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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 19:08

                                           

Voici un petit tableau qui va figurer dans la fin de mon livre (publication prévue pour le 5 octobre) et qui résume assez bien les situations engendrées par les deux grands modes possibles d'articulation entre les banques centrales et leurs Etats correspondants. On rappelle ici que le mode hiérarchique est celui précédent l'indépendance des banques centrales, avec notamment  monétisation de la dette; le mode marché étant celui où le trésor est séparé de sa banque centrale et se trouve obligé de passer pour l'essentiel par le sytème bancaire.  Les conséquences  sont celles mentionnées de façon très résumée dans les lignes, chacune d'elle reposant sur un critère simple .

 

 

                                               Articulation Banque Centrale/Trésor 

 

 

 

Mode hiérarchique et éventail des possibles

Mode marché et éventail des possibles

 

Articulation Finances/ Etats

 

-Répression financière

-Investissement public potentiellement élevé

 

-Partage de la prédation publique avec des rentier s = service de la dette

 

 

Organisation monétaire

 

-Possible 100% monnaie

-Production publique de monnaie

-Absence de loi d’airain de la monnaie

 

-Production monétaire déléguée au système bancaire

-Loi d’airain de la monnaie

-rente monétaire accaparée par des rentiers privés

 

 

Niveau de dépréciation monétaire

 

-possible laxisme monétaire

-« Camisole de l’inflation » limitant  le poids des bilans bancaires

 

-Stabilité des prix comme impératif stratégique

-Production monétaire comme contrepartie d’une dette

-Gigantisme des bilans bancaires

 

 

Niveau des risques systémiques

 

 

-faible

 

 

- bulles

-Instabilité généralisée de la valeur des actifs

 

 

 

Niveau et mode de partage de la croissance

 

 

-Non limitée par une loi d’airain de la monnaie

-Possible Etat Providence et possible moyennisation de la société

 

 

-limitée par la loi d’airain

-Corporate Governance et croissance des inégalités

-Service de la dette comme  saignée 

 

 

 

Régulation économique politique et sociale

 

 

-défavorable aux épargnants

-Protection sociale par des systèmes par répartition

-Préférence pour la solidarité

 

 

-Favorable aux épargnants

-Protection sociale par des systèmes par capitalisation

-Préférence pour l’assurance

 

 

 

Mode d’articulation avec le reste du monde

 

 

-Importance de la frontière

-noircissement de la matrice des échanges interindustriels

-Solde extérieur comme construction politique

 

 

-Marché généralisé planétaire

-Libre circulation du capital

-Taux de change flottants

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans banques centrales
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commentaires

BA 08/08/2012 15:07

Mercredi 8 aout 2012 :

Selon un article du « Wall Street Journal », le FMI - un des principaux bailleurs de fonds de la Grèce - fait pression pour que les Etats de la zone euro acceptent de subir des pertes sur les
obligations grecques qu'ils détiennent et que, de son côté, Athènes ramène sa dette publique autour de 100% du PIB.

Jusqu'ici, seul le secteur privé (banques, assurances, etc.) a accepté de subir d'importantes pertes sur la dette grecque.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202208717094-grece-s-p-abaisse-la-perspective-de-la-note-a-negative-351406.php

"On n'a plus de marge de manoeuvre s'il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc
les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Cette fois, ce seront les prêteurs publics qui vont subir des dizaines de milliards d'euros de pertes.

Concrètement : lors de la deuxième restructuration de la dette grecque, la BCE et les Etats de la zone euro vont subir des dizaines de milliards d'euros de pertes.

Conséquence : il va falloir recapitaliser la BCE. Et il va falloir que les Etats de la zone euro subissent des pertes.

France : le Parlement s'inquiète de l'accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d'euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière ; «
il ne s'agit pas de prêts, mais bien de pertes que les Etats de la zone euro acceptent de consentir vis-à-vis de la Grèce ».

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202205724179-le-parlement-s-inquiete-de-l-accumulation-des-engagements-pris-pour-soutenir-la-grece-351001.php

Contribuables français, préparez-vous à payer.

Contribuables français, préparez-vous à payer pour la deuxième restructuration de la dette grecque.

BA 07/08/2012 17:04

Mardi 7 aout 2012 :

Une dépêche AFP très importante :

En mars, la zone euro avait lancé un deuxième programme d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé.
Grâce à ce programme, la dette du pays devait revenir en-deçà de 120% d'ici 2020 contre plus de 160% actuellement.

Mais le programme est "sorti des rails", selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d'inertie politique en Grèce. Résultat, les besoins financiers de la Grèce ont
augmenté.

"On n'a plus de marge de manoeuvre s'il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc
les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

La Grèce pourrait donc être contrainte de négocier une restructuration de sa dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et des Etats de la zone euro.

Cette idée a déjà circulé en mars dernier mais n'a jamais pris forme, face au refus de la zone euro et de l'institut monétaire.

http://www.romandie.com/news/n/UEBruxelles_ne_va_pas_demander_a_Athenes_de_reduire_son_deficit_plus_que_prevu58070820121630.asp

La phrase importante est ici :

"On n'a plus de marge de manoeuvre s'il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc
les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Les prêteurs publics vont perdre des dizaines de milliards d'euros : il va falloir recapitaliser la BCE.

Les contribuables de la zone euro peuvent préparer leurs carnets de chèques.

La deuxième restructuration de la dette grecque sera, en bout de chaîne, payée par les contribuables de la zone euro.

BA 07/08/2012 14:15

Mardi 7 aout 2012 :

L'Italie s'enfonce dans la récession au deuxième trimestre.

L'économie italienne s'est enfoncée dans la récession au deuxième trimestre avec une nouvelle contraction de 0,7% de son Produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent, selon une
première estimation publiée mardi par l'institut de statistiques Istat.

