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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 14:34

 

Le directeur de campagne du FN pense qu’après l’éventuelle victoire, tout le monde aura intérêt à coopérer pour une dissolution concertée de la zone euro. Une coopération qui serait issue d’un sommet européen organisé après l’élection présidentielle française. La question est pourtant autre : Comment gagner l’élection présidentielle alors même que les acteurs économiques, par le biais d’un tir de barrage d’une redoutable efficacité, déplaceront par millions des intentions de vote vers les candidats européistes ? Et ces acteurs sont nombreux : ménages, banques et autres acteurs financiers, entreprises,  agents qui réagiront très vite si le risque d’une victoire d’un candidat souverainiste devenait crédible…..et donc réaction complètement déstabilisatrice en pleine campagne électorale…

Les redoutables combattants, souvent involontaires, du front européiste

Les ménages, en particulier les épargnants, retourneront à leur profit l’éventuelle perte de change, en déplaçant leurs avoirs vers des banques implantées dans des espaces solidement arrimés à la zone euro. Ils seront ainsi acteurs d’une nouvelle crise du marché interbancaire.

Les banques, elles-mêmes, chercheront à se protéger en se débarrassant de dette publique en risque de dévalorisation, en restant absentes des rendez-vous fixés par l’Agence France Trésor au titre de l’émission des nombreuses tranches de dette prévues au titre de l’année 2017, et globalement en maximisant leurs actifs extérieurs susceptibles de leur apporter les gains d’une dévaluation prévisible. De quoi anéantir tout projet d’investissement sur le sol français. Et surtout de quoi développer une contagion planétaire de la crise financière. Les fonds de placement et d’investissements de même les hedges funds auront la même attitude et chercheront à se couvrir contre la même perspective de dévaluation. Toutes les places de la planète seront rassemblées pour briser toute espérance de réussite électorale.

Les entreprises sortiront leurs fonds des banques hexagonales, et maintiendront expatriées les fonds résultant de leurs activités internationales et en particulier celles liées à leurs exportations. Elles apporteront une pierre essentielle à l’embrasement de la planète.

Puissance du guide suprême : Le banquier central

Il n’est pas sûr que, face à un tel mouvement, la BCE mette en place les dispositifs dont elle a la charge, ceux par exemple garantissant le maintien de la liquidité bancaire, afin de calmer le jeu. Son intérêt spécifique est d’ailleurs inverse : tout faire pour que le barrage soit d’une telle puissance que l’accès d’un souverainiste à la Présidence de la République soit strictement interdit, par exemple en laissant, voire en développant, la panique pré-électorale. Pourquoi en effet le banquier central aurait une attitude suicidaire et organiserait son propre licenciement en effaçant, avec le dispositif « ELA » par exemple, les effets de la contagion ?

Face à cette formidable contrainte, les candidats souverainistes ou les partis souverainistes ont tout intérêt à tenter de briser le mur financier par un contre feu : engager une formidable bataille médiatique sur le quantitative easing et montrer qu’un autre achat de dette souveraine peut avoir des effets autrement efficients.

Briser le mur médiatique et financier en dévoilant au quotidien le pot aux roses du QE

Les candidats doivent orienter la campagne électorale sur cette question en revenant de façon détaillée sur le thème du contrôle de l’émission monétaire.

L’aisance quantitative est, pour l’essentiel, le fait d’acheter régulièrement de la dette souveraine détenue par les banques. Pour la présente année 2017, la BCE va acheter, approximativement, au système bancaire français une dette publique équivalente à la nouvelle dette émise par le Trésor. Comme cette nouvelle dette est achetée à 60% par des banques étrangères, cela signifie que les banques françaises sont inondées par la liquidité offerte par la BCE. Cette opération vise à relancer le crédit accordé par les banques, ce qui ne se matérialise pas par de nouveaux investissements. On dit que la base monétaire a augmenté, ce qui se matérialise par le gonflement du bilan de la banque centrale, mais que le crédit accordé aux agents économiques lui n’augmente pas. La liquidité sert ainsi à la spéculation sur des actifs existants, d’où l’inflation sur les titres en question. Cette « planche à billets » permet de soulager le poids de l’émission de dette publique nouvelle en maintenant le taux de l’intérêt à un niveau proche de zéro, mais elle ne réduit que marginalement les besoins d’endettement nouveau du Trésor, lequel doit régler ses échéances de dettes à la BCE. Il s’agit donc , du point de vue de la BCE, d’une procédure de soutien au système bancaire et non d’une procédure de soutien à l’intérêt général.

