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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:42

François Hollande ne peut briguer un nouveau mandat car la constitution le lui interdit : Sur référendum d’initiative populaire, les français ont décidé en Juillet 2012 qu’ aucun mandat de la République ne serait renouvelable. Avec le temps, on se dit aujourd’hui que c’est peut -être la mesure qui a permis le terrassement de la crise, tant en France que dans biens des pays, qui ont adopté la même législation dans la foulée. Car, curieusement, et furieusement, les français qui étaient si pessimistes, ont commencé à croire en l’avenir : ils savent désormais que leurs  dirigeants ne sont plus aliénés, par les contraintes de leur reconduction au pouvoir, lesquels peuvent désormais, librement, et de façon apaisée, réfléchir à l’idée d’un bien commun à construire.

François Hollande – sa réélection ne faisant aucun doute tant les résultats sont brillants - est sans doute malheureux de ne pouvoir briguer un second mandat. En revanche, il peut être fier des changements qu’il a contribué à développer. La fin de l’indépendance de la Banque centrale (20mai 2012) et ses avances massives et gratuites au Trésor et à la banque publique d’investissement  (25 mai 2012) ont permis des investissements autrement importants que ceux escomptés par Mario Draghi avec les « facilités » offertes aux banques en décembre 2011 et Février 2012  - Plus de 1000 milliards d’euros de « création monétaire », soit la moitié du PIB de la France- pour simplement maintenir, dans des limites convenables, les spreads de taux des dettes souveraines en perdition. C’est que depuis prés de 5 années, les investissements ont été massifs dans les infrastructures : voies ferrées, fluviales, transports collectifs, etc. Mais aussi dans la dé -carbonisation de toutes les activités : logements à énergie positive, solaire, éolien etc. Mais aussi et surtout dans les investissements des PME qui ont largement bénéficié des crédits à taux Zéro et surtout de l’abolition de toutes charges sociales sur les « productions nouvelles substitutives d’importations » (loi du 7 juillet 2012). On voit même la transformation de l’auto-entrepreneuriat crée en 2008 comme « pansement au chômage » : des auto-entrepreneurs  deviennent dirigeants de PME et commencent à vendre à la Distribution ce qu’elle ne peut plus acheter aussi facilement en Chine en raison de la protection européenne que François Hollande a su proposer à nombre de pays européens. Mais il est vrai que sur ce sujet essentiel, il avait été beaucoup stimulé par les militants de "l'initiative citoyenne européenne sur le libre échange" qui avait rendu si populaire, le retour au tarif extérieur commun.

 l’automatisation des grandes entreprises industrielles est aussi devenue un grand chantier : elles aussi obtiennent des crédits à taux zéro sur une longue période. Beaucoup relocalisent en raison de la protection européenne, mais aussi en raison des gains de productivité offerts par l’automatisation. Et  Allemands  et Italiens ne s’en plaignent pas, eux qui dans le secteur des machines automatiques ont une compétence reconnue. N’oublions pas non plus l’agriculture dont la reconversion est maintenant bien enclenchée.

La nouvelle croissance réelle n’est pas encore très élevée, mais la croissance potentielle augmente tous les jours : probablement près de 4% aujourd’hui. Tout n’est pas réglé, car de fait, beaucoup d’emplois sont crées, mais  d’autres sont détruits : dans la Distribution qui profitait largement, par ses centaines de milliers de containers en provenance d’Asie, de la grande dislocation des productions ; dans la banque aujourd’hui totalement repositionnée et amaigrie du fait  de la disparition de ses activité spéculatives, dans les métiers de l’épargne avec la disparition de la dette publique, matière première  de produits financiers magiques ; dans les activités de type « casino » avec la réforme élargie du code monétaire et financier.

Cette dernière réforme fût obtenue en quelques semaines, là où l’on butait à Bruxelles, ou ailleurs, depuis 5ans. Et pour accélérer les Choses, le président Hollande fit comme Bonaparte avec le code Civil : il a lui-même présidé plusieurs séances d’arbitrage. Avec les résultats que l’on sait : abandon de la cotation en continu, interdiction de la vente à découvert, séparation des activités, limite à la taille des bilans, interdictions des paris sur fluctuations de prix et réduction du périmètre des marchés à termes, interdiction des CDS, fermeture de l’AMF et rétablissement de l’autorité administrative, retrait de licence bancaire sur non fermeture des relations avec paradis fiscaux, etc. Curieusement,  presque tous les gouvernements  européens, en cela encouragés  par leur population, ont suivi le dynamisme français. Et la bureacratie bruxelloise a bien du suivre le mouvement des peuples : c’était cela ou la disparition de leur emploi. Et presque toutes les banques centrales sont aujourd’hui soumises à leur Trésor.

