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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:01

En lançant l’idée de monnaie unique,  les entrepreneurs politiques européens sont passés de la haute couture au prêt à porter. Les monnaies nationales étaient  jadis  le reflet du vécu d’un peuple et d’une culture. L’histoire de ces monnaies avec leurs hauts et leurs bas, avec les variations de leurs qualités : niveau de convertibilité, espace de circulation, taux de l’intérêt, taux de change, inflation  etc., était aussi l’histoire de leur  peuple utilisateur. Le DM correspondait bien à l’histoire tumultueuse allemande. Le franc  correspondait bien à l’histoire toute aussi tumultueuse de la France, etc. Bref la monnaie nationale était le vêtement haute couture d’un peuple ou d’une nation.

Haute couture et prêt à porter.

Le passage à l’euro devait changer la donne puisqu’il s’agira de construire un vêtement acceptable par des peuples et nations fort dissemblables : Désormais le « grand mince » se devra de porter le même vêtement que le « petit un peu rond ». La haute couture disparait.

C’est cette question fondamentale du vêtement commun qui va envahir la littérature économique sous la rubrique thématique  de « zone monétaire optimale ». Et il est vrai que les différences entre le « grand mince » et le « petit un peu rond », s’énoncent en termes de régimes démographiques, de niveaux de développement, de fiscalité, de dépenses publiques, de structures industrielles, de poids des échanges extérieurs, d’inflation, de gains de productivité, de dépenses de recherche, de systèmes politiques, de caractéristiques culturelles, etc. Et évidemment la liste des spécificités n’est pas limitative….Encore plus de différences que celles séparant le « grand mince » du « petit un peu rond »

Et puisque les entrepreneurs politiques ne disposaient pas d’une zone monétaire optimale lors de l’ouverture du chantier, le pari était que cette optimalité devait plus ou moins s’auto construire, auto construction résultant des bienfaits évidents de la monnaie unique. Avec le premier d’entre eux : une accélération de la croissance économique de la zone. Mais comment courir plus vite, avec un vêtement qui comprime le corps et les membres du « grand mince », et fait trébucher le « petit un peu rond » ?

La suite est davantage connue : croissance durablement plus faible que partout dans le monde, et surtout maintien, mais davantage encore,  aggravation de la plupart des hétérogénéités. Plus récemment, sous l’impulsion de la crise, le spread de taux sur la dette souveraine qui avait quasiment disparu est devenu fort problématique. Prés de 3% disions-nous dans un article du printemps dernier, plus de 3% aujourd’hui.

Parce qu’il existe naturellement des « grands minces » et des « petits un peu ronds », il existe naturellement des taux d’intérêts – assez bons indices rassemblant toutes les disparités -  qui sont eux mêmes différents. La monnaie unique, introduit la fin du taux sur mesure, pour introduire le prêt à porter : désormais existera un taux moyen, celui fixé par la BCE.

Le « petit un peu rond » , déjà peu adapté à la course, se rattrapait- au moins partiellement-  par la légèreté de sa monnaie qu’il dévaluait en permanence, ce qui permettait le maintien relatif de son industrie. La faiblesse des gains de productivité, était compensée par une monnaie fondante .Il restait pourtant  moins performant que le « grand mince », car la monnaie fondante était naturellement associée à un taux d’intérêt plus élevé. Le « grand mince »,  bénéficiant  de son adaptation à la course,  pouvait maintenir un taux de change élevé associé à un taux d’intérêt bas. La  gêne procurée  par les dévaluations de ses partenaires, restant dans les limites du supportable.

Avec un taux d’intérêt désormais unique- donc  taux moyen qui est une baisse  pour le « petit un peu rond », et une hausse  pour le « grand mince »- et un taux de change qui n’est plus individuellement manipulable, les choses vont changer.

Et tous  devinrent  passagers clandestins.

 Taux de l’intérêt plus faible, et taux de change bloqué, voila  ce qui attend le « petit un peu rond » qui sera désormais victime croissante de sa sous- productivité. La balance commerciale, va rapidement se dégrader sous la poussée de l’une et de l’autre cause : le crédit peu cher, gonfle  l’endettement et  la consommation de produits importés eux-mêmes peu onéreux. Quant à l’investissement,   ses flux sans doute croissants, se porteront plus volontiers sur l’immobilier à débouchés internes, que l’industrie, à débouchés externes limités par la sous –productivité et le taux de change devenu inadapté. Bref, le « petit un peu rond » s’offre une véritable monnaie de réserve à l’américaine : il peut dépenser sans compter, c'est-à-dire sans la menace de la dévaluation de jadis…

Ce qui attend le « grand mince » est fort différent. Son taux de l’intérêt est plus élevé, ce qui ne facilitera ni la consommation ni l’investissement : il risque de courir moins vite. Sauf qu’il reste très compétitif par ses gains de productivité. Il peut, par conséquent, bénéficier pleinement de la croissance du marché mondial impulsée par celle des émergents. Les profits normalement diminués de la rente de l’intérêt sur les marchés nationaux, seront moins pénalisés  à l’exportation : la croissance des exportations, est plus rapide que la croissance domestique. A  l’interne, moins de crédits à la consommation et moins de spéculation immobilière. Le prix du logement évolue peu. Le vrai gain du « grand mince » -que la nature n’avait pourtant pas mal doté- est surtout la garantie qu’il a maintenant, de ne plus être gêné par les « petits un peu ronds » qui avaient la mauvaise habitude de compenser leurs inefficacités par des dévaluations  peu coopératives.

Le nouveau vêtement monétaire est inadapté pour tous les partenaires…. qui pourtant ne vont pas s’en trouver plus mal en temps  de non- crise : si le vêtement n’est pas adapté au corps, les corps vont s’adapter au vêtement. Le « petit un peu rond » se désindustrialise, s’endette, se trouve livré à la spéculation immobilière, mais encore une fois, il vit le rêve de la monnaie de réserve à l’Américaine.

Le « grand mince » ne se désindustrialise pas, développe son hyper-compétitivité -d’autant plus vite que « les petits un peu ronds » ne peuvent plus opposer la barrière de la dévaluation- et connait un environnement immobilier non spéculatif.

Tout ceci revient à dire que la monnaie unique-le vêtement unique -ne rapproche pas les acteurs, mais les éloigne dans des postures creusant les différences. Depuis 10 années, les spécialistes scrutateurs des signes de convergences économiques, constatent et répètent  que de nouveaux  efforts  doivent être  consentis,  pour aboutir à ce qui ferait de la zone euro une « zone monétaire optimale ».  Convergence impossible puisqu’aussi bien, le « grand mince » et le « petit un peu rond » se sont faits passagers clandestins de la zone. Le « petit un peu rond » aime le navire en ce qu’il voit dans l’euro une drogue bien douce. Le « grand mince » aime le navire qui confirme chaque jour une hyper- compétitivité qui n’est plus menacée par les risques monétaires : les exportations dans la zone sont garanties. Les deux sont sur le même navire,  ne se disent rien- les économistes parlent de stratégies non coopératives- en ce qu’ils sont tous passagers clandestins. Le pari de l’euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle Rhénan pour l’Allemagne; modèle anglo saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.

Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé par l’élargissement  des spreads de taux. Le taux moyen était celui fixé administrativement  par la BCE. Les taux d’intérêt sur les dettes souveraines sont, elles,  fixées par le marché . Là où il y avait bulle spéculative, notamment immobilière, les  choses seront plus graves que là où les bulles étaient relativement inexistantes : la crise sera plus grave chez le « petit un peu rond », relativement moins grave chez le «  grand mince ». Le premier  verra son déficit public augmenter beaucoup plus rapidement que le second. D’où les écarts qui mesurent l’inégalité des soutenabilités de la dette.

 La suite de l’histoire qui s’écrit présentement, ne peut toutefois  être comprise sans la compréhension préalable des mécanismes qui ont engendré l’euro.

Passagers clandestins ou entrepreneurs politiques ?

On ne rappellera pas ici que les groupes, exigeant la libération complète des échanges et du mouvement des capitaux, se sont partout manifestés  très tôt, vis-à-vis des entrepreneurs politiques nationaux. A peine de marginalisation sinon de non- reconduction au pouvoir, les entrepreneurs politiques français furent amenés- dès la fin de la période de reconstruction- à libéraliser et à entrer dans la mondialisation. Il est même possible de dater l’entrée officielle de la France dans cette dernière,  puisque c’est le 15 mars 1983 qu’est décidé le maintien du franc dans le «serpent » et   le renoncement par le groupe au pouvoir,  à toute autonomisation du pays vis-à-vis des forces du marché. Nous avons également vu, que ce renoncement était aussi un renoncement monétaire (cf l’article :http://www.lacrisedesannees2010.com/article-la-crise-scenario-pour-2010-42124131.html).

Lorsque tout fût libéralisé (début des années 80), les entrepreneurs politiques français ont pris conscience des risques potentiels liés au retour de la Grande Allemagne. Jusque là, les déficits budgétaires, qui représentaient le coût de l’achat des voix sur le marché politique, s’évaporaient facilement par l’inflation, ce que nous appelions la répudiation douce de la dette dans l’article précité. Libéraliser était un moyen d’acheter des voix, mais les conséquences de la libéralisation et d’une Allemagne réunifiée et sur- puissante sur le  marché des changes et le taux de l’intérêt, voient le coût de cet achat augmenter dangereusement. La répudiation douce (inflation), se trouve combattue par des taux d’intérêts « durs », que l’on ne peut plus maitriser comme par le passé en raison de la perte de contrôle monétaire. La dépréciation traditionnelle du taux de change, difficile à évaluer en termes de gains et de pertes de voix sur les marchés politiques, est compensée par des taux d’intérêt qui accroissent considérablement le coût de la dette souveraine. Le DM, en devenant  la monnaie phare de l’Europe, va gêner la pérennisation du modèle keynésien inflationniste de cette variante du « petit un peu rond » qu’est la France. Plus clairement encore, l’achat de voix par déficit budgétaire devient une opération qui n’est plus sans contre partie.

L’euro est donc une construction politique, ou  un navire pour passagers  clandestins. L’euro, en offrant un taux de l’intérêt autrement plus faible, permet de pérenniser les déficits budgétaires à coût réduit pour les entrepreneurs politiques. Sans doute les  voix achetées sur les marché politiques ne sont- elles pas  semblables, les entrepreneurs dits de « droite » achetant plutôt avec une monnaie appelée   « mesures fiscales », et ceux dits de « gauche » avec une monnaie appelée  « avantages sociaux » ; elles correspondent néanmoins à un déficit budgétaire.  Cette donnée fondamentale explique qu’il y a eu historiquement, cartellisation des grandes entreprises politiques françaises vantant d’une même voix les mérites de l’Euro. Cartellisation d’un côté, et barrières à l’entrée très élevées sur le marché politique, devaient assurer le succès de la construction.

Bien évidemment, les entrepreneurs politiques allemands, n’ont pu accepter l’euro que sur des bases ne mettant pas en cause le consensus politique du moment. D’où les fameux critères de Mastricht qui théoriquement annulent les avantages de l’euro pour les entreprises politiques françaises. Les marchés politiques étant de court terme, la dépréciation du futur y est forte. Les « petits un peu ronds »,  et leurs entrepreneurs politiques,  ont bien perçu les avantages immédiats …tout en se disant que les inconvénients des critères de convergence, pourraient être un jour renégociés, voire oubliés. Et effectivement, l’histoire devait montrer que les fameux  critères deviendront vite un objectif éloigné, avec des contrevenants qui seront rapidement majoritaires à l’intérieur de la zone.

Sans doute ce « grand mince » qu’est l’Allemagne, connaitra-il l’inconvénient d’un taux de l’intérêt sur l’euro  plus élevé – parce que pollué par les « petits un peu ronds »-que le taux sur lequel rayonnait le DM, mais offrir une monnaie de réserve à l’américaine, à des clients importateurs avides, n’est pas dénué d’avantages.

Les entrepreneurs politiques peuvent-ils quitter le navire ?

Il est inutile de revenir sur l’élargissement des spreads qui résultent des coups de boutoir de la crise. Globalement les « petits un peu ronds » sont très malmenés, et plus encore les variantes les plus consommatrices des bienfaits de la monnaie de réserve à l’Américaine, ceux  qu’on appelle parfois les pays du « club med ». Les spreads lourds qui frappent ces « petits un peu ronds » signifient la relative disparition de la rente monétaire : La monnaie de réserve n’est plus ce qu’elle était, et les taux qui s’élèvent sont le fantôme de la monnaie nationale qui bien que disparue rôde encore. Plus clairement : la valeur électorale de l’euro diminue. Et il devient de plus en plus difficile d’acheter des voix avec des déficits accrus.

Les entrepreneurs politiques au pouvoir en Grèce, présentent des plans d’assainissement qui ne jouissent d’aucune crédibilité : passer d’un déficit public de 12,7% du PIB en 2009 à 3% en 2012, compte tenu des effets récessifs de la diminution de la dépense publique, de la hausse de la fiscalité, de la sous compétitivité industrielle, de la faiblesse de la croissance des économies partenaires, et surtout de l’envolée extrême  du coût de la dette, est rigoureusement impossible. Sans changement des règles du jeu, la Grèce, mais aussi sans doute nombre de « petits un peu ronds », sont définitivement plongés dans la trappe à dettes. Cela signifie par conséquent, que l’actuel bon fonctionnement du marché de la dette souveraine grecque, repose sur l’hypothèse  de l’aléa moral. Par exemple l’apport potentiel de garanties par les autres pays de la zone, ou l’hypothèse de centralisation de la gestion de la dette, au niveau de l’ensemble de la zone, voire l’intervention du FMI.

C’est qu’il sera très difficile aux entrepreneurs politiques de prendre la décision de quitter le navire, même si  la valeur électorale de l’euro est en très forte baisse. Tout d’abord pour les entrepreneurs politiques grecs, qui ne peuvent répudier activement la dette, par exemple en donnant un ordre impossible à la banque centrale grecque, d’acheter des titres publics en euros. Ou en donnant un ordre impossible aux autres banques, de se substituer à la banque centrale. Il y aurait là une rupture de contrat avec l’ensemble de la zone, et des risques majeurs d’essaimage. Cette forme de répudiation serait aussi une imposture puisque le pays en question fabriquerait une monnaie, l’euro, qui n’est plus la sienne.

