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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 09:54

 

Une petite discussion pour commencer…

David Amiel et Paul-Adrien Hyppolite publient, dans le Monde du 9 juin dernier, un article qu’on peut qualifier de sérieux sur la Grèce. Ils soulignent que si la dette publique est largement maitrisée par des entités publiques sur lesquelles les effets d’un défaut seraient contrôlables, la situation se trouve être fondamentalement différente pour les agents privés : entreprises, institutions financières, voire ménages.

Revenant sur la Lex monetae, ils précisent que 99,6 % de la dette émise par les entreprises grecques à l’étranger est encadrée par le droit étranger notamment anglo-saxon. Une dette qui, par conséquent, ne serait pas protégée par la Lex monetae. C’est dire que pour ces entités la dette serait maintenue en euro alors même que les actifs seraient désormais libellés en Drachmes. Les auteurs qui font référence à leur étude présentée au colloque « A new Growth Model for the Greek Economy »  à Athènes le 3 juin dernier, ne précisent pas l’importance des actifs grecs à l’étranger ni le niveau des ressources en chiffres d’affaires réalisés à partir des territoires étrangers. On peut toutefois penser, qu’en dehors des armateurs, ces ressources sont limitées  en raison de la faible internationalisation des entreprises grecques.

 La sortie de l’euro serait donc à priori catastrophique pour les créanciers privés. Avec cette restriction que les capitaux grecs situés en territoire étranger pourraient connaitre une plus-value identique au taux de dévaluation de la Drachme par rapport à l’euro. De quoi contribuer, par leur retour, à une hausse de la formation de capital sur le territoire national. Globalement, beaucoup d’acteurs seraient en difficulté : des créanciers qui n’accepteraient pas de prendre leurs pertes, mais aussi des entités grecques débitrices dont les actifs à l’étranger pourraient être menacés.

Il en est de même pour les ménages endettés sur la base de contrats étrangers. La perte, à hauteur de la dévaluation, est contrariée par le gain de même niveau entrainé par la liquidation des actifs grecs à l’étranger et leur redéploiement sur le territoire national. Il est très difficile de connaitre le niveau exact de ce redéploiement et plus encore d’évaluer la redistribution des cartes entre agents.

La situation est à priori plus complexe  pour les banques grecques. Les banques étrangères, largement responsables du désastre ont aujourd’hui déserté le territoire et laissent dans la difficulté l’ensemble du système bancaire national[1].

N’appartenant plus à la zone euro, les banques grecques ne pourraient plus prétendre aux facilités offertes par la BCE et se trouveraient complètement déconnectées du marché monétaire de l’euro zone. Par contre, elles seraient probablement alimentées par le retour des capitaux issus du passif de leurs bilans. On sait, en effet, que les comptes des ménages se sont affaissés en conséquence de la fuite sur comptes bancaires étrangers, ou plus simplement, pour les classes moyennes, par la conversion en billets. Cette fuite est d’environ 35 milliards d’euros depuis février dernier. Le retour vers les banques grecques générerait une importante plus-value dont elles pourront bénéficier sous formes de comptes augmentés de la dévaluation. Il reste à déterminer quelle serait l’importance du retour, sachant que les actifs grecs apparaitraient particulièrement bon marché dans le cadre d’une fiscalité qui reste jusqu’à ce jour accommodante.

Contrairement à ce qu’affirment David Amiel et Paul Adrien Hyppolite, il n’y a aucune raison de considérer que la banque centrale serait victime des banques du second degré. Pour tout ce qui concerne le marché intérieur, le marché interbancaire fonctionnerait désormais en Drachmes comme il fonctionnait en euros. Par ailleurs, la fuite des capitaux – sauf anticipations inflationnistes difficiles à apprécier - doit logiquement cesser dès la réapparition de la monnaie nationale.

