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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 14:05

 

Un référendum concernant l’organisation du système monétaire sera l’an prochain organisé en Suisse. Les électeurs devront se prononcer sur l’adoption ou non du vieux principe de « monnaie pleine ». Il est curieux de constater que si nombre d’économistes étrangers débattent de la question des modalités de l’émission monétaire, aucun français – en dehors du regretté Maurice Allais-  n’aborde ce problème aujourd’hui. On trouvera ci-dessous un rappel de la question avec le concept central qui lui est associé : le « seigneuriage ».

 

Avant le seigneuriage

Sans revenir sur une très intéressante histoire de la monnaie[1], on sait que la forme primitive de celle-ci est -du point de vue des ethnologues- un instrument dont la circulation permettait de relier durablement, et probablement autoritairement, les hommes entre eux. La monnaie primitive consacrait ainsi la prééminence du tout sur les parties. Nous sommes de fait très loin des actuelles cryptomonnaies qui, à l’inverse, autorisent par le biais de la Blockchain un individualisme radical : les parties peuvent désormais oublier le tout.

On sait aussi que ces monnaies primitives vont avec le temps perdre leur statut de lien fondamental et devenir progressivement un moyen de paiement instituant la possible fin de toute réciprocité. Ce sera le cas avec le « paiement du sacrificateur » puis celui du « neuf[2] », ultérieurement encore avec les monnaies locales et les monnaies dites anonymes.

Ces dernières, parce que métalliques, deviendront progressivement les premières monnaies souveraines, par inscription symbolique du pouvoir politique sur ce qui devenait des pièces. Leur parfaite liquidité allait leur assurer une fonction réserve de la valeur toujours essentielle aujourd’hui. La frappe des monnaies issues de mines elles-mêmes politiquement contrôlées, allait devenir un monopole régalien. Désormais la « nomisma » (monnaie) devient affaire de « nomos » (la loi) qui définira  l’étalon et son « dokimon » (cours légal). C’est l’Etat qui, en imposant les règles du jeu, pourra payer ses créanciers et faire payer ses débiteurs « naturels » que sont ses sujets soumis à l’impôt.

Le seigneuriage comme enjeu de prédation

C’est à ce niveau que pourra se construire le « seigneuriage ». L’Etat naissant se fait certes créancier de ses sujets, mais il va plus loin en inventant une forme supplémentaire de prédation : Par le biais d’un jeu sur « l’aloi », il va tricher sur le contenu métallique et ainsi s’autoriser un prélèvement supplémentaire. L’histoire ultérieure sera toujours la même et aujourd’hui encore - sous des formes monétaires plus modernes- le seigneuriage se pérennise.

Simplement, il va se trouver progressivement partagé avec d’autres acteurs, notamment la finance, dans un contexte qu’il nous faut décrire. On sait que la monnaie métallique est limitée par la production minière, et qu’à ce titre elle se heurte aux besoins sans cesse croissants, de l’illimitation économique et de la thésaurisation issue de sa fonction de réserve de valeur. Il s’agit de ce qu’on appelle la « loi d’airain de la monnaie »[3] qui fait de cette dernière une denrée rare entrainant des pressions sans cesse déflationnistes. La monnaie fiduciaire est ainsi devenue progressivement un moyen de lutte contre l’implacable loi d’airain de la monnaie.

Dans ce contexte, la réalité du seigneuriage se déplace : il n’est plus simplement question de dilution (de fraude sur le contenu métallique), mais d’émettre des billets pour une valeur supérieure à la réserve de métal. Dit autrement, la réserve métallique n’est plus qu’une fraction de la masse des billets, d’où l’expression de « réserves fractionnaires ». Au-delà de quelques exemples qui furent des catastrophes historiques (Systèmes de Law puis des Assignats) ce sont plutôt les banques qui vont émettre au-delà du 100% de réserves, et ce faisant ce sont elles qui vont s’approprier -et donc privatiser- le  seigneuriage.

Cette question du seigneuriage sur la monnaie fiduciaire va se poursuivre longtemps et progressivement les Etats vont reprendre le contrôle sur la monnaie en élargissant le monopole d’émission d’une banque particulière qu’ils vont créer et qui sera désignée plus tard « banque centrale »[4].

