiques non honorées: ils n’ont payé qu’un quart des réparations de la guerre de 14/18 et rien du tout pour celle de 39/45 (remise des dettes
par les Occidentaux en 1953 jusqu’à une éventuelle réunification ; or l'Allemagne a été réunifiée en 1991 et depuis on n’a toujours pas vu le moindre geste). Les dettes de 39/45 étaient en partie
liées au fait que les allemands avaient imposé aux pays occupés des « redevances d’occupation » astronomiques. Ainsi, le gouvernement de Vichy dut-il payer 400 millions de francs par jour !
La Grèce dut aussi énormément payer au cours de son occupation. Ces sommes abyssales n’ont jamais été remboursées alors qu'en revanche la France avait dû payer rubis sur l’ongle 5 milliards de
franc-or aux allemands après sa défaite de 1870…

Quand aux salaires et revenus réels, on sait depuis longtemps que les salaires nominaux ne peuvent être comparés car ils n'incluent pas les mêmes choses (avantages sociaux, etc.)
De même leur moyenne peut cacher une grande masse de bas salaires sous les fortes salarisations de primes et profits divers chez les plus élevés.
Comme pour le patrimoine plus haut, c'est un même REVENU median DISPONIBLE (beaucoup plus faible) des ménages qui doit être comparé :
http://appsso.eurostat.ec.europa.eu/nui/show.do?dataset=ilc_di04&lang=fr
Or, on voit l’Allemagne passer de 16400 à 19600 euros de 2005 à 2012,
pendant que la France passe de 15900 à 20600 sur la même période !

Quant au salaire minimum, il est toujours en discussion en Allemagne et ne sera vraisemblablement adopté que par branches... ce qui est la négation même du salaire minimum: le coût des produits de
première nécessité ne varie pas par branches de métier du consommateur !

Hadrien 26/11/2013 20:10

Pour enfoncer le clou sur cette erreur (ou falsification) de traduction, voici tous les autres sites… où elle est évidemment absente, mais avec la même gêne évidente (et les mêmes tentatives
d’interprétation):

http://www.lejdd.fr/Chroniques/Axel-de-Tarle/Les-Allemands-les-plus-pauvres-d-Europe-601864

celui-ci se terminant par le très « objectif » commentaire:
Les Allemands ont bien de la chance… d’être « pauvres », c’est une richesse économique!

Axel de Tarlé – Le Journal du Dimanche
dimanche 14 avril 2013
Paru dans le JDD, Et aussi:
Français : spéculez!
Laurence Parisot : trop cool!

Retenez bien son nom… un ami des peuples !


http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/04/16/les-grecs-plus-riches-les-allemands-kolossalen-skandal-241507


http://www.eupedia.com/forum/threads/28489-Average-Germans-are-much-poorer-than-average-Italians-and-Spaniards-says-Bundesbank


http://www.zerohedge.com/contributed/2013-04-10/total-fiasco-germans-are-poorest-cypriots-second-richest-eurozone


http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/04/17/lallemagne-est-elle-un-pays-pauvre-deurope.html


http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-anne-kraft/270413/les-allemands-seraient-les-europeens-les-moins-riches-selon-une-etude-de-la-bce


http://fr.euronews.com/2013/04/17/les-allemands-trois-fois-plus-pauvres-que-les-chypriotes/


http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3655011-les-allemands-les-plus-pauvres-d-europe


http://www.andlil.com/forum/les-allemands-les-plus-pauvres-d-europe-t2177.html


http://forum.aufeminin.com/forum/actu1/__f130319_actu1-Ein-grosser-skandal-les-allemands-les-plus-pauvres-d-europe.html

Hadrien 26/11/2013 19:57

Concernant ce rapport tant commenté par les médias et d’autres, avec une gêne évidente, on doit signaler:

OUI, L’ALLEMAND MÉDIAN EST LE PLUS PAUVRE D’EUROPE !
http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/10/patrimoine-des-europeens-allemagne-france-luxembourg-bce_n_3050676.html
Un constat dont l’ampleur a soudainement pris par surprise les médias, tentant de minimiser la contradiction qu’ils avaient eux-même entretenue:

Comme tentative de justification de la part de certains (dont habsb), on lit que la comparaison favorable aux pays latins s’expliquerait par une plus grande propension à vivre en famille regroupée
en un seul « foyer » au lieu de ménage (pour household). Hélas, c'est mal lire le rapport qui donne des résultats comparables "per person" (p.80), où l'Allemagne arrive avant dernière en devançant
de peu la Slovaquie!
On a également avancé que cela serait dû à l’apport négatif des allemands de l’Est, ce que dément l’examen des faits puisque ceux-ci étaient propriétaires à 90%, en raison des logements construits
par l’Etat et vendus pour pas cher à leurs titulaires, comme le confirme une étude de la Fondation Abbé Pierre!

On tente aussi de nous dire que l’estimation du patrimoine médian des allemands leur serait défavorable car 44% seulement sont propriétaires. Mais le patrimoine inclue toute forme d’actif...
C'est ce que semble n'avoir pas compris, ou voulu comprendre, le traducteur du rapport chez Huffington post (lien ci-dessus) qui se permet de dire: "ne figurent pas dans cette enquête,... LES AVOIR
FINANCIERS dont les données sont plus difficiles à collecter", s'emmêlant ainsi les pinceaux sur le passage:
« Like household wealth, public and business (net) wealth is further composed of real and financial assets net of total liabilities…
This report only considers the structure of household wealth… Because the information on other forms of wealth is not collected in the survey… »

Le patrimoine des ménages ou NET WEALTH (Richesse nette, c.a.d. moins les dettes) comporte bien:
- Real Assets (dont real estate assets, c.a.d. immobilier)
- Financial assets (avoirs financiers)

ce que confirme explicitement le texte originel (p.76):

NET WEALTH
Net wealth is defined as the difference between total (gross) assets and total liabilities. Total assets consist of real assets and financial assets.

Real assets include:
• value of the household main residence (for owners)
• value of other real estate property
• value of vehicles (cars and other vehicles, such as boats, planes or motorbikes)
• value of valuables
• value of self-employment businesses of household members.

Financial assets consist of:
•deposits (sight accounts, saving accounts)
•investments in mutual funds
•bonds
•investments held in non-self-employment private businesses
•publicly traded shares
•managed investment accounts
•money owed to households as private loans
•other financial assets: options, futures, index certificates, precious metals, oil and gasleases, future proceeds from a lawsuit or estate that is being settled, royalties or any other.
•private pension plans and whole life insurance policies.
Current value of public and occupational pension plans is not included.

Total liabilities (debt) consist of:
•outstanding amount of household main residence mortgages and other real estate property mortgages
•outstanding amount of debt on credit cards and credit lines/bank overdrafts
•outstanding amounts of other, non-collateralized, loans (including loans from commercial providers and private loans).


En revanche, on peut relever (chez Cecile Renouard et Gaël Giraud) que les ménages allemands possédant plus de 100 millions d’actifs sont au nombre de 900, juste derrière les USA avec 3000, (contre
300 en France), soit le nombre proportionnellement le plus grand de ces très riches parmi la population mondiale !


Tout cela démontre (et démonte) l’attitude d’une certaine propagande médiatique visant à nous faire copier la singularité allemande, pour le plus grand bien du capitalisme financier, en occultant
la précarité généralisée et l’inégalité accentuée, supérieures à celles des autres pays européens.
En fait, l’Allemagne est d’autant plus victime de l’austérité austro-allemande que son peuple a mis d’aveuglement à s’y soumettre !
Une leçon que la Commission européenne semble à peine commencer à comprendre…

Hadrien 25/11/2013 20:15

Une récente étude de l'Observatoire des inégalités montre un point commun entre l'Espagne de Mariano Rajoy et l'Allemagne de Schröder et Merkel:
Elles ont réussi toutes deux à se glisser incognito à la dernière place des principaux pays en zone euro pour la dépense publique:

PATRIMOINE PRIVÉ ET PATRIMOINE PUBLIC

On savait déjà du rapport tant commenté sur les patrimoines privés en Europe, avec une gêne évidente des médias,
(http://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/other/ecbsp2en.pdf?0696a13c1992dcabc79eebed533574f2)
que les allemands s'avèraient bon dernier de toute la zone euro.
Le rapport signalait bien que, si la richesse des ménages est la première composante de la « richesse des nations », il faut y ajouter la richesse publique et la richesse des entreprises, ces deux
dernières ne faisant pas partie de l’étude en raison d’une information plus difficile à rassembler.
C’est là que se peuvent se trouver les différences possibles avec la si étonnante première composante, et non dans la structure des ménages, voire « foyers », puisque l’étude donne également ses
résultats, sensiblement comparables, par adulte (cf p. 80: Allemagne avant-dernière de la zone euro).

Or les données sur le secteur public sont fournies par un article très récent de l’Observatoire des inégalités, dont le tableau récapitulatif des dépenses publiques en zone euro classe l’Allemagne,
là encore, dernière des principaux pays (avec l’Espagne de Mariano Rajoy):
http://www.inegalites.fr/spip.php?article1835

Il est donc intéressant à ce sujet de rapporter le témoignage non moins chiffré, mais vécu et couvrant également les entreprises, qu’en donne l’ouvrage récent de Guillaume Duval, rédacteur en chef
d’Alternatives économiques, qui exerça plusieurs années comme ingénieur dans l’industrie en Allemagne.
Outre la forte baisse du pouvoir d’achat des salariés allemands, il s’appesantit surtout sur la destruction de patrimoine collectif, depuis l’Agenda Schröder des années 2000, et dont la réalité
attend sans doute aussi l'Espagne:

Baisse des cotisations patronales, durcissement de l’assurance chômage, développement de l’emploi précaire, déremboursement de nombreuses prestations d’assurance-maladie, réduction des retraites
futures et recul de l’âge de départ…
Il s’est bien agi d’une attaque sans précédent contre le système de protection sociale allemand tel qu’il s’était progressivement développé depuis Bismarck au XIXe siècle. Comme on le voit, ironise
Guillaume Duval, Gerhard Schröder et Angela Merkel ont bien préparé l’avenir public du pays…

L’investissement public, qui représentait 2% du PIB en 1999 est tombé à 1,4% en 2005. Alors que cetaux était monté dans le même temps de 2,9 à 3,3% en France (avec une moyenne de 2,5% en zone
euro).
Quant à l’ensemble des dépenses publiques, elles sont passées de 48,2% du PIB en 1997 à 45,3% en 2006.
Les prestations sociales, qui pesaient 19,7% du PIB en 1997, sont tombées à 15,4% en 2006…
Quant à l’emploi public: entre 1998 et 2006, la rémunération des salariés du secteur public est tombée de 8,5% à 7,7% du PIB et, entre 2000 et 2008, le nombre des employés du secteur public a
baissé de 330 000 personnes, soit un recul de 6,8%. Moyennant quoi, sous Schröder, les communes allemandes ont fermé partout centre sociaux, maisons des jeunes et de la culture, piscines,
bibliothèques…

Parallèlement à cette forte baisse des dépenses publiques, Gerhard Schröder a multiplié les cadeaux fiscaux aux plus aisés et aux entreprises, ramenant ainsi les prélèvements obligatoires de 43% du
PIB en 1999 à 39,7% en 2005… de sorte que le bilan de l’action sur la dette publique fut très négatif, l’endettement allemand étant passé de 59,8% du PIB en 1997 à 68,6% en 2005 !
On aurait pu s’attendre à voir les résultats du fameux « théorème » d’Helmut Schmidt, censé justifier ces politiques derestrictions salariales: « les profits d’aujourd’hui sont les investissements
de demain… ».
On n’a cependant rien observé de tel,malgré la forte progression des profits: au contraire, le taux d’investissement des entreprises rapporté à leur valeur ajoutée est tombé de 20,5% en 1998 à
17,1% en 2005, pendant qu’en France il montait de de 18 à 19% (avec une moyenne de 21,2% en 2005 dans la zone euro). L’Allemagne de l’agenda Schröder fut, en réalité, un des pays d’Europe où les
entreprises investirent le moins, avec la Grèce et Chypre !