Evidement, la réforme bancaire fût le plus gros chantier de l’été 2012. Il est désormais interdit aux banques de créer de la monnaie, et seul l’Etat par le canal de la banque centrale, peut vendre de la monnaie- évidemment avec profit - aux banques, et ce à des fins d’investissement. Il s’en suit la disparition de l’Agence France Trésor (fermée le 20 septembre 2012), agence créée par  Laurent Fabius, qui empruntait de l’argent aux banques, pour couvrir le déficit budgétaire. Le monde est ainsi renversé…ou remis sur ses pieds : l’Etat n’a pas à dépendre de la finance, c’est plutôt à la finance de dépendre de l’Etat.

Bien évidemment, ce chambardement n’a pas fait plaisir  à tout le monde : il se trouvait très défavorable aux rentiers. Et les fonds de pension anglo -saxons, mais aussi les assureurs, ont beaucoup souffert .Mais comme le disait François Hollande : « entre le casino et l’entreprise, il faut choisir ». Le président expliquait ainsi qu’il était le vrai sauveur du capitalisme. Au 20ième  siècle, le socialisme avait menacé gravement le capitalisme ; au 21ième, c’était le financiarisme qui menaçait l’entrepreneur schumpeterien. Le capitalisme, la libre entreprise débarrassée du cancer de la finance, redevenait selon lui un « choix éthique de vie en société » : un vrai libéral ce président qui va nous quitter.

Tout ce changement a pu être initié très vite et presque sans résistance, exactement comme le fit Roosevelt en 1933  aux USA. Et, le plus curieux, avec une contagion internationale bénéfique.

Mais soyons juste , François Hollande ne peut partir sans rendre un hommage appuyé à son prédécesseur : c’est ce dernier qui a ouvert la voie, et a empêché – fort heureusement –l’application de cet irréel programme socialiste, construit sur  une croissance inatteignable . De quelle façon ? Rappelons nous, quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle 2012, Le président se sentant perdu, a cherché à se sauver en renversant la table : en mobilisant l’arme absolue qu’est  l’article 16 de la Constitution – seul président des nations démocratiques  à disposer d’une telle arme - il a mis fin, par Ordonnance, à l’indépendance de la Banque de France. Dans le même geste, il ordonnait la réquisition du gouverneur de l’époque, Christian Noyer, lequel était invité à rembourser toutes les dettes du Trésor, bien évidemment dans la seule monnaie disponible : l’euro. De quoi libérer le Trésor, mais aussi de quoi obtenir une baisse massive et durable de l’euro sur le marché des changes. A la veille du premier tour de l’élection présidentielle, l’euro ne valait plus que O,96 dollars contre 1 ,34 quelques jours auparavant. Le tumulte qui devait s’en suivre fût grand, mais l’idée de passer de l’euro, monnaie unique à l’euro monnaie commune fût acceptée, Y compris par les pays du nord de la zone. Y compris par les USA et la Chine qui préféraient – malgré tout- une telle solution, plutôt que de voir dollar et Yuan sans bouclier. L’ancien président n’a pu se sauver, mais son échec a ouvert la voie au grand chambardement.

François Hollande, dès le 7 mai 2012, a fait savoir que la monnaie commune, ne pouvait pas être le retour de l’antique serpent monétaire européen, antique serpent que l’on avait fait mourir dans la piscine de la spéculation. La spéculation est désormais  interdite, puisque les « euro monnaies » ne sont convertibles qu’en euro, sur la base d’un taux de change fixe, arrêté  par chaque Etat. Et Chaque année, des taux fixes sont renégociés lors d’une conférence au sommet bruxelloise : les moins bons dévaluent et les meilleurs réévaluent, chacun faisant obligatoirement la moitié du chemin . Aujourd’hui, en février  2017, l’euro franc vaut un euro, et la gamme des parités européennes va de 0,55 pour l’euro drachme à 1,2 pour  l’euro mark. A cette gamme de prix correspond des soldes extérieurs qui sans être totalement équilibrés suppriment les comportements de « passagers clandestins » : l’euro n’est plus une drogue, et la zone euro n’est plus une machine à détruire le projet  européen.  Sur la seule base d’une réduction du déficit extérieur de 70 milliards d’euro en 5 années, la France  a ainsi pu créer plus de 500 000 emplois.