En particulier, dire avec l’ensemble des commentateurs de la crise que les actifs de la banque centrale se déprécieraient, n’a guère de sens puisqu’une banque centrale ne connait aucune contrainte de passif. Plus particulièrement encore, dire que la dette publique figurant aux bilans des banques et plus encore de la banque centrale qui les accepte en collatéral, serait, en raison d’un défaut du Trésor,   une catastrophe n’a strictement aucun sens. Encore une fois la Banque centrale est une institution qui ne peut elle-même faire défaut.

Sans doute pourrions-nous dire que la Banque centrale de Grèce serait encore redevable des sommes figurant sur les comptes TARGET 2 de la BCE, probablement plus de 100 milliards d’euros soit plus de la moitié du PIB grec. Mais précisément la fin de l’euro pour la Grèce serait aussi un défaut sur TARGET 2 derrière lesquels se cachent des créanciers privés notamment des banquiers allemands.

Au total, l’introduction des créanciers privés dans la question de la sortie de la Grèce de la zone euro ne peut en aucune façon être négligée. Ces créances privées seront sans doute une force de déstabilisation importante qui s’ajoutera aux autres. Mais il y a beaucoup plus sérieux….

Une BCE écartelée construisant sa tombe.

Le plus grave serait selon Charles Gave[2]  la longueur des négociations - l' arme grecque - qui au final devrait détruire le système financier allemand. Point d'aboutissement, nous le verrons contestable.

La longueur des négociations est d’abord une arme qui, couplée au maintien de la libre circulation du capital, permet à une partie non négligeable de la population de ne pas souffrir de la fin de l’euro et à l’inverse d’aider le reste de la population à gérer des temps difficiles. Si l’on admet que 35 milliards d’euros ont quitté la Grèce depuis Février dernier et que la dévaluation serait d’environ 50%, le retour vers le pays de la Drachme dévaluée est très avantageux : 17 milliards de drachmes dont une partie pourrait être taxée par le gouvernement grec à des fins redistributives. Ce retour pourrait d’ailleurs être aussi le fait de capitaux qui ont fui la Grèce bien avant l’arrivée de Syriza au pouvoir. Selon Bloomberg, le Bank Run larvé avait déjà engendré une baisse de 80 milliards d’euros des dépôts privés entre 2009 et 2014. Le retour et le gain qui s’en suivrait, difficile à estimer, pourrait cependant être considérable.

Ce gain est d’autant plus important que les négociations sont longues, et elles sont longues car ce même gain est financé par la BCE… En effet, la fuite est compensée par l’appel à la Banque centrale grecque qui accepte, en collatéral, de la dette publique qui, elle-même, est rétrocédée à la BCE. C’est dire que plus les capitaux fuient, et plus ils enrichissent potentiellement une partie de la population grecque, enrichissement potentiel payé par la BCE. On peut donc penser que la longueur des négociations est une arme stratégique du pouvoir grec qui - tel un pêcheur prenant le temps d’épuiser le gros poisson qu’il vient de ferrer avant de le sortir hors de l’eau[3]- peut retarder les échéances en offrant de nouvelles propositions sur les diverses tables de négociation.

Car la véritable question est le système financier allemand avec sa banque centrale qui a partout imposé dans le monde l’ordo-libéralisme avec son arme première : l’indépendance des banques centrales.

La BCE ne peut arrêter de financer la fuite des capitaux en stoppant toute forme d’aide à la Grèce car, dans un même geste, elle entrainerait le défaut grec, en particulier un défaut complet sur TARGET 2. Bien évidemment, si la BCE n’était pas traitée comme n’importe quelle banque avec capitaux propres exigibles, le problème du défaut ne se poserait pas puisqu’une banque centrale classique est -répétons-le- intouchable[4]. Hélas ce n’est pas le cas dans le cadre de l’ordo-libéralisme et juridiquement, la BCE doit prendre ses pertes (la Banque centrale de Grèce ne soldera jamais son déficit TARGET) en atteignant ses propriétaires dont le principal : la banque centrale allemande qui a elle-même pour propriétaire le Trésor allemand.