Une autre possibilité, serait le  « sauve- qui- peut »  des entrepreneurs politiques grecs  renouant avec la Dracme. Là aussi, situation très difficile, car comment rembourser les dettes antérieures libellées en Euros ? Que deviennent les actifs internationaux incorporant de la dette souveraine grecque ? par exemple, que devient l’assurance vie d’un épargnant français dont le fonds obligataire support, est lourdement chargé en dette Grecque ? Là aussi, risque majeur d’essaimage à tout le moins gigantesque et hautement dangereux. Comme quoi, l’association du libéralisme financier et du constructivisme politique, est potentiellement un mélange détonnant.

Quitter le navire, pour les entrepreneurs politiques grecs, n’est donc a priori pensable que sous la pression d’une crise sociale, devenue  incontrôlable par les entreprises politiques traditionnelles. Perspective peu réjouissante. Un raisonnement semblable peut évidemment s’appliquer aux autres « petits un peu ronds ». C’est dire que les marchés politiques, ne vont pas facilement se retourner contre l’euro, et la cartellisation, même fissurée, risque de tenir. Et ce d’autant que l’extrême jeunesse de l’euro, ferait que ce serait les mêmes entrepreneurs qui  au cours de leur carrière, auraient d’abord vendu sur les marchés politiques les vertus de la monnaie unique, pour- 15 années plus tard - en exposer  les insurmontables inconvénients. Les entrepreneurs politiques peuvent-ils se décrédibiliser à ce point ? Vendre de l’équilibre budgétaire- au moins  en tant que promesse- est peut-être aujourd’hui électoralement plus rentable.

Cela signifie t-il pour autant que,  si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, ils vont à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier  des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il n’y a plus de « grands minces » ni de « petits un peu ronds ». Il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Cet Etat serait donc monétairement armé selon la grande tradition des Etats. Peut-être même « Etat non édenté » pour reprendre une expression de l’article précité.  Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel mais une dette souveraine au singulier. L’idée de haute couture peut enfin renaitre.

Cela signifie que les passagers clandestins prennent conscience, qu’en temps de crise majeure,  la clandestinité, désormais électoralement démonétisée,  est moins avantageuse que les stratégies coopératives : Le navire euro ne peut plus être peuplé de passagers clandestins.

La stratégie coopérative,  est plutôt celle du modèle keynésien inflationniste, permettant d’extirper l’Europe du double étau des taux de change trop élevés, et des montagnes de dettes publiques produites  par la gestion de la crise. Cela renvoie à un problème classique de théorie des jeux. Question dont la difficulté est lisible dans le très laborieux fonctionnement quotidien de l’Eurogroupe aujourd’hui.

C’est que le modèle keynésien inflationniste au niveau d’un  grand  Etat suppose désormais une politique économique supranationale, avec en particulier des ressources budgétaires importantes, donc une fiscalité dénationalisée. Or l’arme fiscale et les dépenses correspondantes sont la combinaison productive qui assure l’existence des entreprises politiques nationales.

Le couple monnaie unique/ grand Etat  suppose donc d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive  des  marchés politiques nationaux, au profit de la naissance  de marchés politiques européens. Faire évoluer le navire peuplé de passagers clandestins, vers un navire peuplé de passagers en accord sur la direction  et la gestion du gouvernail, dépend de la capacité à faire naitre des entreprises politiques nouvelles, marginalisant les vieilles entreprises politiques nationales. Les énormes coûts d’une implosion de l’euro pourraient faciliter cette perspective.

L’ambition du présent texte était dépourvue de connotations prédictives plus ou moins prétentieuses. Il s’agissait simplement de repérer le  jeu  complexe des forces  qui dessinent le paysage de l’euro et ses trajectoires possibles.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans la zone euro
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clovis simard 16/10/2011 12:30


Blog(fermaton.over-blog.com)Mathématiques de la conscience humaine.No-20, THÉORÈME PORZIUNCOLA.-Le Nouveau Père de l'Europe.


BA 17/02/2010 11:15


La poussée d’angoisse de Sarkozy.

Le Canard Enchaîné, 17 février 2010, page 2 :

Sarkozy craint surtout un effet domino en Europe, comme il l’a confié aux mêmes visiteurs : « Le problème grec n’est pas encore réglé. La situation de l’Espagne et du Portugal est inquiétante, et
celle des finances de l’Italie est préoccupante. Il ne faudrait pas que tout s’effondre, parce que la crise de 29, ce serait de la rigolade à côté. »

Cette poussée d’angoisse de Sarkozy s’explique mieux lorsqu’on mesure les risques pris par les banques françaises dans ces pays. En Grèce, les établissements financiers hexagonaux, le Crédit
Agricole notamment, sont en première ligne. En Espagne comme au Portugal, ils se situent au second rang.

Un seul chiffre permet de mesurer l’ampleur des dégâts possibles : l’exposition des banques françaises en Espagne atteint presque 180 milliards d’euros, selon la Banque des Règlements
internationaux.

L’addition risque d’être aussi épicée qu’un plat méditerranéen.


BA 16/02/2010 23:57


Que s'est-il passé le jeudi 11 février ?

Jeudi 11 février : pour attirer les investisseurs, la Grèce devait verser 5,912 % d'intérêts sur ses obligations à 10 ans.

En revanche, l'Allemagne est considérée comme l'Etat le plus sûr de la zone euro. L'Allemagne n'avait donc besoin que de verser 3,182 % d'intérêts aux investisseurs sur ses obligations à 10
ans.

La différence entre l'obligation grecque à 10 ans et le Bund allemand à 10 ans était donc de 2,73 % : on dit que le spread était de 273 points de base.

Que s'est-il passé depuis le jeudi 11 février ?

Réponse : les investisseurs n'ont pas du tout été convaincus par le soi-disant "plan de soutien à la Grèce".

Les investisseurs ont compris que ce soi-disant "plan de soutien à la Grèce" n'était que du bluff.

Les investisseurs ont compris que ce soi-disant "plan de soutien à la Grèce" n'était que de belles paroles pour rassurer les marchés.

En réalité, de nombreux pays européens ne veulent pas payer un seul euro pour sauver la Grèce.

Exemples : l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suède ne veulent pas payer un seul euro pour sauver la Grèce.

Quant aux autres pays européens, ils sont eux-mêmes trop endettés pour pouvoir sauver la Grèce !

Conséquence : le spread n'arrête pas d'augmenter depuis jeudi 11 février.

Jeudi 11 février : 273 points.
Vendredi 12 février : 292 points.
Lundi 15 février : 305 points.
Mardi 16 février : 339 points.


BA 15/02/2010 17:46


Les Pays-Bas ne veulent pas payer un seul euro pour renflouer la Grèce.

Aux Pays-Bas, le Parlement est constitué de deux assemblées :

1- La Première Chambre (Eerste Kamer) est la moins importante des deux.

2- La Seconde Chambre (Tweede Kamer) est la plus importante des deux. Elle peut être comparée à l’Assemblée Nationale en France.

Or, que vient de faire cette Seconde Chambre ?

La Seconde Chambre vient de voter une motion pour interdire que l’argent des contribuables néerlandais sauve la Grèce.

Chose étonnante : cette motion précise que l’argent des contribuables néerlandais ne doit pas être utilisé pour renflouer la Grèce, que ce soit directement par une aide de l’Etat néerlandais, mais
aussi indirectement par une aide d’un organisme européen.

Les Néerlandais ne veulent pas verser un seul euro pour sauver la Grèce.

Dernière précision : cette motion a été votée par tous les partis politiques, sans exception.