Expliquer au quotidien, et en préalable à tout débat, les mécanismes d’un « QE de l’intérêt

général »

Le soutien de la BCE à l’intérêt général passerait, lui, par l’achat de dette publique arrivée à échéance. Cet achat serait d’un montant à peu près équivalent à celui du QE (environ 190 milliards d’euros pour l’année 2017) mais faciliterait grandement le redressement du pays. Dans le QE, nous avons un achat de dette en cours, et donc il y a destruction de monnaie dès que le Trésor paie la dette parvenue à échéance. Dans ce nouveau circuit,  la BCE paie elle-même la dette parvenue à échéance. Il y a donc création monétaire nette.

Certes, la destruction de monnaie dans le QE est toujours sur-compensée par l’achat de nouvelle dette mais l’opération est en principe temporaire. Dans le cas de ce QE que nous pourrions qualifier « QE d’intérêt général », il y a création nette de monnaie. Et cette création nette a des conséquences très différentes car, ici, l’augmentation de la base monétaire est suivie d’une hausse assez mécanique de l’investissement et de l’activité.

En effet, le rachat de dette parvenue à échéance soulage immédiatement l’Etat qui peut, sans délai et sans même modifier le solde budgétaire initialement prévu, diminuer le poids des prélèvements publics obligatoires, ou aider directement les banques ou se lancer dans de lourds projets d’investissements. Quelle que soit le cocktail de solutions retenues, à solde budgétaire inchangé, il y a amélioration de la liquidité bancaire, soit directement par le Trésor (il effectue des investissements publics et abonde les comptes de ses fournisseurs) soit indirectement (ménages et entreprises bénéficient d’une baisse de dépenses fiscales). Globalement, les bilans bancaires gonflent avec pour contrepartie un élargissement de l’activité économique réelle. L’expression de « QE d’intérêt général » n’est pas illégitime.

Le système bancaire est ainsi consolidé de façon non artificielle (QE classique) et les banques retrouvent leur métier de base : celui d’effectuer des crédits à l’économie. Mais aussi tous les agents économiques bénéficiaires d’une diminution du poids des prélèvements publics obligatoires.

Affronter le système médiatique

Ce qui vient d’être exposé doit être largement explicité par tous les candidats souverainistes, lesquels doivent considérer qu’il s’agit d’une base indispensable sur laquelle des programmes variés peuvent être envisagés. Et cette explication doit être claire et imposée au système médiatique avant chaque rendez-vous avec tel ou tel journaliste…et ce en allant même jusqu’au renoncement en cas de refus par ces défenseurs de l’européisme que sont les journalistes.

Au-delà et afin de montrer le sérieux de la candidature, il serait très important que les candidats souverainistes expliquent avant chaque rendez-vous les mécanismes du tir de barrage financier et ses conséquences en matière démocratique. Un tel décodage, et un tel sérieux dans l’analyse prospective  -des prévisions qui, pour une fois, se vérifient- permettrait à tout le moins d’éroder la puissance du tir de barrage, un affaissement résultant d’une possible prise de conscience par les électeurs….

 

 

 

 

 

 

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:49

Le contexte général de la mise en œuvre du programme.

Au-delà du chômage de masse, la dette publique ne cesse d’augmenter pour atteindre 97% du PIB l’an prochain. Il s’agit au surplus d’une mauvaise dette chargée essentiellement d’alimenter la consommation au détriment de l’investissement. Cette dette - de maturité moyenne (7 années et 128 jours)  et toujours détenue à 60% par des non- résidents-  porte le risque d’une remontée des taux. Ce scénario semble se mettre en place pour diverses raisons : élections américaines, hausse du prix du pétrole, questionnement sur l’efficacité des QE, risques italiens, etc. Ce scénario affecte déjà le porte-feuilles d’actifs de certaines institutions financières. Aujourd’hui la croissance nominale est faiblement supérieure au taux de l’intérêt, mais le déficit public n’a toujours pas rejoint le point (2% du PIB) permettant la stabilisation de la dette.

La croissance potentielle (1,2% selon l’OCDE) reste faible aussi en raison d’un contexte mondial de ralentissement des gains de productivité. Il faut également noter la fin de la croissance du commerce international avec un début de rétrécissement des chaines de la valeur. L’étroitesse de la croissance mondiale - mal nourrie par la faiblesse des gains de productivité - renforce des stratégies planétaires  non coopératives centrées sur des dévaluations internes (salaires, fiscalité) ou externes (début de guerre des taux de change, début de protectionnisme dans un contexte de difficile substituabilité entre production domestique et importations) . Dans ce cadre, la France reste mal placée avec une balance commerciale extrêmement déficitaire résultant pour partie de la gamme moyenne de ses produits et services exportables. De fait,  le pays est confronté au haut de gamme allemand mais aussi aux productions espagnoles favorisées par la stratégie de dévaluation interne du pays. Le déséquilibre extérieur de la France est d’abord un déséquilibre avec ses partenaires de la zone euro.