Pour autant, le rétablissement de ce monopole ne sera pas durable et la bancarisation qui va accompagner les trente glorieuses verra le retour du seigneuriage privé. Ainsi les banques vont s’adonner à l’émission massive de monnaie scripturale. Réalité qui sera aussi celle d’une réponse aux besoins monétaires correspondant à une très forte croissance économique. Concrètement, la monnaie émise ne sera plus assise sur des dépôts, mais sur des crédits qui, eux-mêmes, vont alimenter des dépôts. Ces crédits sont donc une émission de monnaie donnant lieu à rémunération (le taux de l’intérêt), pour un coût de production nul et un coût du risque maitrisé… la différence devenant le nouveau seigneuriage privé. Aujourd’hui la masse monétaire appelée « M1 » par les spécialistes n’est plus que l’ensemble des comptes courants auxquels il faut ajouter la masse très réduite voire en voie de disparition des pièces et billets.

Ces comptes courants se développent par le biais d’une création sans retenue de monnaie nouvelle,  création résultant d’une augmentation du stock de dettes. Et puisqu’il est interdit à l’Etat de se financer auprès de sa banque centrale et de renouer avec le seigneuriage dont il pouvait bénéficier jadis, c’est le système financier qui va effectuer des crédits auprès du trésor et, à cette occasion, s’octroyer un seigneuriage d’autant plus large que le coût du risque est, jusqu’ici en matière de dette publique, proche de zéro.

C’est dans ce contexte que certains proposent la renationalisation de seigneuriage en introduisant ce qu’on appelle le « 100% monnaie » ou le principe de la « monnaie pleine ».

Le seigneuriage « resouverainisé »

Il s’agit alors d’étendre la pratique du seigneuriage jadis attribuée aux billets et aux pièces en voie de disparition, à celui de la totalité de la monnaie scripturale. De la même façon que l’émission de billets par les banques fut progressivement interdite, il s’agirait ici de reproduire le même mouvement sur la monnaie scripturale.

Concrètement, il deviendrait interdit aux banques de créer de la monnaie « à partir de rien »  (aujourd’hui simple ajout monétaire sur le compte d’un client à qui l’on octroie un crédit et qui se traduit par 2 écritures : l’une au passif et l’autre à l’actif du bilan bancaire) et de bénéficier ainsi d’un taux d’intérêt simplement justifié sur le seul risque et non sur un coût de production réel. En revanche l’émission monétaire « à partir de rien » est réservée à la seule banque centrale, émission pouvant se déployer au profit de 3 types d’agents et émission démocratiquement contrôlée :

- D’abord le Trésor lui-même, ce qui correspondrait au seigneuriage de jadis. Qu’il y ait ici un taux d’ intérêt ou pas ne change rien puisque le prix de la dette publique en cas de taux positif serait égal au profit que la banque centrale devrait reverser au Trésor. Les questions brûlantes de coût de la dette ou de son service seraient évacuées.

- Ensuite les banques elles-mêmes pourraient, par abondement de leur compte courant auprès de la banque centrale émettrice, bénéficier de monnaie créée « à partir de rien ». Ici le taux de l’intérêt demandé aux banques devient profit de la banque centrale, et profit reversé au Trésor qui voit ainsi son seigneuriage rétabli. L’ordre institutionnel que l’on croyait naturel est bouleversé : ce ne sont plus les Etats qui sont endettés vis-à-vis des banques mais les banques qui deviennent endettées vis-à-vis des Etats.

- Le cas échéant, la banque centrale peut « à partir de rien » soit créditer directement les entreprises ou les ménages, soit réaliser un profit reversé au Trésor (taux d’intérêt), soit subventionner gratuitement ces agents, et donc redistribuer le seigneuriage du Trésor au titre d’une politique publique économique ou d’une politique sociale.