Charles Gave qui ne se préoccupe pas des banques centrales, consacre son raisonnement sur TARGET 2 dont le solde  n’est que la contrepartie d’actifs, eux-mêmes reflets du déficit de la balance courante grecque, figurant pour l’essentiel dans les banques allemandes.

Il s’agit là d’une grave erreur d’analyse. Contrairement à ce qu’il affirme, les Banques allemandes sont parfaitement irriguées par le déficit courant grec, et une irrigation sécurisée par le dispositif TARGET. Ce dispositif a été initié précisément pour évacuer toute contrainte sur la libre circulation, exactement comme si les échanges à l’intérieur de la zone n’étaient pas des échanges internationaux alors qu’ils continuent réellement de l’être. Ce sont donc les banques centrales qui enregistrent les soldes et sont amenées à les financer, sachant que ces banques centrales ne sont- en termes de bilans - que les éléments constitutifs de la BCE. Il est donc erroné de dire, comme le fait Charles Gave, qu’il faut comparer les 100 milliards du compte grec  TARGET2 aux 350 milliards de fonds propres des banques allemandes : les dettes grecques et par contagion les autres dettes du sud de la zone (plus de 1000 milliards d’euro) ne viendront pas détruire le système bancaire allemand dans sa totalité.

Par contre, il est vrai que le compte grec TARGET2 viendra « manger » le capital de la BCE, donc le capital des banques centrales et au-delà devrait logiquement imposer une recapitalisation généralisée par les contribuables européens et tout spécialement allemands.

Dans un tel contexte, les dettes du sud désormais « irradiées » emporteront très probablement l’ensemble des soldes TARGET et il est peu pensable que l’ordo-libéralisme qui présidait à l’architecture générale de l’euro-système puisse tenir : Espagnols, Portugais, Italiens, etc. rejoindront bien vite le camp de Syriza.

 

On comprend par conséquent que la BCE, devant une telle perspective, fait tout pour éviter la catastrophe : continuer à financer la fuite grecque… qui devient presque supportable pour la Grèce… et permet dans un même geste le « mirage » du sérieux de TARGET 2.

Tout sera donc entrepris pour empêcher un effondrement qui, au-delà de l’économie, serait aussi un effondrement des valeurs : l’empire ordo-libéral allemand serait détruit.

 L’architecture organisationnelle de la BCE était une invention allemande chargée de la protéger contre ses partenaires européens jugés trop peu sérieux. Le bébé est devenu monstre, mais finalement monstre bienveillant qui tentera jusqu’au bout de  protéger son géniteur de ses propres bêtises. Mais le bout du bout est arrivé….

Après quoi, l’Allemagne, siégeant très difficilement au beau milieu d’une zone probablement dévastée,  pourra retrouver son mark[5].

 

Quelques conclusions :

1) La BCE ne peut éviter temporairement le défaut grec qu’en ne respectant pas l’ordo-libéralisme. On comprend ainsi mieux l’absence de tout espace de négociation possible entre l’Allemagne et la Grèce.

2) La longueur des négociations est « l’investissement» des grecs qui disposent encore de liquidités et le drame de ceux qui n’ont rien, ou se trouvent au creux des échanges économiques réels : disparition de tout délai de paiement, de l’investissement, chute de la consommation, etc.

3) Le défaut et la sortie de la zone développe un espace de potentialités parmi lesquelles :

               - Les conséquences du défaut et de la sortie sur les contrats de droit étranger auront des effets ravageurs. Mais au final, le défaut grec faisant basculer l’ensemble de la zone, des solutions innovantes devront être mises sur pieds parmi lesquelles celles déjà envisagées sur le blog[6].

