Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 15:37

 

Le présent texte vient commenter les deux schémas construits pour bien comprendre les enjeux notamment européens dans les semaines et mois à venir.

 schema8

 

 

Le premier représente le système monétaire et financier actuel, avec comme fait fondamental , l’indépendance de la banque centrale et le système de banque universelle qui, entre autres, dispose de la maitrise complète du réseau monétaire en tant que bien public fondamental. La capture du bien public – la monnaie et son réseau -par des intérêts privés signifie aussi la captation d’une rente monétaire que les Etats doivent payer. Les budgets publics, surtout en mondialisation, font eux aussi l’objet de vigoureuses empoignades entre les divers groupes sociaux, parmi lesquels  les entrepreneurs politiques, ce qui signifie des équilibres difficiles voire impossibles. La mondialisation, avec les gigantesques déséquilibres extérieurs qu'elle a engendrés, et son corollaire qu'est  la rente monétaire, explique l’essentiel des endettements publics. De ce point de vue, mondialisation et indépendance des banques centrales sont les deux machoires de l'étau dont l'une produit le déficit et l'autre le fait payer pour générer le gigantesque flux de rente.

La réforme proposée- et c’est l’enjeu du second schéma-  fait disparaitre la rente, voire la renverse au détriment du système financier en faisant disparaitre la fiction de la pénurie monétaire.

  schema7

 

 

 

Elle s’articule autour de plusieurs points :

 

1 Il est mis fin à l’indépendance des banques centrales- d’où la flèche entre la banque centrale et le Trésor sur le schéma-  lesquelles ont pour mission de fabriquer des signes monétaires selon les exigences de l’Etat, instance qui reprend le contrôle de l’accumulation et de son orientation globale.

 

2 La capture de la réglementation, et donc la privatisation de la chose publique, est parallèlement freinée par la déprofessionnalisation massive des fonctions politiques, mesure faisant l’objet d’une inscription constitutionnelle. L’équilibre des budgets de fonctionnement, peut aussi bénéficier d’un ancrage constitutionnel au motif que la fin de la rareté monétaire, ne se prolonge d’une surabondance inflationniste : les budgets de fonctionnement  ne peuvent être alimentés par une quelconque « planche à billets ». Il n'est nullement question d'en revenir aux Assignats.

 

3 Les banques se voient privées des facilités de la création monétaire, ce qui signifie pour l’essentiel le nécessaire achat de liquidités à une agence publique de vente de monnaie, laquelle commercialise une partie de la monnaie produite par la banque centrale. Ce que l’on repère dans le schéma par les rubriques « vente de monnaie » et « achat de monnaie par le système bancaire » .

 

4) La rente est "renversée", et ce n’est plus le Trésor qui paie la rente monétaire, mais le système financier qui alimente les budgets publics. Ce que l’on repère dans le schéma par la rubrique « appropriation de la rente monétaire par l’Etat » et la flèche correspondante.

 

5) La banque universelle disparait au profit de 3 structures, dont la première sert à couvrir le réseau, et à le faire fonctionner selon une logique de service public ( les BEM) et les autres à financer le crédit et l’investissement à partir de la création monétaire de la banque centrale , et création monétaire  commercialisée par l’Etat et l’ agence précitée.

 

Cette réforme n’a rien de technique, et se trouve fondamentalement politique : des groupes sociaux vont perdre, et d’autres vont gagner. Et cette nouvelle donne sociale repose toute entière sur la captation/production de monnaie. Les producteurs et les décideurs ne sont plus les mêmes : ce n’est plus le système  bancaire qui vend la monnaie, mais l’Etat. Renversement qui correspond à un bouleversement global de l’ensemble de la société. Sans toutefois la remettre dans son état antérieur à la loi du 3  janvier 1973 en France, et aux lois correspondantes dans nombre d’autres pays (34 banques centrales vont adopter une législation semblable entre 1990 et 2001). C’est que la situation antérieure, correspondait aussi à des marchés politiques, où partout la professionnalisation du politique était la règle avec les biais correspondants. Cela pouvait signifier parfois «  la planche à billets » que le dispositif proposé récuse. Il n’y a donc pas de retour en arrière, mais un monde autorisant les investissements publics massifs de naguère, tout en améliorant aujourd’hui une gestion budgétaire plus responsable et plus équilibrée.

 

Parmi les groupes sociaux gagnants, il faut compter :

 

1 Les salariés qui ne peuvent que bénéficier d’un retour du développement , lui -même autorisé par le caractère massif de l’investissement public et de la mobilisation des facteurs de la production  qui va lui correspondre ( en cette fin d'année l'INSEE nous indique que l'utilisation des  capacités de production ne cessent de baisser en France). Le renversement du contrôle de la monnaie rétablit le long terme, les projets, et la fin de la dictature d’un futur qui s’écrase sur le présent, en raison de la disparition des investissements publics, voire de l’investissement privé lui-même.