Bien évidemment, le lecteur peut s’étonner de l’utilisation de l’expression « à partir de rien ». Il s’agit pourtant de ce qui se passe aujourd’hui avec les dangers que cela entraine. La politique quotidienne de la BCE, est celle d’une création monétaire « à partir de rien » et  se déroule au profit exclusif d’un système financier malade de l’économie basée sur la dette, qui produit des bilans bancaires  très alourdis d’actifs privés et publics douteux. Et c’est parce que les banques centrales peuvent produire de la monnaie « à partir de rien » que le système peut se maintenir tout en s’alourdissant. Un tel mouvement détruit l’indépendance des banques centrales qui deviennent dépendantes des banques… avec la dérive constatée, même pour les pays réputés sains.  Ainsi l’Allemagne, en longue période, voit sa masse monétaire augmenter 8 fois plus rapidement que son PIB réel.[5] On pourrait citer d’autres exemples qui, tous, aboutissent à cette prolifération gigantesque de la finance, dans un paysage de l’économie réelle, qui, elle, connait une croissance anormalement modérée.

Il est donc plus sain que le « à partir de rien » soit politiquement contrôlé par des règles du jeu qui fixent l’émission monétaire et le seigneuriage correspondant sur la base de la nouvelle richesse réelle annuellement créée. Concrètement encore, à vitesse de circulation de la monnaie inchangée, il serait possible de fixer le volume de monnaie nouvelle sur la base de la croissance prévisible. Et cette monnaie nouvelle serait autant de seigneuriage qu’il appartiendrait à l’Etat de répartir sur la base d’un contrat clair et démocratique avec sa banque centrale. De ce point de vue la politique du gouvernement algérien qui vient de décider de l’octroi par la banque centrale d’Algérie des moyens nécessaires aux charges de fonctionnement du Trésor est un « à partir de rien » contestable puisqu’il s’agit de régler le paiement programmé des salaires dans un contexte de diminution du PIB réel résultant lui- même d’un effondrement de la rente pétrolière. Ici le « à partir de rien » est directement inflationniste et correspond à un seigneuriage net égal à zéro, un peu selon le mode des périodes de guerre ou d’après-guerre.

Conséquences d’un seigneuriage « resouverainisé »

Au-delà des modifications législatives et surtout des modifications des traités que le dispositif monnaie pleine soulève, Il est bien sûr aisé de dresser une liste d’avantages :

 C’est, tout d’abord, la fin de l’exposition des Trésors aux marchés de la dette publique, avec la possibilité de limiter la pression fiscale du montant du seigneuriage, soit -pour la France- environ 40 milliards d’euros de service de la dette auquel il faudrait encore ajouter la même somme en provenance des bénéfices de la Banque centrale. C’est aussi la possibilité de choisir un dispositif d’allègement considérable des charges des entreprises par la baisse de la pression fiscale. C’est enfin la possibilité de créer le très discuté revenu de citoyenneté sans en supporter la charge budgétaire.

Bref une « combinaison de seigneuriages » jouant à la fois sur l’offre et la demande globale et donc sur une réanimation de la croissance et des perspectives positives quant au vivre ensemble.

Mais il est aussi possible d’en dresser les probables inconvénients et contournements :

Il est clair que le système financier pourra réagir à ce qui lui apparaitrait comme une insupportable mesure répressive. Alors qu’il dispose d’une matière première -la monnaie- à coût proche de zéro, désormais celle-ci devient coûteuse puisque c’est désormais à partir d’une épargne coûteuse que des prêts pourront être offerts. Ce seront les dépôts d’épargne qui feront les crédits et il n’y aura plus de crédits sans prêts. De la même façon, le marché de la dette publique disparait avec tous les avantages qui lui étaient associés en termes de sécurité et de contreparties dans les jeux financiers. Face à une telle situation on peut imaginer une possible élévation du coût de l’investissement et probablement une limitation des activités spéculatives. Les liquidités créées par la création monétaire disparaissant, la matière première de la spéculation se fera beaucoup plus rare. Le seigneuriage privé comme matière première des jeux financiers et des bulles correspondantes disparait.

Face à ce qui sera vécu comme une insupportable répression, on peut imaginer des comportements d’adaptation : délocalisation des banques, ou poursuite de l’activité sur la base d’une monnaie étrangère. On ne peut à priori pas exclure une dollarisation. Mais on peut aussi supposer une adaptation des modalités du seigneuriage, piloté par la banque centrale sous contrôle démocratique, avec des taux d’intérêt faibles pour sa partie prélevée sur le système financier.

On pourrait multiplier les scénarios de réactions issues de l’initiative « monnaie  pleine » mais il est très difficile d’imaginer toutes les conséquences possibles.