Bien sûr, le PIB / tête exprimé en euro a diminué, et les français disposent d’un revenu globalement plus faible. Bien sûr les importations sont beaucoup plus couteuses et le périmètre de la Grande Distribution s’est réduit. Les coûts de transport ont beaucoup augmenté, d’où un plan massif de développement des transports en commun. Mais les français, désendettés par refus politique de la financiarisation, renouent avec le futur et construisent l’avenir de façon plus solidaire, les métiers et rémunérations scandaleusement parasitaires, devenant marginalisés.  Globalement, moins de biens, et plus de liens, autant à l’intérieur d’une génération, qu’entre générations. Décidément la grande nation est de retour.

Le nouveau président ne sera désigné que dans quelques mois, mais il a de la chance : le terrain est bien débroussaillé, et surtout il ne sera pas perturbé par l’angoisse d’une réélection. Et ce d’autant que le nouveau statut de l’élu, voté en Avril 2013, sécurise tous les engagements citoyens.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans conférences et débats
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commentaires

VA 02/03/2012 13:12

D'accord, je vais travailler.

Pouvez-vous néanmoins m'aiguiller : à quoi correspondent exactement les 50md à la charge du contribuable que vous mentionnez ?

Par ailleurs vous ne répondez à ma question sur l'inflation : comment garantissez-vous que la nouvelle politique monétaire que vous proposez soit en phase avec l'activité réelle ? La monétisation
des déficits a été historiquement associée à des épisodes fortement inflationnistes : comment l'évite-t-on ?

Jean Claude Werrebrouck 02/03/2012 14:15



c'est ce qu'on appelle le "service de la dette" (charge des intérêts qui n'existaient paa avant 1973)


Pensez vous que le LTRO est en phase avec les nécessités de l'économie réelle ou en phase avec l'intérêt de la finance?


L'inflation dont vous faites état avait disparue bien avant le passage au financement du trésor par le marché (fin des années 60). Elle réapparait dans les années 7O lorsque le Trésor est coupé
de la banque centrale.


Merci de continuer à travailler pour comprendre comment les choses fonctionnent. Je pense que mon blog est là pour cela. Bonne lecture.



VA 01/03/2012 17:47

Eh oui, mes excuses, j'avais oublié dans quel blog j'avais mis les pieds !

Donc : on monétise le déficit public. Ce que je ne comprends pas bien dans ce système monétaire, c'est : quels sont les garde-fous contre l'inflation lorsque l'on sort de la crise et de la trappe à
liquidités ?

Du point de vue macro, à l'équilibre, l'important est que la quantité de monnaie soit en ligne avec la production. De ce point de vue, et hors considérations de souveraineté, que l'ajustement
monétaire se fasse par l'Etat ou par les banques la problématique est la même.

Donc, de même que le refinancement des banques doit être contrôlé dans le système actuel, de même l'Etat ne peut pas faire n'importe quoi avec son déficit si celui-ci devient la source de création
monétaire.

Non ?

Jean Claude Werrebrouck 02/03/2012 09:17



Non ce n'est pas la même chose car le financement du trésor par la banque centrale était historiquement toujours gratuit, alors qu'aujourd'hui les banques prèlèvent 50 milliards de nos impôts
pour se rémunérer . Dans le même temps elles ont accès gratuitement à la liquidité.


Encore une fois n'êtes vous pas étonné du peu d'informations données sur le LTRO (1020 milliards d'euros) donné sans contrôle aux banques, et du bruit assourdissant donné aux déficits publics et
à toutes les mesures prises pour les réduire? Pourquoi cela? réfléchissez. Travaillez bien la question, et on en reparle.



VA 29/02/2012 09:29

Encore une fois, j'apprécie les idées stimulantes que vous diffusez sur votre blog. Mais je ne vous rejoins pas non plus sur la gestion de la dette publique. Un peu comme sur la question de la
dévaluation de l'euro, vous semblez faire abstraction de la sitution actuelle. On peut certainement regretter d'en être arrivé là, mais la situation est ce qu'elle est.

