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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 14:48

                                                

L’opération « offshoreleaks » et le dur labeur qui lui correspond confirment  que la mondialisation reste la belle histoire que l’on raconte aux enfants. Le monde des marchés globalisés et généralisés est loin d’être lisse, n’est pas liquide et se trouve aussi peuplé de « grumeaux » irréductibles, ou parfois de trous noirs inaccessibles.

La mondialisation n’est en aucune façon le dépérissement des Etats qui à force de coopérer après s’être fait la guerre en finirait par se liquéfier. Elle n’est à l’inverse qu’une transformation de leur mode d’existence et accessoirement leur multiplication.

Issu d’une longue évolution, ce qu’on appelle le politique en tant que substance commune à un groupe humain, fût progressivement maitrisé par certains de ses membres, lesquels sont devenus les représentants de ce qu’on appellera plus tard l’Etat. Fondamentalement l’essence de l’Etat est l’appropriation à titre privé des outils du politique, ce qui en fonde sa nature profondément prédatrice. Structure spatialement clivante en ce que les prédateurs sont tenus de fonder des frontières garantissant un domaine réservé à chacun d’eux. Dans un tel monde la guerre entre les « peuples » en voie de constitution a pour objectif la redéfinition du partage de la prédation globale entre ceux qu’il convient d’appeler des « entrepreneurs politiques ». L’ordre humain est ainsi composé de "grumeaux" appelés royaumes ou empires.

Comme beaucoup plus tard les entrepreneurs économiques, ils maitrisent privativement des moyens de production (esclaves travaillant pour l’Etat, paysans corvéables et  imposables, etc.) et sont en concurrence avec d’autres entrepreneurs politiques où les prix de marché sont remplacés par la guerre.

Beaucoup plus tard encore, la montée de l’économie devient une source de prédation qu’il convient peut-être de promouvoir si toutefois il est possible de « partager » : les entrepreneurs politiques finissent par protéger des entrepreneurs économiques qui multiplient la richesse disponible…et taxable... Le temps mercantiliste s’introduit dans la scène globale et nous sommes à la fin du moyen-âge. Et déjà une mondialisation qui génère potentiellement de nouveaux « grumeaux » avec des prédateurs locaux, notamment intéressés par le métal précieux, prédateurs ancêtres de paradis fiscaux qui font selon l’expression de Marx « l’accumulation primitive du capital ».Un peu comme aujourd’hui où l’argent sale qui arrive à Chypre s’en retourne blanchi en Russie.

Si avec le temps, et peut être en correspondance avec la montée de l’économie, l’idée de droit de l’homme émerge, la prédation devra se redéfinir, l’impôt devenant « consenti » par le citoyen et la prédation qui lui correspond, devenant démocratiquement distribuée. La forme « Etat de droit » est le nouveau visage de l’Etat. La fiction d’un intérêt général en fait son armure idéologique.

Si l’économie devient un fait socialement dominant  les frontières dessinées par les entrepreneurs politiques, sont contestées par les entrepreneurs économiques les plus dynamiques. Il leur faudra une toute autre mondialisation et ses acteurs se feront plus gourmands : il faut mettre fin à certaines frontières, privatiser au moins partiellement ce grand monument régalien qu’est la monnaie exprimant d’inacceptables frontières,  supprimer ces écluses que sont les droits de douanes, ou les normes nationales, etc.

Comme la monnaie ne peut être un bien libre car devant s’appuyer sur une base légale et donc politique, et qu’aucune instance politique mondiale n’émerge, il faudra se contenter d’une privatisation partielle : les taux de change entre monnaies restées légales, sont simplement définis par le marché et non plus soumis au politique, ce qui facilite la totale liberté de circulation du capital. Mais aussi une fort lucrative spéculation.

Cette ambiguïté sur la monnaie et la finance est le vecteur d’une mondialisation qui n’en est pas une : des frontières vont subsister et vont faciliter une grande osmose entre entrepreneurs politiques et entrepreneurs économiques. Derrière la mondialisation se cache encore les Etats .

Les entrepreneurs économiques qui ont acheté aux entrepreneurs politiques la fin des vieilles frontières sous la forme du libre-échange ont dû pénétrer la grande machine régalienne de la monnaie pour la redessiner, d’où la formation d’un groupe social syncrétique, aujourd’hui appelé oligarchie, et qu’il est difficile de distinguer du monde politique du monde économique. Avec des mouvements dont le sens est imprimé par des traditions culturelles : Aux USA on part de la finance pour aller vers le politique, tandis qu’en France on part du politique pour aller vers la finance.