 

2 les entrepreneurs de l’économie réelle qui vont bénéficier des externalités nouvelles produites par le nouvel Etat investisseur et « réducteur d’incertitudes » .

 

3 les citoyens qui tout en continuant – fait invariant de toute société- à utiliser la contrainte publique à des fins privées, seront moins handicapés par le lourd tribut payé à l’entrepreneuriat politique, désormais beaucoup moins résistant en raison des nouvelles dispositions constitutionnelles. Ajoutons , fait essentiel, qu’il sont censés ne plus payer la rente au système financier, et au contraire à récupérer la rente inverse que le système financier devra à l’Etat. Ce qui signifie de nouvelles marges de négociations entre citoyens et les nouveaux gestionnaires - les nouveaux politiques - des outils  de la contrainte publique .

 

Parmi les groupes sociaux perdants, il faut compter :

 

1 les entrepreneurs politiques amenés à ne plus pouvoir investir dans une carrière de long terme et à ne plus pouvoir orienter la nature des produits politiques qu’ils vendent vers cette éternelle finalité : reconduction au pouvoir ou conquête du pouvoir.

 

2 Les entrepreneurs de l’économie financière et de l’économie casino , la dette publique n’étant plus la mère nourricière et le point d’appui de la créativité financière . Cela signifie une cure drastique d’amaigrissement des bilans, et la fin des miracles financiers et des rémunérations sans causes.

 

3 Les épargnants et usagers de l’économie casino. Les premiers, sans redevenir victimes de la répression financière du 20ième siècle devront se contenter de produits d’épargne beaucoup plus rustiques et d’une rentabilité plafonnée par la croissance de l’économie réelle. Les seconds, en raison de l’étroitesse nouvelle des terrains de jeux financiers, et de leur extrême surveillance, par des autorités et régulateurs nouveaux et démocratiquement contrôlés , constateront qu’il n’est plus possible de vivre en état d’apesanteur, et feront le douloureux apprentissage de la pratique de l’économie réelle, où valeur ajoutée n’est plus confondue avec « accroissement de la valeur » .

Le passage du schéma 1 au schéma 2 n’a rien de mécanique et les sociétés humaines ne sont pas des machines, ce qui signifie que des réactions suivront la brutale redistribution des positions sur l’échiquier social. En particulier il faut imaginer la fuite, vers d’autres terrains de jeu, des nouveaux perdants, à la recherche d’espaces moins contraignants. D’où la question de l’international.

 

  Car précisément  Le renversement de la rente ne se conçoit idéalement que dans le cadre d'Etats- Nations dont l'ouverture est plus ou moins contrôlée. De ce point de vue le schéma 2 est insuffisant en ce qu'il ne permet pas l'intégration de l'international.

A suivre...

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Claude Werrebrouck - dans monnaie et banques
commenter cet article

commentaires

BA 28/11/2011 07:19

Lundi 28 novembre 2011 :

Alors que des pays comme l'Italie ou la Hongrie ont de plus en plus de mal à se financer à des taux viables sur les marchés, Moody's écrit que l'élan politique pour mettre en oeuvre une solution
efficace à la crise pourrait n'être trouvé qu'après une série de chocs, ce qui pourrait mener davantage de pays à se voir privés d'accès aux marchés du financement pour une période prolongée.

L'agence Moody's fait là référence aux pays comme l'Irlande, la Grèce, le Portugal ou encore la Hongrie, qui ont dû bénéficier d'un ou plusieurs plans de sauvetage financier de la part de l'Union
européenne ou du Fonds monétaire international.

Selon elle, d'autres pays pourraient avoir besoin de faire appel à ce genre de solution si l'UE ne parvient pas à trouver rapidement une réponse adéquate à la crise, et ces pays verraient alors
très probablement leur note abaissée à celle d'un investissement spéculatif.

Au vu des événements des dernières semaines, Moody's indique devoir considérer la probabilité d'un scénario encore plus négatif.

Selon elle, la probabilité de défaillances multiples d'Etats de la zone euro n'est plus négligeable et ne cesse d'augmenter en l'absence de solution à la crise.

Si cette probabilité devait se matérialiser, cela augmenterait la probabilité qu'un ou plusieurs pays quittent la zone euro, ajoute l'agence, pour qui ce scénario d'une fragmentation de l'euro
aurait des répercussions négatives pour tous les pays de la zone euro et de l'UE.

http://www.romandie.com/news/n/_Dette_les_notes_de_tous_les_pays_de_l_UE_sont_menacees_281120110611.asp

BA 25/11/2011 23:26

Vendredi 25 novembre 2011 :

Le Trésor italien au bord de la rupture.

