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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 12:59

  

 

          Outil à négocier pour le prochain président de la république, ou projet de Traité se substituant au "Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l'Union économique et monétaire" (TSCG).

  

   

        

 

Critique du « LTRO ancien » :

 

- Absence totale de fléchage clair des fonds alloués ;

- Maintien des déséquilibres extérieurs source de la ruine du sud (publique et privée)

- Tombe dans la trappe à liquidités et ne débouche pas sur de l’investissement ;

- Matière première de la spéculation que le LTRO contribue à nourrir.

 

Objectifs d’un « LTRO nouveau » :

 

- S’affranchir du couple infernal : « rareté monétaire publique/trappe à liquidités privées » ;

- Renouer radicalement avec la croissance et respecter la contrainte environnementale ;

- Se diriger vers des croissances plus autocentrées, (équilibre des échanges extérieurs) ;

- Faire de l’Europe le modèle réduit d’une mondialisation réussie ;

- Trouver une solution qui ne soit pas un simple gain de temps ;

- S’affranchir de la « Corporate Governence » et contribuer à  faire de l’entreprise une institution.

-  Alléger le service de la dette.

 

Procédure :

 

 

- Modification du statut de la BCE ;

- Fixation d’une enveloppe large d’investissements  par création monétaire de la BCE ;

- Répartition de l’enveloppe entre pays et à l’intérieur d’un pays entre privé et Etat ;

- Critères des « droits de tirage sur BCE » : 1) poids relatif des PIB, 2) poids du service de la dette,3)    poids du déficit extérieur ;

- La somme  en pourcentage des critères 2 et 3 détermine le droit de tirage du pays à l’intérieur de l’enveloppe globale et ce compte tenu du critère 1.

- La partie du droit de tirage affectée au Trésor des pays ayants droits, est obligatoirement affectée à des investissements publics, et ne peut en aucune façon combler un déficit de fonctionnement ;

- Les banques centrales nationales reçoivent et répartissent le droit de tirage de chaque pays ;

- Le collatéral perçu en retour correspond aux actifs représentatifs des investissements privés et publics réalisés au titre du droit de tirage. La monnaie crée est détruite par les remboursements.

 

Facteurs d’efficience :

 

- La modification du statut de la BCE est facteur d’affaissement de l’euro, donc de gains de compétitivité de la zone euro.

- Le mode de calcul des droits est très favorable à l’optimisation (au sens de Mundell)  d’une zone monétaire : l’Allemagne ne perçoit rien et ne paie rien, le sud reçoit beaucoup sans être subventionné par le nord. C’est le système bancaire qui finance et non le système fiscal des pays riches.

- Le système bancaire recevant les droits de tirage les utilise selon la logique la plus classique , le fléchage du LTRO nouveau ne facilitant en aucune façon des irresponsabilités en matière de décision sur les investissements opérés .

- Les pays du nord ont intérêt à la construction de droits de tirage dont ils pourraient devenir bénéficiaires en consolidant leur Etat Providence et en s’acheminant vers des déficits extérieurs.

- Les pays du sud  n’ont pas – avec le dispositif  retenu - avantage à choisir le modèle exportateur comme mode de développement, un tel choix venant diminuer le droit de tirage dont ils bénéficient.

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Finance et Etats
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BA 23/04/2012 15:22

Lundi 23 avril 2012 :

Espagne : c'est encore pire que ce qu'on pensait.

La nouvelle était attendue, mais les chiffres annoncés lundi 23 avril vont au delà des craintes. La Banque d'Espagne a estimé que le PIB du pays avait accentué son recul au premier trimestre, avec
une baisse de 0,4 % par rapport au dernier trimestre 2011, où il avait déjà diminué de 0,3 %. Ces mauvais indicateurs marquent le retour de l'Espagne en récession.

Deux trimestres de recul du PIB signifient en effet l'entrée d'un pays en récession, dont l'Espagne n'était sortie que début 2010.

"L'économie espagnole commence 2012 en situation de rechute", souligne la Banque d'Espagne, qui estime que "son évolution dans les prochains trimestres est sujette à l'incertitude et à certains
risques à la baisse, en lien avec les possibles développements de la crise de la dette souveraine" en zone euro.

En rythme annuel, le PIB au premier trimestre a baissé de 0,5 %, ce qui met fin à sept trimestres consécutifs de hausse et montre l'aggravation de la situation économique de l'Espagne. Après une
faible croissance, de 0,7 %, en 2011, le gouvernement prévoit un recul de 1,7 % du PIB sur l'ensemble de 2012.

L'Espagne, privée dès 2008 de son moteur, la construction, au moment même où éclatait la crise internationale, oscille depuis entre récession et croissance atone, tandis que le nombre de
sans-emploi monte régulièrement.

Le gouvernement a d'ores et déjà prévu un taux de chômage à 23,4 % en 2012, après 22,85 % à la fin 2011. Au premier trimestre, "l'emploi a encore diminué avec intensité, avec un recul annuel estimé
à près de 4 %", écrit lundi la Banque d'Espagne. Dans ce contexte, "la demande intérieure a continué à baisser, comme c'est le cas ces quatre dernières années" tandis que l'apport de la demande
extérieure (tourisme et exportations), bien que positif, a été "inférieur au trimestre précédent".