Cette contraction correspond exactement aux prévisions des économistes, qui tablaient sur une baisse de 0,7%, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

Plombée par la crise de la dette et des plans d'austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, la troisième économie de la zone euro est entrée en récession au quatrième trimestre 2011 avec
un repli de 0,7% du PIB.

Avec cette nouvelle contraction de 0,7%, le PIB italien enregistre une baisse pour le quatrième trimestre consécutif. En glissement annuel, celui-ci s'est contracté de -1,9%, selon les données
diffusées mardi par l'Istat.

La contraction du deuxième trimestre reste néanmoins inférieure à celle du premier trimestre 2012 (-0,8%) et bien moindre que celle enregistrée au premier trimestre 2009 quand le PIB s'était
effondré de 3,5% sur un trimestre, sous les coups de boutoir de la crise économique mondiale.

Le 17 juillet, la Banque d'Italie a revu à la baisse ses prévisions pour le PIB italien tablant sur un repli de -2% en 2012 (contre un maximum de -1,5% prévu précédemment) et une poursuite de la
récession en 2013 (-0,2%) alors qu'auparavant elle misait sur une reprise (+0,8%) l'an prochain.

Pour sa part, le gouvernement italien table toujours sur une contraction de 1,2% du PIB en 2012 et un retour à la croissance de 0,5% en 2013, tandis que Bruxelles et le FMI sont plus pessimistes
prévoyant respectivement une contraction de 1,9% et de 2% pour le PIB italien.

"Les prévisions du gouvernement sont clairement dépassées", a analysé pour l'AFP Chiara Corsa, économiste à Unicredit.

L'experte tablait en réalité sur un net ralentissement de la récession au deuxième trimestre et une chute du PIB limitée à - 0,5%. "Après l'annonce de mardi, la fin de l'année suscite une forte
inquiétude", a-t-elle souligné.

"Nous sommes dans une phase de contraction grave. Les investisseurs sont désormais à la recherche d'une preuve que le gouvernement Monti peut aller au-delà de l'austérité, vers la croissance", a
estimé Giuliano Noci, expert économique à l'Ecole polytechnique de Milan.

L'Istat ne donne pas de détail sur les composantes du PIB, mais selon les dernières statistiques publiées, la production industrielle, pilier de l'économie italienne très liée aux exportations
manufacturières, s'est contractée de 1,7% au premier trimestre 2012, et de 8,2% sur un an.

La consommation a également accusé un nouveau repli de 0,2% en mai sur un mois, après avoir déjà enregistré des baisses de 1,7% en avril et 0,7% en mars, selon des données diffusées par l'institut
de statistiques Istat, les Italiens se serrant la ceinture sur fond d'austérité et de récession.

http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_s_enfonce_dans_la_recession_au_deuxieme_trimestre44070820121321.asp

BA 06/08/2012 14:25

Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, Malte, Slovénie : ces huit Etats européens sont incapables de sauver leurs banques de la faillite.

Ces huit Etats européens foncent vers le défaut de paiement.

Lundi 6 aout 2012 :

L'économie chypriote est dans "un état pire que prévu", jugent les représentants de la "troïka" - Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne -, selon des
documents auxquels Reuters a eu accès.

Les émissaires de la troïka ont visité deux fois l'île depuis que Chypre est devenu le 25 juin le cinquième état de la zone euro à demander une aide financière.

Les deux principales banques chypriotes, Popular Bank et Bank of Cyprus, ont subi des pertes importantes après l'annulation d'une partie de la dette grecque il y a quelques mois, acceptée par
Chypre comme par l'ensemble des membres de l'UE.

Selon les représentants de la troïka, qui prévoient une récession à Chypre pour 2012 et 2013, les problèmes chypriotes ne se résument cependant pas au secteur bancaire, mais concernent également
des déséquilibres budgétaires qui doivent être comblés.

"Ce que nous avons vu, c'est que votre système budgétaire est pire que prévu, les perspectives de croissance sont plus faibles que ce que nous attendions, et, en conséquence, il y a un gros écart
entre vos recettes et vos dépenses", a déclaré Maarten Verwey, représentant de la Commission européenne, selon le compte rendu d'une réunion à huis clos avec la commission des finances du parlement
chypriote.

Maarten Verwey a ajouté qu'il faudrait "une augmentation et un renforcement significatifs de la surveillance du secteur bancaire", et a jugé prématurée une estimation du montant du plan de
sauvetage. "Vous ne pouvez pas conserver votre train de vie actuel si cela continue", a-t-il ajouté. "Le gouvernement ne sera pas capable de payer les traitements (des agents de l'Etat), il y a
donc un besoin urgent d'ajustement."

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/06/97002-20120806FILWWW00286-chypre-la-troika-inquiete-de-la-situation.php

BA 06/08/2012 10:22

Les gouvernements se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes compagnies d'assurance se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes
banques se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait.

Nous venons d'apprendre que les compagnies aériennes se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

Et nous venons d’apprendre que les compagnies pétrolières se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

Conclusion : en zone euro, les acteurs politiques et les acteurs économiques se préparent tous à la dislocation de la zone euro.

IAG prête à une sortie de l'Espagne.

Le groupe International Airlines Group (IAG), qui réunit la compagnie aérienne britannique British Airways et l'espagnole Iberia, a reconnu se préparer à l'éventualité d'une sortie de l'Espagne de
la zone euro.

"Vu notre présence dans ce pays, et notre exposition en zone euro de façon générale, nous avons réfléchi à la manière de réagir en cas de dislocation de la zone euro", a expliqué le directeur
exécutif du groupe, Willie Walsh, vendredi lors de la présentation des résultats d'IAG, cité par The Telegraph.