Peut-on mieux imaginer des conséquences plus globales telles, celles concernant le fonctionnement de la monnaie unique européenne ?

La monnaie pleine peut-elle solutionner la question de l’euro ?

Bien évidemment, on ne s’attardera pas sur les résistances de l’Allemagne et bien sûr la très difficile réécriture de l’article 123 du TFUE qu’il faudrait complètement renverser. Nous supposerons que cela est politiquement envisageable et accepté. On pourrait alors imaginer que le nouveau seigneuriage devienne le véhicule permettant les nécessaires transferts entre nations excédentaires et nations déficitaires. L’Allemagne trouve dans l’euro les moyens de sa prospérité[6], mais ne veut pas entendre parler des transferts vers ceux qui supportent le poids de ses excédents. Une façon de résoudre cette difficile question serait de répartir les seigneuriages calculés sur la base de la croissance potentielle sans respecter la proportionnalité des PIB des différents pays de la zone.

Concrètement, La BCE sous contrôle démocratique et sur la base d’une croissance de 2% du PIB devrait, compte tenu d’une masse monétaire M1 proche de 7000 milliards d’euros, émettre « à partir de rien » environ 140 milliards d’euros à répartir selon les PIB des divers pays. Si la répartition retenue est proportionnelle au poids de chaque pays, cela signifie que l’Allemagne en bénéficierait d’un peu plus de 40 milliards. Il faudrait alors comparer ce qui reste au bénéfice des autres pays (100 milliards) face aux besoins estimés de transferts vers le sud à partir de l’Allemagne pour assurer l’équilibre de la zone. Ces besoins sont régulièrement estimés entre 8 et 12% du PIB allemand soit entre 200 et 300 milliards d’euros. Le principe de la monnaie pleine s’avère donc insuffisant pour maintenir l’équilibre et supposerait une répartition ne respectant pas le principe de la proportionnalité alignée sur celle des PIB, mais sur un principe plus favorable au sud.

Il est très difficile d’aller plus loin, mais il semble que si l’Allemagne -en supposant son adhésion à la monnaie pleine- renonçait à son seigneuriage pour le redistribuer aux victimes de l’euro, la zone pourrait survivre dans de bien meilleures conditions. Encore faudrait-il que l’Allemagne accepte cette solution qui -sans la radicalité des transferts directs régulièrement évoqués- relève néanmoins de sa souveraineté.

La solution - très hypothétique- n’en resterait pas moins fort précaire et il faudrait que, sur de très longues années, les seigneuriages soient investis au service de l’amélioration de la compétitivité du sud. Beaucoup de conditions très difficiles à rassembler….

 

 


[1] On pourra consulter une synthèse de cette histoire, avec les références correspondantes dans : « Regard sur les banques centrales : essence, naissance, métamorphoses et avenir », Jean Claude Werrebrouck, Economie appliquée, tome LXVI, 2013,N° 3 , P 151-177.

[2] CF Michel Aglietta et André Orléan: « La violence de la monnaie », PUF , 1984.

[3] CF Jean Claude Werrebrouck : « la loi d’airain de la monnaie », Revue Médium, N° 34, 2013.

[4] On aura un aperçu intéressant de ce débat en lisant l’article de JP Domin dans le numéro XLV-137, 2007 de la Revue européenne des sciences sociales : « La question du monopole d’émission de la monnaie : le débat banque centrale contre banque libre chez les économistes français (1860-1875).

[5] CF Joseph Huber dans l’opuscule « Réforme monnaie pleine » .

[6] Le FMI lui-même reconnait que l’euro permet une sous-évaluation massive du Mark autorisant une compétitivité artificielle du pays et des surplus extérieurs déloyaux.

