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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:00

Jacques Delpla et Olivier Gourinchas proposent une allocation chômage commune à la zone euro.

 

L'idée n'est pas neuve et se trouvait être un axe important du "rapport du groupe de réflexion Union Economique et monétaire 1980"  rapport publié par la commission européenne le 8 mars 1975, et groupe piloté à l'époque par Robert Marjolin. A l'époque le groupe estimait - Page 34 du rapport- que "les possibilités de réequilibrage entre pays de la communauté doivent être considérablement renforcées. A son avis une approche efficace consisterait en l'introduction d'un système communautaire d'allocations de chômage".

 

La monnaie unique n'était pas encore de ce monde, et l'europe de l'époque se trouvait infiniment plus réduite et plus homogène, mais le raisonnement se voulait déjà mundellien. l'annexe du rapport se voulait beaucoup plus précis encore et évoquait la nécéssité de transferts massifs de revenus entre zones économiques et donc aussi entre pays. Le projet reposait sur des principes précis: création d'une caisse européenne financée par des prélèvements sur les salariés et les entreprises, création d'une allocation communautaire s'ajoutant aux prestations nationales des systèmes déjà en place.  Sans oublier le symbole: les prélèvements européens devaient être visibles sur la fiche de paye, d'où sa préférence à toute forme de solidarité opaque dont celle évoquée de prélèvement sur la TVA. Le fédéralisme européen devait ainsi s'enraciner aux fins de créer une conscience européenne.

 

Inutile d'insister sur les suites qui furent données au rapport Marjolin, et les années qui suivirent furent celles de l'immersion de l'europe dans la mondialisation. A l'époque la monnaie unique restait un rêve dont les contours n'étaient pas encore dessinés. Pourtant Robert marjolin et ses collègues connaissaient déjà les conditions nécéssaires à la mise en place d'une telle monnaie.

 

Jacques Delpla et Olivier Gourinchas, sans évoquer les réflexions européennes des années 70, reprennent l'idée d'alloction chômage européenne avec la création d'un fonds capitalisant un Point de PIB. Si le  financement du fonds  n'est pas  clairement explicité, il viendrait en complément et en substitution partielle des assurances chômage existantes dans la zone euro. De quoi, par conséquent, transférer des fonds vers le sud de la zone particulièrement touchée par le chômage. la nouveauté , par rapport aux réflexions et propositions de Robert Marjolin , est toutefois que l'accés à l'allocation européenne de chômage serait conditionnée à la transformation du contrat de travail: les salariés du sud seraient invités à accepter un contrat de travail européen ( à construire) moins rigide que celui en vigueur aujourd'hui. Nous retrouvons la formule à la mode mais assez peu utilisée: il s'agit "d'acheter" les réformes souhaitées plutôt que de les imposer. Et pense t-on, avec une réforme , deux effets: un transfert de fonds depuis les zones prospères vers les zones en difficultés, et un potentiel productif amélioré pour ces dernières.

 

Pour autant, le problème du sud de la zone, est moins une question de flexibilité du travail, qu'une question de déséquilibre extérieur impulsé par un taux de change inadapté. Ces pays ne parviendront pas à l'équilibre extérieur par davantage de flexibilité. Dans un cadre de monnaie unique, les acteurs ont effectué des choix individuellement efficients: produire dans le sud des marchandises internationalement échangeables est couteux, et il vaut mieux y installer des unités de distribution de marchandises aisément importables  et commercialisables en raison d'une monnaie forte.

 

Dans les pays de sud, il ya donc de la place pour la grande distribution, mais certainement fort peu de place  pour de l'industrie. Or ce sont les industries qui assurent les exportations, et en revanche, la distribution qui assure les importations. Double cause d'un même incorrigible déficit extérieur.

 

Si maintenant davantage de transferts provenant d'une allocation de chômage européenne se manifeste, il s'agira d'un vrai cadeau pour la distribution importatrice et d'un geste neutre pour une industrie se devant d'être ultra compétitive du fait de la monnaie unique.

 

Non, l'allocation de chômage européenne n'est pas mundellienne, elle permet simplement de prolonger l'agonie de certains des passagers clandestins de la zone. Agonie faite aussi de stagnation du PIB, car seules les activités industrielles générent de la création et des rendements croissants porteurs de croissance économique. Des  activités industrielles qui se heurtent pour ces pays au mur de l'euro.