Un groupe de travail "Sortie de l'Espagne de la zone euro" a été mis en place il y a quelques temps avec l'aide de conseillers extérieurs.

Ses travaux ont "très bien avancé", a précisé Willie Walsh.

Résultat, le groupe IAG a réduit son exposition aux établissements financiers espagnols de 27% à 3% en six mois.

Il serait "surprenant" que les autres grandes compagnies qui opèrent en Europe n'aient pas des plans d'urgence similaires, a estimé Willie Walsh.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/04/97002-20120804FILWWW00357-iag-prete-a-une-sortie-de-l-espagne.php

Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell préfère retirer des fonds des banques européennes à cause des risques associés à la crise de la dette en zone euro, a indiqué l'un de ses dirigeants.

"Nous n'avons plus la même volonté de prendre des risques de crédit en Europe", a expliqué le directeur financier Simon Henry au journal The Times paru lundi.

Shell préfère ainsi déposer ses 15 milliards de dollars de liquidités sur des comptes américains ou les transformer en bons du Trésor américains, poursuit le responsable, selon des propos rapportés
par le quotidien britannique.

Le groupe basé à La Haye est certes contraint de garder des liquidités en Europe pour y financer ses opérations mais préfère ainsi en laisser l'essentiel ailleurs pour éviter les risques associés à
la crise en zone euro.

"Nous faisons une différence entre les différents risques de crédit" en Europe, a toutefois précisé M. Henry, alors qu'on lui demandait s'il considérait de la même manière l'Allemagne et les pays
les plus fragiles du sud du continent.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00458922-shell-retire-des-fonds-des-banques-europeennes-a-cause-de-la-crise-350797.php

BA 04/08/2012 11:22

Le jeudi 2 aout 2012, dans la zone euro, l’information la plus importante de l’année 2012 a été cachée par les télévisions, par les radios, et par presque tous les grands titres de la presse papier
:

En zone euro, il y a eu le réarmement d’une banque centrale nationale, en violation de tous les traités européens.

Qu’est-ce que le réarmement d’une banque centrale nationale ?

C’est quand une banque centrale nationale prête de l’argent à un Trésor public national.

TOUS LES TRAITES EUROPEENS INTERDISENT QU’UNE BANQUE CENTRALE NATIONALE PRETE DE L’ARGENT A UN TRESOR PUBLIC NATIONAL :

« Conformément à l'article 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d'accorder des découverts ou tout autre type de
crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises
publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D'EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/02/20002-20120802ARTFIG00564-le-plan-grec-pour-echapper-au-defaut-de-paiement-cet-ete.php

Le réarmement de la banque centrale de la Grèce est une information historique.

Le réarmement de la banque centrale de la Grèce montre ce qui nous attend dans les années qui viennent, en Grèce et dans d’autres pays européens :
- L’éclatement de la zone euro.
- Le retour aux monnaies nationales.
- Le réarmement des banques centrales nationales.
- En Grèce et dans d’autres pays européens, une banque centrale nationale prêtera de l’argent à un Trésor public national.

BA 03/08/2012 13:14

Vendredi 3 aout 2012 :

Une information très importante :

LES TRAITES EUROPEENS VIENNENT D'ETRE VIOLES :

Article 21
Opérations avec les organismes publics
21.1. Conformément à l'article 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d'accorder des découverts ou tout autre type
de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou
entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2008:115:0001:01:FR:HTML

OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D'EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

La Grèce échappera au défaut de paiement en août, grâce à un prêt relais de 6 milliards d'euros accordé, à titre exceptionnel, par la banque centrale grecque. Mais le gouvernement grec n'aura droit
à aucun répit estival.

Pour éviter le scénario catastrophe en plein été, les responsables de la zone euro ont accepté une solution technique impliquant la banque centrale de Grèce, autorisée à faire une avance au Trésor
grec de 6 milliards d'euros à court terme en août. Cette solution, autorisée exceptionnellement, permettra à Athènes d'assurer ses échéances en déchargeant la BCE de toute responsabilité. Car tout
défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE.

«Demander un délai de remboursement à la BCE aurait déclenché un psychodrame grec en plein été. Il fallait donc agir différemment et faire circuler les liquidités. C'est un soulagement, même s'il
est minime», conclut Vassilis Daskalopoulos.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/02/20002-20120802ARTFIG00564-le-plan-grec-pour-echapper-au-defaut-de-paiement-cet-ete.php

La banque centrale de la Grèce va prêter 6 milliards d'euros au Trésor public grec.

L'avantage de ce prêt : "tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE."

C'est ça, l'avenir : une banque centrale nationale prête de l'argent au Trésor public national.

C'est ça, l'avenir.

Contraints et forcés, nous y viendrons.

BA 02/08/2012 15:22

Jeudi 2 aout 2012 :

Mario Draghi : c'était du bluff.

Mario Draghi : c'était du pipeau.

Mario Draghi est le gardien de la fosse septique.

La Banque Centrale Européenne est devenue une fosse septique, remplie d’obligations d’Etat pourries.

Elle sent mauvais, ta fosse septique, Mario. Elle est en train de déborder. Reste bien assis sur le couvercle de ta fosse septique, Mario.

Si tu es croyant, prie le Ciel pour éviter le débordement de ta fosse septique.

Mais surtout, Mario, surtout, ne nous rejoue plus de pipeau. Ce n'est plus la peine : nous savons tous ce que tu es.

Tu es un impuissant qui bluffe.

Tu es un impuissant qui ne peut faire qu'une seule chose : jouer du pipeau.