Côté humain, les inégalités générationnelles et spatiales ne font que s’accroitre avec confirmation de ce que Chauvel[1] appelle la spirale du déclassement : mobilité descendante, écrasement du pouvoir d’achat des salaires relativement aux prix de l’immobilier, paupérisation de nombreux surdiplômés etc. d’où un climat de grande frustration et de malaise dans les classes moyennes.

Les choix budgétaires du programme.

Compte tenu des choix budgétaires que l’on trouve dans le programme de François Fillon nous avons une baisse de la dépense publique associée à une baisse partielle de la fiscalité.

 La baisse de la dépense publique devrait s’effectuer au rythme annoncé de 20 milliards l’an . Cette baisse devrait se répartir comme suit : 33% pour l’Etat, 20% pour les collectivités territoriales, et environ 47% pour les administrations de sécurité sociale. Dans ce dernier cadre, il est prévu une baisse de la dépense sur les divers régimes de retraite, les soins médicaux et les allocations de chômage  devenues fortement régressives et plafonnées. Dans ce contexte il est difficile de repérer où se trouve affectée la part des réductions de dépenses (15 milliards d’euros ?) liées à la suppression de 500000 emplois dans la fonction publique.

Cette dépense publique plus faible alimentée par des gains de productivité (dont l’arme du passage aux 39 heures), des transferts plus limités et des reports de charge sur les ménages (essentiellement sur la santé), est compensée par des hausses de la dépense régalienne. Si le passage à 2% de PIB pour la défense n’est pas autrement précisé, il en est de même des nouvelles dépenses en faveur de la Justice et la gendarmerie. L’ensemble représenterait 12 milliards d’euros l’an.

Sauf erreur, la force récessive se monterait ainsi à 20- 12= 8 milliards d’euro l’an.

Côté prélèvements publics obligatoires, nous avons une baisse immédiate ( fin de l’année 2017) de 40 milliards de charges et impôts sur les entreprises. Certaines données restent imprécises mais l’IS serait ramené au taux de 25% .

Côté ménages ou salariés se trouvent également envisagés une disparition de l’ISF, une diminution de l’IRPP avec forte incitation à l’investissement en PME, et la disparition de la cotisation salariale maladie (5,5 milliards d’euros). En contre- partie une hausse de 2 points de la TVA est envisagée, soit environ 20 milliards d’euros.

Si l’on dresse un bilan nous avons pour l’année 2018 : une baisse de 8 milliards de la dépense et une baisse de la fiscalité de 40+ 10 – 20= 30 milliards d’euros.

S’agissant de la dépense et compte tenu du multiplicateur budgétaire estimé à 2,6[2], cela signifie un potentiel de recul du PIB d’environ 0,9% pour l’année 2018. De quoi faire quasiment disparaitre la croissance de l’année.

 La baisse des prélèvements fiscaux est assortie d’un multiplicateur plus faible estimé à O,4. Cela signifie, en estimant la baisse de la pression fiscale à 30 milliards en 2018, une croissance supplémentaire de 0,5% de PIB. Cet effet d’expansion cesse l’année suivante si l’économie de l’offre qui est le vrai espoir du projet ne s’épanouit pas concrètement au terme de cet important effort.

L’effet dépressif est ainsi plus élevé que l’effet d’expansion pour la première année de la mise en place du programme. Dans ces conditions l’objectif de 1,5% de croissance en 2018 prévue par le programme parait hors de portée, tandis que les objectifs plus lointains ( jusqu’à 2,3% en 2022) semblent se heurter à la chute des gains de productivité.

Pourquoi ces multiplicateurs, 2,6 pour la dépense publique et O,4 pour la baisse de la pression fiscale, sont-ils si contrariants ?

Inégalités sociales croissantes dans la dépression

Démontrons en premier lieu qu’une baisse de la dépense publique affectera plutôt les classes populaires et moyennes que les classes aisées.

On peut certes envisager, ce qui n’est pas prévu dans le programme, un accès plus difficile aux services publics pour les classes aisées, espérer que les revenus moindres qui en découleraient (il faut par exemple payer davantage pour se soigner) donneraient lieu à une baisse de l’épargne et donc à un effet relance compensant l’effet contraction, mais il s’agirait de montants relativement faibles et sans impacts macroéconomiques. Il est donc assuré qu’une diminution importante de la dépense publique frapperait essentiellement, directement ou indirectement, les classes moyennes et populaires.  Directement en s’attaquant aux dépenses sociales, par exemple la diminution de revenus de transferts (allocations au titre du chômage, retraites, RSA, logement, etc.) Tout cela est bien prévu dans le programme avec en particulier un massif report des soins sur les ménages (15 milliards d’euros selon la Mutualité française).