Ce groupe social avec la population de techniciens qui l’accompagne et qui lui est dévouée (juristes, fiscalistes, traders, informaticiens, mathématiciens, évaluateurs, etc.) est en apesanteur et se constitue en classe mondiale. il lui faut pourtant prendre appui sur  des frontières, et donc des Etats, pour se mondialiser . C’est que le profit qu’elle « produit » rémunère pour partie, non pas le résultat de la production d’un bien ou d’un service, mais la différence entre Etats : spéculation sur le FOREX, donc sur les taux de change, sur les taux d’intérêt, mais aussi différences entre législations diverses et plus particulièrement fiscales. Les Etats sont donc des « grumeaux » fondamentaux : sans eux point de profit « mondial » sur simple différence.

D’où bien des interrogations dans ce type de monde concernant la valeur ajoutée produite : désormais on fabrique de la monnaie sans produire de la richesse. Les algorithmes produisent de l’argent en manipulant d’autres algorithmes, en manipulant les cours, en produisant de la volatilité et non de la liquidité ou de la profondeur de marché. Et comme tout peut devenir sous-jacent ( monnaie, taux, CDS, matières premières, produits agricoles, etc.) les algorithmes produisent de l’argent sans même en connaitre l’origine. Au moins Philippe Le Bel, lui savait d’où provenait l’argent qu’il « créait ». Cette mondialisation bienheureuse fait que l’entreprise casino est préférable à l’industrie et que les facilités informatiques aidant c’est au total une population croissante qui s’émerveille du monde nouveau : il devient possible, comme le proclame la publicité, pour les chômeurs de l’économie réelle, de s’installer Trader.

  Comme dans les entreprises casinos, les experts en optimisation fiscale produisent de l’argent et se rémunèrent sur de simples différences, ici de pression fiscale entre Etats. L’optimisation fiscale et la fraude fiscale ont toujours existé…mais se trouvent grandement facilités quand le coût de l’utilisation de la différence s’effondre. Jadis la fraude supposait des coûts concrets très élevés en raison des contrôles de change et des freins à la libre circulation du capital. Les Etats n’avaient pas encore vendus les opportunités liés à leurs différences, ce qui leur permettait de maintenir leur autonomie. La classe mondialisée a obtenue par la prise de contrôle partiel de la monnaie la fin de la protection de la différence. La fausse valeur qu’elle peut produire est d’autant plus élevée que la différence est élevée. On conçoit par conséquent le nécessaire gonflement des paradis fiscaux, il est vrai aussi, gonflement facilité par des outils informatiques de plus en plus puissants.

Les chiffres sont désormais connus et il devient inutile de les rappeler. Par contre ce qu’il convient de préciser est que ce qu’on appelle mondialisation n’est pour partie, qu’une gigantesque redéfinition du partage de l’antique prédation des Etats.

Au niveau des vieux Etats, la montée continuelle de l’économie et ce qui lui semble associée à savoir l’individualisme radical, effacent progressivement l’idéologie d’un intérêt général et le holisme qui le sous tendait. La reconduction au pouvoir des entrepreneurs politiques est de plus en plus passée par la distribution de «  droits liberté » et le retrait de devoirs de citoyenneté. La reconduction au pouvoir passe donc par « l’ouverture » et notamment la dérégulation tant demandée par les entrepreneurs économiques les plus dynamiques.

Cette ouverture exigée peut –être favorable à des stratégies d’autres Etats qui misent sur la saignée de plus anciens (Luxembourg  ou Suisse par exemple) ou sur une construction de nouveaux Etats animés par des entrepreneurs politiques dynamiques ou simples valets du monde de l’économie mondialisée (« juridictions à palmiers »).

L’ère des « grumeaux » et non pas celle de la mondialisation redéfinit les rapports entre classes sociales. La classe mondialisée a acheté aux vieux Etats l’affaiblissement des « Etats Providences » et les a plongé dans la dette dont elle profite grandement puisque cette dernière devient « minerai de finance » comme il existe aujourd’hui du minerai de viande.

Une fois cet achat effectué, les vieux Etats perdent progressivement leur visage d’Etat de Droit. Les errements des entreprises casinos souvent installées dans les paradis fiscaux et celles de la finance improductive peuvent entrainer de gigantesques crises dont le coût est supporté par des citoyens qui ne peuvent que payer l’impôt et se rendent compte qu’il n’est que très formellement consenti. Ce qui marque une étape nouvelle dans la très vieille aventure des Etats.

