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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 13:01

                           

                              

                           

                           

                            

                        Dans une longue conversation publiée par le Monde, en date du 8 décembre 2010, Jacques Delors revient longuement sur la question de l’Euro. L’ancien président de la commission, reste un grand défenseur de la monnaie unique, et considère qu’elle nous a protégés, tout en réduisant les écarts de revenus moyens, entre pays de la zone.

                      Il fait également état de nombreux  regrets : Absence de pacte de coordination des économies, banque centrale dépourvue de missions essentielles telle la surveillance du chômage, absence d’un fonds conjoncturel et d’un système d’euro-obligations, impérialité d’un système bancaire  faisant tremblerlesgouvernements ,etc.                                                                                                                               

                        Pour ce qui est de l’avenir , Jacques Delors se dit, selon la formule de Gramsci , « pessimiste actif », et voit malgré « l’affaiblissement de l’esprit européen » des sources d’espoir dans le futur fonds européen de stabilité, et les tout aussi futurs mécanismes de sanctions, à l’encontre des contrevenants d’un pacte de stabilité rénové.

                        Au-delà du caractère convenu des propos publiés dans Le Monde, il nous faut souligner « l’idéalisme » du « pessimiste actif ».

                        C’est que les faits et vœux évoqués, sont autant de mots inappropriés à la correcte désignation de la réalité. Des signifiants décalés par rapport au signifié, diraient les linguistes.

                        La réalité est, en effet, vraiment très différente de la représentation proposée. L’euro, construit aussi par Jacques Delors et son équipe, n’était, et n’est toujours, que le bateau des passagers clandestins.

                        Il est incorrect de dire qu’il protège contre nos laxismes et que sans lui « beaucoup de pays européens auraient souffert ». Nous avons montré dans « l’euro, sursaut ou implosion », à quel point il était une « drogue » pour les « petits un peu ronds », qui pouvaient ainsi s’offrir « une monnaie de réserve à l’Américaine ». Qu’il était également une « drogue » pour les « grands minces », qui s’assuraient ainsi contre les dévaluations continues des voisins. La construction de l’euro, était ainsi l’organisation d’une « grande fête », et à cette matérialité, devait correspondre la montée d’un « esprit européen ».

                       Maintenant que la consommation de drogue est proche de l’overdose, pour l’ensemble des passagers clandestins, passagers dont  beaucoup sont ruinés, les lampions de la fête s’éteignent, et avec cette nouvelle matérialité, correspond l’affaissement de l’esprit européen. Comme quoi, c’est bien la réalité matérielle qui ordonnance , malgré tout, le monde des opinions.

                        Loin d’un esprit européen, la construction de l’euro n’était réellement que la prolongation du stade de « l’Etat-Nation » par d’autres moyens. Comme la guerre, disait-on, était la poursuite de la politique par d'autres moyens. Cette variété de « petit un peu rond » qu’était la France ,  pays qui historiquement à imposé l’euro, n’a pas voulu construire une réalité qui la surplomberait. Elle a simplement cherché, à poursuivre son déficit budgétaire, sans les pleurs correspondants. Les entrepreneurs politiques français n’ont pas cherché à construire un « au delà de la nation » ; ils ont simplement cherché, à continuer à pouvoir se gaver de déficits publics, sans en payer le prix monétaire. Sans doute fallait-il pour cela, dénationaliser la monnaie, pour rejoindre  la volonté commune des entreprises politiques allemandes, d’où l’indépendance de la Banque centrale. Mais une dénationalisation, sans renationalisation à un stade situé au-dessus, de l’Etat-nation. D’où la naissance d’une « monnaie sans souverain » pour reprendre la terminologie de notre article « Monnaie, recherche désespérément souverain sérieux ».

                               Les discours idéalistes, tel celui de Jacques Delors - ou plus encore, celui de son partenaire de la construction européenne, Helmut Schmidt, lequel va jusqu’à regretter le « manque de charisme », voire de compétences des nouveaux dirigeants- ne font qu’épaissir le brouillard dans lequel se trouvent plongés les lecteurs qui veulent réellement comprendre le monde tel qu’il est. La réalité est suffisamment embrumée, pour ne pas lui adjoindre une couche d’opacifiant supplémentaire.

 

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans textes de portée générale
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commentaires

BA 05/01/2011 16:33


Mercredi 5 janvier 2011 :

A propos du Portugal :

En juin 2010, le Portugal avait lancé un emprunt à 6 mois : il avait dû payer un taux d'intérêt de 1,96 %.

Mercredi 1er septembre 2010, le Portugal avait de nouveau lancé un emprunt à 6 mois : il avait dû payer un taux d'intérêt de ... 2,045 %.

Mercredi 5 janvier 2011, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de ... 3,686 % !

Conclusion : plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux d'intérêt de plus en plus exorbitants.

Plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.

Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

http://www.agefi.fr/articles/Le-Portugal-finance-prix-fort-1163416.html


BA 05/01/2011 00:58


Mardi 4 janvier 2011 :

Sur le site internet du journal allemand DIE WELT, le sondage du jour pose la question :

"Glauben Sie, dass die Eurozone 2011 zerbricht ?"

"Pensez-vous que la zone euro va éclater en 2011 ?"