 

L'armée des experts étrangers chargée de "reconstruire l'Etat Grec" a tort de s'étonner d'une consommation bien supérieure (près de 75% du PIB) à la moyenne européenne (moins de 58% de PIB): ce fait n'est que la conséquence logique d'une monnaie complètement inadaptée à la situation de la Grèce.

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans la zone euro
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commentaires

fourminus 06/04/2012 22:55

Trouvé sur le site d'Etienne Chouard : "La grande relève des hommes par les machines". Surprenant !

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007%2F04%2F24%2F67-la-grande-releve_chomage-ideal

Jean Claude Werrebrouck 07/04/2012 09:52



Etienne Chouard fait du très bon travail.



BA 04/04/2012 10:13

La zone euro a besoin d'un divorce, selon Roubini Global Economics.

Comme dans un mariage qui ne fonctionne plus, les Etats membres de la zone euro devraient accepter leur sort, se séparer et divorcer, selon Roubini Global Economics.

Écrivant dans le Financial Times, le président Nouriel Roubini et le directeur général Arnab Das déclarent que, si les deux opérations de refinancement à long terme (LTRO) - par lesquelles la BCE a
offert aux banques européennes des prêts à bon marché pour éviter un resserrement du crédit - ont supprimé les craintes à court terme, les problèmes de fond de la zone euro restent en suspens.

Dans son commentaire à l'article d'Arnab Das, Roubini - surnommé Docteur Doom pour ses prévisions économiques pessimistes - affirme que les problèmes demeurent pour la Grèce et pour d'autres pays
de la zone euro dont le Portugal et l'Irlande.

Ces trois pays pourraient avoir besoin de restructuration de dette supplémentaire, ont-ils dit, ajoutant que la zone euro ne dispose pas des éléments essentiels nécessaires pour une union monétaire
réussie.

Les deux économistes déclarent que "le divorce peut être difficile à faire, mais c'est mieux que de s'en tenir à un mauvais mariage".

Pour faire face aux défauts de conception fondamentaux de la zone euro, ils proposent un "contrat de divorce", en vertu duquel certains pays - le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce et
l'Espagne - quitteront la zone euro et un groupe restreint de pays restera dans la zone euro.

Les cinq pays sortants devraient rééquilibrer leurs économies en se détournant de la croissance basée sur la dette pour passer à des économies basées sur l'exportation et sur la croissance tirée
par les revenus, tandis que les pays restant dans la zone euro devrait rééquilibrer leurs économies vers la demande intérieure, disent les deux économistes.

Ils suggèrent un réalignement monétaire pour atteindre cet objectif, mais ils avouent qu'il y aurait des perturbations.

Néanmoins, une stratégie de sortie à l'amiable serait dans l'intérêt de tout le monde, ajoutent Arnab Das et Roubini.

Les deux économistes suggèrent la création d'un cadre transitoire monétaire qui pourrait renverser le mécanisme de taux de change qui a conduit à l'euro. De nouveaux couloirs de change seraient
élargis, pendant les étapes durant lesquelles l'inflation et les primes de risque du taux de change reviendraient progressivement à la normale.

Ils font valoir que l'insuffisance des réserves de change, les pertes de change, et des défauts de paiement désordonnés seraient atténués par la BCE, qui acheterait les nouvelles monnaies des cinq
pays qui sortiraient de la zone euro.

Alors que le démantèlement de la zone euro dans sa forme actuelle a été évoquée dans le passé, il est difficile de savoir comment une sortie de la zone euro par plusieurs pays pourrait
fonctionner.

Roubini et Arnab Das suggèrent que tous les contrats existants seront libellés dans les nouvelles monnaies, alors que les contrats pris en vertu de la loi étrangère resteraient libellés en
euros.

Ils reconnaissent que l'avis juridique indépendant devrait être cherché pour clarifier les détails les plus fins.

Ils suggèrent que les déséquilibres dans les systèmes de paiement seront traités par la négociation et seront compensés par la BCE et les banques centrales nationales.

Le duo écrit que les banques et les marchés financiers sont le plus grave risque pour leur stratégie de sortie proposée, mais que la «domestication» de la dette extérieure avant la sortie de la
zone euro permettrait de réduire les pertes de crédit et le risque de change.

Le contre-argument à ceux qui proposent une sortie de la zone euro des économies les plus faibles a été que la fuite des capitaux aurait lieu sur une telle échelle que les banques européennes
pourraient faire face à un effondrement.