L’opération « offshoreleaks » permettra-elle de changer le monde ?

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Etats et politiques
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BA 24/04/2013 14:16

Mercredi 24 avril 2013 :

A propos de la zone euro, Olivier Berruyer écrit :

Je rappelle mon analyse : les contraintes nécessaires au maintien d’une monnaie unique sur une large zone sont très lourdes. Aucune zone n’est jamais véritablement optimale, mais une monnaie tient
dans un pays car les écarts sont limités, et la volonté populaire de rester ensemble permet des transferts plus ou moins importants de personnes et d’argent.

La Zone Euro est bien trop hétérogène, et surtout aucune volonté réelle de faire les efforts de transferts financiers entre pays n’existe, raison pour laquelle la quasi-totalité des unions
monétaires passées ont échoué.

L’euro disparaîtra donc probablement ; et comme personne n’a le courage de reconnaître que, bâti avec les meilleures intentions du monde, c’est néanmoins une regrettable erreur technique, péché
d’orgueil, sa dissolution sera assez brutale.

Espérons qu’elle sera assez bien contrôlée, et que d’autres propositions de coopérations européennes se feront alors jour, mais raisonnables, et non bâties sur une lubie "d’États-Unis d’Europe",
joli rêve mais bien loin des attentes réelles des peuples.

Dans ces temps troublés, conserver certains acquis, et construire un tout petit peu plus (en particulier sur le plan social et démocratique) serait déjà un très grand succès… À trop vouloir, à tout
jouer à quitte ou double, on finira par tout perdre…

Olivier Berruyer.

http://www.les-crises.fr/miscellanees-2013-04-24/

BA 23/04/2013 11:08

Mardi 23 avril 2013 :

Ainsi les trois premières banques françaises capitaliseraient à elles seules plus des deux tiers des titres STEP avec un total de 190 milliards d'euros d'encours. BNP en serait le plus important
détenteur avec 44,5 milliards d'euros d'obligations. Société Générale et Dexia en détiendraient pour 35 milliards d'euros chacune, Crédit Agricole 27 milliards d'euros, Crédit Mutuel 25 milliards
et Natixis 21 milliards.

On sait que la BCE avait fait état, sans jamais révéler son nom, du fait qu'une grande banque française était au bord de la faillite en raison de sa trop forte exposition au risque. Outre-Rhin, on
pense qu'en acceptant de faire entrer ces titres dans la catégorie des titres éligibles au refinancement de l'Eurosystème, la BCE a donné à la France, et aux autres pays dont le système bancaire
montre certaines faiblesses, la possibilité de stabiliser leurs propres banques sans que l'Allemagne ne puisse s'y opposer en attendant la mise en place de l'union bancaire. En attendant de voir
plus clair dans cette affaire, on peut déjà constater que les banques françaises ont entre les mains des titres dont personne ne connaît la valeur réelle.

Romain Renier.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130422trib000760997/la-bce-aurait-elle-perdu-le-controle-de-la-creation-monetaire-en-zone-euro-.html

"On sait que la BCE avait fait état, sans jamais révéler son nom, du fait qu'une grande banque française était au bord de la faillite en raison de sa trop forte exposition au risque."

C'est laquelle ?

Quelle grande banque française est au bord de la faillite ?

Vous le saurez dans le prochain épisode.

(Quel suspens ! Mais quel suspens !)

BA 22/04/2013 11:51

Lundi 22 avril 2013 : chiffres de la dette publique pour le quatrième trimestre 2012.

La dette publique de plusieurs Etats européens atteint des sommes inimaginables.

La dette publique de plusieurs Etats européens est devenue hors de contrôle.

L’Union Européenne, la BCE et le FMI ont échoué dans leurs soi-disant « plans de sauvetage ».

Tous les « plans de sauvetage » sont un échec total.

En Europe, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de
nouveau se déclarer en défaut de paiement.

2- Médaille d'argent : l'Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait
la preuve de son incompétence.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d'euros, soit 123,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal
continue à augmenter.

4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d'euros, soit 117,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter.

5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB.

6- France : dette publique de 1833,810 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB.

7- Royaume-Uni : dette publique de 1387,436 milliards de livres sterling, soit 90 % du PIB.

8- Chypre : dette publique de 15,350 milliards d’euros, soit 85,8 % du PIB.

9- Espagne : dette publique de 883,873 milliards d’euros, soit 84,2 % du PIB.