Pour ces couches sociales il n’est pas question de compenser la chute des revenus associés à la diminution de la dépense publique par une diminution de l’épargne, celle-ci étant trop faible. En contrepartie, une diminution du prélèvement fiscal n’affecte que fort peu ces mêmes couches sociales.

De tout ceci, il résulte que la diminution des dépenses publiques affecte massivement et rapidement le reste de l’économie : les acteurs de ces couches sociales moyennes et inférieures ne pouvant plus dépenser ce qu’ils n’ont plus. Dit très brutalement, la diminution des dépenses sociales est directement une mauvaise affaire pour les entreprises livrant des biens et services aux ménages. Elle peut même entrainer la disparition de celles d’entre-elles qui se situent dans des bassins où les revenus de substitution sont très importants, avec, par conséquent, aggravation de la situation dans les banlieues et ses risques politiques, ce qu’on appelle depuis la dernière élection américaine « les banlieues des métropoles mondialistes ». Plus concrètement encore il est des zones en France où la somme des prélèvements qui frappent les entreprisses est beaucoup plus faible que la partie du chiffre d’affaires acquise sur les dépenses elles-mêmes assises sur des revenus de transferts. Les entreprises de ces zones -essentiellement la Grande Distribution - sont nourries par la dépense publique. On comprend ainsi l’importance numérique et l’enjeu de ce multiplicateur contrariant.

Par contre, pour les couches sociales aisées si la diminution de la dépense publique est d’impact faible, la baisse de la pression fiscale connait un impact non négligeable sur le chiffre d’affaires des entreprises leur livrant des biens et des services. Avec toutefois un très fort amortissement de cet impact provoqué par une épargne supplémentaire et des importations plus élevées dans un contexte de compétitivité faible des entreprises. Cela signifie concrètement que la baisse de l’impôt est de faible rendement sur des ménages habitués à des consommations haut de gamme que le pays importe. D’où ce multiplicateur faible, fort contrariant.

On comprend ainsi mieux le poids de ces multiplicateurs annoncés plus haut avec globalement un effet dépressif très lourd et aussi des effets très mal répartis entre les différentes couches de la société et les espaces de vies correspondants : la fracture sociale ne peut que s’aggraver. Avec un mouvement auto entretenu : Parce que l’effet dépressif est puissant, on ne peut qu’accélérer le processus enclenché si l’on veut maintenir les objectifs, de quoi entrainer la ruine économique et sociale du pays avec ses conséquences politiques. Ajoutons que l’effet baisse de l’impôt en principe très favorable, ne joue qu’une fois (ce qui suppose un relais très rapide des entreprises dans les projets d’investissements) alors que l’effet baisse de la dépense est reconduit pour 5 années. Ce chemin, très difficile ne sera pas emprunté par le nouveau Président de la République.

Occulter l’avenir

Il est possible d’aller plus loin dans l’analyse.

Quand on veut diminuer la dépense publique de 20 milliards par an, on s’aperçoit vite que le chantier n’est guère aisé pour celles des dépenses liées aux rémunérations. Sauf à licencier sans indemnités des fonctionnaires, hypothèse peu réaliste et exclue du programme, la suppression de postes ne signifie pas  une diminution de la masse salariale distribuée. La raison en est simple : il faudra continuer à supporter le poids des retraites. Ne pas remplacer un fonctionnaire n’entraine une diminution de la dépense publique que par la mort, à attendre, de fonctionnaires retraités. La baisse de la masse salariale, sauf affrontement direct non inscrit dans le programme, ne peut aller plus vite que ce qui est autorisé par les « sorties naturelles » des fonctionnaires. Et de ce point de vue le programme qui envisage une économie de seulement 15 milliards sur 5 ans parait raisonnable.  Par contre sans relance de l’offre par le secteur privé, ce scénario est aussi 120000 emplois non crées en 2018 et donc une aggravation importante du chômage.

Sachant que les dépenses publiques sont massivement des rémunérations (environ 75% du total de la dépense) on comprendra  mieux que le respect de la règle de la diminution annuelle de 20 milliards de dépenses passe soit par la baisse des consommations intermédiaires des services publics produits (baisse du chauffage dans les ministères et autres bâtiments publics, baisse de la consommation de papier, de seringues dans les hôpitaux, etc.) , soit par la baisse de l’investissement public ( non renouvellement ou non-modernisation des infrastructures publiques, participation peu active à l’effort de recherche, etc. ), soit la baisse des transferts directs aux ménages et aux entreprises ( soins médicaux, retraites, RSA, CICE, etc.)