Mon avis est que lorsque l'on doit gérer un programme d'émission de 180 milliards d'euros par an et un stock de dette de 1800 milliards, l'organisation optimale est de passer par les SVT. C'est
bien d'ailleurs ce qui nous permet de profiter de taux relativment bas malgré toutes nos turpitudes.

Toute autre organisation de gestion de notre dette est envisageable lorsque nous aurons réussi à nous désendetter un peu. C'est pourquoi la seule et unique priorité qui compte à mes yeux, c'est de
transformer le déficit public en excédent pendant au moins quelques années. Après, on verra...

Jean Claude Werrebrouck 29/02/2012 09:52



Pourquoi voulez vous passer par les SVT? Il suffit d'exiger de créditer le compte du Treésor par la banque de france d'une somme de 180 milliards d'euros. Que va t'il se passer ce matin entre la
BCE et les banques ? n'est-ce pas de la cavalerie? n'est-ce pas de la fausse monnaie?


Il est grand temps de changer les règles du jeu, mais évidemment il y aura des perdants!



VA 28/02/2012 19:45

Certes... mais maintenant c'est fait, donc on ne peut pas faire comme s'il en était autrement.

D'autre part, un Etat ne choisit pas les détenteurs des titre qu'il émet : il passe par des acheteurs institutionnels (en France : les "spécialistes des valeurs du Trésor") qui les revendent
ensuite à leurs clients.

Jean Claude Werrebrouck 28/02/2012 22:15



Mais si, il suffit de reprendre le pouvoir sur la banque centrale et refuser la prédation de la finance. Relisez bien tout ce qui a été écrit sur le sujet. Les SVT sont des intermédiaires
nuisibles et il est aisé de se passer de leurs services.



VA 28/02/2012 11:37

Cette fiction a le mérite d'être stimulante !

Mais dans ce scénario un peu idyllique, un élément me gêne particulièrement : la dépréciation des monnaies européennes. Tout le monde sait que malgré la crise sans précédent que traverse la zone
euro, la monnaie unique résiste étonnamment bien. Pourquoi ? Parce que les pays en excédents (Chine, Japon, Opep) continuent d'acheter massivement nos titres. Dévaluer aussi fortement l'euro
entraînerait pour eux des pertes considérables : ils ne laisseront pas faire !

J'y vois pour ma part un risque géopolitique majeur. Une telle décision pourrait en effet déstabiliser les politiques monétaires chinoise ou japonaise ; ce serait un coup de poignard de la part de
l'Europe alors que ces pays se sont ostensiblement efforcés jusqu'ici de maintenir leur confiance aux titres européens.

Il est vrai que ces mêmes pays en excédent ont été prévenus depuis près de 10 ans que les déséquilibres mondiaux se creusaient et qu'ils avaient leur part de responsabilité. Il n'empêche, un
rééquilibrage mondial aussi brutal exclut à mon sens l'idée d'un dénouement apaisé tel que celui que nous prédisez.

Jean Claude Werrebrouck 28/02/2012 13:51



Sans doute, mais nous n'avions pas besoin de vendre des titres publics à la Chine. Relisez ce que je propose ( il n' y a pas que moi ) concerant la gestion de la dette publique. De fait les
chinois achètent de la dette pour maintenir le Yuan à un cours suffisammment bas. Ce qui permet d'employer des centaines de millions de chinois dans les usines du sud, et donc de contenir les
gros problèmes du pays.



AbsolumentFabuleux 27/02/2012 19:06

Si seulement ce futur hypothétique devenait réalité... Au lieu de ça, on a le gouverneur de la BCE qui annonce la fin de l'Etat providence en Europe.
Je crains malheureusement que le peuple ne soit obligé de reprendre le pouvoir par la force, nos dirigeants n'ayant pas le courage nécessaire pour lutter contre l'idéologie ambiante...

BA 12/02/2012 10:35

Dimanche 12 février 2012 :

Kastelórizo ou Megísti est une île de Grèce, baignée par la mer Méditerranée orientale et située à moins de cinq kilomètres de la côte Sud de la Turquie, environ 110 kilomètres à l'est de
Rhodes.