Roubini et Arnab Das répondent que dans certains cas, la nationalisation des banques serait nécessaire, avec des limites imposées sur les retraits d'argent et avec des contrôles de capitaux
temporaires.

Au lieu de subir une misère provoquée par un mauvais mariage, un divorce négocié permettrait d'obtenir une séparation à l'amiable, et la zone euro devrait employer une telle stratégie de sortie
ordonnée "le plus rapidement possible, parce que retarder l'échéance est de plus en plus coûteux" concluent-ils.

http://finance.yahoo.com/news/euro-zone-needs-divorce-roubini-172926044.html

fourminus 03/04/2012 18:53

Hélas, simple citoyen, je n'ai pas d'argument, juste quelques questions... (N'est-ce pas aux économistes de proposer les réponses ? ;-)
Je constate les millions de sans-emploi qui souffrent du manque d'utilité sociale. L'assignation de ces millions de travailleurs potentiels à la vaine recherche d'un emploi salarié (qui n'existe
pas) n'est-elle pas un immense gaspillage ?
Je constate aussi le succès de Wikipedia, de votre blog et de tant d'autres, socialement utiles et pourtant en dehors du système du salariat.
Je me pose donc la question : Si l'on fixait le RSA au niveau du SMIC, croyez vous que la totalité des bas salaires cesseraient de travailler ? J'en doute ! Ou alors comment expliquer la
mobilisation bénévole des contributeurs de wikipedia ?
J'entends aussi dire qu'un robot peu remplacer avantageusement un salarié qui gagne aussi peu que 2$ de l'heure... Certains s'en émeuvent de peur que les robots nous volent notre travail... mais
laissons leur ! Le mot travail ne vient-il pas de tripalium, un instrument de contrainte à Rome, presque de torture...
Comment mettre les robots au travail et laisser les humains libres au maximum de trouver leur utilité sociale ?

fourminus 03/04/2012 17:21

@J.C. Werrebrouck : Merci de votre réponse. N'êtes donc vous pas de ceux qui prônent un revenu universel ?

@B.A. Ne lisez vous pas les commentaires des autres ou ne souhaitez vous pas répondre à ma question ?

Jean Claude Werrebrouck 03/04/2012 17:40



Je ne sais pas car il est vrai que je n'examine pas assez ces questions. Et donc oui, je n'ai pas vraiment de réponse. En revanche je suis intéressé par vos arguments.


 



BA 03/04/2012 16:53

Mardi 3 avril 2012 :

Espagne : la dette publique va bondir à 79,8 % du PIB en 2012.

La dette publique de l’Espagne devrait bondir de plus de onze points en 2012, à 79,8 % du PIB, a annoncé mardi le gouvernement, contraint à un effort de rigueur sans précédent pour rétablir la
confiance des marchés et de ses partenaires européens.

La dette publique passera de 68,5 % du PIB à la fin 2011 à 79,8 % du PIB, un niveau qui reste inférieur au chiffre de 90,4 % qui sera la moyenne de la zone euro, a indiqué le ministère espagnol du
Budget, en marge de la présentation au Parlement du budget 2012 du pays, marqué par des mesures de rigueur sans précédent.

http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_la_dette_publique_va_bondir_a_798_du_PIB_en_2012_44030420121349.asp

Espagne : le chômage atteint un nouveau record.

L’Espagne compte 4,75 millions de chômeurs en mars, a annoncé le ministère de l’Emploi. Il s’agit du huitième mois consécutif de hausse du chiffre du chômage, ce qui le situe à un niveau record
depuis la première diffusion de ces statistiques mensuelles en 1996, et a fortiori depuis le début de la crise en 2008.

En mars, 38.769 chômeurs de plus ont été comptabilisés, soit une augmentation de + 0,8 % par rapport à février, et + 9,6 % sur l’année.

Avec une économie atone, le pays souffre du taux de chômage le plus élevé parmi les pays de l’OCDE et de l’Union européenne : selon l’Institut national de la statistique (Ine), ce taux était de
22,85 % de la population active fin 2011.

Pour l’office européen des statistiques, Eurostat, l’Espagne affichait même un taux de chômage de 23,6 % en février.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201989789921-espagne-le-chomage-atteint-un-nouveau-record-309046.php

fourminus 03/04/2012 12:02

@Jean : heureux de lire que je ne suis pas le seul à être gêné par les commentaires sans rapport direct avec le sujet de BA. N'est-ce pas du SPAM ? BA, qu'en pensez-vous ?