(Dépêche AFP)

BA 20/04/2012 18:34

Vendredi 20 avril 2012 :

Les banques se préparent à l’éclatement de la zone euro.

Pour faire suite à mon dernier texte sur Atlantico, "Petit manuel de survie en cas d’éclatement de la zone euro" (article le plus lu du site hier !), cette possibilité d’une explosion de la zone
euro reste bien sûr d’actualité, comme le prouve cette étude publiée hier par la banque Natixis :

"Quelles possibilités de couverture contre un scénario d’éclatement partiel de la zone euro ?"

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63603

(commentaire : initiative louable, mais il y a encore des efforts à faire, l’or n’est pas considéré comme une bonne protection, hum…).

Il est évident que chez les banques et les investisseurs, ce « risque » est de plus en plus pris en compte. On a vu comment l’Europe avait tremblé avec la Grèce, qui ne représente que 2% de son PIB
(et ce n’est pas fini), alors avec l’Espagne et l’Italie…

Après l’embellie artificielle du premier trimestre 2012 (provoquée par les LTRO de la BCE, deux fois 500 milliards prêtés aux banques), l'Espagne et l'Italie empruntent désormais à des taux trop
élevés pour espérer une quelconque stabilisation de leur dette. La crise est devant nous. Un petit conseil : même si elles s’y préparent, ne comptez pas sur les banques pour protéger vos économies,
ne comptez que sur vous.

Philippe Herlin, chercheur en finance, chargé de cours au CNAM.

http://ladettedelafrance.blogspot.fr/2012/04/les-banques-se-preparent-leclatement-de.html

BA 19/04/2012 23:43

Jeudi 19 avril 2012 :

Quelles possibilités de couverture contre un scénario d’éclatement partiel de la zone euro ?

Avec la remontée récente des taux d’intérêt sur les dettes périphériques, la question de la pérennité de la zone euro dans sa structure actuelle se pose pour de nombreux agents économiques exposés
à la monnaie unique.

Parmi un ensemble des possibles très vaste, allant de la sortie d’un seul pays comme la Grèce à l’explosion totale de la zone euro, nous retenons un cas intermédiaire, à savoir la sortie de la
Grèce, du Portugal et de l’Espagne. Ce choix est motivé par le risque de crises politiques et sociales que les niveaux de chômage atteints, notamment parmi les jeunes, font peser sur ces pays.

Nous estimons les impacts potentiels sur les changes et les taux d’intérêt des pays sortants et des pays core puis proposons des stratégies de couverture sur les marchés obligataires souverains et
corporates, actions et matières premières.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63603

BA 18/04/2012 20:49

Mercredi 18 avril 2012 :

Espagne : le secteur bancaire a besoin de 350 milliards d'euros pour être assaini et pour ne pas s'effondrer.

http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/

L'Italie annonce une aggravation de la récession en 2012.

Dans un communiqué publié à l'issue d'un conseil des ministres, le gouvernement italien a annoncé une révision à la baisse de ses prévisions de Produit intérieur brut (PIB) pour 2012, prévoyant une
contraction de - 1,2 %, contre une baisse de - 0,4 % lors de la dernière prévision officielle datant de décembre.

Cette annonce intervient alors que l'Espagne et l'Italie se trouvent particulièrement sous pression sur les marchés ces derniers jours, et alors que le FMI a annoncé mardi une contraction du PIB
italien de - 1,9 % pour 2012, et de - 0,3 % pour 2013.

Bourse de Francfort : - 1,01 %.
Bourse de Paris : - 1,59 %.
Bourse de Milan : - 2,42 %.
Bourse de Madrid : - 3,99 %.

BA 18/04/2012 13:02

Mercredi 18 avril 2012 :

Espagne : le secteur bancaire a besoin de 350 milliards d'euros pour être assaini et pour ne pas s'effondrer.

El sector financiero necesita 350.000 millones de euros para sanearse y no colapsar.

http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/

En ce moment, sous nos yeux :

Effondrement de la Bourse de Madrid.

BA 17/04/2012 22:11

Mardi 17 avril 2012 :

Lagarde propose une entité paneuropéenne de recapitalisation des banques.

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a proposé mardi de créer une entité supranationale européenne capable de recapitaliser les banques en difficulté. La
Française n'a pas davantage creusé cette idée, n'expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.

http://www.romandie.com/news/n/_Lagarde_propose_une_entite_paneuropeenne_de_recapitalisation_des_banques19170420122107.asp

Pour sauver le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce et l'Espagne de leur surendettement, les neuneus ont eu plein d'idées, toutes plus géniales les unes que les autres.

1- La BCE a surchargé son bilan d'obligations d'Etat pourries. C'était une idée géniale.