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commentaires

Loransea 10/01/2018 11:40

Bonjour Jean-Claude, merci pour cet article sur la monnaie pleine. deux remarques personnelles :
- le cntrôle démocratique me semble être le noeud du problème concernant les conditions objectives de modification du système monnétaire actuel (zone euro s'entend) car le problème de fond de la zone euro c'est l'absence de contrôle démocratique au sens radical du terme. Donc la situation ne va pas changer dans l'état actuel des institutions européennes... malheureusement pour la majorité des sujets européens (ce ne sont pas encore des citoyens).
- intuitivement, il me semble que le système monnétaire est une gigantesque pyramide de Ponzi. La démonstration peut se faire à l'aide du simple bon sens et des maths de niveau collège. Tout d'abord, il me semble que toute monnaie est toujours au départ une dette. Mais peu importe, si j'emprunte auprès d'un créancier 100 pour construire ma maison, à l'issue des travaux cette maison ne peut pas valoir plus que 100. Quelque soit la valeur ajoutée contenue dans la maison, la maison ne peut valoir plus de 100, puisque 100 ont été dépensés pour l'ériger donc quelque soit le montant du seigneuriage, si celui-ci est supérieur à 0 quelqu'un est abusé et doit produire un travail donc un abus suplémentaire pour rembourser ce seigneuriage... Si je revends cette maison 110, j'abuse mon acquéreur à qui je vends une maison qui vaut 100, 110 et si je la vends 90, c'est moi qui suis abusé puisque je l'ai érigée pour 100. Sans spéculation, ni tromperie, il est impossible d'acquiter le ségneuriage et donc cela me ramène à la démocratie réelle ou radicale concernant la monnaie.
POur édifier un système monétaire juste, il me semble qu'il faut que la monnaie soit absoluement démocratique, c'est à dire que ce soit la communauté des hommes qui l'utilise qui la crée pour ces propres besoins à taux zéro.

Ceci dit votre suggestion de re-souverainiser le droit de seigneuriage, me parait bien meilleure que la situation actuelle, c'est sans doute une étape probable/possible sur le chemin d'un système monétaire juste socialement, écologiquement et... spirituellement ?

BA 15/11/2017 23:07

A propos du soi-disant « modèle allemand » :

L'Association fédérale pour les sans-abri tire la sonnette d'alarme.

2016 : il y avait 860 000 sans-abri en Allemagne. La moitié d'entre eux sont des migrants.

2018 : il y aura 1,2 million de sans-abri en Allemagne.

Près de 20% de la population allemande, soit 16 millions de personnes, sont menacées par la pauvreté, indiquait l'office fédéral de la statistique la semaine passée.

Mercredi 15 novembre 2017 :

Jusqu'à 1,2 million de sans-abri en Allemagne l'an prochain ?

Le nombre de sans-abri devrait atteindre 1,2 million de personnes en 2018 en Allemagne. La crise du logement prend de l'ampleur, indique ainsi l'association fédérale pour les sans-abri dans un rapport...

Ce document est rendu public alors que s'accroît l'inquiétude face à la hausse du taux de pauvreté et la capacité du pays à intégrer quelque 1,1 million de migrants qui sont entrés sur le territoire allemand au cours de deux dernières années.

L'association caritative indique que plus de 860.000 personnes ne disposaient pas d'un logement en 2016, soit une hausse de 150% par rapport à 2014. La moitié d'entre eux sont des migrants.

Quelque 52.000 personnes vivaient dans la rue l'an passé, soit une augmentation d'un tiers par rapport à 2014.

Selon les estimations, le nombre de personnes hébergées dans des foyers et des centres d'accueil devrait augmenter de 40% supplémentaires d'ici l'an prochain en raison de la hausse des loyers, de la réduction du parc des logements sociaux, et du nombre croissant de migrants obtenant le statut de réfugiés et de fait éligibles à un logement.

Le nombre de nouveaux arrivants a accentué la tendance, précise l'association tout en dénonçant également des "erreurs" dans la politique du logement.

Près de 20% de la population allemande, soit 16 millions de personnes, sont menacées par la pauvreté, indiquait l'office fédéral de la statistique la semaine passée...

http://www.boursier.com/actualites/economie/jusqu-a-1-2-million-de-sans-abri-en-allemagne-l-an-prochain-37397.html

Traduction en langue française du titre de l'article :

« Le nombre de sans-abri augmente rapidement. »

En 2016, leur nombre a atteint 860 000 personnes. Depuis 2014, il s'agit d'une augmentation de 150%, soit une augmentation de 500 000 personnes, principalement due aux nombreux réfugiés qui ont jusqu'ici cherché en vain un foyer permanent pour eux-mêmes.