@ J.C. Werrebrouck : Mais y-a t'il encore du travail pour tous les européens ? La productivité n'est-elle pas devenue tellement forte que le salariat est remis en cause faute de besoins en main
d’œuvre ? Les salariés seront-ils un jour une minorité... Ne devons nous pas réfléchir à un autre mode de partage des richesses produites ?
Par provocation je dirais : comment mettre les robots au boulot pour nous la couler douce ? C'est pas un beau programme ça ? Est-ce plus utopique que de penser la fin de l'esclavage pour un
économiste Romain ?
Cela fait il partie de vos réflexions ?
Bien à vous, et merci encore pour votre excellent blog !

Jean Claude Werrebrouck 03/04/2012 15:34



Les hommes ne peuvent résoudre que les problèmes qu'il croient rencontrer avec la perception qu'un cerveau leur fournit.  Ce dernier est le plus souvent une prison qui les empêche de voir
les choses autrement, autrement que ce qu'ils voient. cela signifie, que pour aujourd'hui encore, les gens cherchent tout simplement un boulot pour vivre, et Ils attendent des autorités
les dispositions rétablissant le pein emploi. rien d'autre. Vous verrez en relisant mon papier sur la "crise qui nous vient de si loin", que je suis moi même complètement prisonnier d'un univers
qui est celui des 30 glorieuses.


Mais vous avez raison, il faudrait innover radicalement. Mais comment?


 



BA 28/03/2012 19:00

Mercredi 28 mars 2012 :

L'Espagne devrait avoir besoin d'une aide internationale en 2012 (selon la banque Citi).

L'Espagne aura "probablement" besoin cette année d'un programme d'aide internationale, de type Troïka (Union Européenne, BCE et FMI) comme les programmes dont ont bénéficié la Grèce et le Portugal,
a estimé mercredi le chef économiste de la banque Citi, Willem Buiter, dans un rapport.

"L'Espagne devra probablement entrer dans un programme de type Troïka cette année, comme condition pour obtenir plus de soutien de la BCE à la dette souveraine espagnole et/ou aux banques
espagnoles", a-t-il estimé, se montrant très pessimiste sur les perspectives économiques du pays.

Ainsi, alors que le gouvernement table sur un recul du PIB de - 1,7 % en 2012, Citi table plutôt sur un recul de - 2,7 % .

"Il est peu probable que le déficit promis à 5,3 % du PIB en 2012 et 3 % en 2013 soit atteint", a jugé M. Buiter, à deux jours de la présentation du budget 2012, qui doit inclure de lourdes coupes
budgétaires pour justement réduire le déficit.

http://www.romandie.com/news/n/DETTEL_Espagne_devrait_avoir_besoin_d_une_aide_internationale_en_2012_Citi_RP_280320121533-11-153118.asp

BA 28/03/2012 13:02

Mercredi 28 mars 2012 :

L'Espagne prendra-t-elle le chemin de la Grèce ?

Dans les milieux économiques, certains observateurs le redoutent déjà. L'Espagne, en effet, peine à se relever de la crise économique. Le pays renoue avec la récession. Au 1er trimestre 2012,
l'activité s'est de nouveau contractée. Consommation des ménages en baisse, chômage en hausse... Le gouvernement de Mariano Rajoy promet de nouvelles mesures d'austérité.

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Non seulement le pays suit de nouveau la pente de la récesion, comme son petit voisin portugais, mais il est
désigné comme le mauvais élève de l'Union européenne, un véritable sujet de préoccupation, pour citer un dirigeant à Bruxelles. D'autant que la prime de risque espagnole s'est envolée, tout comme
la dette publique qui était jusqu'ici raisonnable.

En clair, l'Espagne souffre ces jours-ci d'une crise de confiance à l'étranger, et ce pour une raison principale : son déficit public ne devait être que de 6 % du PIB, or il est de 8 % du PIB, ce
qui va obliger le nouveau gouvernement de droite à faire des coupes terribles dans les dépenses publiques pour abaisser le déficit à 5,3 % d'ici la fin de l'année.