Réponse des sondés : oui, à 72 %.

http://www.welt.de/debatte/kommentare/article11951563/Euro-Rettung-wird-Deutschland-epochal-veraendern.html


BA 04/01/2011 22:43


Mardi 4 janvier 2011 :

Allemagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 2,891 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,591 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

La zone euro va exploser.


BA 03/01/2011 23:18


Lundi 3 janvier 2011 :

La Grèce vient de pulvériser son record.

Grèce : taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 12,521 %.

Vous avez bien lu : 12,521 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

Grèce : les dépôts baissent toujours.

Les dépôts en banque des entreprises et des ménages grecs ont continué de diminuer en novembre, baissant de 1,04 % par rapport au mois précédent, montrent les chiffres publiés lundi par la banque
centrale.

Les dépôts à vue s'inscrivaient à 208,9 milliards d'euros fin novembre, contre 211,1 milliards d'euros fin octobre.

Depuis décembre 2009, la baisse est de 12,2 %, ou 29,12 milliards d'euros.

Cette diminution du montant des dépôts a contribué aux difficultés des banques grecques qui doivent s'en remettre à la Banque centrale européenne pour trouver des liquidités, l'accès aux marchés
classiques leur étant quasiment impossible.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/01/03/97002-20110103FILWWW00462-grece-les-depots-baissent-toujours.php


BA 03/01/2011 16:25


Concernant les Etats européens :

Le Portugal est en faillite.

L’Irlande est en faillite.

L’Italie est en faillite.

La Grèce est en faillite.

L’Espagne est en faillite.

La Chine prête à aider l’Espagne à s’extraire de la crise économique.

Les discussions de M. Li avec le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero et le ministre des Finances Elena Salgado vont « jouer un rôle-clé » dans la stabilisation financière, a assuré
l’ambassadeur de Chine en Espagne, Zhu Bangzao, cité par l’agence Chine nouvelle.

Les entretiens devraient porter sur l’expansion des relations économiques et commerciales bilatérales et permettre de « restaurer la confiance des marchés », a dit M. Zhu, sans fournir de
précision.

L’économie espagnole, la 5e de l’Union européenne, est tombée dans la récession au second semestre 2008, au moment de la crise financière internationale, et peine à redémarrer.

Récemment, la Chine, devenue la 2e économie mondiale et assise sur le plus gros matelas de réserves au monde, s’est dite prête à aider les économies européennes les plus exposées à une crise de la
dette, après le sauvetage international de la Grèce puis de l’Irlande.

Fin décembre, se disant « très inquiète » de la capacité des Européens à venir à bout de la crise des dettes souveraines, la Chine a annoncé être prête à « investir ses réserves de change » dans
l’Union européenne.

La Chine s’est engagée à souscrire des d’obligations d’Etat de la Grèce et du Portugal, mais sans préciser la taille de ses investissements.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=58e03f6feb9aa37be5fc95e7b68fb0b8


La Chine évitera-t-elle à ces Etats européens le défaut de paiement ?

Ou alors est-il déjà trop tard ?

Vous le saurez dans le prochain épisode.

(Quel suspens ! Mais quel suspens !)


BA 02/01/2011 22:12


Dette publique : la Grèce négocie un délai.

La Grèce négocie avec des banques commerciales l'allongement du délai de remboursement de sa dette, après avoir conclu un accord semblable avec le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union
européenne (UE), rapporte vendredi 31 décembre un hebdomadaire athénien.

Les craintes d'une restructuration de la dette grecque après l'arrivée à terme en 2013 d'une aide d'urgence de 110 milliards d'euros maintiennent les spreads grecs à un niveau élevé. Le
gouvernement grec a assuré à plusieurs reprises ne pas envisager une telle opération, mais sans pour autant parvenir à convaincre le marché obligataire.

Plus de 70 % de la dette grecque est détenue par des investisseurs étrangers. Selon Realnews, qui ne cite pas de sources, l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas
Papademos, qui conseille actuellement le Premier ministre George Papandréou, est en discussion avec les banques et les fonds qui détiennent de la dette grecque.

Le journal rapporte que la restructuration envisagée impliquerait un allongement du délai de remboursement compris entre 10 et 30 ans, notamment pour les papiers dont l'échéance était fixée entre
2013 et 2015.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/12/31/97002-20101231FILWWW00516-dette-la-grece-negocie-un-delai.php


En clair : la Grèce ne peut pas rembourser ses emprunts.

La Grèce sera le premier Etat européen à se déclarer en défaut de paiement en 2011.

Après la Grèce, d'autres Etats européens se déclareront en défaut de paiement en 2011.

Bonne année.


BA 29/12/2010 16:35


A propos de l'Italie :

- Emprunt à 6 mois :

Le 26 octobre 2010, l'Italie avait lancé un emprunt à 6 mois. L'Italie avait dû payer un taux d'intérêt de 1,203 %.
Un mois plus tard, le 25 novembre 2010, l'Italie a dû payer un taux d'intérêt de 1,483 %.
Un mois plus tard, mercredi 29 décembre, l'Italie a dû payer un taux d'intérêt de ... 1,698 % !

- Emprunt à 2 ans :

Le 26 octobre 2010, l'Italie avait lancé un emprunt à 2 ans. L'Italie avait dû payer un taux d'intérêt de 1,767 %.
Un mois plus tard, le 25 novembre 2010, l'Italie a dû payer un taux d'intérêt de 2,307 %.
Un mois plus tard, mercredi 29 décembre, l'Italie a dû payer un taux d'intérêt de ... 2,937 % !