               - Le brutal arrêt de l’empire ordo-libéral : aucun Etat n’acceptera de partager plus de 1000 milliards d’euros de pertes sur le dispositif TARGET.

               - A l’inverse, parce qu’un système de valeurs, est « l’invariant » d’une société, l’Allemagne restera la seule nation ordo-libérale, et ce quel qu’en soit le prix. D’où le retour du mark.

               - La dévaluation lourde est porteuse d’un double effet contradictoire :

                              a) elle se déroule dans un contexte de très faible élasticité-prix des importations et des exportations, d’où un coût de court terme très élevé et des conséquences positives plus lointaines ;

                            b) Un retour massif des capitaux est probable avec de possibles effets positifs si de bonnes mesures sont prises : orientation, par incitations fiscales,  des capitaux vers les filières générant des substitutions d’importations, taxation redistributive sur les rapatriements au profit de ceux qui seront les premières victimes de la dévaluation massive, etc.

La bombe atomique grecque, c’est beaucoup de mégatonnes….on comprend la gêne des artificiers.

 

[1][1] Ainsi que rappelé par Philippe Legrain, ex conseiller de Barroso, lors de son audition auprès de la Commission pour la vérité sur la dette grecque le 11 juin dernier. CF : http://cadtm.org/Audition-de-Philippe-Legrain-ex

[2] http://www.les-crises.fr/ne-jamais-croire-un-grec-surtout-sil-tamene-un-present-par-charles-gave/#!colorbox[78470]/0/

[3] Il faut bien souligner ici que cet enrichissement  n’est pas le fait de tous et qu’une partie importante de la population, y compris des chefs d’entreprises, se trouve à l’inverse complètement pénalisée par une situation qui engendre un malaise dans les affaires courantes : disparition de tout paiement différé dans les importations, disparition de l’investissement, réduction de la consommation interne, etc….  d’où la disparition du timide retour à la croissance.

[4] Cf : http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/06/legerete-grecque-folle-bce-furieuse-allemagne.html

[5] Curieusement les esprits éclairés en Allemagne ne semblent pas encore avoir compris la réalité de la situation. Ainsi Un sondage auprès des membres du conseil économique de la CDU révèle que pour 76% d’entre-deux la sortie de la Grèce n’est pas un fait important.

 

[6] CF : http://www.lacrisedesannees2010.com/2014/08/fin-de-l-euro-et-fin-de-la-privatisation-des-monnaies.html

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Published by Jean Claude Werrebrouck
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BA 03/07/2015 06:13

Grèce : c'est encore pire que ce qu'on croyait.

Un responsable du FMI a reconnu que les besoins de financement du pays sont aujourd'hui proches de "plus de 60 milliards d'euros".

L'Union Européenne va devoir débourser 36 milliards d'euros supplémentaires pour sauver la Grèce.

Elle va devoir effacer une partie des 317 milliards d'euros de la dette grecque.

La Grèce est en faillite.

Les banques grecques sont en faillite.

Les deux premiers « plans de sauvetage » de la Grèce sont un échec total.

Bravo, la Troïka.

Vous êtes des génies.

http://www.boursorama.com/actualites/la-crise-en-grece-requiert-une-nouvelle-aide-europeenne-massive-selon-le-fmi-2d3c14de97ece273417b262241ef1ace

BA 02/07/2015 09:53

En France, les éditorialistes européistes (pléonasme) commencent à avoir peur.

Lisez cette revue de presse :

Jeudi 2 juillet 2015 :

Crise grecque : l'unité Hollande-Merkel "vole en éclats."

http://www.boursorama.com/actualites/crise-grecque-l-unite-hollande-merkel-vole-en-eclats-adbddaeb90f3a8f34e4a538c9f1389d5

BA 01/07/2015 05:41

Mercredi 1er juillet 2015 :

La Grèce se déclare en défaut de paiement vis-à-vis du FMI.

