Le blog de jean Claude Werrebrouck
Voici ce que les chefs de gouvernement pourraient déclarer, s’agissant de la régulation financière à l’issue du G20 :
Considérant qu’en septembre 2008, le monde n’a échappé que d’extrême justesse à un effondrement monétaire complet, effondrement jusqu’ici jamais rencontré dans l’histoire ;
Considérant que le dit effondrement était lié à des phénomènes spéculatifs de très grande ampleur, eux même reliés à des endettements publics et privés d’une exceptionnelle amplitude ;
Considérant que l’ensemble de la régulation financière s’est nourrie à partir d’une représentation savante erronée de la réalité des marchés financiers ;
Les chefs de gouvernement décident de faire rentrer dans le droit positif de chaque Etat ou groupes d’Etats représentés les dispositions suivantes :
1) Il est mis fin à la déspécialisation des systèmes bancaires. Chaque système national est désormais composé de banques commerciales et de banques d’investissement totalement séparées tant du point de vue juridique que du point de vue de la gestion.
2) Aucune banque qu’elle qu’en soit la nature ne peut dépasser un total de bilan représentant le 1/10 du PIB de l’Etat dans lequel elle déploie ses activités.
3) Les activités de titrisation mises en place au début des années 90 sont mises en extinction.
4) Les activités de trading ne se conçoivent que pour le compte de tiers, ce qui entraine un interdit général de ces mêmes activités pour compte propre des banques.
5) Les effets de levier sont limités aux niveaux atteints au seuil des années 2000, soit un levier indépassable de 12.
6) Les activités financières sur les marchés de taux, et sur les marchés des matières premières et des produits de base, ne sont autorisées qu’aux seuls acteurs de l’économie réelle.
7) Les activités sur les marchés de produits dérivés sont réservées aux seuls acteurs de l’économie réelle.
8) Les plus-values de court terme (moins de 1 an) sont taxées à 100% et sont internationalement redistribuées en faveur du bien commun de l’humanité. Les plus –values de long terme (5 ans et plus) sont entièrement défiscalisées.
9) Les innovations financières ne peuvent être mises en pratique sans une étude approfondie, d’une instance internationale seule habilitée à autoriser la mise sur le marché des dites innovations.
10) Le régime fiscal s’appliquant à la distribution de crédits aux entreprises voit son assiette reposer sur une incitation à l’augmentation du volume des prêts accordés.
Fait à Pittsburg ce 25 septembre 2009.
Signature des représentants des 19 pays les plus importants de la planète et du représentant de l’union européenne.
Ces imaginaires décisions, ne relèvent pas de l’utopie, et seront peut-être prises un jour….hélas trop tardivement et dans un climat – l’approfondissement de la crise aidant- beaucoup plus lourd. Ainsi va l’histoire des hommes…
Vos propositions appellent à mon sens quelques clarifications:
1) quelles compétences relèvent de la banque commerciale et de la banque d'investissement ?
2) Comment définissez-vous les "acteurs de l'économie réelle" (les "non-banques" ou bien un sous-ensemble des "non-banques") ?
3) Une taxation à 100% des plus-values de court-terme est une suppression à peine voilée de la spéculation, sauf à être philantrope. Ou bien ai-je mal compris ?
4) L'effet de levier de 12, est-ce le total de bilan rapporté aux fonds propres ?
Sans vouloir les opposer aux vôtres, il serait intéressant d'avoir votre avis sur les propositions principales
de réforme de Maurice Allais, à savoir:
a) éclatement de la banque universelle en 3 entités : banque de dépôts (cash et titres), banque de prêt et investisseur institutionnel
b) interdire l'octroi de crédit aux banques de dépots, lesquelles ne sont chargées que des fonctions de règlement-livraison. En conséquence, une crise de crédit n'altère en aucune façon ces fonctions.
c) ne permettre aux banques de prêts que de prêter plus court qu'elles n'empruntent (pour éradiquer le risque de liquidité). Elles ne sont donc soumises qu'au risque de crédit et la faillite de l'une d'entre elles ne risque pas de ruiner ses déposants car elle en est dépourvue! Une telle faillite n'engendre donc qu'un transfert de richesse entre actionnaires et créanciers.
d) donner aux banques centrales le rôle de pilote exclusif de la création monétaire en fonction du PIB escompté dans une zone monétaire donnée (et donc en dépourvoir les banques de second rang...)
A être trop normatif, ne risque-t-on pas de trop restreindre la liberté individuelle ?
Il me semble capital que ces réformes s'attaquent simplement à la prévention et l'empêchement de tout risque systémique. Je crois que la force des réformes d'Allais est de s'attaquer au vecteur de transmission d'une crise bancaire dans le système actuel, à savoir la dette. Spéculer sur ses fonds propres met des hommes sur la paille ; cela ne ruine pas un système !