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=1d9b5b95a126a062e90a46ec827d77de

Italie : taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 4,849 %.

En ce moment même, les taux à 10 ans sont en train d'exploser.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Conclusion : plus les jours passent, plus l'Italie emprunte à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.

Plus les jours passent, plus l'Italie se surendette.

Plus les jours passent, plus l'Italie se rapproche du défaut de paiement.


Opps' 28/12/2010 11:37


Quelques remarques au passage :

-"Comme quoi, c’est bien la réalité matérielle qui ordonnance , malgré tout, le monde des opinions."
Que la réalité matérielle influence grandement l'idéologie , aucun doute . Qu'elle l' "ordonnance" , là j'ai quelques doutes, ou plutôt je me dit que cet ordonnancement, détermination en dernière
instance (?) , peut agir sur des temporalités ou des respirations différentes.
L'idéologie, la représentation qu'on se fait du monde et des choses possède une résistance remarquable : même si des altérations quantitatives importantes peuvent s'observer, il y a toujours un
noyau dur minoritaire qui, par son activisme sa résistance et son espoir, peut d'une certaine façon imposer une forme insoupçonnée à une nécessité très lourde, le temps de son existence. Bref, la
détermination en dernière instance si forte qu'elle soit , et elle l'est, peut aussi s'user (car elle est toujours d'une temporalité donnée et finie) face à la production purement idéologique du
'Sens' qui seule donne , -vrai ou faux, c'est là une autre histoire-, un peu de sens à notre vie 'animale'.


-"La réalité est, en effet, vraiment très différente de la représentation proposée."
Je quitte mes fumeuses productions niveau bac philo, pour rajouter , tout en étant plutôt d'accord avec JCW que l'euro et l'Europe, au travers de toutes leurs institutions vont résister avec
probablement une opiniâtreté qu'on ne soupçonne pas. Cela ne signifie pas que le réel ou plutôt les règles du jeu , sociales et financières, ne vont pas s'exercer et faire probablement 'craquer'
quelque chose , prises dans leurs propres contradictions, mais le tout sera alors de faire craquer ici plutôt que là en préservant ceci plutôt que cela ... et dans ces stratégies, rien n'est joué
complètement d'avance car nous n'avons pas affaire à un déterminisme purement 'matériel' , mais à un ensemble de règles purement sociales dont le fondement est , à mon avis, la notion première , de
nature essentiellement idéologique, de réciprocité. Je chipote , oui , mais c'est pas anodin non plus


BA 22/12/2010 22:12


Et en 2012 ?

« En 2012, le cap symbolique des 1.000 milliards d’euros d’émissions souveraines devrait être franchi en hausse pour la première fois depuis la création de la monnaie unique. D’où la préoccupation
des responsables européens de voir ressurgir d’autres fortes crises de financement des Etats dans les années qui viennent. »

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201013260201-des-obligations-a-maturite-plus-longue-pour-eviter-les-goulets-d-etranglement.htm

Nous sommes prévenus.

En 2011 et en 2012, ce sera la guerre des financements.


BA 22/12/2010 22:11


Du fait de la réduction de son déficit budgétaire et des rachats de dette effectués cette année, l’Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l’Etat, a annoncé mardi qu’elle émettra moins
l’an prochain.

Après 188 milliards d’euros de dettes à moyen et long termes en 2010 (nettes des rachats de dette), l’AFT placera 184 milliards d’euros en 2011, soit 2 milliards de moins qu’initialement annoncé le
29 septembre dernier.

Ce programme est inférieur à celui de l’Allemagne, qui a annoncé la semaine dernière un montant d’émissions d’environ 195 milliards d’euros.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20101221trib000585206/la-france-fera-un-peu-moins-appel-au-marche-en-2011-pour-financer-sa-dette.html

En 2011, combien de milliards d’euros vont devoir emprunter les 10 Etats européens les plus importants ?

- L’Italie va devoir emprunter 205 milliards d’euros.
- L’Allemagne va devoir emprunter 195 milliards d’euros.
- La France va devoir emprunter 184 milliards d’euros.
- L’Espagne va devoir emprunter 95 milliards d’euros.
- Les Pays-Bas vont devoir emprunter 52 milliards d’euros.
- La Belgique va devoir emprunter 36 milliards d’euros.
- L’Irlande va devoir emprunter 24 milliards d’euros.
- Le Portugal va devoir emprunter 17 milliards d’euros.
- L’Autriche va devoir emprunter 17 milliards d’euros.
- La Finlande va devoir emprunter 15 milliards d’euros.

Total : en 2011, ces dix Etats devront emprunter 840 milliards d’euros.


BA 21/12/2010 21:44


L'Espagne emprunte des milliards d'euros sur les marchés internationaux.

- Emprunt à 3 mois :

En janvier 2010, l'Espagne avait lancé un emprunt à 3 mois. Elle avait dû payer un taux d'intérêt de seulement 0,38 %.
En novembre 2010, elle a dû payer un taux d'intérêt de 1,743 %.
Mardi 21 décembre, elle a dû payer un taux d'intérêt de ... 1,804 % !

- Emprunt à 6 mois :

En janvier 2010, l'Espagne avait lancé un emprunt à 6 mois. Elle avait dû payer un taux d'intérêt de seulement 0,483 %.
En novembre 2010, elle a dû payer un taux d'intérêt de 2,111 %.
Mardi 21 décembre, elle a dû payer un taux d'intérêt de ... 2,597 % !