Tu es un impuissant qui joue du pipeau, assis sur le couvercle de ta fosse septique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fosse_septique

BA 01/08/2012 10:30

Mercredi 1er août 2012 :

Zone euro : un autre ministre allemand n'exclut pas une sortie de la Grèce.

Le ministre allemand des Transports, Peter Ramsauer, n'a pas exclu mercredi une sortie de la Grèce de la zone euro, abondant ainsi dans le sens de son homologue à l'Economie, Philipp Rösler.

"Naturellement la Grèce peut sortir de l'euro", a déclaré M. Ramsauer, qui appartient à la branche bavaroise des Unions Chrétiennes (CSU) dans un entretien à la télévision allemande ARD. "Même si,
il faut le dire, ce n'est pas la solution à tous les problèmes", a-t-il ajouté.

Il s'agit là du deuxième ministre allemand, après Philipp Rösler, membre du petit parti libéral (FDP), à évoquer à haute voix une sortie de la Grèce de la zone euro.

Ces deux ministres sont membres des deux petits partis de la coalition gouvernementale composée en outre de la grande formation CDU.

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroUn_autre_ministre_allemand_n_exclut_pas_une_sortie_de_la_Grece46010820120935.asp

BA 31/07/2012 13:54

Mardi 31 juillet 2012 :

Le président de la Banque centrale européenne visé par une enquête.

Le comité de surveillance interne de l'Union européenne a ouvert une enquête sur Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE). Elle intervient à la suite d'une plainte pour
conflit d'intérêts, a dit lundi une porte-parole de l'institution.

L'Observatoire de l'Europe industrielle, en anglais Corporate Europe Observatory (CEO), qui suit le lobbying ayant pour cible l'Union européenne, a accusé en juin Mario Draghi de ne pas être
totalement indépendant en raison de son appartenance au G30, forum international qui regroupe des dirigeants du secteur financier public et privé.

"Nous avons reçu une plainte et avons envoyé une lettre à la BCE. Maintenant nous attendons une réponse", a dit Gundi Gadesmann, porte-parole du médiateur de l'UE Nikiforos Diamandouros. La BCE a
jusqu'à la fin octobre pour répondre, a-t-elle ajouté.

Contradiction avec les règles éthiques.

Le CEO est arrivé à la conclusion que l'implication de Mario Draghi dans le G30 est en contradiction avec les règles éthiques de la BCE.

"Le G30 présente toutes les caractéristiques d'un véhicule de lobbying pour les grandes banques internationales privées et le président de la Banque centrale européenne ne devrait pas pouvoir en
être membre", estime l'Observatoire.

http://www.romandie.com/news/n/Le_president_de_la_Banque_centrale_europeenne_vise_par_une_enquete56310720121030.asp

BA 30/07/2012 10:55

Lundi 30 juillet 2012 :

Madrid ne demandera pas l'aide des fonds européens.

"L'Espagne ne demandera pas aux fonds de sauvetage européens d'acheter sa dette même si le pays souhaiterait voir rapidement reculer ses coûts d'emprunt", déclare le directeur du Trésor espagnol
Inigo Fernandez de Mesa dans une interview au quotidien local Expansion.

"Le Trésor émettra de la dette en 2013 pour les régions ayant sollicité l'aide de Madrid pour se financer", précise Inigo Fernandez de Mesa.

Les 17 régions autonomes d'Espagne sont exclues de fait des marchés financiers, et nombre d'entre elles envisagent de se financer par le biais d'une ligne de crédit de 18 milliards d'euros mise en
place par le gouvernement central.

"Il n'est pas à l'ordre du jour de l'Espagne de demander au fonds d'acheter de la dette, pas du tout. Cela ne s'est pas produit et je peux vous assurer que cela ne se produira pas", déclare Inigo
Fernandez de Mesa.

(Dépêche Reuters)

BA 29/07/2012 13:49

Dimanche 29 juillet 2012 :

Les Allemands pensent qu'ils seraient mieux sans l'euro (sondage).

Une majorité des Allemands pensent que leur pays serait en meilleure situation sans l'euro, selon un sondage paru dimanche, alors que le ministre de l'Economie a répété ses doutes sur le maintien
de la Grèce dans la zone euro.

Selon le sondage Emnid pour l'hebdomadaire Bild am Sonntag, 51% des Allemands pensent que l'économie de la première puissance européenne serait dans une meilleure situation si elle ne faisait pas
partie des 17 pays de la zone euro.

Vingt-neuf pour cent pensent que la situation serait pire.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00457718-les-allemands-pensent-qu-ils-seraient-mieux-sans-l-euro-sondage-348521.php

BA 28/07/2012 11:26

La deuxième restructuration de la dette grecque va coûter entre 70 et 100 milliards d'euros aux 17 banques centrales nationales et aussi à la BCE.

Il va donc falloir recapitaliser les banques centrales nationales et recapitaliser la BCE.

Deux possibilités :

1- Les contribuables de la zone euro vont devoir payer entre 70 et 100 milliards d'euros d'impôts supplémentaires.

2- Ou alors on va épargner les contribuables : les banques centrales nationales vont devoir vendre une partie de leurs réserves d'or.

Quelle possibilité va choisir François Hollande en France, Mariano Rajoy en Espagne, Mario Monti en Italie, etc ?

Lisez cet article :

La Banque de France va-t-elle devoir vendre son Or ?

Si la banque de France doit se recapitaliser pour absorber les pertes liées à une nouvelle décote des obligations souveraines grecques, elle devra faire appel à l'Etat ou peut-être...vendre son
Or.