Michael
Ces huit graphiques montrent qu’en réalité, les banques américaines vont subir une deuxième crise encore plus violente que la première.
Aux Etats-Unis, le chômage explose. De plus en plus d’Américains basculent dans la pauvreté.
Conséquence : de plus en plus d’Américains arrêtent de rembourser leurs emprunts car ils n’ont plus les moyens. Le taux de défaut explose.
Taux de défaut sur les prêts garantis par un bien immobilier :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO4.html
Taux de défaut sur les prêts à la consommation :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO5.html
Taux de défaut sur les prêts pour une maison individuelle :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO6.html
Taux de défaut sur les cartes de crédit :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO8.html
Taux de défaut sur les autres prêts à la consommation :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO9.html
Aux Etats-Unis, de plus en plus d’entreprises perdent de l’argent, et de plus en plus d’entreprises font faillite.
Conséquence : de plus en plus d’entreprises arrêtent de rembourser leurs emprunts car elles n’ont plus les moyens. Le taux de défaut explose.
Taux de défaut sur les prêts aux entreprises :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO3.html
Taux de défaut sur les prêts commerciaux :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO10.html
Taux de défaut sur tous les prêts :
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO1.html
La dette publique de la France a augmenté de 61,1 milliards d'euros au deuxième trimestre 2009 pour atteindre le nouveau record de 1 428 milliards d’euros, soit 73,9 % du produit intérieur brut (PIB), selon les données publiées mercredi 30 septembre par l'Insee.
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/30/la-dette-publique-de-la-france-s-envole_1247033_1101386.html
Lundi 28 septembre 2009 : un article d’une très grande importance, publié par le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM). C’est un article qui montre que certains pays pourraient choisir de répudier leur dette.
En clair : dans les années qui viennent, certains pays pourraient dire à leurs créanciers : « Désolé, mais nous ne pouvons pas rembourser notre dette. Nous ne vous devons plus rien. Nous remettons les compteurs à zéro. Et merci encore. »
Cette question de la répudiation de la dette se posera de plus en plus dans les années qui viennent.
Cette question concernera les pays du Tiers Monde, mais aussi tous les pays développés qui sont asphyxiés par leur gigantesque dette.
Cette question concernera donc les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, etc. Pour ces pays, il ne s’agira que d’une simple question de survie. Ils devront choisir entre la mort par asphyxie, ou la répudiation de leur dette.
http://www.cadtm.org/Islande-Si-la-dette-ne-peut-pas
Le budget 2010 prévoit que la dette publique atteindra 84 % l'an prochain, et continuera de progresser jusqu'à 90 % en 2012, ont annoncé Mme Lagarde et M. Woerth lors d'une conférence de presse à Bercy.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=acb79dc97bacf58549ce5d520cdd28d8
Etant donné que dans les autres pays industrialisés, la dette publique atteint les mêmes pourcentages, voire davantage, la question 1 est :
« LES ETATS OCCIDENTAUX POURRONT-ILS UN JOUR REMBOURSER LEUR DETTE PUBLIQUE ? »
Réponse : non.
Les Etats occidentaux ne pourront jamais rembourser leur dette publique. Leur dette publique va même continuer à augmenter (dépenses de santé qui explosent, vieillissement de la population, énergie qui va devenir de plus en plus chère, etc.)
Question 2 : quelle solution les Etats occidentaux vont-ils choisir pour ne pas mourir asphyxiés par leur dette publique ?
1- Première possibilité : la guerre (envahir les pays musulmans pour leur voler leur pétrole, etc.)
2- Deuxième possibilité : l’inflation. Faire tourner la planche à billets à plein régime. Monétiser la dette. Dommages collatéraux : l’inflation à deux chiffres, l’euthanasie des créanciers et des rentiers.
3- Troisième possibilité : la répudiation de la dette. Certains Etats occidentaux pourraient dire à leurs créanciers : « Désolé, mais nous ne pouvons pas rembourser notre dette. Nous ne vous devons plus rien. Nous remettons les compteurs à zéro. Et merci encore. »
Un exemple d’actualité : l’Islande.
Lisez cet article :
http://www.cadtm.org/Islande-Si-la-dette-ne-peut-pas
Le département du Travail a recensé 551.000 nouvelles demandes d’allocations chômage, soit une hausse hebdomadaire de 17.000.
Les analystes prévoyaient une hausse moins marquée, avec 535.000 dossiers déposés.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=2f9fd8fd0fe94d4e88f0395a9741086f
Bilan de la journée du jeudi 1er octobre : les chiffres du chômage aux Etats-Unis ont entraîné l’effondrement de toutes les Bourses de la planète.