Athènes devra donc désormais se passer de l'argent de ses créanciers publics puisque le volet européen du plan de sauvetage a par ailleurs expiré mardi. La Grèce ne devra plus sa survie financière qu'à l'aide d'urgence ELA fournie à ses banques par la Banque centrale européenne.

Cet incident de paiement constitue un sérieux revers pour la crédibilité du FMI, qui n'avait plus enregistré de défaut de paiement depuis 2001 avec le Zimbabwe et qui a accordé à la Grèce le plus grand prêt de son histoire.

Rappel :

Depuis 1918, il y a eu 67 créations d’union monétaire. Et à chaque fois, l’union monétaire a fini par éclater.

67 tentatives … et au final 67 explosions.

L’économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

BA 30/06/2015 13:30

Mardi 30 juin, vers 13 heures 15 :

ALERTE - Grèce : Varoufakis confirme que la Grèce ne paiera pas mardi son échéance de 1,5 milliard d'euros au FMI.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--Grece--Varoufakis-confirme-que-la-Grece-ne-paiera-pas-mardi-son-/607694.rom

Bon, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

La Grèce, c'est fait.

Après, ce sera le tour de l'Italie.

BA 29/06/2015 21:53

Historique.

C'est un moment historique, ce soir.

Lundi 29 juin 2015, à 18 heures 20, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

Lisez cet article :

18h20 : La Grèce ne remboursera pas le FMI mardi.

La Grèce ne remboursera pas l’échéance de 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international mardi, a annoncé lundi un responsable du gouvernement grec.

http://www.lesechos.fr/monde/europe/021173479300-en-direct-grece-la-porte-reste-ouverte-assure-le-patron-de-leurogroupe-1132804.php

BA 29/06/2015 13:42

L'économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu'entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d'États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

Lisez cet article fondamental :

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

BA 29/06/2015 11:14

Lundi 29 juin 2015 :

Il ne reste plus que les banques centrales pour éviter un effondrement systémique généralisé.

Pour empêcher un krach mondial, les banques centrales vont faire tourner leur planche à billet à plein régime.

Exemple : la banque centrale de Suisse.

La BNS est intervenue sur les marchés pour les stabiliser (Jordan).

« La Banque nationale suisse (BNS) est intervenue pour stabiliser le marché des changes », a déclaré lundi son président Thomas Jordan. La situation actuelle en Grèce justifie cette opération, a-t-il expliqué lors du Swiss International Forum à Berne.

La BNS a depuis l'abolition du taux plancher de l'euro le 15 janvier toujours dit qu'en cas de besoin, elle interviendrait sur le marché des devises, a-t-il dit. La situation en vigueur en Grèce depuis ce week-end justifie ce besoin. Le franc suisse est plébiscité comme valeur refuge depuis que la Grèce a imposé des mesures de contrôle des capitaux et ordonné la fermeture de ses banques pendant une semaine.

Le président de la BNS n'a en revanche pas donné d'indications sur l'ampleur de l'intervention. Il n'a pas non plus annoncé si de nouvelles transactions sont prévues. « La BNS observe attentivement la situation », a-t-il ajouté.

http://www.romandie.com/news/La-BNS-est-intervenue-sur-les-marches-pour-les-stabiliser-Jordan/607156.rom

BA 29/06/2015 08:41

Nous savons aujourd'hui quels sont les deux prochains pays qui sortiront de la zone euro :

l'Espagne et l'Italie.

Lundi 29 juin 2015 :

ALERTE - Crise qrecque : les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie s'envolent sur le marché obligataire.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--Crise-qrecque--les-taux-demprunt-de-lEspagne-et-de-lItalie-senvolent-/607086.rom

Dette publique :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

BA 28/06/2015 15:52

Le retour de l'Histoire.

Dimanche 28 juin 2015 :

Je recopie trois titres d'actualité sur le site romandie.com

Ces trois titres sont ahurissants.