L'effet « Mario Monti » a fait long feu et l'Italie est de nouveau sous très forte pression pour financer sa dette. Au lendemain du sommet ayant réuni jeudi à Strasbourg le président français
Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau président du Conseil italien, le Trésor transalpin a dû concéder ce vendredi un taux record de 7,81 % pour placer 8 milliards
d'euros de dette à deux ans, soit plus de 3 points de pourcentage de plus que lors de l'émission réalisée le 26 octobre.

Rome a également payé un taux record de 6,5 % pour émettre 2 milliards d'euros d'obligations à 6 mois.

Les marchés ont sans surprise très mal réagi au résultat de ces deux adjudications. En début d'après-midi, le taux référence à 10 ans grimpait de 21 points de base, à 7,32 %.

La différence de taux avec l'Allemagne, appelée prime de risque ou « spread », est repassée au-dessus des 500 points de base dans le sillage de l'opération pour la première fois depuis le 16
novembre. Signe de l'inquiétude des marchés, la Bourse de Milan a creusé ses pertes après cette émission et cédait 1,84 %. Sur le marché des changes, l'euro est tombé jusqu'à 1,3225 dollar, son
plus bas niveau depuis début octobre.

Outre le fait que ces taux d'emprunt sont jugés insoutenables sur la durée pour la péninsule, dont l'encours de dette atteint 1.900 milliards d'euros, soit environ 120% de son PIB, l'Italie n'a
attiré qu'une demande relativement modeste des investisseurs malgré ces rémunérations très attractives. Les intervenants n'ont proposé que 11,7 milliards d'euros sur l'opération à deux ans et 3,2
milliards sur la souche à 6 mois, soit des ratios de couverture respectifs de 1,47 et 1,59.

Pour l'heure, cela a suffi pour que le Trésor italien emprunte le maximum de 10 milliards d'euros qu'il escomptait ce vendredi, mais les marchés craignent qu'une crise de liquidité empêche à terme
Rome de refinancer sa dette, même à des coûts astronomiques. Un phénomène de très mauvais augure alors que se profile lundi et mardi des adjudications à long terme.

Dans ce contexte de tensions extrêmes, la chancelière allemande a réaffirmé jeudi son opposition aux euro-obligations, jugées par bon nombre de spécialistes comme l'une des clefs de sortie de
crise. Autre piste souvent mise en avant, la monétisation des dettes par la BCE, via une création monétaire illimitée, est également au point mort. L'Allemagne et la BCE y sont en effet
farouchement opposées, même si l'institution de Francfort a déjà acheté pour plus de 190 milliards d'euros d'obligations périphériques depuis le début de la crise.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111125trib000666768/le-tresor-italien-au-bord-de-la-rupture.html

BA 25/11/2011 16:56

Vendredi 25 novembre 2011 :

Londres se prépare à la fin de la zone euro, mais les "plans" sont flous.

Les autorités britanniques évoquent désormais ouvertement des "plans" pour faire face à un démantèlement de la zone euro, demandant en particulier aux banques de s'organiser en conséquence, mais
les mesures envisagées restent à ce stade particulièrement floues.

Un responsable de l'Autorité des services financiers (FSA), le superviseur des marchés britanniques, a relancé les spéculations en affirmant jeudi que les banques du pays avaient été priées de se
tenir prêtes à affronter tous les scénarios, y compris les "pires".

"Nous ne pouvons pas ignorer l'éventualité d'une sortie désordonnée de certains pays de la zone euro", a expliqué Andrew Bailey lors d'une conférence à Londres.

Le ministre des Finances George Osborne avait été le premier à dire, début novembre, que Londres "préparait des plans" en cas d'éclatement de la monnaie unique.

"Ici, hors de l'euro, il faut nous préparer à toutes les éventualités et c'est exactement ce que nous faisons", avait renchéri un peu plus tard devant des hommes d'affaires le Premier ministre
David Cameron, sans donner lui non plus le moindre détail.

Une crise totale conduisant à la mort de la monnaie européenne est envisagée avec une certaine délectation par une presse largement eurosceptique. Elle est en revanche redoutée par les milieux
économiques qui craignent un impact dévastateur sur le Royaume-Uni, qui réalise plus de 40% de ses échanges commerciaux avec ses voisins.

Du côté du secteur financier, les banques ont déjà largement réduit leur exposition aux pays périphériques de la zone euro, Grèce et Portugal en tête, comme l'ont montré leurs récents résultats
trimestriels.

Mais le degré d'inquiétude est monté de plusieurs crans lorsque l'Italie s'est retrouvée à son tour dans la ligne de mire des marchés : selon les estimations de la presse, les quatre principales
banques britanniques détiennent encore pour quelque 40 milliards de livres (46 milliards d'euros) de dette italienne. L'onde de choc d'une faillite de l'Etat italien atteindrait donc rapidement le
Royaume-Uni.

