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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 13:15

                 

Certains s’étonnent de la résistance de l’euro face aux tempêtes des spreads sur dettes souveraines et à leurs contreparties calamiteuses  dans des  bilans financiers : banques , fonds de pension, etc. Etonnement d’autant plus grand que rien n’est entrepris pour réellement changer les choses malgré l’extrême médiatisation de sommets et d’accords toujours trop tardifs ou toujours inapplicables.

De fait, si le bateau des passagers  clandestins n’a pas encore sombré, c’est en raison de l’acharnement de chacun des passagers à se maintenir à flot au détriment de tous les autres. Au final, il est possible que le résultat corresponde à celui de la logique du dilemme du prisonnier, mais le pire sera retardé jusqu’au bout,  avec un acharnement hors du commun.

Les spreads de taux sont un bon révélateur de la clandestinité des passagers, et sont le signe d’un conflit désormais radical. Jusqu’alors la clandestinité  était quasi coopérative, en ce qu’elle ne débouchait sur aucune externalité négative : L’Allemagne (avec ses acteurs internes)    pouvait fermer les yeux sur une clandestinité  Grecque ( avec ses acteurs internes) correspondant à une garantie de débouchés  pour les marchandises allemandes. En retour, la Grèce pouvait fermer les yeux sur son déséquilibre avec l’Allemagne, qui par le biais de la monnaie unique, lui garantissait haut pouvoir d’achat et taux de l’intérêt faible.

Le simple fonctionnement de la mécanique de la clandestinité, devait aboutir au renversement de la logique des externalités : elles deviennent négatives et sont porteuses de conflits, alors même que l’Euro peut continuer à bien se porter. Ainsi le spread de taux devient pollution pour l’Allemagne, et pas simplement pour ses banques, mais aussi pour sa propre dette publique. Et parce que chaque Etat est indissolublement associé à son système financier, les externalités négatives de chaque clandestin rejaillissent sur tous les autres : le temps du conflit est arrivé chez les porteurs d’un Euro en apparente bonne santé.

Ainsi, chaque clandestin cherche t’il à maintenir son statut en contestant la clandestinité de tous les autres. Ce qui ne va pas sans contradictions. Il est demandé à la Grèce, l’Irlande, Le Portugal, l’Italie, etc. de sortir de la clandestinité, en supprimant leurs déficits publics, lesquels passent  par une dévaluation interne des salaires et des prix. Mais si une telle stratégie est vraisemblablement apaisante sur le prix des Bunds, elle ne l’est guère sur la garantie de débouchés que le partenaire allemand avait acheté en adhérant à l’euro-zone. En sorte qu’il apparait que la déclandestinisation globale s’avère tâche particulièrement difficile.

Aucun acteur - ce que l’on appelait dans un autre texte les « petits un peu ronds » par opposition « aux grands minces » - ne voudra quitter de son plein gré la zone, car chacun espère que des solutions permettant de maintenir la clandestinité seront trouvées.

Tout d’abord celles mettant fin à la clandestinité seront refusées car beaucoup trop coûteuses sur les marchés politiques, et comme nous le disions, le fédéralisme européen ne peut-être un produit politique d’avenir. C’est dire que chaque marché politique interne débouchera par externalisation, et  par imitation, sur la désignation d’un bouc émissaire extérieur, et bouc émissaire  extérieur à tous  : l’indépendance de la BCE. La violence de la crise, se sublimant en processus girardien de désignation d’un coupable. Certes, cette indépendance est  aussi  un produit politique qui se vend bien dans certains pays (marché politique allemand notamment), mais le fait que la déclandestinisation globale s’avère impossible débouchera nécessairement sur la désignation unanime du bouc émissaire. Et d’une certaine façon, l’échec du mini sommet du 24 Novembre dernier révèle déjà cette désignation. Simplement - l’hypothèse du FESF s’éloignant car trop imprégnée de fédéralisme -  il est décidé que ce bouc émissaire, que chacun à en tête, sera caché : « il n’en sera pas parlé, ni positivement, ni négativement » dit-on dans la conférence de presse qui suit le mini sommet. Que le conflit s’aggrave avec l’élargissement des spreads, et le bouc émissaire tant dissimulé sera désigné  en pleine lumière. Il n’y a donc- malgré les commentaires- que peu de doutes sur la suite des événements, la BCE sera très rapidement amenée – par large consensus – à déclarer qu’elle s’apprête à acheter de la dette souveraine sur les marchés secondaire, et ce sur des quantités illimitées. De quoi combattre efficacement l’incendie, sans le réduire… pour très peu de temps encore…