10- Allemagne : dette publique de 2166,278 milliards d’euros, soit 81,9 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

BA 19/04/2013 22:21

Dans l'Antiquité et au Moyen Age, les alchimistes essayaient de transformer le plomb en or.

Les alchimistes sont des petits joueurs.

Mario Draghi, lui, a fait plus fort : il a transformé la merde en euros !

Les banques françaises ont dans leurs livres des centaines de milliards d'euros d'actifs pourris, de créances irrécouvrables, bref des merdes, ... mais des merdes françaises.

Pour s'en débarrasser, les banques françaises donnent leurs merdes à la Banque de France.

Ensuite, la Banque de France donne à Mario Draghi ces merdes françaises ... et Mario Draghi lui donne en échange des milliards d'euros, tout beaux, tout neufs, tout propres.

Ensuite, la Banque de France donne ces milliards d'euros aux banques privées françaises, qui les utilisent pour acheter les obligations de l'Etat français.

Et tout le monde est content !

Les banques espagnoles font pareil avec la Banque d'Espagne, les banques italiennes font pareil avec la Banque d'Italie, etc, etc, Mario Draghi est un très grand alchimiste !

Bon, évidemment, les journalistes allemands et les hommes politiques allemands disent que la BCE a tort de recevoir toutes ces merdes et de donner en échange tous ces milliards d'euros aux pays
européens du sud : France, Espagne, Italie, etc.

Schäuble en faveur d'une action de la BCE pour réduire les liquidités.

Le ministre allemand des Finances verrait d'un bon oeil une action de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à
WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.

"Il y a beaucoup d'argent sur le marché, selon moi trop d'argent", a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés
vendredi.

Donc "si la BCE essaie d'utiliser sa liberté d'action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer", a-t-il ajouté.

Mais la liberté d'action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. "Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays
européens sont encore dans une situation de croissance précaire".

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00515597-schauble-en-faveur-d-une-action-de-la-bce-pour-reduire-les-liquidites-560016.php

BA 18/04/2013 15:20

Jeudi 18 avril 2013 :

L'euro n'est plus une monnaie unique !

Ce sont deux articles dans des journaux allemands qui ont révélé l’affaire : Die Welt a publié dimanche 14 avril un article intitulé « La planche à billets incontrôlable », alors que son confrère
l’hebdomadaire Wirtschaftswoche accuse la Banque de France d’être l’éminence grise qui a incité la BCE à violer ses règles de fonctionnement.

http://www.welt.de/finanzen/article112420942/Die-europaeische-Notenpresse-geraet-ausser-Kontrolle.html

http://www.wiwo.de/politik/europa/banque-de-france-die-graue-eminenz-hinter-der-ezb/7599876.html

De quoi s’agit-il exactement ?

La BCE a mis en place un marché baptisé STEP qui permet aux banques centrales nationales, comme la Banque de France, d’échanger avec la BCE des actifs toxiques contre de l’argent frais.

En clair, cela veut dire que la Banque de France transforme dans ses comptes des titres qui ne valent potentiellement plus que des clopinettes en de bons vrais Euros bien réels.

Les journalistes allemands accusent la Banque de France d’avoir transformé cette lessive artisanale du linge sale des banques françaises en une lessiveuse industrielle, afin d’épurer les actifs
toxiques qui plombent les comptes des quatre plus grandes banques françaises, notamment le Crédit Agricole, dont les bilans seraient gravement dans le rouge.

Pour les Allemands, transformer du papier sans valeur en Euros, c’est faire fonctionner la planche à billets, chose qui reste leur pire cauchemar depuis l’hyper-inflation de la république de
Weimar.

Mais au delà des réticences de l’Allemagne, cette planche à billets franco-française qui contourne les règles de la BCE, avec sa complicité, sonne le glas de la monnaie unique Européenne.

En effet, il y a désormais plusieurs Euros.

Pour les Grecs et les Chypriotes, c’est l’Eurodrachme, une monnaie forte imposée par l’Allemagne. Pour sauver leurs banques, on ruine le pays, on se sert dans les comptes des particuliers, mais pas
question de faire marcher la planche à billets.

Pour sauver le Crédit Agricole, on invente l’Eurofranc, une monnaie qui faiblit puisqu’on en produit des masses à partir de rien.