Hormis la vente de ces actifs devenus risqués, les banques devraient être incitées à se constituer un matelas de capitaux supplémentaires en revoyant à la baisse bonus et dividendes.

Au-delà de ces mesures relativement classiques et attendues, le "plan de protection" britannique reste mystérieux.

http://www.romandie.com/news/n/CRISELondres_se_prepare_a_la_fin_de_la_zone_euro_mais_les_plans_sont_flous251120111511.asp

BA 24/11/2011 20:45

Jeudi 24 novembre 2011 :

Aujourd'hui, le mini-sommet Merkel-Sarkozy-Monti n'a pas du tout rassuré les investisseurs internationaux : pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5,7 %.

Les deux Etats les plus en danger sont la Belgique et l'Italie : leurs taux explosent.

Belgique : 5,737 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBGB10YR:IND

Espagne : 6,627 %.

Italie : 7,107 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Irlande : 8,207 %.
Portugal : 12,211 %.
Grèce : 29,875 %.

karluss 24/11/2011 17:51

et bien, elle fait du bruit cette prédiction du frère, encore un secret de famille qui sème le désaccord. Ces banquiers américains semblent se satisfaire de la situation, étrange ? N'accordez pas
trop de "crédits" au commentaire du frère, mais soyez à l'écoute de notre Président.

BA 24/11/2011 16:45

Jeudi 24 novembre 2011 :

"Trois mois maximum avant la fin de la zone euro" selon Olivier Sarkozy, banquier à New York.

A propos d’Olivier Sarkozy, le demi frère du Président, et l’un des dirigeants de Carlyle (l'un des plus gros fonds d'investissement du monde) qui, cité par la chaine américaine CNBC, déclare
aujourd’hui que la zone euro est à moins de trois mois de son effondrement, selon le chef de la recherche économique chez Axa : "les marchés évaluent le risque d'éclatement de la zone euro entre 50
et 60 %".

http://fr.news.yahoo.com/3-mois-maximum-avant-fin-zone-euro-selon-182239932.html

BA 23/11/2011 18:54

Mercredi 23 novembre 2011 :

Maintenant, ce n’est plus seulement la périphérie de la zone euro qui est touchée par l’explosion des taux d’intérêt.
Maintenant, le cœur de la zone euro lui-même est touché : le cœur de la zone euro voit ses taux d’intérêt devenir exorbitants.
Les investisseurs internationaux n’ont plus confiance dans six Etats européens.
Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.

Belgique : 5,483 %.
Espagne : 6,646 %.
Italie : 6,969 %
Irlande : 8,207 %.
Portugal : 11,313 %.
Grèce : 29,041 %.

Aujourd'hui, il n'y a plus que trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro.

Qui sont les trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro ?

1- Dieu.
2- Le petit papa Noël.
3- Chuck Norris.

http://www.chucknorrisfacts.fr/index.php?p=parcourir&tri=top&PHPSESSID=ee239d05568fdf808501c20f016f45d7

BA 23/11/2011 13:02

Mercredi 23 novembre 2011 :

L'Allemagne s'est heurtée aujourd'hui à une demande insuffisante lors d'une émission de dette à dix ans, adjugeant seulement 3,644 milliards d'euros de nouvelles obligations à 10 ans alors qu'elle
espérait en lever 6 milliards. Le rendement moyen ressort une nouvelle fois en baisse, à 1,98 %, contre 2,09 % lors d'une adjudication similaire en octobre, et 2,74 % en moyenne, a précisé la
Bundesbank.

Le ratio de couverture, qui mesure l'appétit des investisseurs, n'a atteint que 1,1, contre 1,56 en moyenne. Plusieurs analystes ont jugé l'opération très mauvaise.

"Les Bunds commencent à perdre leur attrait parce que les marchés doivent commencer à croire à l'histoire des euro-obligations, et que l'Allemagne s'apprête, en substance, à garantir la dette
d'autres pays", analyse Achilleas Georgolopoulos, stratège pour la Lloyds à Londres.

L'Agence allemande de la dette a déclaré dans la foulée de l'adjudication que son résultat reflétait un environnement de marché très nerveux, mais ne signalait pas un goulet d'étranglement pour le
refinancement du budget fédéral.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/23/97002-20111123FILWWW00462-l-allemagne-peine-a-ecouler-sa-dette.php

L'Allemagne voulait émettre 6 milliards d'euros : elle n'a réussi qu'à placer 3,644 milliards d'euros.

L'Allemagne elle-même est entrainée vers le fond de l'océan.

L'Allemagne elle-même est entrainée vers le fond de l'océan par les Etats européens en faillite.