C'est tout le défi de Mariano Rajoy : prouver à Bruxelles qu'il est capable de pareils coups de ciseaux, à hauteur de 35 milliards d'euros, tout en contrôlant une rébellion sociale de plus en plus
forte.

http://www.rfi.fr/europe/20120328-espagne-prendra-t-elle-chemin-Gr%C3%A8ce

BA 27/03/2012 16:26

Mardi 27 mars 2012 :

L'Espagne retombe dans la récession.

L'économie espagnole a continué à se contracter au premier trimestre 2012, après un recul de - 0,3 % au dernier trimestre de l'an dernier, a indiqué mardi la Banque d'Espagne, ce qui signifie que
le pays est retourné en récession, deux ans après en être sorti.

Les données les plus récentes relatives au début de 2012 "confirment la prolongation de la dynamique de contraction de l'activité" au premier trimestre, écrit la Banque d'Espagne, dans son bulletin
mensuel de mars.

Ce repli de l'économie, déjà pressenti par le gouvernement et les analystes, est dû notamment à une baisse de la consommation des ménages, qui "a reculé en janvier et février jusqu'aux niveaux de
2010", souligne la banque centrale.

Après une faible croissance de 0,7 % en 2011, le gouvernement espagnol table sur un recul de - 1,7 % du PIB sur l'ensemble de 2012, avec deux trimestres consécutifs de croissance négative en début
d'année, ce qui implique un retour à la récession dès le premier trimestre, car le dernier trimestre de 2011 était déjà négatif.

Deux trimestres dans le rouge marquent en effet l'entrée d'un pays en récession.

Dans ce contexte, le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir en décembre, s'est fixé le difficile objectif de réduire son déficit public à 5,3 % du PIB cette année, après 8,51 % du PIB en 2011,
et de maintenir le cap des 3 % en 2013, d'ores et déjà jugé irréaliste par nombre d'économistes.

L'Espagne, privée dès 2008 de son moteur, la construction, au moment même où éclatait la crise internationale, oscille depuis entre récession et croissance atone, tandis que le nombre de
sans-emploi monte régulièrement.

Le gouvernement a d'ores et déjà prévu un taux de chômage à 23,4 % en 2012, après 22,85 % à la fin 2011.

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120327.AFP1513/l-espagne-retombe-dans-la-recession.html

Jean 26/03/2012 19:17

BA sévit décidement partout ! A croire qu'il dispose de logiciel permettant de commenter les blogs économiques en série !

Monsieur Werrebrouck, en effet cette idée d'allocation chômage européenne n'est qu'un nouvel exemple de la pensée technocratique qui sévit en Europe depuis vingt ans.
Je préfère la lecture "autrichienne" de Georges Lane, seule une purge du système et une sortie de l'Euro pourra donner une chance à la croissance de revenir.

L'Euro est une désastre politique, que va-t-il en rester ?

BA 24/03/2012 20:59

Samedi 24 mars 2012 :

Mario Monti s'inquiète du risque de contagion entre l'Espagne et l'Italie.

Mario Monti s'est déclaré samedi inquiet de l'état des finances publiques de l'Espagne, évoquant un risque de contagion au sein de la zone euro pouvant toucher son pays, l'Italie.

«Elle (l'Espagne) a assurément réalisé une réforme décisive du marché du travail mais n'a pas accordé la même attention aux finances publiques», a dit le président du Conseil italien lors d'un
colloque économique à Cernobbio, sur le lac de Côme.

«Cela nous préoccupe énormément parce que leurs rendements augmentent et qu'il ne faudrait pas grand-chose pour provoquer une nouvelle contagion qui nous concernerait.»

En février, les Espagnols avaient ébranlé les marchés en révélant ne pas avoir respecté leur objectif en matière de déficit du budget 2011.

Reuters.

http://www.20minutes.fr/ledirect/904089/mario-monti-inquiete-risque-contagion-entre-espagne-italie

BA 24/03/2012 14:13

Vendredi 23 mars 2012 :

L’Italie et l’Espagne sous la pression des marchés.

L’Europe du Sud reste dans le collimateur des marchés. L’accalmie constatée depuis le début de l’année, portée par les opérations de la Banque centrale européenne, et plus récemment par l’accord
européen sur la Grèce, a marqué une pause cette semaine. Les taux des obligations souveraines italiennes et espagnoles à dix ans sont repartis à la hausse, repassant au-dessus du seuil symbolique
des 5 %.