Le 23 avril 2010, Georges Papandréou s'y rend, pour nous annoncer par un très mauvais direct télévisé et en moins de six minutes que « la Grèce accepte le Mécanisme de soutien économique, institué
par le Fond Monétaire International, l’Union Européenne et la Banque Centrale Européenne (…) Les marchés ne nous laissent pas le temps (…) Mais les partenaires de la Grèce nous offrent cette
possibilité, afin de conduire notre navire dans les eaux d'un port alors protégé, pour pouvoir ainsi le réparer, utilisant des pièces solides et fiables (...) ».

Notre dernière île si loin au large a été depuis surnommée par les journalistes, «île du Mémorandum ». Mais plus maintenant, et de manière officielle.

Car son maire, Pavlos Panigiris, vient de proclamer « le retour à la drachme et ainsi à l'indépendance » de son île : « Nous reviendrons à la drachme, car sous l'euro notre patrie n'est plus
souveraine. Pour rester libres et Grecs, il faut partir (…) Nous ne voulons plus les voir ici [ces politiciens], plus jamais » (journal des Municipalités – aftodioikisi.gr).

http://greekcrisisnow.blogspot.com/2012/02/article-120.html

Jean-Pierre Aupert 11/02/2012 15:17

Bonjour, vos projections sont justes, les solutions existent, maintenant est-ce vraiment les politiques qui vont oeuvrer dans le bon sens ou est-ce au peuple de se prendre en main. Humblement je
vous invite à lire l'article : "Ce n'est pas l'Euro qu'il faut sauver, c'est notre peau! L'économie nous appartient, reprenons la main!" au http://0z.fr/h9D6w sur
http://labolitiondelaraison.over-blog.com/
Merci pour la clarté de votre article, je serai honoré de votre lecture.
Bon avenir.
Jean-Pierre Aupert

BA 10/02/2012 23:22

Vendredi 10 février 2012 :

La Grèce se révolte contre le plan d'austérité.

Six ministres du gouvernement ont remis leur démission, vendredi, alors que le chaos régnait à Athènes. Prévu dimanche, le vote du Parlement sur le plan d'austérité est compromis. Les marchés
perdent confiance.

Les Grecs sont en colère. Plus rien ne les arrête. Armés de banderoles, de haut-parleurs et de drapeaux, des milliers de Grecs se sont rassemblés place Syntagma, face au Parlement. Fini le temps
des quolibets moqueurs, des étudiants aux retraités, tous vocifèrent:«kleftes, kleftes!» (voleurs, voleurs!). Ils menacent directement leurs députés, appelés à se prononcer, dimanche, sur
l'adoption des nouvelles mesures d'austérité exigées par les créanciers du pays.

Au lieu d'une simple formalité, le vote au Parlement est plus incertain que jamais. Le déblocage des 130 milliards d'euros par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en dépend
pourtant. Mais c'est justement là que le bât blesse. «Ils ne peuvent pas voter notre mort. Sauver la Grèce pour tuer les Grecs avec des salaires de misère !»,scande Katerina, une fonctionnaire de
55 ans, avant d'appeler à la résistance. «Ces politiciens sont responsables de la dette, pas nous. C'est du chantage, on nous manipule. Ils sont à mettre dans le même sac que la troïka !»,
renchérit-elle.

Dans cette atmosphère très tendue, les représentants de l'UE et du FMI sont devenus la cible privilégiée des manifestants, mais aussi celle de la police. Le syndicat des policiers grecs a lancé un
mandat d'arrêt contre la troïka pour motif de «destruction de la cohésion sociale».

Sous pression de la rue et des partis, les ministres du gouvernement Papademos donnent leur démission les uns après les autres. Après le départ de Giannis Koutsoukos, le vice-ministre du Travail,
qui considère que le plan de rigueur est «insoutenable pour les travailleurs», les partis politiques sont en ébullition. Le leader du LAOS, parti d'extrême droite, a retiré son soutien à la
coalition nationale. Ses quatre ministres, dont le ministre de la Défense, ont immédiatement démissionné du gouvernement. Le chef du gouvernement tentait en vain de les retenir.

Babis Papadimitriou, analyste politique, réfute les rumeurs d'un coup d'État colportées par certains diplomates occidentaux en poste à Athènes, tout en reconnaissant une crise du système. «Le
problème politique en Grèce est plombé par deux aspects. D'abord les politiques réalisent que cette fois-ci, ils devront véritablement appliquer les réformes, ensuite dépendants des prochaines
élections législatives prévues avant l'été, ils ne veulent pas endosser le coût politique de la rigueur», explique-t-il.