Car la menace d’intervention illimitée sur les marchés secondaires, ne détruit que partiellement les externalités négatives de la clandestinité. Rien ne dit en effet que les marchés primaires sur la dette souveraine seront apaisés par les interventions de la BCE, le risque étant le maintien de spreads en raison de la méfiance vis-à-vis de la BCE en ce qui concerne la durée de son engagement. Et c’est ainsi, que très spontanément, la BCE sera amenée à déclarer son engagement sur une durée illimitée, après celui d’une quantité illimitée. Engagements lourds correspondants de fait au détournement de l’esprit des textes, mais engagements maintenant encore la clandestinité des passagers du bateau euro.

De fait si chacun restera clandestin en ce qu’il pourra encore bénéficier de la drogue euro, la clandestinité globale sera redistribuée.

A l’interne de chaque pays, les « producteurs de l’universel » gagneront tous, excepté ceux de l’Allemagne, qui maintiendra certes sa clandestinité au niveau des échanges extérieurs, mais la perdra au niveau de la valeur de sa monnaie. C’est dire  que seule l’Allemagne pourra retarder la désignation du bouc émissaire, ses « producteurs de l’universel » ne basculant qu’avec le basculement majoritaire des autres acteurs allemands.

Malheureusement le changement de politique de la BCE, si elle permet de maintenir la zone euro, ne permettra pas le règlement de la question fondamentale : comment faire disparaitre ce par quoi tout a commencé, à savoir les déséquilibres externe majeurs que l’euro a introduit. Car la monétisation maintiendra, voire même aggravera ces déséquilibres, qui en retour exigeront davantage de monétisation. L’hypothèse d’un fédéralisme réel, étant exclue par le fonctionnement normal des marchés politiques, d’une part, et la dévaluation interne étant elle-même exclue pour les mêmes raisons d’autre part, il ne reste plus que la dévaluation externe. Et la seule façon de maintenir un peu de clandestinité (un peu de drogue euro) est de rétablir des monnaies internes uniquement convertibles en euros, lesquels restent la monnaie commune. Seule l’introduction de monnaies internes permettra de rétablir l’équilibre intra zone et donc d’en finir avec les insupportables polarisations génératrices d’une dislocation européenne. Et en soustrayant les monnaies internes du grand marché international, donc de la spéculation, les passagers désormais beaucoup moins clandestins, cesseront de se polluer mutuellement.

En la matière, la meilleure façon de cesser le conflit, et d’en finir avec les externalités négatives que chacun produit, est d’imaginer des taux de change autorisant un relatif équilibre extérieur de chaque Etat. Les passagers de l’euro doivent se respecter, et l’apparition d’un déséquilibre significatif  entre deux pays, doit être corrigé par un changement des parités internes : le plus compétitif prenant en charge une réévaluation, et le moins compétitif prenant en charge une dévaluation. Double mouvement entrainant un rééquilibre. Double mouvement également moral : le plus compétitif doit payer le prix des dommages qu’il inflige, et le moins compétitif devant payer le prix de son improductivité.

Dotée d’un  cadre de fonctionnement passant par une double transformation, celle de la BCE qui monétise et celle de l’euro qui devient monnaie commune, la pérennisation de la zone euro est envisageable. Parce que les passagers clandestins veulent le rester le plus longtemps possible, la probabilité de l’avènement d’un tel monde n’est pas négligeable. Le jeu catastrophique rencontré dans l’habituel dilemme du prisonnier n’est peut-être pas celui que l’histoire européenne rencontrera.

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans la zone euro
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BA 09/12/2011 20:24

Vendredi 9 décembre 2011 :

Le maintien de la Grèce, qui négocie désormais un "hair cut " de 80 % sur sa dette, n'est même pas certain.

http://www.latribune.fr/opinions/editos/20111209trib000670182/super-mario-priez-pour-nous.html

1- Au début, ils disaient : "Ne vous inquiétez pas : la Grèce remboursera sa dette."

2- Ensuite, ils ont dit : "Ne vous inquiétez pas : la Grèce ne remboursera pas la totalité de sa dette, mais la Grèce remboursera presque toute sa dette."