Evidemment, l’Euro reste la monnaie commune, mais ce n’est donc plus une monnaie unique. C’est comme si le taux de change entre l’Eurofranc, l’Euro-drachme était fixé arbitrairement comme le fait
la Chine pour le Yuhan, un équilibre fictif. Voilà donc que réapparait une sorte de « serpent monétaire européen » où chaque pays fait fluctuer le volume de monnaie dans son coin.

Si on en est venu là, c’est pour une raison simple : le système de l’Euro fort n’est pas viable car il ruine les pays du sud dont l’économie n’est pas capable d’équilibrer les échanges avec
l’Allemagne.

Jusqu’à présent, l’Allemagne a imposé sa vision d’Euro fort en écrasant les pays du sud sans pitié, mais elle ne peut pas se permettre de se comporter avec la France comme elle l’a fait avec la
Grèce, le Portugal ou Chypre. Imagine-t-on une troïka venir à Paris donner des ordres au peuple français ? Ca serait la révolution. Aussi, l’Allemagne a bien dû accepter que la France fasse ce
qu’elle a interdit à Chypre et à la Grèce : jouer les faux-monnayeurs aux dépens des autres pays de l’Eurozone.

Mais cette situation nouvelle n’est pas moins intenable que la précédente. La France évitera à moindre coût la faillite des ses quatre grandes banques en transférant leurs actifs toxiques à la BCE,
c’est-à-dire en nationalisant les pertes, mais on ne peut pas imaginer que la France utilise indéfiniment son monopole de faire de la planche à billets sans que l’Eurozone n’explose, soit à cause
de la révolte des autres pays qui jouent le rôle de vaches à lait, soit à cause des tensions au sein de ce « serpent monétaire européen » nouveau genre.

Tout va très bien madame la marquise.

Tout va très bien, tout va très bien !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-euro-n-est-plus-une-monnaie-134470

BA 18/04/2013 14:07

Mercredi 17 avril 2013 :

A propos de la banque Crédit Agricole, lisez cet article :

Nouveau : la BCE de Draghi donne pouvoir à la France de battre monnaie.

Mais que se passe-t-il ? Voici que notre Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vient en catimini, il y a quelques jours, de donner à un pays de la zone euro le droit de
battre lui-même monnaie. Et qui plus est de façon quasi « illimitée » (le mot à la mode pour la finance internationale).

Mais attention, pas à Chypre, pas à la Grèce, pas à l’Espagne, pas au Portugal, pas à l’Irlande, pas à l’Italie. Non, à la France. A nous tout seuls ! Et, attention encore, pas dans n’importe
quelle monnaie, pas en francs. Non, en euros sonnants et trébuchants (c’est le cas de le dire, comme on va le voir).

Certains observateurs avisés y ont (ironiquement) vu un signe plutôt positif. Paul Krugman, prix Nobel (forcément, un prix Nobel !) :

« La France a de nouveau sa propre monnaie. »

Figurez-vous, je ne suis pas prix Nobel (du moins pas encore), mais je serais presque d’accord avec l’éditorialiste nobelisé du New York Times : enfin un retour aux monnaies nationales dans l’Union
européenne !

Sauf que, hum, toujours en euros, pas dans tous les pays membres... Vous seriez aspirant prix Nobel, vous vous demanderiez doctement tout ce que cela cache, n’est-ce pas ?

Eh bien, les Nouvelles économiques allemandes – Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN) – ont, elles, des idées bien plus vicieuses, bien plus perverses sur la question :

« Cette action doit empêcher qu’une banque française ne s’écroule. »

Les DWN indiquent qu’une banque française serait particulièrement dans le collimateur, mais sans que son nom soit officiellement indiqué. Les DWN citent trois banques françaises systémiques (BNP
Paribas, Société générale, Crédit agricole), avec mention particulière pour le Crédit agricole (qui a terminé l’année 2012 dans le rouge).

Quelques économistes de forums ont au contraire voulu y voir un camouflet... pour « les tenants de la sortie de l’euro » :

« Leur principal argument [celui des europhobes, ndlr] s’effondre : la BCE se comporte comme la BdF [Banque de France] et on peut maintenant jouer sur la monnaie sans qu’en plus cela entraine
forcément une dévaluation. »

Bon, ok, façon très originale de voir (ces savants tout de même !). Mais donner tout pouvoir monétaire apparent à un pays membre contredit pourtant sérieusement les règlements européens. Et si une
institution comme la BCE viole ainsi ses propres prérogatives, c’est qu’il y a forcément anguille tortueuse sous roche.