On se demande bien par quel miracle l’Allemagne, et tout particulièrement celle de l’Agenda 2010, peut aujourd’hui être considérée comme le modèle à imiter en Europe en matière de gestion, comme
l’ont prétendu les médias, si ce n’est pour préserver les gains des actionnaires, banquiers et rentiers !

Jean Claude Werrebrouck 26/11/2013 09:02



Merci pour ce très bon texte



BA 25/11/2013 15:01

En Europe, il y a des nouvelles dépenses qui vont apparaître.

Ces nouvelles dépenses vont venir s'ajouter aux dépenses déjà existantes : nous allons vivre l'explosion des dépenses publiques.

En Europe, aucun Etat ne respectera la soi-disant "règle d'or".

Croire à l'équilibre budgétaire des Etats européens, c'est croire au petit papa Noël.

Lundi 25 novembre 2013 :

La transition énergétique coûtera des centaines de milliards d'euros en Europe.

La transition énergétique nécessitera des centaines de milliards d'euros d'investissements pour l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne au cours des prochaines décennies, selon une étude publiée
lundi par la grande-école HEC Paris et le cabinet de conseil Kurt Salmon.

Le constat est implacable : ce sont des centaines de milliards d'euros que nos pays vont devoir financer au cours des deux prochains décennies pour atteindre leurs objectifs en matière de réduction
de gaz à effet de serre, souligne l'étude.

Les trois pays passés sous revue représentaient à eux seuls 40% de la consommation pétrolière de l'Union européenne en 2012. Ils ont chacun emprunté des trajectoires différentes pour réduire la
dépendance de leur économie aux énergies fossiles émettrices de CO2.

La facture devrait être la plus élevée pour l'Allemagne, qui a engagé sa sortie du nucléaire et recherche un nouveau modèle de croissance économique en favorisant les énergies renouvelables.

Jusqu'à 400 milliards d'euros seront nécessaires d'ici à 2030 pour financer la transition, sans que l'impact sur l'emploi puisse être quantifié avec précision, estiment les auteurs de l'étude.

Cela correspond à un tiers de l'effort engagé pour la réunification de l'Allemagne et de l'Ouest et de l'Allemagne de l'Est (1300 milliards d'euros), soulignent-ils, évoquant notamment comme pistes
de financement une augmentation des prix de gros de l'électricité et de la tonne de CO2.

La facture pourrait même atteindre 580 milliards d'euros en 2050.

http://www.romandie.com/news/n/_La_transition_energetique_coutera_des_centaines_de_milliards_d_euros_en_Europe_21251120131208.asp

BA 24/11/2013 11:49

Espagne : 26,6 % de chômage.
56,5 % de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans.

Dette publique de l’Espagne : 943,410 milliards d’euros, soit 92,3 % du PIB.

Et les banques espagnoles ?

Les banques espagnoles ont dans leurs livres 187,83 milliards d’euros d’actifs pourris ! Record historique battu.

Lundi 18 novembre 2013 :

Espagne : nouveau record des créances douteuses en septembre à 12,68%.

Les créances douteuses des banques espagnoles ont atteint un nouveau record historique en septembre, à 12,68% du total des crédits, signe de la fragilité persistante du secteur malgré le sauvetage
européen, selon les chiffres officiels publiés lundi.

Ces créances, surtout présentes dans l’immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), s’élevaient à 187,83 milliards d’euros en septembre, soit sept
milliards de plus qu’en août, selon les chiffres de la Banque d’Espagne.

http://www.romandie.com/news/n/Espagne_nouveau_record_des_creances_douteuses_en_septembre_a_126858181120131058.asp

AbsolumentFabuleux 22/11/2013 23:23

Comme d'habitude, un article qui va beaucoup plus loin dans l'analyse que tout ce que l'on peut lire ailleurs.

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  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
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  • : Analyse de la crise économique, financière, politique et sociale par le dépassement des paradigmes traditionnels
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