On a l'impression que l'Histoire accélère comme un torrent qui dévalerait une montagne.

ALERTE - Grèce : un Grexit presque inévitable.

Le ministre autrichien des Finances a estimé dimanche qu’une sortie de la Grèce de la zone euro semblait presque inévitable, après le refus des ministres des Finances de l’Eurogroupe de prolonger le programme d’aide grec.

ALERTE - Athènes envisage la fermeture des banques lundi (Varoufakis).

Le gouvernement grec envisagera ce dimanche la mise en place de mesures de contrôle des capitaux et la fermeture des banques du pays lundi. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis l'a annoncé à la BBC.

ALERTE - Berlin recommande aux Allemands se rendant en Grèce de prévoir suffisamment d'argent liquide.

http://www.romandie.com/news/

BA 27/06/2015 17:08

Le retour de l'Histoire.

– dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sortie de la Grèce de la zone euro ;
– les peuples européens vont maintenant devoir préparer l’après-euro ;
– en Europe, nous sommes en train de vivre les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS.

Samedi 27 juin 2015, vers 17 heures :

ALERTE - La zone euro refuse de prolonger le plan d'aide grec au-delà du 30 juin.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--La-zone-euro-refuse-de-prolonger-le-plan-daide-grec-audela-du-30-juin/606721.rom

BA 27/06/2015 06:24

Tsipras vient de rejeter les propositions de la troïka.
Conséquences :
– il n’y aura pas d’accord entre la troïka et la Grèce ;
– la Grèce sera incapable de rembourser le FMI le mardi 30 juin ;
– la Grèce sera en défaut de paiement vis-à-vis du FMI le 30 juin ;
– la troïka ne prêtera pas 7,2 milliards d’euros à la Grèce ;
– les conséquences de la faillite de la Grèce sont tellement gigantesques que Tsipras a besoin de montrer que c’est tout le peuple grec qui dit « non » aux propositions de la troïka ;
– Tsipras va demander par référendum au peuple si il dit « oui » ou « non » aux propositions de la troïka ;
– samedi 27 juin, le vice-premier ministre Yannis Dragassakis et le vice-ministre des Affaires étrangères Euclide Tsakalotos vont rencontrer le Président de la BCE Mario Draghi pour préparer le plan B ;
– dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sortie de la Grèce de la zone euro ;
– les peuples européens vont maintenant devoir préparer l’après-euro ;
– en Europe, nous sommes en train de vivre les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS.

Samedi 27 juin 2015 :

Grèce : Tsipras annonce un référendum pour le dimanche 5 juillet.

http://www.romandie.com/news/Grece–Tsipras-annonce-un-referendum-pour-le-dimanche-5-juillet/606633.rom

BA 25/06/2015 16:13

Jeudi 25 juin 2015, vers 15 heures 30 :

Eurogroupe interrompu, le Cac 40 s'enfonce.

La Bourse de Paris repart franchement à la baisse à la suite de l'annonce de l'interruption de l'Eurogroupe faute de perspective d'accord entre la Grèce et ses créanciers. Les banques sont les plus touchées.

http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/eurogroupe-interrompu-le-cac-40-s-enfonce-1063372.php

BA 25/06/2015 12:54

Jeudi 25 juin 2015, vers 12 heures 25 :

Grèce : et si Tsipras gagnait la partie ?

Et si, à la fin, c'était la troïka qui capitulait ?

Les institutions d’accord pour que les propositions grecques servent de base de négociations (responsable de l'UE).

http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/les-institutions-sont-unanimement-d-accord-pour-que-les-propositions-grecques-servent-de-base-de-negociations-responsable-de-l-ue-1063323.php

BA 24/06/2015 20:31

Mercredi 24 juin 2015, vers 20 heures 10 :

ALERTE - Grèce : la délégation grecque pas d'accord avec les nouvelles propositions, mais les négociations continuent.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--Grece--la-delegation-grecque-pas-daccord-avec-les-nouvelles-/605751.rom

BA 24/06/2015 14:55

Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 33 :

La Grèce rejette une contre-proposition des créanciers, Berlin pessimiste.