Aujourd'hui les partis conservateur et socialiste réunissent leurs comités de direction pour décider de leur position pour le vote de dimanche. Tous les syndicats du pays et les Indignés appellent
à un rassemblement au moment du vote, ce même jour.

Les capitales européennes sont inquiètes. Leur ultimatum lancé à l'Eurogroupe de jeudi soir a plongé la Grèce dans un chaos à l'issue incertaine.

«Laisser la Grèce dans une situation de défaut aurait des conséquences incalculables», a mis en garde Angela Merkel, jeudi, devant les députés du Bundestag, appelés à voter sur le second plan de
sauvetage de la Grèce le 27 février.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/10/20002-20120210ARTFIG00673-la-grece-se-revolte-contre-le-plan-d-austerite.php

BA 10/02/2012 21:22

Vendredi 10 février 2012 :

Dette grecque : Papademos met en garde contre un risque de "chaos".

Le Premier ministre grec Lucas Papademos a mis en garde vendredi contre le risque de "chaos incontrôlé" sans accord sur la dette du pays qui attend le déblocage d'un prêt vital de 130 milliards
d'euros et se trouve dans un "moment de responsabilité historique".

"Une faillite incontrôlée plongerait le pays dans une aventure désastreuse et créerait les conditions d'un chaos économique et d'une explosion sociale", a déclaré le Premier ministre du
gouvernement de coalition à l'issue d'un conseil des ministres.

Ce conseil des ministres avait pour but de préciser le contenu du plan de rigueur sur lesquelles les députés seront appelés à se prononcer au parlement dimanche ou lundi.

La zone euro a prévenu jeudi soir qu'elle attendait cet aval avant d'envisager de débloquer une première tranche, visant à éviter au pays le défaut de paiement fin mars, d'un deuxième prêt à la
Grèce de 130 milliards d'euros.

Face à cette échéance cruciale, le Premier ministre a prévenu que la Grèce se trouvait dans "un moment de responsabilité historique".

Alors que les quatre ministres d'extrême droite du gouvernement ont présenté leur démission vendredi soir, ainsi qu'une ministre socialiste, en réaction aux mesures d'austérité à venir, le Premier
ministre a souligné que "quiconque était en désaccord avec le plan de rigueur ne pouvait rester au gouvernement".

"Je suis pleinement conscient que ce que vous devez décidez est douloureux", a-t-il ajouté à l'adresse des responsables politiques. Toutefois "la faillite de la Grèce n'est pas une option que nous
pouvons nous permettre".

La Grèce encourt un défaut de paiement le 20 mars si elle ne reçoit pas l'argent de ses créanciers de l'UE et du FMI.

Si le pays renonçait aux efforts demandés par les bailleurs de fonds et acceptait un défaut de paiement désordonné, l'Etat serait "incapable de payer les salaires, les pensions, et de maintenir des
services de base comme les hôpitaux et les écoles" a-t-il prédit.

(Dépêche AFP)

BA 09/02/2012 21:18

Engagé à droite, François Lenglet, en seulement 2 minutes 43, dit tout ce qu'il fallait dire :

"Le dogme de l'euro anéantit plusieurs pays en Europe."

"Il va falloir dissocier le destin des pays qui n'ont rien à faire dans l'euro et pour lesquels cette monnaie est délétère, et les autres pays, qui vont tâcher de s'arrimer à l'Allemagne."

http://auxinfosdunain.blogspot.com/2012/02/francois-lenglet-sur-leuro.html

Engagé à gauche, Frédéric Lordon dit la même chose :

« Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque
centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone
une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission,
l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ,
probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg). Quant aux autres nations, elles auront alors à choisir entre reconstituer un
bloc alternatif ou bien retourner chacune à son propre destin monétaire, la France quant à elle tâchant de faire des pieds et des mains pour embarquer avec l’Allemagne, sans être le moins du monde
assurée d’être acceptée à bord. »

http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/

En clair :

- le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce, l'Espagne, Chypre, etc, vont quitter la zone euro ;

- les autres pays vont tâcher de s'arrimer à l'Allemagne.

La zone euro va se disloquer.