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE6BK0TW20101221

Espagne : depuis septembre 2000, les taux d'intérêt des obligations à 10 ans n'ont jamais été aussi élevés.

Taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 5,515 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND


BA 18/12/2010 23:18


Le capital et les réserves de l’Eurosystème sont de 78 milliards 189 millions d’euros.

Les soi-disants « actifs » de l’Eurosystème sont de 1951 milliards 661 millions d’euros.

L’effet de levier est donc de 24,96 !

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101214.fr.html

Mais parmi ces soi-disant « actifs » de l’Eurosystème, combien y a-t-il de centaines de milliards d’euros d’obligations pourries ?

Parmi ces soi-disant 1951 milliards d’euros d’ « actifs », combien y a-t-il de centaines de milliards d’euros d’obligations dont la valeur réelle est égale à zéro ?

Parmi ces soi-disant 1951 milliards d’euros d’ « actifs », combien y a-t-il de créances irrécouvrables ?

Premier article de presse à lire absolument :

« Mais le problème de fond n’est pas au niveau des chiffres. L’Eurosystème souscrit depuis un bon moment aux emprunts d’Etat émis par des pays de second rang comme l’Irlande, la Grèce, le Portugal
ou l’Espagne, les fameux « PIGS ». Si un seul se déclarait en faillite, la banque centrale perdrait gros.

L’Eurosystème a aussi accordé des prêts aux banques de ces pays pour 334 milliards d’euros. »

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/15/les-banques-centrales-des-pigs-doivent-se-recapitaliser-sans-tarder_1453711_3234.html

Deuxième article de presse à lire absolument :

Depuis le mois de mai et la crise grecque, la BCE est en effet intervenue directement sur le marché obligataire et a racheté 72 milliards d’euros d’emprunts grecs, portugais, irlandais et
espagnols, afin de réduire le coût de refinancement de ces États.

L’augmentation de capital de la BCE peut aussi être interprétée comme « un appel à la responsabilité des dirigeants de la zone euro » qui ne sont toujours pas prêts à augmenter leur fonds d’aide
aux pays en difficulté, considère Philippe Simonnot.

« Jean-Claude Trichet (son président) veut montrer qu’il ne pourra pas faire plus que ce qu’il fait déjà », car la BCE a un capital limité. Les États devront donc trouver une solution globale à la
crise pour calmer l’inquiétude des investisseurs.

Pour Gilles Moëc, économiste à la Deutsche Bank, la BCE signifie aux États que « son intervention n’est pas gratuite ».

Ce message sera d’autant mieux relayé si les banques centrales nationales, qui souscriront à l’augmentation de capital de la BCE, décident de puiser dans leurs bénéfices et réduisent au passage les
dividendes qu’elles versent chaque année à leur État respectif en fonction de leurs résultats. Un manque à gagner potentiel de 820 millions d’euros pour la France.

Mais elles pourraient tout aussi bien choisir de taper dans leurs réserves. Une solution moins favorable à la solvabilité du système, alors que la capitalisation totale des banques centrales de
l’Euroland est limitée à 78 milliards d’euros pour un bilan consolidé de près de plus de 1.900 milliards…

Un « effet de levier équivalent, voire plus important que celui des banques commerciales à qui l’on a reproché leur imprudence », rappelle Philippe Simonnot qui dénonce une véritable « fuite en
avant » du système.

http://www.lepoint.fr/economie/les-lecons-de-l-augmentation-de-capital-exceptionnelle-de-la-bce-17-12-2010-1276862_28.php


BA 16/12/2010 23:58


Jeudi 16 décembre 2010 :

Angela Merkel est contre les « euro-bonds » (des obligations qui seraient émises par l’ensemble de la zone euro).

La chancelière Angela Merkel s'est ainsi montrée particulièrement sévère dans une interview au Bild parue jeudi 16 décembre :

"Avec ces 'euro-bonds', les faiblesses en Europe ne disparaîtraient pas, mais se propageraient au contraire à tout le monde. Et plus aucune pression ne s'exercerait sur les Etats endettés pour
qu'ils remettent leurs budgets en ordre."

Cette position tranchée s'explique sans doute par une montée de l'euroscepticisme outre-Rhin.

Selon un sondage réalisé la semaine dernière, quatre Allemands sur dix réclament le retour au deutsch mark.

http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Quatre-Allemands-sur-dix-pour-le-retour-du-mark-241621/


BA 16/12/2010 21:17


Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de l'Espagne à rembourser ses dettes.

Conséquence : l'Espagne est obligée de payer des taux d'intérêt de plus en plus exorbitants pour emprunter.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se surendette.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se rapproche du défaut de paiement.

- Emprunt à 12 mois :

En août 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 12 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 1,836 %.
En septembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 1,908 %.
En novembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,363 %.
Mardi 14 décembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,449 % !

- Emprunt à 18 mois :

En août 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 18 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 2,078 %.
En septembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,146 %.
En novembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,664 %.
Mardi 14 décembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,721 % !

- Emprunt à 10 ans :

Jeudi 16 septembre 2010, l'Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans : l'Espagne avait dû payer un taux d'intérêt de 4,144 %.
Jeudi 18 novembre 2010, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de 4,615 %.
Jeudi 16 décembre 2010, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de ... 5,446 % !