On comprend ainsi que le respect d’un tel programme de diminution des dépenses éclipsera largement le souci de l’avenir et frappera lourdement les services et transferts directs : soins, revenus de substitution. On comprend aussi que face à cette difficulté, des poches de dépenses publiques seront sanctuarisées (ensemble du secteur médico-social par exemple) au détriment de l’investissement public et donc de la construction de l’avenir. Qu’en sera-t-il de la branche énergie, des investissements dans la protection de l’environnement, etc. ?

Le difficile épanouissement d’une économie de l’offre pourtant à la base du programme.

Bien évidemment, il est possible de renverser le raisonnement et dire que la diminution des dépenses publiques n’est pas la volonté d’occulter l’avenir mais au contraire de le préparer en extirpant de la sphère publique les poches de sous-productivité et autres activités inutiles. En termes gestionnaires, il est d’ailleurs possible d’affirmer que si l’on ne peut aisément diminuer la masse salariale, on peut élever la productivité du travail direct (produire autant de services avec moins de fonctionnaires), par exemple en augmentant le temps de travail, en le réorganisant, en luttant contre l’absentéisme, en supprimant les compétences multiples, etc. Ce que le programme prévoit très correctement.

Globalement, un tel scénario serait satisfaisant si les emplois de fonctionnaires libérés par des gains de productivité dans la sphère publique devenaient emplois nouveaux plus productifs dans la sphère marchande. Au fond, le choix d’une diminution de la dépense publique serait aussi celui de faciliter voire impulser une meilleure affectation des ressources. Encore faut-il se poser la question de savoir si cette contraction de la dépense publique autorise l’épanouissement du marché conduisant à cette meilleure affectation, ce que semble suggérer le programme avec un taux de chômage ramené à 7 % en 2022. Or la réponse est loin d’être évidente puisque l’effet dépressif relativement lourd est d’abord une contraction de la demande globale, donc des marchés dont l’encombrement global ne peut être vaincu que sur la base de l’innovation (HUBER remplace les taxis), ou de gains de compétitivité acquis sur une productivité fausse (baisse des salaires), ou réelle (progrès technique). Le résultat global de cette tentative de passage à plus d’économie de l’offre est loin d’être évident.

Il résulte tout d’abord de l’orientation de contenu de ces nouvelles offres. Si la digitalisation est massive, cela pose le problème de la répartition mondiale des gains de productivité en corrélation avec le risque du « winner take all ». Si la compétitivité résulte uniquement des effets mécaniques de la baisse de la dépense publique (charges sur salaires favorables à l’échelle micro mais aggravant le déficit de demande globale), aucun gain de productivité n’est enregistré. Seul le progrès technique, par ses effets revenus, permettrait dans ce cas de figure un soulagement à la contraction de la demande globale. Or ce progrès technique, que l’on peut imaginer facilité par la nouvelle politique (aucune preuve ne peut être apportée), exige un temps long en contradiction avec le temps court de la machine dépressive.

Au total, si personne ne peut militer pour le maintien des poches de sous-productivité de la sphère étatique, il est évident que la stratégie générale proposée est douloureuse.

Un véritable programme de reconstruction passe par des moyens complémentaires. Parce qu’il est très difficile de libérer l’offre globale en déprimant la demande globale, il faut changer de paradigme et libérer massivement l’offre dans un contexte de demande garantie.

Bruxelles peut-il dans ce contexte apporter une solution ?

L’oubli de l’Europe.

Le programme Fillon est ici beaucoup plus discret. Evacuant toute volonté de renégocier les Traités, le volet Politique Industrielle de l’Europe n’existe pas vraiment et se contente d’exhortations sur le numérique, la médecine, les transports ou l’énergie, autant de branches dont on aimerait qu’elle se transforment en « nouveaux AIRBUS ». Les paragraphes consacrés aux normes et la volonté de ne pas accepter le projet de libre-échange avec les USA sont plus crédibles

Beaucoup de discrétion, voire d’erreurs concernent l’Euro.

Ainsi on parle d’un Euro qui deviendrait monnaie de réserve sans savoir que le statut de monnaie de réserve repose aussi sur des réalités qui sont loin d’exister en Europe : domination politique et militaire avec déficit extérieur constitutifs de balances euros.

On évoque aussi des souhaits ou utopies : création d’une direction politique de l’euro, avec un secrétariat général de la zone qui serait indépendante de la Commission ; coordination à imaginer avec la BCE en vue d’une stratégie économique globale ; mise en commun des dettes couronnant l’achèvement d’une convergence fiscale ; etc.