BA 09/02/2012 11:30

Jeudi 9 février 2012 :

Grèce : grève générale de 48 heures contre la cure de rigueur.

Les deux grandes centrales syndicales grecques, Adedy pour le public et GSEE pour le privé, ont appelé jeudi à une grève générale vendredi et samedi contre les nouvelles mesures de rigueur exigées
par l'Union Européenne et le FMI en échange d'un nouveau prêt, a-t-on appris de source syndicale.

"Nous appelons à une grève générale vendredi et samedi au côté du syndicat de la fonction publique", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la GSEE après une nuit de réunion marathon des trois partis
de la coalition gouvernementale sur le nouveau plan de rigueur.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_greve_generale_de_48_heures_contre_la_cure_de_rigueur090220121102.asp

BA 08/02/2012 21:32

Mardi 7 février 2012 :

Il y a vingt ans, le 7 février 1992, c'était la signature du traité de Maastricht.

Vingt ans après, le jour de l'anniversaire du traité de Maastricht, la crise nous a montré l’échec total de l'Union Européenne.

Toutes les belles promesses des partisans de l'Union Européenne reposaient sur ce postulat : "la solidarité européenne, ça existe."

Or, justement, ce que la crise nous a montré, c'est exactement le contraire : l'Union Européenne est construite sur une solidarité ... qui n'existe pas.

La solidarité européenne entre les pays européens riches et les pays européens pauvres, ça n’existe pas.

Les pays européens riches ne veulent pas donner pour sauver de la faillite les pays européens pauvres.

Un article du journal allemand "Der Spiegel" évoque les manifestations de mardi, en Grèce, lors de la grève générale : la photo qui illustre l'article est une photo extraordinaire.

A droite de la photo, un manifestant brandit un drapeau grec.

A gauche de la photo, un manifestant grec est en train de brûler un drapeau allemand.

L'article de "Der Spiegel" :

"Il est temps d'arrêter la farce du sauvetage de la Grèce."

http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,813919,00.html

shuniata 08/02/2012 11:09

à défaut d'un haut degré de pertinence, la petite fiction de jean-claude aura eu l'inappréciable don de nous faire rire, (avec ou sans consommation de moquette !)

certes il y aurait dans un si bel élan quelques victimes collatérales innocentes, c'est difficile à éviter

tel ce pauvre dioxyde de carbone, voir http://www.pensee-unique.fr/

BA 07/02/2012 09:30

« On n’avait pas vu ça en Grèce depuis l’Occupation. »

Menacés par la famine, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, les Grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.

Par MARIA MALAGARDIS, envoyée spéciale à Athènes.

Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore
? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et
qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les
retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés,
on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête
dès qu’on les aborde.

«Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an»,
rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai
plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour
un café. J’en ai oublié le goût.»

En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures
d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si
loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7%
du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une
grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à
Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire
disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la
faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

«J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita
Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde.

Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les
Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture
comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne
vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

Jeudi 26 janvier, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent 50
tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait
pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes
les mémoires.

Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois
mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers
!» s’exclame Andreas.

Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun
salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici,
il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et
personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays
négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times.

Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe.
Il n’y aura plus de classe moyenne.»

http://www.liberation.fr/economie/01012386707-on-n-avait-pas-vu-ca-en-grece-depuis-l-occupation

La Gaule 07/02/2012 04:53

Beau catalogue de mesures de bon sens, à part l’inévitable couplet contre ce pauvre carbone, dont nous saluerions bien le retour en volutes épaisses par les températures qui courent (moins quinze
au compteur dans mon trou, à l’heure où je vous écris).
Ce ne sont donc pas elles qui sont invraisemblables, pas plus que les situations qui pourraient les amener (notre histoire en a vu d’autres). Non, là où j’ai du mal à coller avec votre scénario,
c’est rapport à la qualité des personnages : Pas crédibles !
Bien sûr, l’on peut toujours imaginer Turgot et Necker réformant et sauvant la monarchie sous les applaudissements de la cour de Versailles, ou, plus loin encore, Octave et Marc Antoine revigorant
la république romaine par un prometteur ménage à trois avec la belle Cléo(pâtre).
Mais bon ! J’ai bien peur que pour une production aussi novatrice, il vous faudra taper dans le vivier des acteurs inconnus (ou à la rigueur moins connus).
Cela dit, après ces longues années de perspectives austère, c’est sympa de découvrir chez vous un incorrigible optimiste !