BA 22/11/2011 19:30

Zone euro : les investisseurs internationaux n'ont plus confiance dans six Etats européens.

Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.
Belgique : 5,075 %.
Espagne : 6,605 %.
Italie : 6,820 %
Irlande : 8,207 %.
Portugal : 11,277 %.
Grèce : 28,860 %.

Qu'est-ce qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Réponse :

http://www.youtube.com/watch?v=W2ZmTMzN5NY

BA 22/11/2011 19:22

Zone euro : les investisseurs internationaux n'ont plus confiance dans six Etats européens.

Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.
Belgique : 5,075 %.
Espagne : 6,605 %.
Italie : 6,820 %
Irlande : 8,207 %.
Portugal : 11,277 %.
Grèce : 28,860 %.

Qu'est-ce qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Réponse :

http://www.youtube.com/watch?v=W2ZmTMzN5NY

BA 22/11/2011 16:36

Mardi 22 novembre 2011 :

Le taux d'emprunt à court terme de l'Espagne s'envole.

Preuve de la défiance persistante des investisseurs, l'Espagne a émis ce mardi 22 novembre pour 2,98 milliards d'euros de dette à court terme à des taux records depuis 10 ans. Une progression qui
était attendue alors que Madrid vit depuis une dizaine de jours un fort regain de tension sur les marchés.

Par rapport à la dernière émission comparable, fin octobre 2011, le taux des bons espagnols à 3 mois a doublé, à 5,1 %, contre 2,3 % la fois précédente.

Le taux des bons à 6 mois a également fortement augmenté, à 5,2 %, contre 3,3 % lors de la précédente émission. La demande est restée forte, a précisé la Banque d'Espagne.

Cette adjudication faisait figure de premier test de la confiance des marchés à l'égard du futur gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. Après les changements de gouvernement en Grèce et en
Italie, la victoire de la droite en Espagne aux élections législatives de dimanche n'a pas apaisé les marchés, qui s'inquiètent de la mise en place du plan de rigueur prévu par la nouvelle
majorité.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201756544612-le-taux-d-emprunt-a-court-terme-de-l-espagne-s-envole-252509.php

karluss 22/11/2011 10:31

oui, l'autre soir sur france2, le candidat Jean Luc Mélenchon a abordé cette question auprès de monsieur Coppé qui s'est empressé de bifurquer sur la polémique "nucléaire" du moment. Le sujet est
étouffé, éteint, tabou. C'est un non-dit !
cordialement

Albert 21/11/2011 23:44

Bonjour

Permettez-moi de faire ici un commentaire sur votre lettre "noreply" de ce 21nov.:"Bonnes questions et mauvaises réponses".
Vous dites ne pas comprendre que les responsables de ce type d'emissions ne fassent pas en sorte d'éviter d'embrouiller des auditeurs déjà peu informés sur la crise...
Je pense pour ma part que c'est le but recherché:enfumer au maximum les auditeurs pour les empêcher d'y voir clair.
Cordialement

Jean Claude Werrebrouck 22/11/2011 08:44



Oui, mais c'est sans doute plus grave encore: non seulement les  innombrables spécialistes trompent, mais ils se trompent eux mêmes. C'est le propre de l'aliénation au sens de Marx. C'est
aussi le résultat d'un appareil de formation des élites devenu massivement médiocre. Même chose au niveau de la recherche dite "recherche en finance" dont les critères de scientificité témoignert
d'une inculture abyssale.



BA 21/11/2011 18:33

Lundi 21 novembre 2011 :

Allemagne : la Bourse de Francfort finit en baisse de 3,35 %.

L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a fini lundi en baisse de 3,35 %, après des déclarations venues d'Allemagne montrant que Berlin reste sur une ligne dure face à la crise de la
dette.

Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a ainsi balayé lundi les propositions sur un rôle accru de la BCE, ou sur l'émission d'euro-obligations, en estimant qu'il ne s'agissait pas d'un
remède miracle.

France : la Bourse de Paris s'enfonce de 3,41 %.

La Bourse de Paris a terminé lundi sur un recul de 3,41 %, passant sous la barre des 2.900 points, dans un marché en totale perte de confiance, paniqué par les risques de contagion de la crise de
la dette.

Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,48 % à la clôture.

La Bourse de Madrid a clôturé lundi en chute de 3,48 % à 8.021 points, au lendemain d'élections législatives qui ont porté la droite au pouvoir, dans un climat général de panique sur les places
européennes face à la crise de la dette.

Les valeurs bancaires ont notamment été pénalisées : Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation boursière, a perdu 3,45 % à 5,38 euros, BBVA a baissé de 3,48 % à 5,716 euros, et
CaixaBank a glissé de 4,47 % à 3,63 euros.

Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 4,74 %.