Il n’y a donc aucune prise de conscience de taux de change entre pays dont l’inadaptation s’aggrave avec le temps. On ne parle pas du passager clandestin allemand qui bénéficie d’un taux de 25% inférieur à ce qu’il devrait être. On ne parle pas non plus de l’armée d’occupation qui accompagne nécessairement le paquebot euro : finance dérégulée, Banque centrale Indépendante, liberté de circulation des capitaux, etc. On ne prend pas conscience que le rétablissement de la compétitivité passe plus facilement par une dévaluation (baisse de prix externes) que par une attaque frontale du coût complet du travail (baisse des prix internes) et ce même si durablement les élasticités prix ont été anéanties par l’allongement des chaines de la valeur.

Libérer authentiquement l’offre

Libérer l’offre passe par un premier non-respect de la réglementation européenne en réquisitionnant le gouverneur de la banque de France[3]. Ce dernier aura pour mission de monétiser la dette et de permettre  les investissements massifs donnant accès  dans un premier temps au rétablissement du bon fonctionnement des infrastructures de base ( 55milliards d’euros pour EDF, 30 milliards pour le rail, etc.,  mais aussi l’équipement militaire, et surtout la lutte contre le dérèglement climatique) . Simultanément le reprise en mains du système financier dont les dirigeants seront aussi réquisitionnés, permettrait avec la monétisation assurée par la banque centrale d’envisager des investissements eux-mêmes massifs pour la mise à niveau d’un système productif (surtout industriel et agricole) devenu très en retard en termes de productivité, de diversité, ou de simple adaptation aux demandes nouvelles. C’est dans ce cadre porteur que l’offre nouvelle pourra se libérer et assurer ce qu’on appelle la montée en gamme du système productif français.

Maintenant parce qu’il faut que les investissements gigantesques capables de redresser le pays ne débouchent pas sur un non moins gigantesque accroissement des importations[4]….assurant la relance à l’étranger….il faudra profiter de la probable disparition de l’euro, (dont le fonctionnement était lié à l’indépendance de la banque centrale….devenue organe financier dirigé par un gouverneur réquisitionné), pour procéder à une dévaluation massive.

Bien évidemment, tout cela ne pourra se déployer sans effets pervers qu’il faudra savoir maitriser : élasticités/prix à l’importation et à l’exportation beaucoup trop faibles, contrôle des mouvements de capitaux, risques d’inflation, pénurie de devises, etc. Et bien au-delà l’exigence d’une certaine patience, le rétablissement de la puissance du pays ne pouvant s’opérer que dans le cadre d’une dizaine d’années.

 

[1] La Spirale du déclassement, Essai sur la société des illusions ; Seuil ; 2016.

[2] Chiffres du FMI confirmés par l’OFCE. http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/une-revue-recente-de-la-litterature-sur-les-multiplicateurs-budgetaires-la-taille-compte/

[3] http://www.lacrisedesannees2010.com/2016/10/candidats-a-l-election-presidentielle-saisir-les-premieres-cles-permetant-la-reconstruction-de-la-france.html

[4] Même sans croissance réelle le commerce extérieur français ne cesse de se dégrader avec un déficit de 48,7 milliards d’euros entre septembre 2015 et septembre 2016 , contre « seulement » 45,4 milliards un an plus tôt.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:06
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 14:46
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:40

 

Il y a peu, La Voix du Nord, rappelait son passé de "Journal né de la Résistance".
N'y aurait-il plus aujourd'hui de raisons pour que ce passé soit toujours vivant ? N'y a t- il aucune raison, aucun motif, aujourd'hui,  pour résister et appeler à Résister. Et pourtant, nous pourrions évoquer la désinformation généralisée, l'abrutissement télévisuel  et tant d'autres...
Prenons un exemple chez notre  "Journal né de la Résistance". 

 Le samedi 19 mars, paraissait sur une pleine page (43) un article qui permettait à des économistes d'une école de commerce nordiste, l’EDHEC, d'asséner sans aucune démonstration leurs  vérités.
 La situation économique de notre pays plonge dans la paupérisation,  pas seulement financière, une part de plus en plus grande de la population. Un "Journal né de la Résistance" se devrait de publier différents points de vue pour permettre à chaque citoyen de se faire une opinion et peut être de résister ou non d'ailleurs, aux choix politico-économiques actuels.
Toujours se reposer sur un comportement passé ne peut en aucune manière justifier la passivité d'aujourd'hui. Pire encore, se référer à un passé pour influencer les esprits est difficilement qualifiable.
RÉSISTER AUJOURD'HUi c'est faire connaître les différents points de vue, c'est expliquer de façon non partisane, c'est INFORMER . Alors Chiche La Voix du Nord........

Et d’abord informer c’est expliquer de quoi l’on parle…

L’ensemble de l’article du 19 mars tourne autour des résultats chiffrés d’un « modèle nouveau ».