La remontée est particulièrement spectaculaire pour le taux italien, en baisse depuis début janvier et qui en cinq jours a gagné près de 30 points de base, à 5,20 %. L’Italie, grâce à l’effet Mario
Monti - plans d’économie et réformes structurelles - avait pourtant retrouvé la confiance des investisseurs. «C’est l’incertitude entourant depuis lundi la réforme du marché du travail qui a pesé
sur la dette italienne», relève Jean-François Robin, stratégiste taux chez Natixis. Face au refus de la CGIL, principal syndicat du pays, d’accepter cette réforme, le président du Conseil italien a
décidé de passer en force. Il a présenté vendredi son projet en Conseil des ministres. La question est maintenant de savoir si Mario Monti choisira la voie du décret, applicable rapidement, ou un
projet de loi qui implique l’aval du Parlement.

Le cas espagnol est jugé plus à risque alors que l’économie s’enfonce dans le rouge, plombée par un chômage record, un secteur bancaire toujours à la peine et des régions surendettées. Mariano
Rajoy a refroidi les marchés en annonçant des dérapages budgétaires et en renégociant avec Bruxelles son objectif de déficit. La hausse du rendement de la dette espagnole à dix ans, continue depuis
le 9 mars, s’est encore accélérée ces derniers jours. Le taux a grimpé de 5,2 % à 5,53 %. «Les doutes persistent sur la capacité de Mariano Rajoy à tenir son engagement de ramener le déficit à 5,3
%», commente Duarte Caldas, d’IG Markets. «À cela s’ajoute le risque portugais», explique l’économiste de Natixis, et les rumeurs croissantes sur la nécessité d’un deuxième sauvetage.

Pourtant, l’Espagne joue les bons élèves pour les finances publiques. Seul pays à avoir adopté une règle d’or budgétaire, Mariano Rajoy a présenté ce vendredi un avant-projet de loi visant à plus
de transparence dans les administrations publiques et à introduire des sanctions pénales pour les mauvais gestionnaires des fonds publics. «C’est une loi qui nous permettra de renforcer la
crédibilité des institutions de notre pays et, à travers cette crédibilité, la confiance», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria. Selon El Mundo, l’État pourrait
également, à partir de juin, se porter garant des emprunts des régions surendettées.

Plus globalement, ces nouvelles tensions sur les marchés rappellent aussi que la crise est toujours là. «Il y a eu un excès d’optimisme après les opérations de LTRO (injection de liquidités) de la
BCE. Nous avons eu une confirmation de la récession en zone euro au premier trimestre et les indicateurs sont moins bons», ajoute Jean-François Robin. Avec plusieurs inconnues à venir : référendum
sur le traité européen en Irlande, élections en Grèce et en France…

http://bourse.lefigaro.fr/devises-matieres-premieres/actu-conseils/l-italie-et-l-espagne-sous-la-pression-des-march-s-167959

BA 22/03/2012 21:19

Jeudi 22 mars 2012 :

Zone euro : l’activité du secteur privé se contracte en mars, à 48,7 points (PMI).

L’activité du secteur privé s’est contractée plus fortement que prévu en mars dans la zone euro, faisant craindre un retour en récession pour les pays de l’Union monétaire au premier trimestre.

Selon une première estimation publiée jeudi, l’indice PMI s’est établi en mars à 48,7 points à son plus bas niveau depuis le début de l’année, après avoir atteint 49,3 points en février et avoir
renoué avec la croissance en janvier.

« Véritable déception après le bref retour à la croissance observée en janvier, la contraction de l’activité incitera les gouvernements à rechercher de nouvelles mesures destinées à relancer
l’économie dans la région », estime Chris Williamson, chef économiste pour le cabinet Markit qui publie l’indice PMI.

Un indice au-dessus de 50 points signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle se contracte si l’indice est inférieur à ce seuil.

Dans le détail, la production manufacturière (47,7 points) et l’activité du secteur des services (48,7 points) s’inscrivent à la baisse en mars, enregistrant leurs plus mauvaises performances
depuis trois et quatre mois, respectivement.

Le chiffre publié jeudi laisse supposer que l’activité globale s’est repliée tant au premier trimestre 2012 qu’au quatrième trimestre 2011, ce qui correspond à une phase de récession (définie par
deux trimestres de repli de l’activité).

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_l_activite_du_secteur_prive_se_contracte_en_mars_a_487_points_PMI28220320121040.asp

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