Holland’s Tweede Kamer has passed a motion backed by all parties prohibiting the use of Dutch taxpayer money to bail out Greece, either through bilateral aid or EU bodies. “Not one cent for
Greece,” was the headline in Trouw. The right-wing PVV proposed “chucking Greece out of EU altogether”.

http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/7236019/Germany-growls-as-Greece-balks-at-immolation.html


Nonams 15/02/2010 07:53


Non BA, L'Europe n'explose pas en 2010 !

L'Europe devient un régime à la chinoise. Comme les US.

Les Chinois ont gagné la guerre économique.

L'argent n'a aucune valeur devant le fonctionnement de ce pays.

Les Occidentaux sont les grands perdants.

Les jeux sont faits, nous sommes les vaincus.

Nous sommes sortis du cadre qui se disait "démocratique ”, tant le bipartisme s'est révélé une grossière manipulation.

Il nous reste la triche, pour nous enfoncer un peu plus et la guerre comme diversion.

Entre la déflation moralement nécessaire, l'hyperinflation ou le repli, L'Europe se met sous la coupe chinoise avec l'assurance d'une inflation modérée pour ne pas affoler les foules.

Nous vivons ce moment historique qui démarre en 2007, et qui se révèle, sous nos yeux ébahis, en 2010.


Nonams 15/02/2010 07:53


Non BA, L'Europe n'explose pas en 2010 !

L'Europe devient un régime à la chinoise. Comme les US.

Les Chinois ont gagné la guerre économique.

L'argent n'a aucune valeur devant le fonctionnement de ce pays.

Les Occidentaux sont les grands perdants.

Les jeux sont faits, nous sommes les vaincus.

Nous sommes sortis du cadre qui se disait "démocratique ”, tant le bipartisme s'est révélé une grossière manipulation.

Il nous reste la triche, pour nous enfoncer un peu plus et la guerre comme diversion.

Entre la déflation moralement nécessaire, l'hyperinflation ou le repli, L'Europe se met sous la coupe chinoise avec l'assurance d'une inflation modérée pour ne pas affoler les foules.

Nous vivons ce moment historique qui démarre en 2007, et qui se révèle, sous nos yeux ébahis, en 2010.


BA 14/02/2010 21:13


D'après l'enquête Emnid, dont Bild am Sonntag a fait état, 53 % des Allemands interrogés estiment que l'Union européenne devrait, si nécessaire, exclure la Grèce de la zone euro.

Angela Merkel, la chancelière allemande, a opté pour une position prudente, disant d'une part que la Grèce ne serait pas laissée à son sort mais d'autre part qu'Athènes devait tâcher de régler ses
problèmes seul.

D'après le sondage publié par Bild, 67 % des Allemands interrogés ne veulent pas que l'Allemagne ou d'autres Etats européens accordent des milliards d'euros à la Grèce.

Certains représentants de la coalition au pouvoir en Allemagne ont également exprimé leur réticence à venir en aide à Athènes.

"Si nous commençons maintenant, où allons-nous nous arrêter ? Comment expliquer aux Allemands au chômage que leurs indemnités ne seront pas augmentées d'un centime mais que les Grecs peuvent partir
à la retraite à 63 ans ?", s'interroge dans le journal Welt am Sonntag Michael Fuchs, un des chefs de file au Parlement de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel.

Au cours de son premier mandat, cette dernière a relevé l'âge de la retraite de 65 à 67 ans afin de contenir les déficits publics dans les limites fixées par l'Union européenne.

Un membre du partenaire de coalition de la CDU, les libéraux du FDP, s'est montré encore plus hostile à toute aide à la Grèce.

"La résolution de ce problème ne passe pas par une aide à la Grèce. Il s'agit surtout de préserver les contribuables allemands des éventuelles conséquences des difficultés d'Athènes", déclare Otto
Fricke, expert budgétaire du FDP, également au Welt am Sonntag.

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-02-14/une-majorite-d-allemands-prete-a-exclure-athenes-de-la-zone-euro/916/0/424059

Je donne mon pronostic :

l'euro : implosion.

Je fais un pari concernant la date :

la zone euro implose en 2010.


BA 13/02/2010 22:17


Dans ce climat d'incertitudes, l'euro a touché un nouveau plus bas de huit mois à 1,3529 dollar et les spreads des obligations de la Grèce et des autres pays endettés de la zone euro se sont
creusés.

Pour tenter de calmer les inquiétudes, les dirigeants de l'Union européenne et de la zone euro, réunis jeudi en sommet extraordinaire, ont promis de prendre les mesures nécessaires pour garantir la
stabilité de la zone euro et affiché un soutien politique sans ambigüité à Athènes.

Les marchés ont cependant été déçus par le flou des engagements qui ne contiennent aucune précision quant aux modalités de l'aide.

La prime que les investisseurs demandent pour détenir des obligations grecques à dix ans plutôt que des emprunts allemands a ainsi grimpé à 302 points de base, contre 275 points de base jeudi
soir.

Outre l'absence de consensus entre les Etats membres sur la gestion du dossier grec, il semble que le flou des déclarations du sommet de Bruxelles s'explique également par des dissensions au sein
des opinions publiques et de la classe politique de certains pays, et en premier lieu l'Allemagne.

Berlin redoute qu'un sauvetage financier de la Grèce ne crée un précédent, qui l'engagerait en cas de difficultés d'un autre pays de la zone euro.

Un sondage Emnid publié jeudi montre par ailleurs qu'une forte majorité d'Allemands (71 %) se disent opposés à une aide financière pour la Grèce.

"Je n'attends rien de concret sur une aide financière de l'Ecofin de la semaine prochaine", a déclaré une source gouvernementale européenne sous le sceau de l'anonymat. Les ministres des Finances
de la zone euro (Eurogroupe) se réunissent lundi soir à Bruxelles, avant d'être rejoints mardi matin par l'ensemble de leurs homologues des Vingt-Sept (Ecofin).

Une réaction négative des marchés financiers pourrait être le catalyseur d'une intervention à tout moment, mais certains Etats membres rechignent à un sauvetage rapide de la Grèce car ils ont le
sentiment d'avoir été "trompés" par Athènes pendant des années, à coup de statistiques faussées et de promesses non tenues, a-t-on dit de même source.

Une autre source européenne a déclaré que les modalités pratiques d'un soutien financier à la Grèce pourraient faire l'objet de discussions lundi à l'Eurogroupe, mais aucun détail ne sera
communiqué.

"Il faut réfléchir à ne pas donner aux marchés une assurance tous azimuts. Il faut les maintenir dans l'incertitude. Il ne peut pas y avoir de clause automatique de mise en oeuvre des plans de
soutien, sinon il n'y a plus d'aléa moral", a déclaré cette source.

Compliquant la tâche du gouvernement grec, le produit intérieur brut s'est contracté plus vivement que prévu au quatrième trimestre 2009, affichant un recul de 0,8 % par rapport aux trois mois
précédents.

Les chiffres des trois trimestres précédents ont par ailleurs été largement révisés à la baisse.

Les gouvernements révisent fréquemment les chiffres du PIB mais le manque de fiabilité des statistiques grecques - dont certaines semblent avoir été délibérément faussées - a suscité l'irritation
des investisseurs et des partenaires européens.