Dernier chiffre connu (jeudi 16 décembre, vers 21 heures) :

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,516 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

- Emprunt à 15 ans :

Jeudi 21 octobre 2010, l'Espagne avait lancé un emprunt à 15 ans : l'Espagne avait dû payer un taux d'intérêt de 4,541 %.
Jeudi 16 décembre 2010, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de ... 5,953 % !


BA 15/12/2010 20:34


Il suffit de lire les chiffres pour comprendre les besoins de la BCE. Ses comptes affichent un montant de capital souscrit de 5,8 milliards d'euros pour un total de bilan de 138 milliards d'euros,
et encore, ces données remontent à fin 2009, avant que la BCE ne se lance dans des opérations de sauvetage.

Le ratio de levier financier s’élève donc à 24, score que l’on jugerait dangereux pour une banque commerciale et qui est à peine inférieur… à celui qu’affichait Lehman Brothers avant
d’imploser.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/15/les-banques-centrales-des-pigs-doivent-se-recapitaliser-sans-tarder_1453711_3234.html

Ces données remontent à fin 2009.

Et fin 2010 ?

Où en est la BCE fin 2010 ?

A combien s’élève son ratio de levier financier ?

En tout cas, la situation de la BCE est à ce point désespérée que jeudi 16 décembre, les dirigeants de la BCE vont aller à Bruxelles mendier auprès des chefs d’Etat et de gouvernement.

Les dirigeants de la BCE vont implorer les chefs d’Etat et de gouvernement :

« Nous avons fait le sale boulot : nous avons racheté des obligations pourries, que plus personne ne veut ! Nous avons racheté des obligations pourries de l’Etat portugais, de l’Etat irlandais, de
l’Etat italien, de l’Etat grec, de l’Etat espagnol ! Et maintenant, nous sommes en faillite ! Vous devez nous recapitaliser ! Vous comprenez, la Banque Centrale Européenne est TOO BIG TO FAIL !
»

Comme d’habitude, les chefs d’Etat et de gouvernement vont renflouer une banque en faillite avec l’argent des contribuables.

Cette fois, les contribuables européens vont payer des milliards d’euros pour recapitaliser la Banque Centrale Européenne.

Mais à part ça, c’est toujours la même chanson : recapitaliser une banque en faillite avec l’argent des contribuables.

Comme d’hab.


BA 14/12/2010 17:34


La BCE songe à une augmentation de capital. L'Allemagne serait d'accord.

La Banque centrale européenne (BCE), qui soutient depuis plusieurs mois en achetant de la dette les pays les plus fragiles de la zone euro, envisage d'augmenter son capital, a indiqué mardi 14
décembre à l'AFP une source européenne, et l'Allemagne appuierait cette démarche.

La BCE envisage de demander aux banques centrales nationales qui détiennent son capital de l'augmenter, selon une source européenne proche du dossier.

Une augmentation de capital sera à l'ordre du jour de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de la BCE jeudi 16 décembre, et des discussions sont en cours entre l'institution monétaire
européenne et les banques centrales nationales, selon cette source.

Le capital de la BCE a une valeur nominale de 5,76 milliards d'euros par rapport à une somme de bilan de 138 milliards d'euros, selon son rapport annuel de l'an dernier.

Son capital est détenu par les banques centrales de tous les pays de l'Union européenne. Les pays de la zone euro en possèdent environ 70%, les autres pays de l'Union Européenne 30%.

La BCE, garante de la stabilité des prix dans la zone euro, a décidé au printemps dernier sur fond de crise de la dette grecque d'intervenir directement, en achetant des titres des pays les plus
malmenés sur les marchés.

A ce jour, elle a acheté pour 72 milliards d'euros d'obligations principalement grecques, portugaises et irlandaises.

En réalité, ces achats sont réalisés par la BCE et les banques centrales nationales qui composent avec elle l'Eurosystème, dont la somme de bilan avoisine les 2.000 milliards d'euros.

http://www.romandie.com/ats/news/101214141140.jvb9h9gp.asp

Autrement dit :

Et maintenant, contribuables européens, préparez-vous à payer des dizaines de milliards d’euros.

Et maintenant, contribuables européens, préparez-vous à payer des dizaines de milliards d’euros pour recapitaliser la Banque Centrale Européenne.


BA 14/12/2010 16:35


BFM : On a appris hier que la Banque centrale européeenne avait mené sa plus grosse intervention de rachat de dettes depuis juin.

Marc Fiorentino : Ca continue. Que ce soit aux Etats-Unis, comme ça a été le cas hier, ou que ce soit en Europe la semaine dernière, les banques centrales continuent à imprimer des billets à une
cadence infernale. La Banque Centrale Européenne a racheté prés de 3 milliards d’euros de dettes, probablement irlandaises, portugaises et espagnoles pour calmer le jeu. Et ce n’est pas près de
s’arrêter. D’ailleurs, en prévision de probables nouvelles interventions en début d’année 2011, il y a eu des rumeurs hier que la Banque Centrale Européenne allait même procéder à une augmentation
de son propre capital.

BFM : En quoi le capital de la banque centrale est-il important ?