3- Ensuite, ils ont dit : "Les prêteurs vont perdre 21 % de leur mise."

4- Ensuite, ils ont dit : "Les prêteurs vont perdre 50 % de leur mise."

5- Aujourd'hui, ils disent : "Les prêteurs vont perdre 80 % de leur mise."

6- Et demain ?

BA 08/12/2011 20:36

Crise : Draghi douche les espoirs d'une intervention massive de la BCE.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a douché jeudi les espoirs d'une intervention massive de son institution face à la crise, appelant plutôt les gouvernements à "faire
le maximum".

A l'adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau "pacte budgétaire" en zone euro, pour enrayer l'envol de la dette des Etats.

"La responsabilité ultime d'enrayer la crise appartient aux responsables politiques", a-t-il répété.

M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d'un "cadre légal crédible", il était "tout aussi important qu'il soit mis en place rapidement", une manière de s'opposer à des
procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.

Le président de la BCE s'est par ailleurs dit "surpris de l'interprétation de ses propos" après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.

Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.

Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu'en matière de soutien aux pays en détresse, sa "préférence allait au FESF et au MES", soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui
doit le relayer. M. Draghi les a jugés "parfaitement équipés" pour faire face à la crise de la dette.

Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d'intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois
que les achats d'obligations publiques qu'effectue déjà la BCE sont "limités" et "temporaires".

"Les traités interdisent un financement monétaire des Etats", a dit M. Draghi.

Il a aussi balayé la possibilité d'un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international : "c'est incompatible avec les traités".

http://www.boursorama.com/actualites/crise-draghi-douche-les-espoirs-d-une-intervention-massive-de-la-bce-986ab51fdd7e167f8ec16caab6c4c10f

BA 07/12/2011 18:48

Mercredi 7 décembre 2011 :

Zone euro : Sarkozy n'exclut pas un risque d'explosion.

17h25.

Sarkozy : «Le risque d'explosion est prégnant tant que l'accord avec Merkel n'est pas effectif».

Devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy a déclaré que «l'Europe n'est pas sortie de la crise. Le risque d'explosion est prégnant tant que les décisions prises avec Angela Merkel ne sont pas
effectives», rapporte un des participants.

«L'Europe a besoin de refinancer sa dette et les prêteurs n'ont plus confiance», a-t-il ajouté. «Pour la retrouver, il n'y a qu'une seule stratégie : l'alliance entre la France et l'Allemagne. Il
n'y a pas d'autres alternatives». Le chef de l'Etat a aussi estimé que la souveraineté «ne s'exerce pas seul, mais avec les alliés, les amis, les voisins». Il a également déclaré : «On ne peut pas
continuer à être le marché le plus ouvert au monde et accepter les produits des pays qui ne respectent aucune règle. Pour cela, il faut refonder les traités».

http://www.leparisien.fr/crise-europe/en-direct-zone-euro-sarkozy-n-exclut-pas-un-risque-d-explosion-07-12-2011-1756811.php?google_editors_picks=true

BA 07/12/2011 13:31

Mardi 6 décembre 2011 :

Standard and Poor's place sous surveillance négative le fonds de secours européen.

L'agence de notation Standard & Poor's a annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), conséquence de sa décision de placer sous
surveillance les principaux pays de l'Union monétaire.

Autrement dit :

Pour sauver les Etats européens surendettés, l'Union Européenne avait construit un machin vide, le FESF.

Comme ce machin vide n'avait pas d'argent, il était obligé d'emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, avec cet argent, il prêtait des milliards d'euros aux Etats européens
surendettés.

Problème : la situation en zone euro est de plus en plus catastrophique, donc les agences de notation vont dégrader le machin vide.

Donc, le machin vide va être obligé d'emprunter sur les marchés internationaux à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.

Donc, le machin vide va prêter aux Etats européens surendettés à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.

Conclusion : l'Union Européenne va créer un nouveau machin vide, le MES.

BA 06/12/2011 22:02

Mardi 6 décembre 2011 :

Standard and Poor's place sous surveillance négative le fonds de secours européen.


L'agence de notation Standard & Poor's a annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), conséquence de sa décision de placer sous
surveillance les principaux pays de l'Union monétaire.