Pour les économistes, les statistiques révisées impliquent que l'économie grecque devrait s'être contractée de - 2 % environ l'an passé, un problème pour un gouvernement qui tente de juguler le
déficit budgétaire tout en sortant le pays de la crise.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-recession-s-aggrave-en-grece-le-flou-europeen-demeure_848753.html


BA 12/02/2010 22:26


Vendredi 12 février 2010 :

Les obligations grecques se sont à nouveau tendues vendredi, témoignant de la nervosité persistante sur le marché obligataire, malgré le soutien apporté par les membres de la zone euro à la Grèce
jeudi à Bruxelles.

A 18h, le rendement de l'obligation grecque à 10 ans remontait à 6,107 % contre 5,912 % la veille à la même heure.

Le différentiel (spread) avec l'emprunt de référence européen, le Bund allemand à 10 ans, évoluait autour de 292 points de base contre 273 vendredi soir. Ce qui signifie que pour attirer les
investisseurs, l'Etat grec doit toujours proposer un rendement supérieur de près de 3% à celui du Bund allemand, considéré comme le plus sûr de la zone euro.

"Cette tension sur l'obligation grecque témoigne d'une légère déception du marché après le sommet de Bruxelles qui n'a pas réussi à dissiper toutes les inquiétudes. Le message politique est passé,
maintenant il s'agit de connaitre les mesures qui seront mises en place pour restaurer la crédibilité de la Grèce", note Yoannis Sokos, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/12/01011-20100212FILWWW00690-tensions-sur-les-obligations-grecques.php


epapel 10/02/2010 15:46


"La BCE a un mandat clair. Nous avons une clause de non-renflouement claire", a-t-il déclaré lors d'un entretien au site FT Alphaville, qui dépend du Financial Times."

Il faudra bien choisir entre le sauvetage de la Grèce et son effondrement à l'Argentine ou à la Russe suivi du Portugal de l'Espagne et de l'Irlande dans un scénario crise Asie du Sud-Est suivis un
peu plus tard de l'effondrement de l'Union europenne.


epapel 10/02/2010 15:39


Comme quelqu'un l'a écrit justement plus haut, le deal sera pour les pays en difficulté l'obtention d'une aide contre des abandons de souveraineté au profit de Bruxelles.

En somme, l'Europe sera fédérale pour les "petits gros" sous le contrôle souverain du "grand mince" : le pire scénario qui puisse arriver mis à part l'éclatement de la zone euro. La France
pourra-t-elle échapper à ce sort pitoyable, c'est un des enjeux des mois qui viennent.

Et ça va bientôt être le moment idéal pour la Grande Bretagne d'entrer dans l'euro avec le statut de "grand mince associé", ce d'autant plus facilement que le maintien de la livre va devenir de
moins en moins avantageux. En dépit de leurs difficultés, les britanniques ont au moins ça à négocier, avec à la clé la perspective d'un gain financier, comme d'habitude.


BA 09/02/2010 18:36


Mardi 9 février 2010 :

Ewald Nowtotny, l'un des membres du Conseil des gouverneurs de la BCE, a expliqué que le mandat de la BCE l'empêchait d'intervenir pour aider la Grèce ou tout autre Etat membre.

"La BCE a un mandat clair. Nous avons une clause de non-renflouement claire", a-t-il déclaré lors d'un entretien au site FT Alphaville, qui dépend du Financial Times.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=42d56f739756128987ffd2a7fc828f67


AbsolumentFabuleux 09/02/2010 18:09


Tout simplement remarquable comme d'habitude !
Si seulement on pouvait entendre dans les grands médias un peu plus de véritables économistes comme vous... ( par véritable, j'entends des personnes qui peuvent expliquer une situation sans faire
référence à la magie style "main invisible" )


tomazino 09/02/2010 17:38


article intéressant, même s'il est un peu trop alarmiste à mon gout.


Paul 09/02/2010 14:00


En effet, la déconfiture monétaire secoue la zone euro, mais faudrait'il encore se préoccupper des causes les plus profondes de la chute des monnaies du panier du FMI. TOUTES COULENT, il y a donc
des causes structurelles bien plus profondes et différentes de la conjoncture de suraccumulation de dette dans tel ou tel autre pays de l'eurozone. Soi disant en passant, l'euro est bien entendu un
nonsens financier pour beaucoup de raisons ( disparité économique, politique et ethnique de l'eurozone par exemple. Du reste, la puissance impériale a besoin de la monnaie telle qu'euro, car la
monnaie forte est un outil de la superpuissance, pas l'inverse)
En ce qui concerne le conjoncturel récent de l'évolution des rapports euro-dollar, car la domination du dollar US est un problème sans solution de toutes les autres " grandes" monnaies fiduciaires,
j'ai trouvé une petite présentation intitulée :
Quelles grandes tendances monétaires pour 2010 ?
ici :
http://www.oneminutegold.com/int/index.php?option=com_content&view=article&id=58&Itemid=65


BA 08/02/2010 22:57


Lundi 8 février 2010 :

Les cures d'austérité annoncées par la Grèce et l'Espagne pour réduire leurs déficits publics risquent désormais de provoquer des tensions sociales dans les deux pays, ce qui pourrait alimenter
l'inquiétude des investisseurs.

Les plans d'assainissement budgétaire présentés par Athènes et Madrid n'ont pas encore convaincu les marchés obligataires, sur lesquels la dette grecque continue de faire les frais des craintes qui
l'entourent, tandis que l'euro reste sous pression.

La monnaie unique peine à remonter au-dessus de 1,37 dollar, et la livre sterling commence elle aussi à pâtir des craintes de voir les difficultés de la zone euro se propager à l'économie
britannique. La devise du Royaume-Uni a ainsi touché son plus bas niveau depuis huit mois et demi contre le billet vert.

Parallèlement, les rendements des obligations grecques, espagnoles et portugaises, creusent leur écart par rapport aux emprunts allemands, la référence pour la zone euro.

Ces écarts (ou "spreads") représentent la prime qu'exigent les investisseurs pour détenir des emprunts dont le risque de remboursement est jugé plus élevé.

L'écart de taux entre la dette grecque à dix ans et l'allemande s'est creusé à 365 points de base lundi, contre 350 points vendredi.

http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00228824-greves-en-vue-en-grece-et-en-espagne-contre-les-plans-de-rigueur.htm


BA 08/02/2010 08:41


Lundi 8 février 2010 :

La Bourse de Tokyo a achevé la séance de lundi en baisse de - 1,05 %, l'indice Nikkei terminant sous le seuil des 10.000 points pour la première fois en deux mois, toujours minée par les craintes
concernant les dettes de plusieurs pays européens.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=5ae951796fb36930962166a8265b33ba

La France et la zone euro vont maintenant vivre des semaines historiques.

La zone euro va éclater.


BA 05/02/2010 20:57


Vendredi 5 février 2010 :

Pierre-Antoine Delhommais écrit dans Le Monde ces phrases décisives :

« il y a aussi dans l’attitude intransigeante de l’Allemagne une vraie conviction économique, résumée sèchement par Axel Weber, le patron de la Bundesbank : « Il est impossible de justifier auprès
des électeurs qu’on aide un autre pays afin que ce dernier puisse s’épargner les douloureux efforts d’adaptation qu’on a soi-même endurés. »
Les dirigeants allemands avaient accueilli, on s’en souvient, avec beaucoup de réserve l’idée de faire entrer dans l’euro des pays d’Europe du Sud, « les pays du Club Med », « les cueilleurs
d’olives ». Ils avaient fini par accepter mais, précisément, en obtenant l’ajout d’une clause de no bail out, de non-assistance financière à pays en danger.
La Bundesbank, notamment, considérait que ces pays n’étaient pas assez solides et vertueux pour partager la même monnaie qu’eux. »

www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/29/la-revanche-des-eurosceptiques_1298512_3234.html

Toute la tragédie grecque est résumée dans ces phrases remarquables.