Marc Fiorentino : J’ai envie de dire que cela n’a aucune importance et que c’est purement psychologique. Car le capital de la Banque Centrale Européenne est aujourd’hui très bas, moins de 6
milliards d’euros, alors qu’elle a près de 150 milliards d’euros sur son bilan. Il faut s’arrêter quelques secondes sur ces chiffres pour comprendre à quel point les banques centrales jouent
aujourd’hui aux apprentis sorciers. Elles achètent des dizaines de milliards d’euros ou de dollars d’emprunts d’état pour injecter des liquidités, mais elles n’ont bien évidemment pas d’argent pour
le faire. Cet argent, elle le crée, elle l’imprime. On est dans l’économie virtuelle la plus totale. On est dans l’illusionnisme. Les banques centrales, et même la BCE du très sérieux Jean Claude
Trichet, bluffent. Elles interviennent avec de l’argent qu’elles n’ont pas et qu’elles n’auront jamais.

BFM : Que se passe-t-il si la valeur des emprunts que la Banque Centrale Européenne achète baisse ?

Marc Fiorentino : C’est là que cela devient intéressant, ou plutôt effrayant. Si jusqu’à présent on est dans le virtuel, quand les emprunts achetés par la BCE ou par la FED baissent, on rentre dans
le réel. Car la perte, elle, devient bien réelle. Et aucune banque centrale n’a les moyens de supporter une perte sur son portefeuille d’emprunts d’état. Vous imaginez bien qu’avec ses petits 6
milliards d’euros de capital, la BCE peut à peine couvrir quelques pour cents de baisse de son portefeuille massif d’emprunts de dettes périphériques. Et même si elle augmente son capital, cela n’y
changera rien. Les banques centrales sont entrées dans une spirale infernale. Une fuite en avant. Avec une seule alternative. Ca passe ou ça casse. Il vaut mieux pour nous tous que ça passe…

http://www.euroland-finance.com/

Autrement dit :

Et maintenant, contribuables européens, préparez-vous à payer des dizaines de milliards d’euros.

Et maintenant, contribuables européens, préparez-vous à payer des dizaines de milliards d’euros pour recapitaliser la Banque Centrale Européenne.


BA 13/12/2010 21:32


La Banque Centrale Européenne est devenue une gigantesque fosse à m….

La Banque Centrale Européenne a racheté des dizaines de milliards d’euros d’obligations d’Etat, mais ce sont des obligations pourries : ce sont des obligations de l’Etat portugais, de l’Etat
irlandais, de l’Etat italien, de l’Etat grec, de l’Etat espagnol.

La Banque Centrale Européenne a dans son bilan des dizaines de milliards d’euros de ces obligations DONT LA VALEUR REELLE EST EGALE A ZERO.

Lundi 13 décembre 2010 :

La Banque centrale européenne (BCE) envisage de demander une augmentation de son capital aux pays membres de la zone euro, a-t-on déclaré à Reuters de sources proches de la BCE.

L'une d'entre elles a précisé que l'une des options sur la table était le doublement du capital de la BCE, qui, selon les sources, s'inquiète des pertes potentielles liées aux achats d'obligations
auxquels elle procède depuis le mois de mai.

La banque centrale de la zone euro a annoncé lundi avoir acquis pour 2,667 milliards d'euros d'obligations lors de la semaine au 10 décembre, contre 1,965 milliard la semaine précédente, ce qui
porte ses rachats totaux à 72 milliards d'euros.

La BCE avait décidé de procéder à ce type de rachats après le plan de sauvetage établi par la Grèce.

Les montants hebdomadaires achetés atteignent ces semaines des niveaux jamais vu depuis le mois de juin dans un contexte de plan d'aide à l'Irlande, deuxième pays membre de la zone qui a dû faire
appel à une assistance extérieure.

La Grèce et l'Irlande ont ou vont recevoir un total de 195 milliards d'euros, des fonds fournis par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Bon nombre d'analystes pensent que
le Portugal sera bientôt le prochain sur la liste.

La BCE ne donne pas de détails sur ces achats, mais la plupart des analystes estiment que la banque centrale concentre ses achats sur la dette des pays en difficulté tels que l'Irlande, la Grèce et
le Portugal.

"En ce moment, les montants achetés par la BCE restent modestes, mais que se passerait-il si, d'une part, les volumes achetés augmentaient de manière sensible et que, d'autre part, les obligations
perdaient tout à coup 30 % de leur valeur", a dit l'une des sources.

La BCE s'est refusée à tout commentaire.

Sa base de capital souscrit est de près de 5,8 milliards d'euros, alors que la taille de son bilan s'approche des 138 milliards d'euros, selon le dernier rapport annuel de la BCE.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE6BC0XO20101213


InOut 12/12/2010 09:24


Une monnaie a cette particularité de rassembler lorsqu'une majorité en "croque " les bénéfices et divise lorsqu'une majorité en "croque ” les pertes.

En ces temps de vaches maigres n'avoir qu'une monnaie commune comme seul bien commun est un suicide dénoncé depuis longue date.

Et c'est d'une bêtise intellectuelle qui démontre l'imposture magistrale des politiques qui nous imposent cette construction européenne.

Devant un tel fiasco, les responsables de cette mascarade démocratique feraient mieux de la mettre en veilleuse.

Il n'y a pas de culture européenne.

Il n'y a pas un langage européen.

Il n'y a pas une politique européenne.