Le gouvernement grec a rejeté mercredi une contre-proposition soumise par les créanciers à Athènes, comprenant surtout des souhaits du FMI, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale grecque.

"Cette contre-proposition" qui insiste, selon Athènes, sur la hausse des recettes de la TVA et sur des coupes plus importantes dans les dépenses publiques, intervient deux heures après que le Premier ministre grec Alexis Tsipras eut déploré que le FMI n'accepte pas "les mesures compensatoires" proposées par Athènes lundi, lors d'une réunion des dirigeants des pays de la zone euro à Bruxelles, jugées alors positives par les créanciers.

A Berlin le pessimisme s'accentue avec la déclaration du porte-parole du ministre allemand des Finances affirmant qu'il "reste un long chemin" avant la conclusion d'un accord.

"Il ne peut y avoir une solution, que si elle est approuvée par les trois institutions", à savoir l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré ce porte-parole Martin Jäger.

http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-rejette-une-contre-proposition-des-creanciers-berlin-pessimiste-75bc7f5f35fbd9538f4ae760ec084d20

BA 24/06/2015 14:27

Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 09 :

ALERTE - La Grèce a rejeté une contre-proposition des créanciers.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--La-Grece-a-rejete-une-contreproposition-des-creanciers/605601.rom

BA 23/06/2015 13:40

Dette publique de la Grèce : 317,094 milliards d'euros, soit 177,1 % du PIB.

Regardons l'année 2015 (sans même regarder les années suivantes).

Entre aujourd'hui et le 21 décembre 2015, la Grèce a 25 échéances à rembourser.

Jusqu'au 21 décembre 2015, la Grèce doit rembourser 26,648 milliards d'euros.

http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/

Or en ce moment, toute la planète vit dans l'angoisse :

la troïka va-t-elle accepter de prêter 7,2 milliards d'euros supplémentaires à la Grèce ?

Mais qu'est-ce que ça changera ?

La Grèce a encore 26,648 milliards d'euros à rembourser, rien que pour l'année 2015 !

Je dis bien : 26,648 milliards d'euros !

Alors qu'est-ce que ça changera, ce prêt de 7,2 milliards d'euros de la troïka ?

Rien.

Même si la troïka finit par accepter de prêter ces 7,2 milliards d'euros, il faudra que la troïka prête encore à la Grèce 19,448 milliards d'euros supplémentaires avant le 21 décembre 2015 !

Et je ne parle que de l'année 2015 !

En plus, ces nouveaux prêts rajouteront des milliards d'euros supplémentaires de dette publique sur les épaules de la Grèce !

Plus la troïka « aide » la Grèce, plus la Grèce est en faillite.

BA 22/06/2015 12:21

2015 : une série de 25 raz-de-marée va venir s'abattre sur la Grèce.

Ces raz-de-marée, ce sont les échéances de remboursement.

L'un après l'autre, ces 25 raz-de-marée vont percuter la Grèce.

Dette publique de la Grèce : 317,094 milliards d'euros, soit 177,1 % du PIB.

Echéancier de remboursement : pour cette année, dans le menu déroulant, cliquez sur « 2015 » :

http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/

30 juin : la Grèce doit rembourser 1,539 milliard d'euros au FMI.

10 juillet : la Grèce doit rembourser 2 milliards d'euros de bons du Trésor.

13 juillet : 450,475 millions d'euros au FMI.

17 juillet : 1 milliard d'euros de bons du Trésor.

20 juillet : 2,095 milliards d'euros à la BCE.

20 juillet : 1,360 milliards d'euros aux banques centrales nationales.

20 juillet : 25 millions d'euros à la Banque Européenne d'Investissement.