L'Europe travaille à une nouvelle restructuration de la dette qui pourrait contrainte la banque centrale européenne (BCE) et la Banque de France à se recapitaliser. Pour faire baisser l'endettement
de la Grèce et maintenir ainsi le pays dans la zone euro, cette restructuration de la dette supposerait en effet des pertes importantes pour la Banque centrale européenne et les banques centrales
nationales. L'objectif serait, selon des informations obtenues par l'agence Reuters, de réduire l'endettement de la Grèce de 70 à 100 milliards d'euros afin de le ramener à 100% du produit
intérieur brut.

L'une des options envisagées consisterait pour la BCE et les banques centrales nationales membres de l'Eurosystème à accepter une décote de 30% sur les obligations de l'Etat grec qu'elles
détiennent. Le montant total des créances du secteur officiel sur la Grèce , qui comprend les prêts bilatéraux consentis à Athènes par les Etats membres, est estimé entre 220 et 230 milliards
d'euros.

Les banques centrales de la zone euro détiennent en effet de grandes quantités de titres grecs acquis notamment dans le cadre du SMP (securities markets programme) et ces titres sont généralement
assortis de taux d'intérêt très élevés. D'ailleurs, la Banque de France va reverser à la Grèce les intérêts qu'elle a perçu au tire des obligations souveraines grecques qu'elle détient, soit 754
millions d'euros comme le premier plan de restructuration le prévoyait.

La BCE s'est refusé à tout commentaires sur ce sujet. Mais certains responsables européens estiment que la Banque de France et les banques centrales de Malte et de Chypre seraient en première
ligne. Elles sont les plus exposées à la dette publique grecque, et pourrait avoir besoin d'être recapitalisées pour compenser les pertes liées à la décote des obligations souveraines qu'elles
détiennent. Certains imaginent même qu'elle pourrait vendre son Or...

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120727trib000711375/la-banque-de-france-va-t-elle-devoir-vendre-son-or-.html

BA 27/07/2012 15:16

Vendredi 20 janvier 2012 : la BCE a racheté 219 milliards d'euros d'obligations d'Etats pourries. Ce programme s'appelle "Securities Market Program" ou SMP.

http://www.bloomberg.com/quote/ECBCSMP:IND

En février 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d'Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n'a pas racheté d'obligations d'Etat
pourries.

En mars 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d'Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n'a pas racheté d'obligations d'Etat
pourries.

En avril 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d'Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n'a pas racheté d'obligations d'Etat
pourries.

En mai 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d'Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n'a pas racheté d'obligations d'Etat pourries.

En juin 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d'Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n'a pas racheté d'obligations d'Etat
pourries.

En juillet 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d'Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n'a pas racheté d'obligations d'Etat pourries.

BA 27/07/2012 12:25

Vendredi 27 juillet 2012 :

La Bundesbank reste opposée au programme de rachat de dette publique.

"La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE)", a déclaré vendredi à
l'AFP un porte-parole.

"Notre opinion n'a pas changé concernant le programme SMP, nom de cette mesure adoptée en mai 2010", a déclaré le porte-parole, ajoutant qu'aux yeux de la BCE elle était problématique.

La Bundesbank n'a cessé de critiquer ce programme depuis son adoption, jugeant qu'il revenait à financer les Etats et contrevenait ainsi au statut de la BCE.

"En revanche, la Bundesbank estime non problématique que le fonds de secours européen temporaire, le FESF, puisse racheter de la dette publique car le FESF n'est pas une banque centrale", a ajouté
le porte-parole.

L'institution monétaire allemande est toutefois contre l'idée d'attribuer une licence bancaire au FESF ou à son futur successeur le MES, qui lui permettrait d'aller se refinancer auprès de la BCE
et donc d'augmenter très sensiblement sa puissance d'action, considérant à nouveau que cela conduirait aussi à faire financer les déficits publics par la BCE.

http://www.romandie.com/news/n/_La_Bundesbank_reste_opposee_au_programme_de_rachat_de_dette_publique93270720121151.asp

BA 26/07/2012 15:51

- Mario Draghi, la BCE peut-elle régler le problème de la zone euro ?

- Euh … oui …

- La BCE peut-elle régler le problème de la zone euro ?

- Oui.

- La BCE peut le faire ?

- Oui.

- Elle peut le faire ?

- Oui, elle peut le faire.

- Bravo, Mario Draghi. Bravo, la BCE. Mesdames, messieurs, applaudissez Mario Draghi.

Tous les téléspectateurs applaudissent Mario Draghi. Le problème de la zone euro est réglé. Tout est bien qui finit bien.

Regardez la vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=0hmfXMt_pNI

BA 26/07/2012 10:05

Jeudi 26 juillet 2012 :

La probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro sous 12 à 18 mois est désormais de 90%, estime Citi dans une étude publiée jeudi qui estime que cette éventualité risque surtout de se
matérialiser dans les deux à trois prochains trimestres.

La banque américaine dit aussi s'attendre à ce que l'Italie et l'Espagne demandent formellement une aide financière à l'Union européenne et au FMI, venant compléter dans le cas de l'Espagne le plan
d'aide à la recapitalisation des banques déjà consenti par l'UE.

Les économistes de Citi avaient auparavant évalué la probabilité d'une sortie de la Grèce de l'euro entre 50% et 75%.

"Nous restons pessimistes sur la crise de l'euro", écrivent-ils.

"Au cours des prochaines années, l'issue pour la zone euro passera vraisemblablement par la combinaison d'une sortie de l'Union économique et monétaire (Grèce), d'une importante restructuration de
dettes souveraines et bancaires (Portugal, Irlande et éventuellement, peut-être l'Italie, l'Espagne et Chypre), avec un degré limité d'intégration budgétaire", écrivent-ils.

Citi s'attend à ce que la sortie de la Grèce et la faiblesse des économies de la périphérie de la zone euro entraînent de nouvelles dégradations des notes souveraines de pays du bloc dans les deux
à trois prochains trimestres.