Jean Claude Werrebrouck 07/02/2012 08:33



Oui, mais le futur n'est jamais certain. On peut donc rêver.



BA 06/02/2012 13:35

Lundi 6 février 2012 :

Dette : la Grèce est déjà au-delà des délais.

Les discussions entre la Grèce et ses créanciers pour éviter au pays le défaut de paiement au pays en mars sont déjà au-delà des délais prévus, a averti lundi un porte-parole de la Commission
européenne.

"La vérité, c'est que nous sommes déjà au-delà des délais", a déclaré Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, ajoutant que la balle est dans le
camp des autorités grecques à ce stade.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Dette_la_Grece_deja_au_dela_des_delais_060220121302.asp

BA 06/02/2012 10:10

Lundi 6 février 2012 :

Dette de la Grèce : les discussions se prolongent mais le compte à rebours est lancé.

Les dirigeants des partis politiques de la coalition gouvernementale grecque sont sommés de donner leur accord lundi aux réformes de structure et d'austérité demandées par les bailleurs de fonds du
pays, pour éviter un défaut de paiement du pays en mars.

Réunis dimanche pendant cinq heures, les chefs des trois partis (socialiste-droite et extrême-droite) représentés dans le gouvernement de Lucas Papademos ont réussi à s'entendre sur le volume des
économies à réaliser (1,5 point de PIB), sur la mise en place de réformes visant à abaisser les coûts de production et sur un schéma de recapitalisation des banques.

Mais ils ne sont pas parvenus à surmonter leurs objections à toutes les mesures d'austérité demandées par la zone euro et le Fonds monétaire international et à s'engager publiquement à appliquer
les impopulaires réformes, condition pour obtenir le déblocage d'un nouveau prêt vital d'au moins 130 milliards d'euros.

Un point dur des discussions porte notamment sur l'insistance des bailleurs de fonds d'abaisser le salaire minimum en Grèce, solution rejetée par les partenaires sociaux et les partis.

Or le temps presse : Athènes a impérativement besoin de boucler un accord rapidement car le pays n'a pas les moyens de rembourser 14,5 milliards d'euros de prêts qui arrivent à échéance le 20 mars,
et risque la cessation de paiements à cette date.

Désormais le compte à rebours est lancé.

http://www.boursorama.com/actualites/dette-de-la-grece-les-discussions-se-prolongent-mais-le-compte-a-rebours-est-lance-4d88f9d495ac70d34ab9fac92ea0fc19

Alexandria 06/02/2012 01:00

Je me demande ce que vous avez mis dans votre tabatière pour être dans cet état d'apesanteur... Disons que c'est de la moquette et n'en parlons plus.
Je doute fort que M. Sarkozy fasse usage de l'article 16, contraignant ainsi un Fr. Hollande – que vous voyez déjà élu ? seriez-vous mage ou pythonisse ? – à s'asseoir sur l'ensemble de son
programme et à mettre en œuvre, à peu de choses près, le programme du Front de Gauche, l'Humain d'abord.
Si vous voulez voir ce programme se réaliser, votez Jean-Luc Mélenchon.

Jean Claude Werrebrouck 06/02/2012 16:03



j'ai simplement réagi à l'article de Charles Wyploz dans le Monde de samedi 4 qui ,lui se situant en 2022, parlait de la vente de bercy à Google et de la fin de la sécurité sociale.



BA 05/02/2012 20:40

A mon humble avis, les années 2012-2017 en France seront beaucoup plus violentes que prévu.

Violentes, sanglantes, explosives.

Dimanche 5 février 2012 :

Aucun accord n'a été trouvé dimanche entre les chefs des trois partis de la coalition gouvernementale en Grèce et la troïka des bailleurs de fonds du pays sur les réformes, et la réunion chez le
premier ministre reprendra lundi, ont indiqué deux chefs de parti.

La troïka demande encore plus d'austérité, que le pays est incapable de supporter, a déclaré le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras en sortant d'une réunion de cinq heures
chez le Premier ministre grec.

Le leader d'extrême-droite Georges Karatzaferis a fait valoir qu'il ne voulait pas contribuer à l'explosion d'une révolution en acceptant les mesures demandées.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_pas_d_accord_avec_la_troika_la_reunion_reprendra_lundi_050220122002.asp

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