Les pays du sud de l’Europe ne sont pas assez solides et pas assez vertueux pour partager la même monnaie que l’Allemagne.

Tragédie grecque. Tragédie portugaise. Tragédie espagnole. Tragédie italienne. Tragédie française.

Le compte à rebours est lancé pour l’Europe.

L'éclatement de la zone euro est programmé.


BA 04/02/2010 21:28


Jeudi 4 février 2010 :

Le programme d’assainissement de ses finances publiques présenté par la Grèce est encourageant et il est important qu’Athènes prenne toutes les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs, a
déclaré jeudi le président de la Banque centrale européenne.

Le gouvernement grec a remis à la Commission européenne une nouvelle mise à jour de son programme de stabilité et de croissance prévoyant de ramener le déficit public à 2,8 % du PIB en 2012, et
l’exécutif européen l’a approuvé mercredi.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE6130M420100204

Récapitulons :

1- La Grèce a aujourd’hui un déficit de 12,7 % du PIB.

2- Le gouvernement grec a remis à la Commission européenne son plan de rigueur : en 2012, le déficit ne sera plus que de 2,8 % du PIB ! Je vous jure qu’il l’a promis ! Le déficit grec sera à 2,8 %
en 2012 !

3- La Commission européenne a aussitôt répondu : « Alors là, bravo ! Passer de 12,7 % à 2,8 % en 2012, mais c’est un plan magnifique ! C’est un plan formidable ! Nous sommes sûrs que vous allez y
arriver ! Les marchés devraient être rassurés ! »

4- Le président de la Banque Centrale Européenne a renchéri : « Je dirais même plus : c’est un plan vachement crédible ! Nous sommes sûrs que vous allez vachement y arriver ! Les marchés devraient
être vachement rassurés ! »

5- Résultat : sur toutes les places boursières européennes, ça a été la panique. Les Bourses européennes se sont effondrées.


BA 04/02/2010 00:23


Mercredi 3 février 2010 :

La Grèce espère un soutien de l’UE face aux attaques spéculatives.

Le ministre grec des Finances George Papaconstantinou a déclaré mercredi que son pays espérait le soutien des autres membres de l’UE dans la crise actuelle des déficits publics de la Grèce, pour se
défendre contre les attaques spéculatives des marchés internationaux.

« Nous attendons et demandons à nos partenaires européens de soutenir la Grèce dans les jours à venir », a déclaré M. Papaconstantinou à la chaîne de télévision grecque Mega.

« Ils doivent soutenir les efforts de la Grèce, et dire aux marchés internationaux qu’il n’y a pas de maillon faible que les attaques spéculatives pourraient casser dans la zone euro, dont la Grèce
fait partie, que nous nous trouvons tous dans le même bateau, et que nous devons travailler ensemble », a-t-il poursuivi.

Ce genre d’encouragement serait très utile pour la Grèce « puisqu’il n’y a pas d’autres options au sein du système européen concernant d’autres formes de soutien », a-t-il ajouté.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=2bb18050402e757e0f01c794d06c8fb7

Cet appel à l’aide du ministre grec des Finances est pathétique.

Quelle que soit notre opinion à l’égard de la Grèce, à l’égard du gouvernement actuel de la Grèce, à l’égard de la classe politique grecque qui a exercé le pouvoir depuis 20 ans, nous lisons
l’appel au secours du ministre grec des Finances, et nous voyons le côté pathétique de cet appel :

- la BCE n’a pas le droit d’aider la Grèce ;

- les autres membres de l’Union Européenne sont eux-mêmes dans une situation économique catastrophique ;

- les autres membres de l’UE ne peuvent pas aider la Grèce car ils en sont eux-mêmes incapables.

Tragédie grecque.

Le Destin est tout tracé, et les Grecs savent ce qui va leur arriver.

Tragédie grecque.


BA 03/02/2010 22:07


Mercredi 3 février 2010 :

Un plan d'aide pour la Grèce sera indispensable, selon l'économiste Nouriel Roubini.

Les responsables européens ont beau multiplier les démentis, il est inévitable que la Grèce soit renflouée d'une manière ou d'une autre pour éviter un défaut de paiement, estime l'économiste
Nouriel Roubini.

Ce soutien viendra "soit de l'Union européenne, soit de la BCE, soit du FMI", a indiqué dans une interview à Bloomberg celui que l'on surnomme "Dr Doom" pour avoir prédit l'éclatement de la bulle
des subprimes.

Un scénario pourtant incompatible avec les propos de Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, qui a assuré la semaine dernière qu'un "renflouement n'est pas
possible et n'aura pas lieu".

Le gouvernement de George Papandreou vient de lancer un vaste plan de réduction des dépenses publiques afin de ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d'ici 2012. L'an dernier, celui-ci a
atteint 12,7 %.

Ce volontarisme n'empêche pas les marchés de s'inquiéter de l'état des finances de la Grèce en raison de l'absence de reprise économique : le pays, qui n'est toujours pas sorti de la récession,
pourrait voir son activité continuer de décliner si l'on en croit les derniers indicateurs d'activité publiés.

Une sortie de la zone euro est même une hypothèse de plus en plus évoquée, ce qui leur permettrait de dévaluer leur monnaie et de donner un coup de fouet à leur économie.

Si l'Union européenne exclut pour l'instant toute aide financière à la République hellénique, le FMI en revanche envisage d'apporter son soutien "si la Grèce le demandait".

L'institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn estime toutefois qu'Athènes devrait pouvoir assainir ses finances sans aide extérieure.

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/un-plan-d-aide-pour-la-grece-sera-indispensable-selon-l-economiste-nouriel-roubini-474854


BA 02/02/2010 16:28


Mardi 2 février 2010 :

Allemagne : de nombreuses communes au bord de la ruine.

Les communes allemandes ont une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme sur leur situation financière désespérée mardi, et prévenu qu'un certain nombre d'entre elles étaient "au bord de la
ruine".

La fédération allemande des communes table sur un déficit cumulé de 12 milliards d'euros cette année, le plus élevé de l'après-guerre.

La crise économique et financière a sérieusement amputé leurs revenus, dont la taxe professionnelle, proportionnelle aux bénéfices des entreprises, représente le plus gros. Les recettes fiscales de
la taxe professionnelle ont chuté de plus de 18 % sur un an en 2009.

En parallèle les dépenses des communes, auxquelles incombe notamment une partie de l'indemnisation des chômeurs, ont augmenté.

Et cette tendance devrait nettement s'aggraver cette année alors que le marché du travail allemand, pour le moment relativement épargné par la crise, va se dégrader.

"Nous allons devoir faire face à la deuxième vague de la crise", a prévenu Petra Roth, présidente de la fédération et maire de la capitale financière du pays, Francfort (ouest), lors d'une
conférence de presse.

http://www.romandie.com/ats/news/100202124157.k5tlrez4.asp

Message transmis aux naïfs qui croient encore que l'Allemagne va payer pour sauver la Grèce.