Etats-Unis NASDAQ : chute de - 3.06 % Etats-Unis DOW INDUSTRIALS : chute de - 2.09 % Etats-Unis S&P 500 : chute de - 2.58 % Chili : chute de - 0.47 % Mexique - 3.84 % Argentine - 2.34 % Canada - 2.84 % Suisse - 1.08 % Pays-Bas - 1.80 % France - 1.97 % Norvège - 1.50 % Europe FTS EuroFirst - 2.06 % Allemagne - 2.13 % Italie -1.79 % Belgique - 1.38 % Espagne - 2.02 % Royaume Uni FTSE - 1.68 % Corée du Sud - 1,70 % Japon - 1,53 % Australie - 0,79 %
Conclusion : n’écoutons pas la propagande des « analystes ». N’écoutons pas la propagande médiatique. Regardons simplement l’économie réelle. La crise est très loin d’être finie. La crise ne fait que commencer.
* 263.000 emplois supprimés en septembre.
* Le taux de chômage à 9,8 %, au plus haut depuis 1983.
* La durée hebdomadaire du travail diminue.
* Baisse de 0,8 % des commandes à l'industrie en août.
Les entreprises américaines ont supprimé 263.000 postes en septembre, bien plus qu'attendu, et le taux de chômage est monté à 9,8 %, des chiffres qui alimentent les craintes de voir la faiblesse du marché du travail compromettre la reprise économique.
Le taux de chômage aux Etats-Unis se situe désormais à son plus haut niveau depuis juin 1983, et septembre marque le 21ème mois consécutif de solde négatif pour l'emploi non agricole.
L'autre indicateur publié vendredi 2 octobre, celui des commandes à l'industrie en août, montre une baisse de 0,8 %, alors que le marché anticipait une hausse de 0,3 %.
La révision des statistiques de juillet et août fait apparaître 13.000 destructions d'emplois de plus qu'annoncé jusqu'à présent.
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL225866220091002
Christine Lagarde commente ces chiffres, une bouteille de Jack Daniel à la main, les yeux exorbités, les cheveux en bataille, en éclatant d’un rire hystérique :
« La récession est finie ! La récession est finiiiiiiiiiiiiiiie ! »
Lisez cet article :
« Le quasi mutisme du G7 sur les changes implique un dollar faible.
Le Groupe des Sept (G7) n'ayant rien apporté de neuf sur la question des taux de change, le dollar pourrait s'en ressentir dans les mois qui viennent, au risque de devenir incontrôlable. »
http://fr.news.yahoo.com/4/20091004/tbs-g7-chine-7318940.html
Le crédit à la consommation aux Etats-Unis a baissé en août pour le septième mois consécutif, chutant de 5,8 % en rythme annuel par rapport à juillet, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés mercredi 7 octobre par la banque centrale américaine (Fed).
La baisse est moins forte que le mois précédent, qui avait vu un effondrement du crédit à la consommation de 9,1% (chiffre corrigé en baisse de 1,3 %).
Elle est néanmoins plus forte que ne le pensaient les analystes, l'encours total de ces crédits ayant chuté de 12 milliards de dollars, soit 2 milliards de plus que leurs prévisions.
Les crédits à la consommation financent une part élevée des dépenses des ménages américains, moteur traditionnel de la croissance économique du pays qui fonctionne actuellement au ralenti.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=957d8520e66d5bdb558f9ead70d8a84b
Le moral des ménages américains dans les chaussettes en octobre.
L'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan a rechuté contre toute attente en octobre.
Mauvaise surprise en provenance des Etats-Unis. L'indicateur qui mesure le moral des ménages, particulièrement suivi par les marchés, s'est établi à 69,4 en octobre en première estimation, contre 73,5 en septembre. La dégradation est assez nette, d'autant plus que les économistes s'attendaient à une stabilité de cet indicateur mesuré par l'Université du Michigan.
La déception est donc de taille pour les économistes, l'indice de confiance permettant de prendre le pouls des ménages, dont la consommation compte pour les trois quarts de la croissance américaine.
«Les finances personnelles ont subi leur plus longue et plus forte baisse des 60 ans d'existence de l'enquête, et rares sont les consommateurs qui prévoient une amélioration prochaine de leurs finances», indique l'étude dans son communiqué.
Selon les analystes, la consommation devrait repartir à la baisse sur les trois derniers mois de l'année.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/10/16/04016-20091016ARTFIG00474-le-moral-des-menages-americains-dans-les-chaussettes-en-octobre-.php
Les Etats membres du G20 décident de mettre fin à l'effet multiplicateur du crédit, afin d'empêcher tout nouveau gonflement de la masse monétaire. A cette fin, un groupe de travail est mis sur pied, qui aura pour but de préparer un plan de sortie du mécanisme de réserves fractionnaires. Les Etat membres entendent ainsi reprendre à leur seul compte le droit de création monétaire.