Qu’est-ce que ce « premier modèle français de simulation économique sur les conséquences d’une dévaluation du nouveau franc en cas de sortie de l’euro »  qui démontre en toute rigueur mathématique des effets catastrophiques : une baisse du pouvoir d’achat, une forte augmentation des prix, une croissance nulle, une chute de compétitivité, etc?

Les lecteurs de la « Voix du Nord » sont en droit de savoir qu’un modèle, pour les économistes, est un ensemble d’équations comportant des paramètres et des variables. Les équations reposent sur des hypothèses théoriques, des à priori en termes de relation entre croissance et emploi, entre production et exportation, entre salaires et demande, etc. Ces relations  elles- mêmes introduisent d’autres relations, d’autres paramètres fort complexes et toujours discutables. Le tout dépend ensuite du point de vue du chef du modèle qui, tel un chef de cuisine, en combine les innombrables ingrédients. L’ensemble structuré  est ensuite « avalé » par un ordinateur qui en fonction des paramètres introduits « crache » les résultats.

Les modèles sont d’autant plus nombreux que l’on est affamés de chiffres, mais ils sont comme dans la gastronomie un ensemble d’ingrédients dont les proportions, qualités et façon de les combiner font la réalité du met : agréable ou détestable.

Le modèle des économistes de l’EDHEC produit un résultat détestable : toute sortie de l’Euro est une catastrophe. Si les journalistes de la Voix du Nord s'étaient donné la peine d’aller voir d’autres chefs de modèles, et ils sont nombreux, ils apprendraient que la sortie, sans être agréable, est pourtant une nécessité quasi vitale….Pourquoi ne pas laisser parler les 11 prix Nobels d’économie dont certains, disparus, ont pourtant laissé des traces : M Allais, M Friedman,F Hayek, P Kruugman, J Mirrlees, R Mundell, C Pissarides, T Sargent, A Sen, C Sims, J Stiglitz. ? Et si la Voix du Nord les trouve trop savants pourquoi ne pas consulter les centaines d’économistes universitaires, voire d’entreprises et même de banques qui aimeraient aussi s’exprimer, mais qui se heurtent au mur du système politico-médiatique ?

Mais le problème n’est pas là. Il est plutôt dans le fait qu’une posture disons scientifique aurait d’abord exigé de comprendre dans le détail pourquoi l’Euro ne fonctionne pas, pourquoi il disloque et crée une hétérogénéité croissante entre les nations, pourquoi il commence à introduire de la méfiance dans la construction européenne, pourquoi - plus grave encore- il produit de la suspicion voire de la haine entre les peuples. Mais les économistes de l’EDHEC invités par la Voix du Nord, plutôt que de produire une analyse sérieuse, fouillée et argumentée de la réalité,  préfèrent dire que l’Euro ne marche pas à cause de l’absence de réformes structurelles….C’est tellement évident !

Philippe Pétain en visitant Paris en Avril 1944 ne disait-il pas, en bon connaisseur, et devant un peuple apparemment soudé derrière lui, que les malheurs venaient de ces bombardements génocidaires de la part des alliés ?

 Allons messieurs les journalistes de la Voix du Nord, ressaisissez-vous !

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 14:11

Plan de mon intervention au colloque de la Sorbonne consacré à l’idée de Nation  au XXIe siècle

11 Mars 2016- Amphi Cauchy.

                  Les métamorphoses de la nation et de la monnaie

1) La monnaie comme outil de construction de la souveraineté

               - La monnaie comme enfant du sacré et de l’Etat

                              - Religions primitives comme dette de vie

                              - « Big bang » des l’Etats ou la capture de la dette sacrée

                              - De l’endettement envers les dieux à l’endettement envers la puissance souveraine.

                              - la monnaie comme instrument du règlement de la dette

               - La monnaie dans la dialectique de l’économie et de la puissance souveraine.

                              - L’Etat prisonnier de sa création : liquidité et illiquidité.

                              - Partage du pouvoir : entre la « verticalité » et « l’horizontalité ».

                              - Capture partielle de la monnaie par des banquiers

                              - Dette publique portant intérêt comme marqueur de délitement de la souveraineté

                              - Banques centrales et fin de la loi d’airain de la monnaie

                              - Pleine souveraineté parmi d’autres souverainetés.

                              - La répression de la finance

2) La monnaie comme outil de déconstruction de la souveraineté

               - Le taux de change n’est plus un choix politique mais un prix.

                              - la conférence de la Jamaïque (1976)

                              - la libre circulation du capital

                              - la libération financière comme cession de la puissance souveraine

               - l’indépendance des Banques centrales

                              - Un souverain interdit bancaire

                              - Renaissance et avenir radieux d’un marché de la dette publique

                              - Répression des Etats et souveraineté limitée.