Message transmis aux naïfs qui ne comprennent toujours pas pourquoi les dirigeants politiques allemands ne veulent pas payer pour sauver la Grèce.


BA 02/02/2010 11:26


1- Les banques privées.

Pour sauver les banques privées de la faillite, les banques centrales leur fournissent des centaines de milliards d’euros (ou de dollars, ou de livres, …) à un taux d’intérêt presque nul. Les
banques centrales prennent les actifs pourris des banques privées dans leur bilan.

2- Les Etats.

De même, pour sauver les Etats de la faillite (aujourd’hui, la Grèce ; demain, le Portugal ; après-demain, l’Espagne, etc.) les banques centrales achètent les bons du Trésor et les obligations de
ces Etats. Les banques centrales prennent les obligations pourries de ces Etats dans leur bilan. Ce sont des obligations pourries car tous ces Etats vont se retrouver en défaut de paiement, et les
banques centrales le savent.

3- Dans les bilans des banques centrales, nous trouvons donc des centaines de milliards d’euros (ou de dollars, ou de livres, …) sous forme de :
- actifs pourris ;
- obligations pourries.

4- Les banques centrales sont devenues de gigantesques structures de cantonnement, d’énormes « bad banks ». Bref, les banques centrales sont devenues des fosses à merde.

Conclusion : pour faire le ménage, les dirigeants politiques courageux devraient ordonner un audit complet de la Banque Centrale Européenne, un audit complet de la Fed, un audit complet de la Bank
of England, etc.

Bien entendu, les banquiers centraux font des pieds et des mains pour refuser cet audit complet. Les banquiers centraux veulent garder le secret sur leurs agissements.

Je dis bien qu’il faudrait des dirigeants politiques « courageux ». Cela implique que les dirigeants politiques prennent le parti du peuple, et non plus le parti des banques centrales et des
banquiers.

On va voir ce que les dirigeants politiques vont choisir.

Lisez cet article :

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE60S20A20100129


mevellec 31/01/2010 23:05


ces analyses à l'infini sont certes savantes et très articulée... on entrevoit que de la violence puisque partout les graines de la violence sont semées : logique ! que la conséquence en soit la
poursuite de la guerre par d'autres moyens, guerre symbolique en couverture (la Finance..) mais bien réelle dans ses effets effrayants sur la réalité économique des peuples de la planète (les plus
faibles trinquent le plus..."tous ne moururent pas mais tous furent frappés...").
Et si nous regardions d'abord cette réalité matérielle de la production de richesses pour analyser la situation et penser les alternatives ?
N'est il pas temps de regarder , non plus en logique comptable-qui a sa pertinence en Micro-économie mais doit servir et non conduire - mais en logique Macro conduisant à des macro-décisions qui
certes supposent que soit restaurée la "puissance publique" dans sa souveraineté monétaire et budgétaire...
A l'aune de cette optique exprimée en comptabilité matières -celle que nous a rappelée bien opportunément l'écologie non idéologisée (l'autre s'est compromise avec un parti pris et a ainsi perdu sa
crédibilité)...il n'y a pas de "petits gros" et de "grands minces", ou alors à égalité de dignité et force dans le concours solidaire planétaire, qui doit remplacer la concurrence à mort, même
masquée-c'est le but- par des jeux de plus en plus complexes des acteurs monétaires et financiers, dans lesquels on ne distingue plus ce qui est production à perte, destruction à profit et
production matériellement profitable.
Il serait utile d'écouter ce que dit et cherche à faire entendre M. Allais sur ces questions et qu'il exprime en économiste armé des outils de cette corporation...et de stopper,le temps d'une
remise à plat "lapalissienne", les raffinements sans fin d'une logique qui ne voit la réalité de l'économie qu'a travers le prisme déformant et floutant des logiques comptable et financière
totalement irrelevantes au défi économique planétaire, condition de la paix.
La Finance privatisée a pris la barre pour accélérer le train de l'enfer , elle le fait sous prétexte de soutenir la demande globale (qui est bien le problème)mais avec pour résultat de nous
assujettir de plus en plus à cette drogue qu'est l'argent-dette.
Stop ! on croule sous les dettes...et le poids paradoxal d'une production matérielle invendue!


salomon 31/01/2010 18:10


En somme, l'euro correspondrait assez bien à l'histoire tumultueuse de l'Europe. Quelqu'ait été le plan de ses créateurs, l'évolution de l'euro devait et doit passer par les stades qu'ont connu
toutes les autres monnaies et qui ont accompagné les rythmes évènementiels des sociétés et des dynamiques de pouvoir.
Votre article est très bien fait et appelle évidemment une deuxième lecture,marque de votre art. Bien cordialement.


BA 29/01/2010 19:00


La BCE souhaite le secret pour certains sauvetages de banques.

La Banque centrale européenne (BCE) a plaidé pour que la future directive européenne sur la transparence financière autorise les banques centrales à garder le secret sur des plans de sauvetage
bancaire lancés en urgence.

Dans un avis juridique publié sur son site internet vendredi 29 janvier, la BCE estime qu'"il y a lieu de maintenir la confidentialité des informations portant sur les prêts ou les autres facilités
de liquidité accordés par une banque centrale, y compris l'aide d'urgence en cas de crise de liquidité, afin de contribuer à la stabilité du système financier dans son ensemble et de préserver la
confiance du public en période de crise".

Elle ajoute "qu'une évaluation de la nécessité de divulguer l'information au cas par cas est susceptible de mener à une impasse lorsqu'une réaction rapide s'impose".

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE60S20A20100129

En clair :

- La BCE souhaite le secret pour certains sauvetages de banques.

- La BCE souhaite le secret pour certains sauvetages de pays de la zone euro. Exemple : la BCE a violé tous les traités européens pour sauver la Grèce de la faillite. La BCE a elle-même acheté les
obligations émises par la Grèce.

- La question est la suivante : la BCE a-t-elle acheté directement les obligations émises par la Grèce ? Ou alors la BCE a-t-elle acheté en sous-main les obligations émises par la Grèce ?

- Pour répondre à cette question, le Parlement Européen doit maintenant procéder à un audit de la BCE.

- Comme aux Etats-Unis avec la Fed, seul un audit de la BCE pourra révéler les mensonges et les manipulations du bilan de la BCE.

- La balle est dans le camp des parlementaires européens : quels euro-députés oseront réclamer un audit de la BCE ?

Un article à lire absolument :

http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100129-2461.html


charles 29/01/2010 18:57


Excellent tableau de la situation.

Attirer votre attention sur ce post qui rappelle une disposition du Traité de Lisbonne
face aux 'canards boiteux',Trichet déclarant hier 'the unsustainability'of the debt faisant suite à la publication BCE/ Fitch
http://blogs.ft.com/brusselsblog/2010/01/eu-possesses-the-legal-power-to-rescue-greece-if-necessary/
et attirer votre attention sur l'excellente analyse et proposition de Guy Verhofstadt-mar
s 2009-europhile convaincu-évidemment la possibilité d'un krach obligataire et l'appel
au marché tant de la part des Etats, que des entreprises, en premier lieu les banques pour les raisons que l'on connait, ont changé la donne-l'idée reste d'actualité
Guy Verhofstadt: 'Comment l'Europe peut sauver le monde" Actes Sud Juin 2009


Opposs 29/01/2010 18:34


Jean-Claude, je ne sais pas si je suis d'accord avec vous mais à la limite ça devient presque secondaire , car après vous avoir lu, je suis comme 'enchanté' -au sens premier du terme -.