Un petit péril en la demeure à propos de la défaillance prévisible d’une banque française systémique, par exemple ? Une urgence incontinente à agir séance tenante ? Et empêcher en passant
l’Allemagne de mettre son nez dans le sauvetage d’un nouveau coq boiteux de cette maudite zone pour laquelle tout irait si magnifiquement bien sans toutes ces fichues emmerdes ?

C’est en tout cas ce qu’insinuent méchamment et sans détour nos DWN qui dénoncent un complot (contraint et forcé par leur triste état) des pays éclopés du Sud contre l’impuissante Allemagne :

« Il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière. L’Allemagne doit, impuissante, assister à ce qui se produit. Le chef de la Bundesbank, Jens Weidmann, peut tenir à ce
sujet des prêches dominicaux. C’est tout. Cette action montre que la fraction Sud, dans les coulisses de la BCE, a déjà largement pris le contrôle sur la structure de l’Europe. »

Autrement dit, dans le sauve-qui-peut général, un meurtrier coup de canif vient d’être porté à l’intégrité de la monnaie unique.

Mais chut, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes européens unis possible. Et qui diantre ose ici parler de fébrilité et de panique ambiantes ?

http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2013/04/17/nouveau-la-bce-de-draghi-donne-pouvoir-la-france-de-battre-monnaie-230142

BA 16/04/2013 11:59

Jeudi 11 avril 2013 :

Plusieurs Etats de la zone euro foncent vers le défaut de paiement :

1- Grèce : dette publique de 301,193 milliards d'euros, soit 152,6 % du PIB.

2- Italie : dette publique de 1995,143 milliards d'euros, soit 127,3 % du PIB.

3- Portugal : dette publique de 201,003 milliards d'euros, soit 120,3 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 190,954 milliards d'euros, soit 117 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 380,923 milliards d'euros, soit 101,6 % du PIB.

6- France : dette publique de 1818,147 milliards d'euros, soit 89,9 % du PIB. Prévision : la dette publique de la France dépassera 94 % du PIB en 2014.

7- Chypre : dette publique de 86,5 % du PIB. Prévisions de la Troïka : 2013 : dette publique de 109 % du PIB. 2014 : dette publique de 123 % du PIB. 2015 : dette publique de 126,3 % du PIB.

L'ex-commissaire européen Bolkestein veut une monnaie parallèle à l'euro.

Une monnaie parallèle à l'euro pour les pays solvables comme les Pays-Bas et l'Allemagne doit voir le jour, a déclaré Frits Bolkestein, ancien leader des libéraux néerlandais du VVD et ancien
commissaire européen au marché intérieur au début des années 2000. Frits Bolkestein a lancé son appel sur une chaîne de télévision néerlandaise.

Pour l'homme politique néerlandais, la France ne peut être concernée par cette monnaie parallèle car elle est "pratiquement en faillite" et "mal dirigée".

La réalisation d'une autre monnaie pour les pays solvables ("appelée mark") devrait venir de la banque centrale allemande. Pour Bolkenstein, si ce n'est pas pour tout de suite, cela finira bien par
devenir une réalité. "Dans cinq ans, ils auront un autre discours", dit-il.

Selon lui, nous n'en serions qu'au début des problèmes. "Il est grand temps de mettre de l'ordre dans le chaos".

Grâce à une autre monnaie, les pays solvables sont en position de déterminer leur propre politique financière. "Les pays déficitaires vont résister comme le diable à de l'eau bénite", prévoit
Bolkestein.

Mais, au final, une "monnaie des pays du nord" plus chère sera une bonne chose pour leur propre concurrence.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-ex-commissaire-europeen-bolkestein-veut-une-monnaie-parallele-a-l-euro?id=7969366

La Gaule 14/04/2013 15:01

Chez Patrick Reymond (excellent musicologue), commentaire numéro 14 :

http://lachute.over-blog.com/article-back-in-ussr-enieme-117028613-comments.html#anchorComment

BA 12/04/2013 18:26

Vendredi 12 avril 2013 :

Zone euro : l'Eurogroupe pour une extension des prêts à Dublin et Lisbonne.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord pour une extension de sept ans des maturités des prêts accordés à l'Irlande et au Portugal, a annoncé vendredi le président de
l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

"Les ministres de l'Eurogroupe souhaitent prendre une décision définitive et positive" sur cette extension après la réunion dans l'après-midi à Dublin avec leurs homologues des 10 pays européens ne
faisant pas partie de la zone euro, a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a salué l'accord de l'Eurogroupe, jugeant qu'il s'agissait "d'une nouvelle étape vers un retour complet au financement par les marchés"
pour ces deux pays sous programme d'aide.