,…,

Mais il y a 27 nations qui n'ont pas les mêmes contraintes, les mêmes prérogatives, les mêmes ambitions, les mêmes volontés…

Cette construction européenne risque fort d'effacer son élaboration faite à petits pas depuis plus d'un demi-siècle en quelques secondes si l'Euro en reste sa seule prétention.

Entre l'Island et l'Irland, constatons ensemble celui qui est déjà sur des rails, et celui qui n'en finit pas de dérailler.

L'idée d'une Europe nation aussi belle que forte ne se fera sans la volonté des peuples et vu les disparités en son sein, nous imposer encore plus de contraintes montre bien les limites du
discourt
des pères fondateurs comme Delors ou Giscard: "Nous sommes dans l'erreur, persistons dans l'erreur.”

Vu le nombre de réunions au sommet ces derniers six mois, avec cette distorsion aiguë entre les discours et les résultats affichés, nous comprenons tous que les compromis ne seront jamais
tenus.

Dans cette situation rocambolesque, pourquoi ne pas associer le Dollar avec l'Euro, les marchés seront vraiment rassurés d'un "very too big, too Fail!!!“

Trève de plaisanterie, nous n'avons plus que les dettes à nous partager, et la constitution à modifier dans ce sens. Et après ?

Il n'y aura plus de déséquilibres ? Avec une super méga Europe intégrant La Russie, la Turquie, et, pourquoi pas, même le Japon… Voilà que ça me reprend…

Une Monnaie est un simple moyen d'échange, mais il y a bien d'autres éléments qui la caractérisent. Ne parlons plus d'identité, d'état nation,de souveraineté,…, lorsque les volontés communes
sont
si disparates.

Ce n'est pas une histoire de confiance, c'est une histoire de crédibilité, de solvabilité. Nous attendons quoi ? Une faillite mondiale ? De nouvelles règles du jeu pour que personne
ne
les respecte ? La violence des armes ? La violence des Peuples ?

Non, franchement, nous ne savons plus où sont les valeurs de cette construction européenne, où elle nous conduit, et pourquoi nous persistons dans cette voie sans issue.

Les arguments d'une monnaie commune sont stériles face a des réalités incontournables : démographiques, culturels, historiques, sociaux, politiques, économiques, ressources naturelles…

Restons aveugles, sourds et mués pour n'avoir que le chaos comme seul Horizon, car le mensonge qui devient pathologique reste bien la seule grandeur de nos élites.

Un terrien atterré.


InOut 12/12/2010 09:23


Une monnaie a cette particularité de rassembler lorsqu'une majorité en "croque " les bénéfices et divise lorsqu'une majorité en "croque ” les pertes.

En ces temps de vaches maigres n'avoir qu'une monnaie commune comme seul bien commun est un suicide dénoncé depuis longue date.

Et c'est d'une bêtise intellectuelle qui démontre l'imposture magistrale des politiques qui nous imposent cette construction européenne.

Devant un tel fiasco, les responsables de cette mascarade démocratique feraient mieux de la mettre en veilleuse.

Il n'y a pas de culture européenne.

Il n'y a pas un langage européen.

Il n'y a pas une politique européenne.

,…,

Mais il y a 27 nations qui n'ont pas les mêmes contraintes, les mêmes prérogatives, les mêmes ambitions, les mêmes volontés…

Cette construction européenne risque fort d'effacer son élaboration faite à petits pas depuis plus d'un demi-siècle en quelques secondes si l'Euro en reste sa seule prétention.

Entre l'Island et l'Irland, constatons ensemble celui qui est déjà sur des rails, et celui qui n'en finit pas de dérailler.

L'idée d'une Europe nation aussi belle que forte ne se fera sans la volonté des peuples et vu les disparités en son sein, nous imposer encore plus de contraintes montre bien les limites du
discourt
des pères fondateurs comme Delors ou Giscard: "Nous sommes dans l'erreur, persistons dans l'erreur.”

Vu le nombre de réunions au sommet ces derniers six mois, avec cette distorsion aiguë entre les discours et les résultats affichés, nous comprenons tous que les compromis ne seront jamais
tenus.

Dans cette situation rocambolesque, pourquoi ne pas associer le Dollar avec l'Euro, les marchés seront vraiment rassurés d'un "very too big, too Fail!!!“

Trève de plaisanterie, nous n'avons plus que les dettes à nous partager, et la constitution à modifier dans ce sens. Et après ?

Il n'y aura plus de déséquilibres ? Avec une super méga Europe intégrant La Russie, la Turquie, et, pourquoi pas, même le Japon… Voilà que ça me reprend…

Une Monnaie est un simple moyen d'échange, mais il y a bien d'autres éléments qui la caractérisent. Ne parlons plus d'identité, d'état nation,de souveraineté,…, lorsque les volontés communes
sont
si disparates.

Ce n'est pas une histoire de confiance, c'est une histoire de crédibilité, de solvabilité. Nous attendons quoi ? Une faillite mondiale ? De nouvelles règles du jeu pour que personne
ne
les respecte ? La violence des armes ? La violence des Peuples ?

Non, franchement, nous ne savons plus où sont les valeurs de cette construction européenne, où elle nous conduit, et pourquoi nous persistons dans cette voie sans issue.

Les arguments d'une monnaie commune sont stériles face a des réalités incontournables : démographiques, culturels, historiques, sociaux, politiques, économiques, ressources naturelles…

Restons aveugles, sourds et mués pour n'avoir que le chaos comme seul Horizon, car le mensonge qui devient pathologique reste bien la seule grandeur de nos élites.