BA 29/01/2010 15:23


Jeudi 28 janvier 2010 : "Est-ce grave, docteur ?"

Synthèse : l'optimisme présent et les problèmes structurels.

On ne peut qu'être frappés du contraste entre l'optimisme présent au sujet de la situation des économies, aux Etats-Unis et dans la zone euro, et l'ampleur des difficultés structurelles :

• délocalisation et désindustrialisation accélérées ;

• désendettement durable du secteur privé ;

• déformation du partage des revenus au détriment des salariés ;

• hausse future inévitable des prix des matières premières ;

• effets de l'endettement public excessif.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=51481

Ce qui est écrit dans cette étude, les arguments, les comparaisons, les chiffres, les graphiques, etc. Tout renvoie vers une conclusion : on fonce dans le mur.

Quand allons-nous percuter le mur ?

Je ne sais pas.


François78 29/01/2010 14:29


Le problème n'est pas tant la Grèce, qui ne représente qu'une petite part du gateau/fromage Euro et qui est sauvable à défaut d'être solvable. Même le portugal peut être sauvé. Le problème, ce sont
les prochains sur la liste.


Jean Claude Werrebrouck 29/01/2010 16:56


Le problème est qu'il semble aussi dificile de les sauver que de les laisser tomber. Sans doute s'agit'il de petits pays mais le problème est que leurs dettes sont disséminés dans des produits
complexes (salades niçoises) et que toute la finance pourrait  à nouveau être polluée.


Albert 29/01/2010 14:23


Merci pour cet excellent article.
Je serais étonné que les créateurs de l'euro n'aient pas prévu ce que nous constatons aujourd'hui. Il faut bien voir que cette europe a été construite selon une méthode imparable,à savoir une suite
de déséquilibres à toujours corriger en allant vers plus d'intégration-sauf à risquer un retour en arrière que la religion "europe" interdit absolument.
Ainsi donc,je pense que la parade à la situation de la Grèce(et autres)sera trouvée dans cet esprit: non pas une aide gratuite mais une aide assortie d'un plus grand pouvoir pour Bruxelles(au
détriment d'Athènes);ou bien une augmentation du budget européen(sous certaines conditions à inventer). N'oublions pas les énormes transferts de pouvoirs rendus possibles par le traité de Lisbonne.


Jean Claude Werrebrouck 29/01/2010 16:59


Oui mais je crois que ces transferts supposent un accord politique. En fait je ne suis pas sûr que les Bruxellois aient une claire vision de la réalité.


François78 29/01/2010 11:46


Je me joins à Alexandre (commentaire 1) pour vous remercier de vos articles.

Sommes nous dans la bonne voie ? Sans doute, avec les nominations de Monsieur Van Rompuy et de Madame Ashton, ainsi que le maintien de Monsieur Barroso et de la présidence tournante du conseil,
l'Europe politique va connaître une grande impulsion.

S - Extrait d'une Artice de Frédéric Lordon: "L’Europe dans sa forme actuelle prend un soin particulier à écœurer autant qu’elle le peut, parfois même, mais dans le silence de leurs âmes
tourmentées, jusqu’à ses défenseurs les plus sincères".


Jean Claude Werrebrouck 29/01/2010 17:02



Sans doute . La décrédibilisation de Bruxelles est très grande.



BA 29/01/2010 08:58


Faillite de la Grèce : ni l’Allemagne, ni la France ne paieront pour sauver la Grèce.

Lisez cet article :

Sauvetage de la Grèce : Paris dément.

L’entourage de la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a "formellement" démenti jeudi 28 janvier des informations publiées par le quotidien Le Monde selon lesquelles plusieurs
gouvernements de la zone euro travaillent à un mécanisme de "soutien financier" à la Grèce.

Le Monde affirme dans son édition datée de vendredi que des Etats européens, dont la France et l’Allemagne, "étudient, en concertation avec les instances européennes, les modalités d’un mécanisme
de soutien financier à Athènes".

Ce mécanisme pourrait selon le journal comporter autant des aides bilatérales que le versement anticipé de fonds européens.

Berlin a également démenti ces informations, tandis qu’une porte-parole de la Commission européenne s’est refusée "à commenter les rumeurs et les articles spéculatifs".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/28/01011-20100128FILWWW00704-sauvetage-de-la-grece-paris-dement.php

De toute façon, l’Allemagne et la France sont trop fauchées pour sauver la Grèce.

Même si elles voulaient, elles ne pourraient pas aider la Grèce. Elles ont elles-aussi leurs dettes publiques qui ont explosé.

Conclusion : après la Grèce, les autres PIGS seront eux-aussi en défaut de paiement.

La zone euro va éclater plus tôt que prévu.

Comme disent les économistes, ce n’était pas une "zone monétaire optimale". L’euro aura vécu environ huit-dix ans.

Adieu, la zone euro.

Je ne te regretterai pas.


BA 28/01/2010 18:24


Jeudi 28 janvier 2010 :

Faillite de la Grèce : ça se précise.

Lisez cet article :

Etats de la zone euro prêts à un sauvetage de la Grèce : Berlin dément.

Une porte-parole du ministère allemand des Finances a démenti de son côté les informations du journal Le Monde. "Il n’existe aucune réflexion au sein du gouvernement allemand pour soutenir
financièrement la Grèce pour qu’elle surmonte sa difficile situation budgétaire. Cela vaut autant pour de prétendues aides de la zone euro dans son entier que pour des aides bilatérales", a-t-elle
dit.

"C’est le devoir de la Grèce d’assumer avec ses propres forces sa responsabilité en matière de stabilité de la zone euro", a ajouté la porte-parole.

Un soutien des autres pays européens à la Grèce "n’est pas prévu" et serait "contre-productif", avait déclaré mardi 26 janvier le président de la banque centrale allemande (Bundesbank), Axel
Weber.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=8c7599894feb34f6796ac80a79675d92


Alexandria 28/01/2010 16:31


Je suis impressionnée par la clarté de l'exposé. Et en même temps, j'ai hésité à faire part de mon admiration, connaissant ma propension à approuver le dernier qui a parlé. Heureusement que mon
panel de lectures quotidiennes est pertinent... Et ne me demandez pas ce que j'entends par "pertinent", sinon je devrais donner la liste des blogs ou sites !
J'ai l'impression que vous décrivez un nœud gordien ! Il ne me semble pas que les gouvernements européens soient prêts à lâcher quoi que ce soit de leurs prérogatives nationales (voir l'absurdité
récente des nominations du président Van Rompuy et de la "ministre" aux affaires étrangères Ashton, qui ne remplacent pas les institutions antérieures mais s'y additionnent). On voit mal nos
gouvernants élargir le budget européen, et moins encore contribuer à une "gouvernance" supranationale des finances européennes... Quant aux peuples, où sont-ils dans l'actuelle construction
européenne ? ne seraient-ils pas encore plus privés de parole dans une construction supranationale ?


Jean Claude Werrebrouck 28/01/2010 16:58



Oui, ainsi va l'histoire de l'humanité : elle est fondamentalement tragique... mais cela ne doit pas nous empêcher de vivre...
Bien à vous.



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