La Bourse de Milan a clôturé lundi sur une chute de 4,74 % à 14.510 points, paniquée comme les autres places financières par les problèmes de dette publique dans la zone euro.

BA 18/11/2011 20:48

Le nouveau président de la BCE, l'Italien Mario Draghi, a redit à Francfort sa fidélité à l'orthodoxie défendue par son prédécesseur, le Français Jean-Claude Trichet.

Le rôle de la BCE est de défendre la stabilité de la monnaie, un point c'est tout, a-t-il martelé. "C'est la contribution majeure que nous pouvons apporter pour soutenir la croissance, la création
d'emplois et la stabilité financière", a-t-il dit.

Pourtant, de plus en plus de dirigeants européens estiment que seule l'institution monétaire est à même de contenir la crise, en mettant beaucoup d'argent sur la table pour acheter la dette des
pays en difficulté.

La France est ainsi revenue à la charge sur ce thème, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, dont le pays est de plus en plus dans le viseur des marchés, a fait de même. Sans parler des
investisseurs, qui placent dorénavant tous leurs espoirs sur cette option.

"Comme sauveur de l'Italie, mais aussi des autres pays précaires, il n'y a que la BCE", commentait l'analyste allemand Robert Halver, de Baader Bank, "c'est la seule à pouvoir lutter contre
l'explosion nucléaire de la zone euro".

A Rome pourtant, le nouveau chef de gouvernement Mario Monti a affirmé ne "pas voir de raison de modifier" le mandat de la BCE. Il a annoncé un mini-sommet avec le président français Nicolas
Sarkozy et Mme Merkel jeudi prochain à Strasbourg.

Mais l'obstacle principal, c'est l'Allemagne, qui refuse au nom de l'indépendance de la BCE et de son rôle de garant de la stabilité des prix de la laisser s'embarquer dans cette voie.

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroLa_crise_s_etend_Berlin_s_obstine_a_refuser_un_role_accru_pour_la_BCE181120111811.asp

BA 17/11/2011 16:47


Jeudi 17 novembre 2011 :

L'Espagne s'endette à 7 %, du jamais vu depuis 1997.

L'Espagne, où se tiennent des élections législatives ce dimanche, a dû concéder un taux d'intérêt proche de 7 % pour placer ses obligations à 10 ans, dans un contexte de contagion généralisée de la
zone euro.

« C'est une tragédie nationale. Plus personne ne nous prête », a réagi sur Twitter le directeur du quotidien « El Mundo », Pedro José Ramírez, dans les minutes qui ont suivi la clôture de
l'adjudication espagnole.

Le Trésor a dû payer, jeudi 17 novembre, un taux d'intérêt moyen de 6,975 % pour émettre 3,563 milliards d'euros d'obligations à 10 ans, soit le taux le plus élevé depuis la création de l'euro.
L'Espagne n'a pas placé le maximum prévu (4 milliards d'euros), certainement dans le souci de ne pas vouloir dépasser la barre psychologique des 7 %. C'est à partir de ce seuil que la Grèce,
l'Irlande et le Portugal ont accédé à une aide financière internationale.

« Le Trésor a payé 6,975 %, c'est une atrocité, le taux le plus élevé depuis 1997 ! », s'exclame Daniel Pingarrón, stratégiste chez IG Markets. Les derniers titres émis avec une maturité similaire
l'ont été à un taux maximum de 5,453 %, le 20 octobre dernier.

Juste avant l'opération, la prime de risque de l'Espagne, c'est-à-dire l'écart de taux entre les titres espagnols et allemands à 10 ans, grimpait inexorablement jusqu'à frôler les 500 points de
base. Un seuil qu'elle a dépassé dans la foulée de l'émission, malgré les achats de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché secondaire.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201749339423-l-espagne-s-endette-a-7-du-jamais-vu-depuis-1997-250523.php


BA 16/11/2011 19:28


Mercredi 16 novembre 2011 :

La crise de la zone euro frappe aux portes de la France.

Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, la crise de la zone euro frappe désormais aux portes de la France, forçant la Banque centrale européenne à monter en première ligne
pour freiner l'hémorragie.

Selon des courtiers, la BCE a intensifié mercredi ses rachats de titres italiens et espagnols au lendemain d'une journée noire sur le marché obligataire, au cours de laquelle les primes de risque
de la France et de plusieurs autres pays du coeur de la zone euro ont bondi à des niveaux jugés impensables il y a encore quelques jours.

Cette intervention n'a toutefois pas permis de desserrer l'étau autour de la dette française, alors que les investisseurs voient l'Europe prendre le chemin périlleux de la récession et restent
défiants face à la capacité des dirigeants du continent à prendre des décisions structurelles mettant fin à la crise.