La décision de S&P concernant le FESF interviendra dans les trois mois "et si possible avant", indique l'agence de notation, qui entend d'abord finir son évaluation des pays apportant leurs
garanties au FESF.

Le FESF est un instrument financier qui lève de l'argent sur les marchés avec une garantie apportée par les Etats de la zone euro, proportionnellement à leur participation dans le capital de la
Banque centrale européenne (BCE).

Il bénéficie actuellement d'une note triple A qui lui permet théoriquement d'emprunter à des taux avantageux sur les marchés. L'argent qu'il lève est ensuite reversé à des pays en difficulté
(Portugal, Irlande) à des taux moindres que ceux qu'ils devraient payer sur les marchés.

Mais le FESF a été récemment rattrapé par la crise de la dette et a dû payer des taux d'intérêt élevés lors de sa dernière émission de dette en novembre.

Il avait alors réussi à lever trois milliards d'euros d'obligations à dix ans, mais les acheteurs ne s'étaient pas bousculés, et les taux étaient ressortis en nette hausse par rapport à ses
précédentes émissions.

http://www.boursorama.com/actualites/standard-and-poor-s-place-sous-surveillance-negative-le-fonds-de-secours-europeen-1873d1d1f8a2fd5c31c7d2eff741ac92

BA 05/12/2011 20:18

Zone euro : la bombe à retardement des dettes arrivant à maturité.

Décembre 2011 :
La France va devoir emprunter 37,1 milliards d’euros.
L’Italie va devoir emprunter 22,5 milliards d’euros.
L’Espagne va devoir emprunter 12,2 milliards d’euros.

Janvier 2012 :
La France va devoir emprunter 52,9 milliards d’euros.
L’Italie va devoir emprunter 15,6 milliards d’euros.
L’Espagne va devoir emprunter 9,2 milliards d’euros.

Février 2012 :
La France va devoir emprunter 35,9 milliards d’euros.
L’Italie va devoir emprunter 53,1 milliards d’euros.
L’Espagne va devoir emprunter 14,5 milliards d’euros.

Mars 2012 :
La France va devoir emprunter 17,4 milliards d’euros.
L’Italie va devoir emprunter 44,2 milliards d’euros.
L’Espagne va devoir emprunter 8,8 milliards d’euros.

Avril 2012 :
La France va devoir emprunter 34,4 milliards d’euros.
L’Italie va devoir emprunter 44,5 milliards d’euros.
L’Espagne va devoir emprunter 22,7 milliards d’euros.

Le journal « Der Spiegel » a publié le dessin de toutes ces bombes à retardement : sur ce dessin, les bombes les plus énormes sont les bombes italiennes.

http://www.spiegel.de/international/europe/bild-800351-287703.html

BA 02/12/2011 21:40

Selon le dernier point sur ses finances, le FMI peut encore engager 291 milliards d'euros (soit 389 milliards de dollars) pour ses Etats membres. En comparaison, l'Italie a indiqué en novembre
qu'elle prévoyait d'emprunter sur les marchés 440 milliards d'euros en 2012.

http://www.boursorama.com/actualites/le-fmi-fait-un-appel-du-pied-a-la-bce-35bdefcf4413c0bd676ceb848c11ebe1

BA 01/12/2011 18:26

Jeudi 1er décembre 2011 :

Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 3,75 milliards d'euros d'obligations à 3, 4, et 5 ans, soit le maximum qu'il souhaitait emprunter, mais la tension des marchés s'est fait sentir, l'obligeant à
concéder des taux d'intérêt en hausse.

Les taux ont augmenté par rapport aux dernières émissions similaires, passant au-dessus de la barre symbolique des 5 % :

- 5,187 % pour les obligations à 3 ans (contre 4,782 % lors de la précédente émission),

- 5,276 % pour celles à 4 ans (contre 3,639 % la dernière fois)

- et 5,544 % pour celles à 5 ans (contre 4,045 % avant), selon la Banque d'Espagne.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_emprunte_375_mds_EUR_le_maximum_prevu_mais_les_taux_montent011220111112.asp

BA 29/11/2011 13:58

Mardi 29 novembre 2011 :

Italie : rendements records pour une adjudication de dette.

L'Italie a dû accepter mardi un rendement record depuis la création de la zone euro de près 8 % pour pouvoir émettre 7,5 milliards d'euros de papier à trois ans, un niveau qui place le coût de sa
dette a un niveau de plus en plus difficilement soutenable.