2- Le FMI a prêté des milliards au Portugal, à l'Irlande, à la Grèce. Le FMI a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C'était
une idée géniale.

3- La BCE a prêté 1018 milliards d'euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques européennes ont surchargé leur bilan d'obligations d'Etat pourries. C'était une idée géniale.

4- Les neuneus ont créé un nouveau truc, le FESF, qui n'a pas d'argent. Le FESF a emprunté des milliards d'euros sur les marchés internationaux. Ensuite, le FESF a prêté cet argent aux Etats
européens surendettés. Le FESF a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C'était une idée géniale.

5- Les neuneus ont encore une fois créé un nouveau truc, le MES, qui n'a pas d'argent. Les Etats de la zone euro, qui sont tous endettés ou surendettés, se portent garants de ce nouveau truc pour
qu'il prête de l'argent aux Etats européens surendettés. C'était une idée géniale.

6- Aujourd'hui, le FMI a besoin de 600 milliards de dollars pour sauver les Etats européens surendettés. Alors le FMI va emprunter de l'argent. Les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, ont
prévenu qu'ils n'apporteraient pas un seul dollar. Finalement, le Japon va prêter 60 milliards de dollars au FMI. Pour sauver les cinq Etats européens surendettés, c'est le pays le plus surendetté
du monde, le Japon, qui va prêter 60 milliards de dollars au FMI. C'est une idée géniale.

7- La reine des neuneus vient d'avoir une idée géniale mardi 17 avril. La reine des neuneus veut créer encore une fois un nouveau truc, l'EPRB, qui n'a pas d'argent. L'EPRB signifie "Entité
Paneuropéenne de Recapitalisation des Banques". La reine des neuneus n'a pas davantage creusé cette idée, n'expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle
interviendrait.

Je sens que ça va encore être une idée géniale.

BA 17/04/2012 14:07

Mardi 17 avril 2012 :

L'Espagne a emprunté mardi 3,178 milliards d'euros en bons du Trésor à 12 et 18 mois, à des taux en très forte hausse, alors qu'elle prévoit d'emprunter en tout 5,5 milliards cette semaine sur les
marchés, inquiets sur ses perspectives économiques et sa capacité à juguler son déficit public.

Malgré ces inquiétudes, le Trésor, qui souhaitait lever de 2 à 3 milliards d'euros, se situe malgré tout légèrement au-dessus de l'objectif visé, a indiqué la Banque d'Espagne.

La demande des investisseurs est restée très forte, dépassant 10 milliards d'euros.

Mais l'Espagne a dû concéder des taux en très forte hausse sur les deux échéances : à 2,623% pour les bons du Trésor à 12 mois, contre 1,418% lors d'une opération similaire le 20 mars, et à 3,110%
pour les bons du Trésor à 18 mois, contre 1,711% précédemment.

http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-emprunte-3-178-milliards-d-euros-a-12-18-mois-taux-en-tres-forte-hausse-ddd184dbccd4373339ba6af2d0995dc0

BA 16/04/2012 22:09

JCW, je suppose que tu connais des collègues économistes allemands.

Je suppose aussi que tu connais l'adresse-mail des Associations d'Economistes Allemands.

Alors voici ce que je te suggère :

Envoie-leur ton billet intitulé "Prochaine étape : l'arrivée du LTRO nouveau".

Ensuite, met en ligne sur ton blog leurs réponses.

BA 16/04/2012 18:29

En décembre 2011 et en février 2012, les LTRO ont permis trois mois de répit pour l'Espagne et pour l'Italie.

1018 milliards d'euros pour avoir trois mois de répit.

C'est nul.

Et en plus c'est cher.

Et en plus ça ne marche que trois mois.

Et en plus ça ne résoud pas les problèmes.

Donc la BCE va encore faire des LTRO.

Ce sont des génies.

Dimanche 15 avril 2012 :

Paul Krugman fait le bilan de la crise en zone euro :

Europe’s Economic Suicide.

So it’s hard to avoid a sense of despair. Rather than admit that they’ve been wrong, European leaders seem determined to drive their economy — and their society — off a cliff. And the whole world
will pay the price.

Le suicide économique de l'Europe.

Il est donc difficile d'éviter un sentiment de désespoir. Plutôt que d'admettre qu'ils ont eu tort, les dirigeants européens semblent déterminés à conduire leur économie - et leur société - au bas
de la falaise. Et le monde entier en paiera le prix.

http://www.nytimes.com/2012/04/16/opinion/krugman-europes-economic-suicide.html?_r=2

Il a raison, Paul Krugman.

Les dirigeants européens sont des lemmings qui galopent vers la falaise.

Et les peuples européens sont un grand troupeau de lemmings qui galope derrière eux.

Galopons, galopons.

Galopons vers la falaise.

Jean Claude Werrebrouck 16/04/2012 18:51



Bonjour BA. Mais mon article ne se composait que du seul titre! Voilà, il y a maintenant un petit contenu sous la forme d'un simple plan, mais qui devrait suffire. Et là je pense que ta position
pourrait s'infléchir.



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