Citi anticipe une dégradation d'au moins un cran par au moins une des principales agences de notation pour l'Autriche, la Belgique, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, les
Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00457174-athenes-quasi-condamnee-a-sortir-de-l-euro-sous-18-mois-citi-347761.php

BA 24/07/2012 21:32

Mardi 24 juillet 2012 :

L'Espagne et l'Italie sont en faillite.

Italie : taux des obligations 10 ans : 6,597 %.

Italie : la Bourse de Milan chute de 2,71 %.

Espagne : taux des obligations 10 ans : 7,621 %. Record historique battu. Le taux n'avait jamais été aussi haut.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,58 %.

BA 24/07/2012 16:12

Une troisième région espagnole va demander l'aide de l'Etat :

la Catalogne.

La crédibilité de l'Espagne sur les marchés financiers a subi un nouveau coup mardi alors que la Catalogne, l'une de ses régions les plus puissantes, a admis qu'elle pourrait demander l'aide du
gouvernement.

La région du Nord-Est du pays, deuxième en termes de contribution au PIB, a l'intention de solliciter elle aussi une aide de Madrid, après une demande similaire formulée vendredi par Valence, a
indiqué le responsable de l'économie du gouvernement catalan.

Interrogé par la BBC sur un éventuel appel de la Catalogne aux finances du gouvernement espagnol, Andreu Mas-Colell a répondu : "Oui. La situation actuelle est que la Catalogne ne dispose pas
d'autre banque que le gouvernement espagnol".

Une annonce qui survient alors que l'Espagne elle-même est en danger sur les marchés, avec comme enjeu d'"éviter un effondrement financier imminent", souligne le journal El Economista. La plupart
des analystes fixent octobre comme date limite.

Le Trésor espagnol a d'ailleurs dû payer cher mardi pour emprunter 3,05 milliards d'euros, avec des taux passant de 2,362% à 2,434% pour les bons à trois mois et de 3,237% à 3,691% pour ceux à six
mois, par rapport à la dernière émission similaire, le 26 juin, où ils s'étaient déjà envolés.

http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-toujours-bousculee-par-les-marches-la-catalogne-en-difficulte-3dfefad3f9161362591072b60f3d876a

BA 24/07/2012 12:28

Mardi 24 juillet 2012 :

Madrid paie toujours plus cher pour emprunter, les marchés fébriles.

L'Espagne a emprunté mardi 3,05 milliards d'euros à court terme, devant concéder une fois de plus des taux d'intérêt en hausse dans un climat de tension extrême des marchés, qui mettent en doute la
solvabilité du pays, fragilisé par ses régions et par ses banques.

Le Trésor espagnol a rempli son objectif, qui était de lever 2 à 3 milliards d'euros, mais les taux ont monté, passant de 2,362% à 2,434% pour les bons à trois mois, et de 3,237% à 3,691% pour ceux
à six mois, par rapport à la dernière émission similaire, le 26 juin, où ils s'étaient déjà envolés.

Cette opération survient alors que le pays reste fortement chahuté sur les marchés : mardi matin, tandis que la Bourse cédait 2,48%, le taux des obligations espagnoles à dix ans restait au niveau
très élevé de 7,590%, un nouveau record depuis la création de la zone euro en 1999.

La prime de risque, qui mesure le surcoût que doit payer l'Espagne pour emprunter, par rapport à l'Allemagne, était elle à 619 points (6,19 points de pourcentage).

"L'approbation vendredi par l'Eurogroupe d'une aide financière d'un maximum de 100 milliards d'euros pour les banques espagnoles a été éclipsée par la demande d'aide de la région de Valence,
rapidement suivie de celle de Murcie, et par la publication du chiffre de croissance du 2e trimestre (-0,4%), une estimation de la Banque d'Espagne généralement confirmée par les chiffres
officiels", souligne dans une note Cyril Regnat, analyste chez Natixis.

"La situation des régions, qui paraissait sous contrôle en début d'année, s'est donc dégradée et sur les 17 régions espagnoles, près de 6 demanderaient l'aide de l'Etat", ajoute-t-il.

http://www.romandie.com/news/n/_Madrid_paie_toujours_plus_cher_pour_emprunter_les_marches_febriles48240720121123.asp

BA 24/07/2012 10:02

Pour pouvoir sauver la Grèce, l’Espagne et l’Italie, le Mécanisme Européen de Stabilité, MES, sera doté d'un capital de 700 milliards d'euros.

Je recopie Wikipedia :

« Le MES sera doté d'un capital autorisé fixé à 700 milliards d'euros dont 80 milliards à verser par tranche de 20% sur cinq ans. »

Quels sont les cinq pays qui donneront le plus d’argent au capital du MES ?

1- L'Allemagne versera au capital du MES la somme de 190,024 milliards d'euros.

2- La France versera au capital du MES la somme de 142,701 milliards d'euros.

3- L'Italie versera au capital du MES la somme de 125,395 milliards d'euros.

4- L'Espagne versera au capital du MES la somme de 83,325 milliards d'euros.

5- Les Pays-Bas verseront au capital du MES la somme de 40,019 milliards d’euros.

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9canisme_europ%C3%A9en_de_stabilit%C3%A9#Contributions

En clair :

La Grèce, l'Espagne et l'Italie sont en faillite.

La Grèce, l'Espagne et l'Italie sont en train de se noyer, et ils entraînent les autres Etats de la zone euro vers le fond de l'océan.

BA 23/07/2012 11:17

Lundi 23 juillet 2012 :

Vers 11 heures 15 :

Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,517 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Espagne : la chute du PIB s'est accentuée au 2e trimestre, à -0,4%.