7 août : 1 milliard d'euros de bons du Trésor.

14 août : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

20 août : 3,020 milliards d'euros à la BCE.

20 août : 168 millions d'euros aux banques centrales nationales.

4 septembre : 300,317 millions d'euros au FMI.

4 septembre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

11 septembre : 1,6 milliard d'euros de bons du Trésor.

14 septembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

16 septembre : 563,094 millions d'euros au FMI.

18 septembre : 1,6 milliard d'euros de bons du Trésor.

21 septembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

9 octobre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

13 octobre : 450,475 millions d'euros au FMI.

6 novembre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

7 décembre : 300,317 millions d'euros au FMI.

11 décembre : 2 milliards d'euros de bons du Trésor.

16 décembre : 563,094 millions d'euros au FMI.

21 décembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

Question :

Avec quel argent la Grèce va-t-elle rembourser ces 25 échéances ?

BA 19/06/2015 08:29

En Grèce, le bank run s'accélère.

Jeudi 18 juin 2015 :

Les retraits des banques grecques s'accélèrent.

Les retraits des banques grecques s'accélèrent depuis le blocage le week-end dernier des négociations entre Athènes et ses créanciers, a-t-on appris jeudi de sources bancaires.

Les déposants ont retiré deux milliards d'euros sur les trois premiers jours de la semaine, soit environ 1,5% du montant total des comptes des banques du pays, qui s'élevait à 133,6 milliards d'euros fin avril, ont précisé les sources.

http://www.challenges.fr/entreprise/20150618.REU9136/les-retraits-des-banques-grecques-s-accelerent.html

Conséquence de ce bank run : les banques grecques sont en faillite.

Vendredi 19 juin 2015, vers 8 heures du matin :

ALERTE – Grèce : réunion d'urgence vendredi à la BCE pour accroître les financements aux banques.

BA 18/06/2015 13:28

Selon un sondage publié dans "Die Zeit", 28 % des Allemands sont opposés au Grexit.

58 % des Allemands sont favorables au Grexit.

Autrement dit : 58 % des Allemands veulent que la Grèce sorte de la zone euro.

Mercredi 17 juin 2015 :

en Allemagne, le principal créancier européen de la Grèce, l'opinion publique devient de plus en plus hostile à la Grèce. Un sondage de l'institut Yougov, publié mercredi matin dans le quotidien "Die Zeit", montre que 58% des Allemands se prononcent pour un "Grexit", contre 28% qui s'y opposent et 14% qui n'émettent pas d'opinion sur le sujet.

http://www.boursier.com/actualites/economie/grece-fini-de-jouer-28340.html

BA 18/06/2015 06:48

Grèce : « le Comité pour la vérité sur la dette publique » a commencé à présenter son rapport au parlement grec.

Jeudi 18 juin, le Comité présentera l'intégralité de son rapport au parlement grec.

Lisez cet article :

La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du Comité sur la dette.

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

Eric Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd'hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit :

http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

BA 17/06/2015 11:41

Mercredi 17 juin 2015 :

Grèce : sans accord avec les créanciers, le pays sortira de l'euro et sans doute de l'UE.

La Banque de Grèce a mis en garde mercredi contre un échec des discussions entre Athènes et ses créanciers sur la poursuite du financement du pays, qui conduirait selon elle à un défaut de paiement, une sortie de la zone euro et, "probablement", de l'Union européenne.

"L'incapacité à parvenir à un accord marquerait le début d'un chemin douloureux qui mènerait d'abord à un défaut de paiement de la Grèce puis, au bout du compte, à la sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l'Union européenne", écrit la Banque centrale grecque dans son rapport annuel sur l'économie du pays rendu public mercredi.

http://www.boursorama.com/actualites/grece-sans-accord-avec-les-creanciers-le-pays-sortira-de-l-euro-et-sans-doute-de-l-ue-8d261f010b69e1e80c654497b70f19b0

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