Un terrien atterré.


InOut 12/12/2010 09:22


Une monnaie a cette particularité de rassembler lorsqu'une majorité en "croque " les bénéfices et divise lorsqu'une majorité en "croque ” les pertes.

En ces temps de vaches maigres n'avoir qu'une monnaie commune comme seul bien commun est un suicide dénoncé depuis longue date.

Et c'est d'une bêtise intellectuelle qui démontre l'imposture magistrale des politiques qui nous imposent cette construction européenne.

Devant un tel fiasco, les responsables de cette mascarade démocratique feraient mieux de la mettre en veilleuse.

Il n'y a pas de culture européenne.

Il n'y a pas un langage européen.

Il n'y a pas une politique européenne.

,…,

Mais il y a 27 nations qui n'ont pas les mêmes contraintes, les mêmes prérogatives, les mêmes ambitions, les mêmes volontés…

Cette construction européenne risque fort d'effacer son élaboration faite à petits pas depuis plus d'un demi-siècle en quelques secondes si l'Euro en reste sa seule prétention.

Entre l'Island et l'Irland, constatons ensemble celui qui est déjà sur des rails, et celui qui n'en finit pas de dérailler.

L'idée d'une Europe nation aussi belle que forte ne se fera sans la volonté des peuples et vu les disparités en son sein, nous imposer encore plus de contraintes montre bien les limites du discourt
des pères fondateurs comme Delors ou Giscard: "Nous sommes dans l'erreur, persistons dans l'erreur.”

Vu le nombre de réunions au sommet ces derniers six mois, avec cette distorsion aiguë entre les discours et les résultats affichés, nous comprenons tous que les compromis ne seront jamais
tenus.

Dans cette situation rocambolesque, pourquoi ne pas associer le Dollar avec l'Euro, les marchés seront vraiment rassurés d'un "very too big, too Fail!!!“

Trève de plaisanterie, nous n'avons plus que les dettes à nous partager, et la constitution à modifier dans ce sens. Et après ?

Il n'y aura plus de déséquilibres ? Avec une super méga Europe intégrant La Russie, la Turquie, et, pourquoi pas, même le Japon… Voilà que ça me reprend…

Une Monnaie est un simple moyen d'échange, mais il y a bien d'autres éléments qui la caractérisent. Ne parlons plus d'identité, d'état nation,de souveraineté,…, lorsque les volontés communes sont
si disparates.

Ce n'est pas une histoire de confiance, c'est une histoire de crédibilité, de solvabilité. Nous attendons quoi ? Une faillite mondiale ? De nouvelles règles du jeu pour que personne ne
les respecte ? La violence des armes ? La violence des Peuples ?

Non, franchement, nous ne savons plus où sont les valeurs de cette construction européenne, où elle nous conduit, et pourquoi nous persistons dans cette voie sans issue.

Les arguments d'une monnaie commune sont stériles face a des réalités incontournables : démographiques, culturels, historiques, sociaux, politiques, économiques, ressources naturelles…

Restons aveugles, sourds et mués pour n'avoir que le chaos comme seul Horizon, car le mensonge qui devient pathologique reste bien la seule grandeur de nos élites.

Un terrien atterré.


BA 09/12/2010 22:23


- L’Union européenne a un drapeau : le drapeau bleu avec douze étoiles jaunes.

- Elle a un hymne : L’Ode à la joie de Beethoven.

- Elle a une fête nationale : le 9 mai.

- Elle a une devise : « Unie dans la diversité ».

- Elle a une monnaie : l’euro.

- Elle a la personnalité juridique.

- Elle a une Commission, non élue au suffrage universel direct.

- Elle a un Parlement : le Parlement européen.

- Elle a un droit : le droit européen. « Les traités et le droit adopté par l’Union sur la base des traités priment le droit des États membres. » Déclaration n° 17 du traité de Lisbonne.

- Elle a un ministre des Affaires étrangères.

- Elle a une politique de défense : dans le cadre de l’Otan.

- Elle a une superficie de 4 376 000 km².

- Elle a 494 000 000 d’habitants.

- Elle a 27 nations.

- Elle a 23 langues officielles.

- Elle a 3 alphabets (latin, cyrillique, grec).


Surtout, l'Union Européenne a un destin tout tracé : l'explosion à brève échéance.


AbsolumentFabuleux 09/12/2010 19:22


Jacques est comme tous les "pro européens" que l'on rencontre ou entends à longueur de médias ( je mets des guillemets car je suis aussi pour la construction européenne mais sûrement pas pour cette
zone de libre échange que l'on est censé trouvé formidable juste car des petits malins ont eu l'idée de lui adjoindre le message marketing du vivre ensemble européen ).

Ces gens sont dans le déni de réalité : on veut leur parler de l'europe actuelle, ils répondent europe fantasmée.
Il est impossible de discuter avec des personnes qui voit l'europe non pas telle qu'elle est mais telle qu'ils voudraient qu'elle soit. Ou qui espèrent, qu'un jour, malgré les règles du libre
marché et de la concurrence libre et non faussée, l'europe se transformera par miracle en état européen providence.

Et comme ces personnes ne voient pas la réalité, il ne faut pas s'étonner de leur incapacité à comprendre qu'il puisse y avoir un "non" à cette réalité.


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