L'Association fédérale pour les sans-abri prévoit même que ce nombre augmentera de 350 000 pour atteindre 1,2 million d'ici 2018. Thomas Specht, directeur du groupe de travail de l'association, a déclaré :
« L'immigration a dramatiquement aggravé la situation générale, mais les principales causes de pénurie de logements et d'augmentation des sans-abri sont dans la politique du logement, qui a été oubliée en Allemagne pendant de nombreuses années».

L'article en langue allemande :

http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/obdachlosigkeit-zahl-der-wohnungslosen-steigt-rasant-1.3748860

BA 14/11/2017 10:54

En 1992, les bisounours nous avaient expliqué que les nations d'Asie du sud-est allaient détruire leurs monnaies nationales pour construire une monnaie unique : l'asiatico ? ! L'asio ? !

En 1992, les bisounours nous avaient expliqué que les nations du Golfe arabo-persique allaient détruire leurs monnaies nationales pour construire une monnaie unique : le golfarabo ? ! Le golfarabopersico ? !

En 1992, les bisounours nous avaient expliqué que les nations d'Amérique latine allaient détruire leurs monnaies nationales pour construire une monnaie unique : l'américo ? ! L'américolatino ? !

25 ans après, le monde réel a explosé les rêves des bisounours.

25 ans après, aucune nation n'a détruit sa monnaie nationale pour construire une monnaie unique.

Tu m'étonnes !

Il n'y a que nous, en Europe, qui avons fait cette expérience de tarés.

Partout dans le monde, chaque nation garde précieusement le contrôle de sa monnaie nationale.

La monnaie unique, c'était une expérience de tarés, et cette expérience a complètement foiré.

Lisez cet article :

Monnaies uniques : la fin de l'histoire ?

Des ambitions contrariées dans les pays du Golfe, un débat qui s'enlise en Amérique du Sud... Les projets d'union monétaire, autrefois florissants, ont aujourd'hui du plomb dans l'aile, dans un contexte de défiance envers l'euro et son modèle économique.

Plusieurs États, une seule monnaie : voilà l'avenir auquel semblaient promises plusieurs régions du monde lors de la création de l'euro, la monnaie commune européenne, mise en circulation le 1er janvier 2002 après dix ans de gestation.

"Il y avait à l'époque la volonté de mettre fin à l'instabilité des changes, à l'origine de plusieurs crises. Les monnaies uniques étaient perçues comme un gage de succès", rappelle Fabien Tripier, économiste au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii).

D'autres monnaies supranationales, à cette époque, étaient pourtant déjà en place: le franc CFA, créé en 1945 et utilisé par 15 pays d'Afrique subsharienne; et le dollar des Caraïbes orientales, lancé en 1965 dans huit pays et territoires des Antilles.

Mais le projet européen était perçu comme inédit, au regard de son ambition. "L'objectif, c'était de créer une monnaie de référence, avec une politique monétaire indépendante et non pas arrimée à d'autres devises", explique M. Tripier.

États en quête de leadership, pays émergents, "micro-nations"... Ce modèle, pour beaucoup, a fait figure d'exemple à suivre. "On était dans un contexte de recomposition lié à la chute du Mur. La monnaie était vue comme un instrument géopolitique", rappelle Xavier Ragot, professeur à la Paris School of Economics (PSE).

- Asean, Mercosur, CCG -

Parmi les blocs régionaux ayant manifesté un intérêt pour ce modèle: l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, qui regroupe dix pays, dont l'Indonésie ou la Thaïlande, et le Conseil de coopération du Golfe (CCG), réunissant les six monarchies du Golfe.

Mais c'est surtout en Amérique latine que les projets de monnaie unique se sont multipliés, au sein du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay), de l'Unasur (douze pays sud-américains) ou de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques, emmenée par le Venezuela.

Le projet monétaire s'est imposé comme "un facteur décisif dans le processus d'unification latino-américaine", explique Juan Francisco Ortega Diaz, professeur de droit à l'Université des Andes (Colombie). En rappelant qu'un nom a même été donné à cette devise virtuelle: le "Sucre".

Incapacité à passer du discours aux actes? Divergences entre dirigeants? Quinze ans après le lancement de l'euro, pourtant, aucun de ces projets n'a vu le jour. Et l'intérêt pour les monnaies uniques semble s'être émoussé.