L'Irlande a reçu 85 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international après avoir conclu un plan d'aide international en novembre 2010. Cette année-là, le déficit public
de ce pays a atteint 32% du PIB, un naufrage consécutif à la bulle immobilière de 2008 qui a dévasté son secteur bancaire.

Le Portugal a reçu 78 milliards après avoir conclu avec l'UE et le FMI un plan de rigueur et de réformes en mai 2011 afin d'assainir ses finances publiques et de relancer l'économie.

L'extension de sept ans de la maturité moyenne de leurs prêts signifie que l'Irlande aura à peu près terminé de rembourser vers 2030 et le Portugal vers 2033.

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_L_Eurogroupe_pour_une_extension_des_prets_a_Dublin_et_Lisbonne_dev96120420131708.asp

Mais avec quel argent ?

Avec quel argent l'Irlande pourrait-elle rembourser sa dette ?

Et avec quel argent le Portugal pourrait-il rembourser sa dette ?

Troisième trimestre 2012 :

Dette publique du Portugal : 201,003 milliards d'euros, soit 120,3 % du PIB.

Dette publique de l'Irlande : 190,954 milliards d'euros, soit 117 % du PIB.

BA 10/04/2013 21:28

Mercredi 10 avril 2013 :

Slovénie : les banques slovènes ont dans leurs livres 30 % de créances irrécouvrables.

http://www.zerohedge.com/news/2013-04-10/full-frontal-slovenias-non-performing-loans

BA 09/04/2013 14:50

Mardi 9 avril 2013 : après l'effondrement de Chypre, nous allons assister à l'effondrement de la Slovénie.

Lisez cet article :

La Slovénie doit assainir d'urgence son secteur bancaire.

La Slovénie, confrontée à une grave récession, doit régler d'urgence la crise de son secteur bancaire et engager de nouvelles réformes pour stabiliser son économie, recommande l'OCDE dans un
rapport publié mardi.

Rétablir un secteur bancaire (viable) est la priorité la plus urgente, estime l'Organisation de coopération et de développement économiques.

La Slovénie est confrontée aux risques d'une baisse prolongée de son économie et d'un accès réduit aux marchés financiers. Des mesures supplémentaires et radicales sont nécessaires dès que possible
afin d'éviter un tel résultat, ajoute-elle.

Le petit pays de la zone euro a certes déjà mis en place plusieurs mesures de consolidation de ses finances publiques, mais leur nature est trop temporaire, juge l'organisation.

En premier lieu, la Slovénie doit assainir les bilans de ses banques et assurer la recapitalisation des banques viables, de préférence via des émissions d'actions, afin de relancer le crédit, et
par ricochet soutenir l'activité économique.

Tout en saluant la création d'une bad bank, structure de défaisance rassemblant les actifs toxiques des banques, l'OCDE regrette un manque de transparence dans son fonctionnement et s'inquiète
d'interférences politiques potentielles.

Elle recommande aussi à la Slovénie, issue de l'ex-Yougoslavie, de privatiser les banques publiques - les trois plus grands établissements du pays sont aux mains de l'Etat -.

Même si les banques ont été à plusieurs reprises recapitalisées par l'Etat, elles restent vulnérables en raison d'une accumulation de mauvais crédits accumulés ces dernières années, et de nouvelles
injections de capital seront nécessaires.

Dans ses dernières prévisions, l'organisation a prédit une récession de 2,1% pour la Slovénie en 2013, suivie d'une croissance de 1,1% l'année suivante.

http://www.romandie.com/news/n/_La_Slovenie_doit_assainir_d_urgence_son_secteur_bancaire83090420131022.asp

PIB de la Slovénie : 35,719 milliards d'euros.

Créances irrécouvrables des banques slovènes : 7 milliards d'euros, soit 20 % du PIB de la Slovénie.

Parmi les anciens pays communistes, la Slovénie, ex-élève modèle de l'Union européenne et de la zone euro qu'elle a intégrée en 2007, est tombée en récession en 2012 et devrait y rester en 2013.
Son système bancaire est confronté à une montagne de créances pourries (7 milliards d'euros, selon un rapport du FMI).

Hadrien 07/04/2013 22:30

Evidemment, si nos politiques avaient la même hauteur de vue, nous n'en serions pas là...