               - Une monnaie sans Etat mais pas sans souverain

                              - Transferts impossibles et « usinage » du délitement social et politique

                              - Réformes structurelles comme destruction des nations

                              - Articulation impossible de la souveraineté limitée dans la démocratie

                              - Délitement généralisé et reconstruction de la haine entre les peuples

                              - Affaissement des Etats (politique) et crise générale de surproduction (économique).

 

               -

 

 

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 07:46

 

Qu'est-ce qu'une nation au XXIe siècle ?

 

Vendredi 11 mars 2016, de 17h00 (précises) à 20h00

Sorbonne- Amphi Cauchy

(Accès par la cour d’honneur, rue de la Sorbonne, Paris 5e)

 

Attention pour des raisons de sécurité et d’un nombre limité de places, l’inscription gratuite mais préalable est obligatoire par courriel en écrivant à eric.anceau@paris-sorbonne.fr jusqu’au mardi 8 mars minuit délai de rigueur. Ce programme imprimé et une pièce d’identité seront requis.

 

C’est  aussi un 11 mars (1882) qu’Ernest Renan prononça son fameux discours en Sorbonne : « Qu’est-ce qu’une nation ? ». Soixante-quinze ans plus tôt, Fichte avait prononcé sa série de « Discours à la nation allemande ». Deux conceptions bien différentes, mais proposées, dans les deux cas, à l’occasion d’une humiliation militaire. En ce début de XXIe siècle ressurgit la question des nations, de leur nature, de leur rôle sociologique et économique, de leur place dans les États et dans les institutions internationales d’une planète surpeuplée. On perçoit une grande attente dans le peuple français - et même chez les intellectuels une grande interrogation- qui transcendent les clivages traditionnels. N'est-il pas temps de reprendre les réflexions qui furent si intenses entre les deux guerres ?

 

 

Présidence et introduction Dominique Jamet, journaliste et écrivain

                                    

1 - Qu’est-ce que la nation en 1882 et aujourd’hui ? Perspective historique                   

Eric Anceau, historien, Université Paris- Sorbonne et Sciences-Po Paris

 

2- Entre psychologie et sociologie l'identité nationale, un droit de l'homme ?               

Henri Temple, juriste, universitaire honoraire à Montpellier, avocat

 

3- Entre Marché commun et mondialisation, la nation, seul cadre économique et social ? 

Jean-Claude Werrebrouck, professeur émérite d’économie à Lille 2

 

4- Entre constitution et traités internationaux, la nation, seul cadre démocratique ?                   

Olivier Gohin, professeur en droit constitutionnel, Université Paris Panthéon-Assas

 

Table ronde et questions  avec Pascal Cauchy, historien, Sciences-Po Paris   

Conclusion                                                                          

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:49

Colloque du Samedi 21 novembre 2015
Paris - Maison de l’Amérique Latine - 16h30
« L’Euro, un échec inéluctable ? »
Raisons d’être, conséquences et nécessité de sa disparition
Organisé par la Fondation pour une Europe des nations et des Libertés
en partenariat avec le Club Idées et Nations
Animé par Jean-Christophe MOUNICQ, économiste, et Bruno LEMAIRE, secrétaire général d’Idées Nation
Intervenants :
Alberto BAGNAÏ, Professeur à l’Université de Pescara
Jean-Pierre GÉRARD, Président de l’Institut POMONE
André-Jacques HOLBECQ, Economiste et écrivain
Jean-Jacques ROSA, Professeur à l’Institut des Sciences Politiques de Paris
Jacques SAPIR, Professeur, Directeur d'études à l’EHESS
Jean-Claude WERREBROUCK, Professeur honoraire à l’Université de Lille
Parmi les thèmes abordés, notons :
1. La création de l'euro : Pourquoi une telle erreur économique?
2. La trahison des clercs : pourquoi avoir négligé les avertissements?
3. De la nécessité de mettre fin à la monnaie unique
4. Peut-on rebâtir un système monétaire cohérent et efficace
5. Les différents plans de sortie de l’Euro : comment sortir de l’euro à moindres coûts
6. Sortir de l’euro, c’est nécessaire, mais est-ce suffisant ?
Le colloque sera clôturé par un cocktail dînatoire

Inscription:  http://colloque-euro.eu/

 

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 06:29
Colloque du  21 novembre 2015: Date à retenir

Je participe à cette table ronde avec mes collègues  Alberto Bagnaï, Jacques Sapir, André-Jacque Holbecq, Jean-jacques Rosa,et Jean-Pierre Gérard.

A l'issue du colloque je serai  heureux de poursuivre nos échanges autour d'un buffet dinatoire.

Au plaisir de vous rencontrer.

Jean Claude Werrebrouck

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 14:30

J'ai ici répondu à un ensemble de questions concernant la mondialisation, l'euro, la Chine,etc.

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  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
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