En cause, selon les économistes interrogés par l'AFP, un manque de réelle volonté politique, mais aussi les difficultés inhérentes à la création d'une devise commune, notamment dans les régions composées d'économies disparates.

"Les unions monétaires sont compliquées à construire, mais aussi à maintenir en place", explique Jeffry Frieden, chercheur à Harvard et spécialiste des questions monétaires, pour qui ce type de projet "prend du temps".

- "Cicatrices" -

Les difficultés rencontrées par la zone euro depuis la crise financière de 2007, au demeurant, ne sont pas de nature à rassurer les indécis.

"Pendant presque une décennie, les Européens ont souffert de difficultés économiques", avec pour certains pays des moments de "terrible récession" et "un chômage très élevé", rappelle M. Frieden, qui attribue une partie ces difficultés à la "perte de souveraineté monétaire".

"Les gains de croissance n'ont pas été au rendez-vous", abonde M. Ragot. "On pensait que la monnaie unique allait entraîner une convergence économique. Mais les pays de la zone euro ont divergé comme jamais depuis la Seconde Guerre mondiale."

Au-delà de ces difficultés, c'est l'idée même de l'union monétaire qui semble avoir perdu de sa superbe, dans un contexte de rejet du libre-échange et de la mondialisation. Un contexte qui conduit à parler plus volontiers aujourd'hui des "monnaies locales" que des "monnaies communes".

L'avenir des devises supranationales appartient-il donc au passé? À court terme, peu probable de voir surgir une nouvelle monnaie commune. Ce processus "implique de renoncer à sa souveraineté monétaire, ce que les pays concernés ne sont pas prêts à faire", juge M. Ortega Diaz.

À plus long terme, l'évolution reste en revanche plus incertaine. Le modèle des unions monétaires "va continuer d'être attractif", mais de façon plus limitée, à savoir chez "les petits pays dont l'économie est à la fois ouverte et intégrée à celle de leurs voisins", estime ainsi M. Friden.

"La zone euro doit d'abord faire la démonstration qu'elle est capable de guérir de ses maux, sans trop de cicatrices", juge de son côté M. Ragot. "C'est une fois cette démonstration faite que le débat sur les monnaies uniques pourra être relancé."

https://www.romandie.com/news/Monnaies-uniques-la-fin-de-l-histoire/862966.rom

BA 09/11/2017 08:40

France : la pauvreté, la misère … et l'explication enfin révélée.

Le Secours Catholique vient de publier l' « état de la pauvreté en France ».

A la page 14, je lis ces chiffres ahurissants :

« En France, l’aide alimentaire concerne en 2015 plus de 4,8 millions de personnes alors qu’elle en concernait 2,8 millions en 2008. »

https://www.secours-catholique.org/sites/scinternet/files/publications/rs17.pdf

Et ça me rappelle ces phrases à propos des retraités en France :

Le Secours populaire face à « un raz-de-marée de la misère ».

CITATION

« Un raz-de-marée de la misère » : le président du Secours populaire particulièrement touché par les retraités qui demandent à manger.

En marge de la manifestation des retraités contre la hausse de la CSG, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, a témoigné jeudi 28 septembre sur franceinfo du « drame » des personnes âgées touchées par la pauvreté. Celui qui le touche « le plus ».

« Le nombre de personnes âgées qui viennent demander de l’aide au Secours populaire français est en augmentation croissante, a-t-il détaillé. L’année dernière, nous avons aidé trois millions de personnes en France et il y avait parmi elles de nombreux retraités. C’est un raz-de-marée de la misère. »

« C’est le drame qui me touche le plus, voir des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui viennent demander à manger au Secours populaire, c’est vraiment douloureux. »

FIN DE CITATION

http://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/un-raz-de-maree-de-la-misere-le-president-du-secours-populaire-particulierement-touche-par-les-retraites-qui-demandent-a-manger_2393236.html

La question est donc la suivante :

« Depuis mai 1974, pourquoi les électeurs français votent-ils TOUJOURS pour des hommes politiques qui font une politique anti-sociale, une politique anti-pauvres, une politique qui appauvrit les classes populaires et les classes moyennes ? »

Réponse :

C'est parce que les Français deviennent de plus en plus crétins.