L'activité économique de l'Espagne, entrée en récession au premier trimestre, a diminué à un rythme plus intense entre avril et juin que les deux trimestres précédents, selon des estimations de la
Banque d'Espagne publiées lundi dans son bulletin mensuel.

L'activité économique a reculé de 0,4%, par rapport au premier trimestre 2012 qui avait déjà enregistré une baisse du PIB de 0,3%, alors que le gouvernement prévoit une contraction de l'activité de
1,5% sur l'ensemble de l'année.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Espagne_la_chute_du_PIB_s_est_accentuee_au_2e_trimestre_a__04_12230720121034.asp

BA 22/07/2012 19:54

Dimanche 22 juillet 2012 :

Une seconde région espagnole va demander l'aide financière de Madrid.

La région de Murcie, dans l'est de l'Espagne, a annoncé dimanche qu'elle allait demander à son tour une aide financière à Madrid, deux jours après une demande similaire formulée par Valence.

Le président du gouvernement régional de Murcie, Ramon Luis Valcarcel, a indiqué au quotidien régional La Opinion de Murcia que son gouvernement demanderait « environ 200 à 300 millions d'euros »
au nouveau fonds public, doté d'un montant total maximum de 18 milliards d'euros, mis en place la semaine dernière par Madrid pour venir en aide aux régions en difficulté.

M. Valcarcel a affirmé que la Murcie demanderait formellement cette aide au cours du mois de septembre, ajoutant qu'il s'attend à ce que les conditions posées par le gouvernement central en échange
de ces fonds soient « très strictes ». « Personne ne doit penser qu'ils vont nous faire cadeau de cet argent », a-t-il ajouté.

Pour sa part, la région de Valence, très fortement endettée, avait indiqué vendredi qu'elle allait faire appel à ce fonds faute de pouvoir trouver l'argent nécessaire pour remplir ses obligations
financières.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202183920504-une-seconde-region-espagnole-va-demander-l-aide-financiere-de-madrid-346171.php

En Espagne, ce sont six régions qui sont en faillite.

Deux régions ont officiellement demandé l'aide de l'Etat : la région de Valence, et la Murcie.

Les quatre autres régions en faillite sont la Catalogne, Castille-La Manche, les Baléares et l'Andalousie.

http://economia.elpais.com/economia/2012/07/20/actualidad/1342813051_914812.html

Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,267 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

BA 21/07/2012 11:41

Samedi 21 juillet 2012 :

De plus en plus, les investisseurs internationaux placent leur argent dans cinq abris antiatomiques. De plus en plus, ils mettent à l’abri leur argent dans les obligations de ces cinq Etats :

Allemagne : taux des obligations à 10 ans : 1,167 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi bas.

Finlande : taux des obligations à 10 ans : 1,407 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi bas.

Pays-Bas : taux des obligations à 10 ans : 1,594 %.

Autriche : taux des obligations à 10 ans : 1,890 %.

France : taux des obligations à 10 ans : 2,073 %.

http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

Mais en revanche, les investisseurs internationaux fuient les Etats européens périphériques. L’Italie et l’Espagne sont deux bombes atomiques financières. Ces deux bombes atomiques financières vont
bientôt exploser.

Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,166 %.

Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,267 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Les investisseurs internationaux savent que les deux bombes atomiques financières vont exploser.

Ils s’y préparent.

Nous-aussi, nous devons nous préparer à l’explosion.

BA 20/07/2012 21:45

Vendredi 20 juillet 2012 :

Italie : la Bourse de Milan chute de 4,38 %.

Espagne : la Bourse de Madrid chute de 5,79 %.

Italie : taux des obligations 10 ans : 6,166 %.

Espagne : taux des obligations 10 ans : 7,267 %.

Je dis bien : 7,267 %. Ce taux n'avait jamais été aussi haut depuis ... mars 1997.

Le naufrage du Titanic "ZONE EURO" continue.

http://www.boursorama.com/actualites/espagne-l-horizon-economique-s-assombrit-sur-fond-de-grogne-sociale-1899b79bf933c67ea5d5b91b204194a7

BA 20/07/2012 14:59

Vendredi 20 juillet 2012 :

Vers 15 heures :

Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,219 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Espagne : la région de Valence demande l'aide de l'Etat.

La région espagnole de Valence, fortement endettée, a fait savoir vendredi qu'elle demanderait à bénéficier du mécanisme d'aide de quelque 18 milliards d'euros proposé par le gouvernement pour
assainir les finances publiques des régions.

Le plan d'aide est assorti de la stricte condition que la région concernée se conforme à ses objectifs de réduction des déficits.

L'annonce a fait chuter les Bourses européennes ainsi que l'euro, tombé sous le seuil de 1,22 dollar.

Le gouvernement espagnol a approuvé la semaine dernière la création d'un nouveau fonds pouvant atteindre 18 milliards d'euros destiné à aider les régions en difficulté à se financer.

BA 19/07/2012 13:51

Jeudi 19 juillet 2012 :

Aujourd’hui, l’Espagne a lancé un emprunt à 2 ans, un emprunt à 5 ans, et aussi un emprunt à 7 ans.

Résultat : l’Espagne a été obligée de payer des taux d’intérêt qui ont battu leurs records historiques.

Lisez cet article :

L'Espagne sert des rendements records à moyen terme.

Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 2,98 milliards d'euros de dette à moyen terme lors d'une opération marquée par la hausse de ses coûts de financement à de nouveaux plus hauts depuis la création
de l'euro, et par une baisse de la demande de titres.

Le Trésor a émis pour 1,4 milliard de papier à deux ans servant un coupon de 3,3% au rendement moyen de 5,204%, contre 4,335% le mois dernier lors d'une opération équivalente.