La Banque d'Italie avait comme objectif de placer entre cinq et huit milliards d'euros de papier, et la demande a approché le haut de cette fourchette.

Les obligations à trois ans BTP ont été adjugées à un rendement record de 7,89 %, après 4,93 % lors d'une précédente adjudication du même type fin octobre, a précisé la Banque d'Italie.

Le ratio de couverture s'est élevé à 1,502.

Pour le papier à huit ans, le rendement moyen est ressorti à 7,28 %, avec un ratio de couverture de 1,538.

Les obligations à 10 ans ont été adjugées au rendement de 7,56 %, avec un ratio de couverture de 1,335.

En Belgique, les rendements des obligations d'Etat à court terme ont atteint un plus haut depuis novembre 2008 lors d'une adjudication de dette à trois et six mois également réalisée mardi.


http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00403450-italie-rendements-records-pour-une-adjudication-de-dette-255706.php

BA 28/11/2011 23:22

Lundi 28 novembre 2011 :

Le Trésor italien a émis lundi 567 millions d’euros d’obligations indexées sur l’inflation à échéance 2023 dont les taux d’intérêt ont bondi à plus de 7,3 %, a annoncé la Banque d’Italie.

Le montant levé s’inscrit dans le bas de la fourchette de l’objectif du Trésor qui comptait émettre entre 500 et 750 millions d’euros.

La demande est restée soutenue, s’élevant à environ 1,225 milliard d’euros, mais le Trésor peut décider, selon ses besoins, de ne pas émettre le montant maximum, notamment si le taux est trop
élevé.

Signe de la méfiance des investisseurs, les taux de ces titres ont en effet bondi à 7,3 %, contre 4,6 % lors de la dernière opération similaire dont la Banque d’Italie ne précise pas la date.

Ce taux record n’est toutefois pas une surprise car il se situe au niveau où évoluent actuellement les taux à long terme de l’Italie qui sont jugés insoutenables, sur la durée, pour le pays, qui
croule sous une dette colossale d’environ 1.900 milliards d’euros, soit environ 120 % du PIB.

Les titres émis lundi étant d’un type particulier en raison de leur indexation sur l’inflation, le nouveau véritable test sur les marchés pour l’Italie interviendra mardi, jour où le Trésor compte
émettre entre 5 et 8 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme.

Vendredi, les taux d’emprunt de l’Italie s’étaient envolés à des niveaux record lors de l’émission de 10 milliards d’euros de titres à six mois et deux ans.

Les taux à six mois avaient bondi à 6,504 %, contre 3,535 % lors de la dernière opération similaire le 26 octobre 2011, et les taux à deux ans avaient bondi à 7,814 %, contre 4,628 % lors de la
précédente émission.

Alors que l’Italie est au bord de l’asphyxie financière, le Fonds monétaire international a démenti lundi discuter avec Rome d’un plan de secours, après des informations du quotidien La Stampa
indiquant que le FMI pourrait débloquer entre 400 et 600 milliards d’euros afin de permettre à l’Italie de disposer de 12 à 18 mois pour adopter des mesures budgétaires et des réformes
économiques.

(Dépêche AFP)

http://www.romandie.com/news/n/_Dette_l_Italie_leve_567_M_EUR_sur_le_marche_bond_des_taux_a_plus_de_7281120111211.asp

AbsolumentFabuleux 28/11/2011 18:43

C'est vrai que ce scénario semble le plus probable. Plus probable par rapport à celui qui verrait (entre autres) l’achat direct de dette par la BCE sur les marchés primaires ( retour en quelque
sorte à la situation d'avant 1970)nécessitant un reniement total de ce qui a été mis en place par ces mêmes entrepreneurs politiques depuis 30 ans. Or comme se déjuger est toujours délicat ...

Albert 28/11/2011 17:21

Ce qui n'enlève rien,bien au contraire,à la pertinence propre de votre argumentation.

Albert 28/11/2011 15:23

Très intéressante prospective .Pourquoi?
Parce que cela me parait correspondre à ce que j'appellerais "la plus grande pente"-j'en reviens toujours à ma théorie"physique"du "cours des choses".
De toute façon,on ne va plus tarder longtemps à savoir.

Jean Claude Werrebrouck 28/11/2011 15:51



Cette expression de plus grand pente me convient bien.



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