L'écart de rendement entre les dettes française et allemande se rapproche des 200 points de base, un niveau inconnu depuis le début des années 1990.

La porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, a jugé cette évolution injustifiée et a réaffirmé que la France tiendrait ses engagements de réduction des déficits, à 4,5% du PIB en
2012, et 3% en 2013, afin de conforter sa note "triple A".

Elle a ajouté que Paris avait "toute confiance" dans la capacité de la BCE à assurer la stabilité de la monnaie unique. Un message à l'attention des marchés, qui espèrent que l'institution de
Francfort, vue comme le seul rempart crédible à l'éclatement de la zone euro, n'hésitera pas, le moment venu, à endosser le rôle de prêteur en dernier ressort des Etats, ce à quoi s'opposent la BCE
elle-même et l'Allemagne.

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-crise-de-la-zone-euro-frappe-aux-portes-de-la-france-16-11-2011-1396896_240.php


BA 15/11/2011 20:12


Mardi 15 novembre 2011 :

Le Trésor espagnol a émis mardi pour 3,158 milliards d’euros de bons à 12 et 18 mois, à des taux d’intérêt en très forte hausse par rapport à la dernière opération similaire, souffrant d’un effet
de contagion dans un climat de tension élevée en zone euro.

L’Espagne a dû concéder un taux de 5,022 % pour les bons à 12 mois, et 5,159 % pour ceux à 18 mois, contre moins de 4 % dans les deux cas pour la dernière émission, le 18 octobre 2011, a annoncé la
Banque d’Espagne.

Le niveau atteint mardi est un record depuis 2000, selon les médias espagnols.

Conclusion :

Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

L’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

L’Espagne va bientôt demander l’aide du FMI et de l’Union Européenne.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_emet_3158_mds_EUR_de_bons_a_12_18_mois_taux_au_dessus_de_5151120111111.asp


shuniata 15/11/2011 19:58


taux : allemagne, refuge ?

viendra le tour de l'allemagne

elle sera d'autant plus touchée par la baisse de ses exportations en UE que les pays de l'UE auront mieux appliqué ses préconisations..............


BA 14/11/2011 17:25


Emprunt à 5 ans :

Jeudi 1er septembre 2011, la France a lancé un emprunt à 5 ans. La France a dû payer un taux d'intérêt de 1,93 %.

Quand l'Allemagne lance un emprunt à 5 ans, elle doit payer un taux d'intérêt de 0,9 %.

Et l'Italie ?

Lundi 14 novembre 2011, l'Italie a lancé un emprunt à 5 ans. L'Italie a dû payer un taux d'intérêt de ... 6,29 % !

Conclusion :

Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de l'Italie à rembourser ses dettes.

L'Italie emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

L'Italie va bientôt demander l'aide du FMI et de l'Union Européenne.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111114trib000663882/le-cout-de-financement-de-l-italie-s-envole.html


Tom 11/11/2011 12:21


Lumineux! Merci pour ces deux schémas.
Croyez-vous que des "entrepreneurs politiques" n'ayant pas intérêt au status-quo sauraient s'en saisir et faire preuve de la "pédagogie" nécessaire et suffisante pour séduire leur électorat (et, on
peut l'espérer, exercer une pression permettant de faire dériver le système vers son architecture idéale)?
L'avantage de l'UE, c'est que dans le cas où l'évolution du système ne le ferait pas aboutir à sa version achevée (le second schéma), les divergences d'intérêt entre les états les obligeraient
néanmoins à s'entendre sur la "bonne gouvernance" de la BCE, et ainsi couper court à l'argument de la gestion impécunieuse des états servant de paravent à la préférence pour le système actuel.


Jean Claude Werrebrouck 11/11/2011 14:29



C'est le problème! Les entreprenurs politiques savent, mais le premier qui dans une campagne électorale présente une architecture voisine ce celle proposée , participera activement à
l'élection de son adversaire ...tant les marchés réagiront de façon dramatique....


Pour se diriger vers autre chose, il faudra auparavant que l'immense majorité des acteurs prenne conscience du mur devant lequel on se trouve. C'est peut être pour bientôt.



BA 10/11/2011 19:10


Jeudi 10 novembre 2011 :

Italie : bond des taux à un niveau record lors d’une émission à un an.

Les taux d’intérêt à un an payés par le Trésor italien ont atteint jeudi le niveau record de 6,087 % lors d’une émission obligataire test, alors que l’Italie est menacée à son tour d’être emportée
par la crise de la dette, a annoncé la Banque d’Italie.

Ils ont donc presque doublé par rapport à la dernière opération similaire datant du 11 octobre, où ils s’étaient inscrits à 3,57 %.

Ce niveau de taux est insoutenable sur la durée, étant donné la taille colossale de la dette italienne (1.900 milliards d’euros, environ 120 % du PIB).