J'ai trouvé des éléments de réflexion analogues chez JL Gréau, ancien économiste du Medef, qui ne passe pas pour un gauchiste, dans son récent livre « La grande récession » :
« Les dernières manifestations du processus de crise signent l’échec de l’expérience néolibérale. Mais il nous faut voir cet échec non pas comme le mauvais fruit d’une dérèglementation aveugle,
mais bien plutôt comme celui d’une organisation… Le retrait stratégique de l’Etat a permis l’installation discrète d’un pouvoir dissimulé dans les infrastructures financières occidentales…, sous la
forme d’une prise en charge des marchés par les institutions des marchés. »

Concernant plus spécifiquement les banques centrales:

» La proclamation d’indépendance des Banques centrales ne fait que travestir leur subordination aux marchés financiers. Telle est, sans doute, la leçon politique la plus dérangeante de l’expérience
qui a fini par soumettre la production, la monnaie, les entreprises et les populations aux calculs et aux intérêts du monde des marchés.
Préteuses en dernier ressort dans le schéma classique, en allouant par voie d’adjudications hebdomadaires des compléments de financement à l’appareil bancaire, elles tiennent désormais sous la
contrainte des faits le rôle de préteuses en premier ressort. Situation qui équivaut à une étatisation de fait du système du crédit… » mais pas avec les mêmes objectifs!"

Jean Claude Werrebrouck 08/04/2013 07:57



Oui, et il se trouve que je vois JL Gréau cet aprés midi à la chambre de commerce de Paris pour un colloque avec nos amis allemands....lesquels (ceux qui seront présents) sont favorables au
démantèlement. Ce colloque est hélas fermé (je ne comprend pas pourqoui) mais les journalistes seront accueillis demain après midi pour les conclusions. Si vous êtes parisien , n'hésitez pas. (27
Avenue de Friedland)



BA 06/04/2013 15:29

Samedi 6 avril 2013 :

Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a déclaré samedi que le modèle de sauvetage de Chypre était "exceptionnel", mais que les grands déposants des banques
européennes pourraient souffrir si une banque venait à faire faillite.

"Chypre constituait un cas particulier (...) mais la directive bancaire à venir prévoit que la responsabilité d'un investisseur et d'un déposant s'exercera dans le cas d'une restructuration
bancaire ou d'une mise en sommeil", a-t-il dit dans une interview accordée à la télévision finlandaise YLE.

Une directive sur la sécurité bancaire est en cours d'élaboration à la Commission européenne. Elle prévoit d'introduire dans les législations nationales la question de la responsabilité des
investisseurs.

"Mais la hiérarchie est très claire : d'abord les actionnaires, ensuite éventuellement les investissements et les dépôts non garantis. Cependant, la limite des 100.000 euros (de garantie) est
sacrée : les dépôts inférieurs à cette somme seront toujours garantis", a ajouté Olli Rehn.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00512207-rehn-ue-les-gros-comptes-bancaires-pourraient-etre-touches-555759.php

Les banques européennes ont dans leurs livres 922 milliards d'euros de créances irrécouvrables.

Par exemple, les banques italiennes ont 125 milliards d'euros de créances irrécouvrables.

Dans cette situation de faillites bancaires généralisées, il ne reste plus que l'Etat pour sauver tout le système. Mais comment un Etat surendetté peut-il agir concrètement ?

Un Etat surendetté peut :
- Lever des impôts supplémentaires
- Ou alors voler les dépôts des épargnants supérieurs à 100 000 euros
- Ou alors demander à la BCE de lancer ses rotatives à plein régime (la demande devra se faire très discrètement !) : c'est la planche à billets
- Ou alors se déclarer en défaut de paiement
- Ou alors déclarer la guerre à un pays étranger pour lui voler ses ressources.

La solution à la mode, c'est la solution chypriote : l'Etat surendetté vole les dépôts des épargnants supérieurs à 100 000 euros.

Ce que Olli Rehn annonce aujourd'hui, c'est la généralisation du modèle chypriote partout en Europe.

Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem l'avait déjà annoncé il y a quelques jours.

Olli Rehn et la Commission Européenne viennent de le confirmer aujourd'hui.

Alexandria 06/04/2013 01:35

« La classe mondialisée a acheté aux vieux Etats l’affaiblissement des « Etats Providences » et les a plongé dans la dette dont elle profite grandement puisque cette dernière devient « minerai
de finance » comme il existe aujourd’hui du minerai de viande. »
Merci pour cette excellente formule ! on ne saurait dire de façon plus concise la nature du joug qui pèse sur les contribuables...
Et merci pour ce survol peu convenu des rapports entre finance et États.

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