Le rendement moyen de l'émission de 1,07 milliard d'euros de papier à cinq ans assorti d'un coupon de 5,5%, ressort à 6,459%, contre 6,072% lors d'une opération comparable le mois dernier.

Pour l'émission à sept ans, d'un montant de 548 millions d'euros (coupon: 4,3%), le rendement moyen a atteint 6,701%, contre 4,832% en février et le ratio de couverture est tombé de 3,3 à 2,9.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6E8IJ61N20120719

HP 18/07/2012 17:28

Le déséquilibre des balances extérieures, dont on ne veut considérer que les déficits, alors que l'essentiel des échanges se passe à l'intérieur de la zone euro > les déficits des uns constitue
en grande partie le surplus des autres.
Il serait logique et sain d'envisager à la fois les déficits des uns et les surplus des autres pour trouver un moyen de compensation.

J'avais pensé à ceci :
les surplus en zone euro ne sont jamais exportés (ou une part très minime) chez le bénéficiaire, ils sont obligatoirement réinvestis localement dans des projets de développement conjoints,
appartenant (tout ou partie) au pays bénéficiaire, projets publics conçus par les gouvernements ou participations aux entreprises privées via le marché, et ceci à l'infini quelque soit l'origine de
l'argent (bénéfice ou vente).
Ceci devrait limiter le syphonnage des emplois et les déséquilibres des balance, au moins à l'intérieur de la zone euro.

La chose est à considérer dans le cadre indiqué + haut : financement interne jusque 50% etc.

Jean Claude Werrebrouck 18/07/2012 20:29



oui c'est une solution envisageable



BA 17/07/2012 21:00

Mardi 17 juillet 2012 :

Selon les calculs du FMI, la dette publique de la Grèce sera de 171 % du PIB en 2013.
La dette publique de l'Italie sera de 126,4 % du PIB en 2013.
La dette publique de l'Irlande sera de 121,2 % du PIB.
La dette publique du Portugal sera de 118,6 % du PIB.
La dette publique de l'Espagne sera de 96,5 % du PIB.
La dette publique du Royaume-Uni sera de 92,7 % du PIB.
La dette publique de la France sera de 90,1 % du PIB.

C'est la page 2 :

http://www.scribd.com/doc/100206742/IMF2

La dette publique de ces Etats s'est emballée. La dette publique de ces Etats est devenue incontrôlable.

En zone euro, plus personne ne contrôle quoi que ce soit. Aux Etats-Unis, pareil. Au Japon, pareil.

Dans tous ces Etats, il va y avoir des défauts de paiement en cascade.

fourminus 17/07/2012 14:02

Merci pour votre réponse

fourminus 17/07/2012 10:20

Bonjour M. Werrebrouck, pourriez-vous éclaircir l'expression :
"noircissement de la matrice des échanges interindustriels" ?
Par avance je vous remercie.

Jean Claude Werrebrouck 17/07/2012 10:40



La comptabilité nationale a dressé une liste de branches d'activités. Ces branches se créent mutuellement des débouchés, et sur un plan comptable il est possible de construire un tablaeau
représentant ces différents échanges. Ce tableau s'appelle la matrice des échanges interindustriels et se trouve redevable de calculs matriciels.


Quand les échanges entre les branches sont importants dans un pays on dit que la matrice est noire ( il y a un chiffre d'écriture noire qui représente un montant important d'échanges). Cela
signifiait dans les trente glorieuses que le pays était auto centré ( peu de délocalisations). Et précisément à cette même époque on disait que la matrice des pays en développement était blanche:
peu d'échnage à l'intérieur du pays. Le développement et le stade de l'Etat- Nation était ainsi un processus de noircissement de la matrice des échanges interindustriels. Avec la mondialisation
cette notion de matrice et de son noircissement comme signe de réussite a disparue, et donc disparue du vocabulaire des économistes.



HP 17/07/2012 00:35

Que pensez-vous de quelque chose de ce genre, pour le financement de la dette publique des états de la zone euro :
- jusque 50% du PIB, les états fonctionnent en mode autonome, hiérarchique, se finançant via leur banque centrale et banques privées, tenues d'acheter telle part de dettes à taux fixe ;
- de 50 à 80% ils s'adressent aux marchés, avec le risque de voir les taux flamber ;
- au delà de 80% ou si le taux d’intérêt global dépasse le taux de croissance, ils se financent par euro-bonds, moyennant une perte de souveraineté sur leurs dépenses devant être validées par un
comité zone euro.

- création d'une EuroBanca 100% publique, unique pour l'ensemble des pays euro, concurrente des banques privées pour l'épargne (garantissant donc l'épargne sur l'ensemble de la zone euro) et les
prêts, pour écouler dans le public les obligations d'état, avec interdiction de vendre des produits financiers privés.
A la naissance, chacun reçoit un numéro de compte EuroBanca.
Cette structure pouvant gérer temporairement les actifs des banques privées faillies, qui serait dès lors sans grande influence sur l'économie.

Jean Claude Werrebrouck 17/07/2012 08:54



C'est une bonne idée, mais le vrai problème est le déséquilibre des balances. Je peux toujours trouver une solution pour la dette publique, mais le moteur de cette dernière est le déséquilibre
extérieur. La mondialisation était déjà un processus de dislocation du monde, et l'euro fût un fertilisant de cette dislocation à l'échelle de l'espace européen. Il faudra donc aborder un
jour la question de la règle d'or de l'équilibre extérieur pour gérer efficacement le problème budgétaire. Vous voyez donc que l'on ne discute pas de façon centrale les vrais problèmes de notre
monde: il faut revenir sur la mondialisation, non pas par la fermeture mais par le biais d'échanges équilibrés que l'on trouvaient sous la plume d'un Keynes ou dans la Charte de la Havane.



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