Le Trésor a en revanche atteint son objectif en réussissant à lever 5 milliards d’euros lors de cette émission, qui était le premier test sur les marchés pour le pays après l’annonce mardi soir du
départ prochain du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.

La demande a été très soutenue, atteignant 9,95 milliards d’euros.

Les craintes de voir l’Italie emportée à son tour par la crise de la dette avaient propulsé mercredi les taux à dix ans, qui servent de référence, largement au-dessus de la barre des 7 %.

http://www.romandie.com/news/n/_Italie_bond_des_taux_a_un_niveau_record_lors_d_une_emission_test101120111111.asp


fourminus 10/11/2011 12:30


Merci M. Werrebrouck, quel plaisir de lire qu'il existe des alternatives !

Deux questions :

. Comment imaginez vous que ce projet puisse devenir réalité ?

. Est-il compatible avec les propositions de vos collègues de "l'école de la régulation" (Lordon, Boyer, etc.) très présents sur le net également ?


Jean Claude Werrebrouck 10/11/2011 14:22



Globalement oui, à quelques nuances près. De là à ce que cela devienne réalité, il y a encore un peu d'eau à couler sous les ponts.... Mais les choses avancent et vous verrez d'ici l'été prochain
la fin de l'indépendance de la BCE. Mais il faut sans doute aller plus loin et ma position est celle d'Allais avec quelques précisions supplémentaires qu'il nous faudra travailler.



BA 10/11/2011 08:50


Jeudi 10 novembre 2011 :

La Bourse de Tokyo chute de 2,91 % en clôture.

La Bourse de Tokyo a terminé la séance de jeudi en forte baisse de 2,91 %. Les investisseurs s'alarment des difficultés financières de l'Italie qui menacent la zone euro.

http://www.romandie.com/news/n/La_Bourse_de_Tokyo_chute_de_291_en_cloture101120110711.asp


BA 09/11/2011 21:18


Mercredi 9 novembre 2011 : c'est au tour de Wall-Street de dévisser, le VIX à + 30 % !

La crise italienne s'invite sur les rivages nord-américains et elle n'est pas la bienvenue !

Une atmosphère de "fin du monde" comme on n'en avait plus connu depuis le 10 août dernier règne à Wall Street à moins de 90 minutes de la fin de la séance : le Dow Jones plonge de - 400 Pts vers
11.760 Pts, le Nasdaq affiche pratiquement - 4 % à 2.620 Pts, et le 'S&P' dévisse de - 3,7 % à 1.229 Pts avec 99 % de ses composantes en repli.

Les indices US avaient pris l'habitude de renverser la vapeur peu après l'heure du déjeuner : rien de tel ne se produit cette fois-ci... et les opérateurs ne comptent plus que sur un "petit
miracle" pour sauver les marchés US d'un scénario catastrophe.

Wall Street efface ce soir tout ce qui a été gagné depuis le 2 novembre et le spectre d'une instabilité incontrôlable des marchés évoquée par Christine Lagarde commence à prendre forme.

L'indice VIX de la peur (panique ce soir) fait un bond quasi historique de + 30 % (à 36) tandis que l'Euro, l'autre baromètre de l'aversion au risque, chute de - 2,2 % sous les 1,3530 face au
Dollar.

http://www.boursorama.com/actualites/cac40-c-est-au-tour-de-w-street-de-devisser-le-vix-a-30-bd8df60b3116af2ce8cbe738ea48bdc2


BA 09/11/2011 20:20


"Recettes publiques = dépenses publiques" ?

Pardon ?

Vous y croyez vraiment, à cette égalité ?

Moi, je n'y crois plus. Les recettes publiques seront toujours supérieures aux dépenses publiques.

Et pas seulement en France.

Dans les années qui viennent, tous les Etats européens exploseront leur déficit budgétaire, et aussi leur déficit public.

Pourquoi ?

Parce que les Etats européens vont devoir affronter des grandes nouveautés historiques : la hausse du prix du pétrole, la hausse du prix du gaz naturel, le passage à une économie basée sur les
énergies renouvelables, le démantèlement des centrales nucléaires, le stockage des déchets nucléaires, le raz-de-marée des vieux, le vieillissement de la population, l’arrivée de millions de
personnes âgées qu’il faudra loger, nourrir, soigner, l’explosion du coût des dépenses de santé, etc, etc. (liste non exhaustive)

Pour toutes ces grandes nouveautés historiques, les Etats européens devront investir des milliers de milliards d’euros.

Dans les années qui viennent, tous les Etats européens verront leurs dépenses publiques dépasser leurs recettes publiques.


Présentation

  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
  • La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
  • : Analyse de la crise économique, financière, politique et sociale par le dépassement des paradigmes traditionnels
  • Contact

Recherche