Plus les années passent, plus nous devenons crétins.

C'est la Grande Crétinisation.

CITATION

Demain, tous crétins ? La chaîne Arte diffusera, samedi 11 novembre à 22h35, en partenariat avec Le Monde, un documentaire au titre en apparence potache, mais dont le sujet est d’une singulière gravité.

Le film expose les travaux de chercheurs français et américains montrant que l’érosion récente des capacités cognitives des populations occidentales est, en partie au moins, liée à l’exposition à certains perturbateurs endocriniens.

FIN DE CITATION

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/11/07/le-film-demain-tous-cretins-diffuse-sur-le-site-du-monde_5211264_1650684.html

CITATION

S’agissant de l’évolution du quotient intellectuel (QI) dans la population générale, nous ne disposons pas de beaucoup de données très solides – c’est-à-dire obtenues sur de grands échantillons de population, sur de longues périodes et en utilisant les mêmes méthodes. Mais à peu près toutes les informations qui sont à notre disposition suggèrent que le QI, après avoir augmenté pendant des décennies, est désormais en baisse. Et ce, depuis la dernière décennie du XXe ou le début du XXIe siècle.

Les informations les plus solides viennent de la Finlande, où des générations de conscrits sont testées, chaque année au même âge, depuis 1988. Une analyse de ces données publiée en 2013 montre une baisse des capacités cognitives de 2 à 5 points entre 1996 et 2009, selon le type de test. En France, une étude conduite sur une petite cohorte d’adultes suggère une baisse de 3,8 points de QI au cours de la dernière décennie, assez cohérente avec ces chiffres… D’autres travaux, dans d’autres pays, vont dans le même sens.

FIN DE CITATION

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/11/06/barbara-demeneix-il-n-est-plus-possible-de-nier-l-effet-de-l-environnement-sur-le-cerveau_5210963_1650684.html

BA 08/11/2017 11:39

Un scoop du journal allemand SPIEGEL : l'armée allemande envisage la désintégration de l'Union Européenne.

Etude secrète de l'armée allemande :

Les planificateurs militaires pensent que l'effondrement de l'Union Européenne est concevable.

Selon une information de SPIEGEL, pour la première fois la Bundeswehr a étudié les tendances sociales et politiques jusqu'en 2040. Les stratèges militaires prévoient un scénario catastrophe.

L'armée allemande estime que la fin actuelle de l'Occident dans les prochaines décennies est possible. Ce sont des informations obtenues par SPIEGEL au sujet de la « Perspective Stratégique 2040 », qui a été adoptée fin février par le ministère de la Défense et qui a depuis été tenue secrète.

Pour la première fois de son histoire, un document de 102 pages de l'armée allemande montre comment les tendances sociales et les conflits internationaux pourraient influencer la politique de sécurité allemande dans les décennies à venir.

Cette étude définit le cadre dans lequel l'armée allemande du futur est susceptible d'évoluer. Le document ne fournit pas encore de conclusions concrètes sur l'équipement et sur le matériel.

Dans l'un des six scénarios (« L'UE en désintégration et l'Allemagne en mode réactif »), les auteurs prévoient une « confrontation multiple ». Cette projection décrit un monde dans lequel l'ordre international s'érode après des « décennies d'instabilité », dans lequel les systèmes de valeur divergent dans le monde entier, et dans lequel la mondialisation prend fin.

« A cause de l'élargissement de l'Union Européenne et de la sortie d'autres États qui quitteront l'Union, l'Europe perdra sa compétitivité mondiale », écrivent les stratèges de l'armée allemande :
« Un monde de plus en plus désordonné, une évolution chaotique et conflictuelle changera l'environnement de sécurité de l'Allemagne et de l'Europe de façon spectaculaire. »

Dans le cinquième scénario (« D'ouest en est »), certains États de l'Est de l'Union Européenne paralysent l'intégration européenne, tandis que d'autres « rejoignent le bloc de l'Est ».

Dans le quatrième scénario (« Concurrence multipolaire »), l'extrémisme est en hausse lors des élections et certains membres de l'Union Européenne « semblent même rechercher une politique selon le « modèle capitaliste d'Etat » de la Russie.

Le document ne fait expressément aucun pronostic, mais tous les scénarios sont « plausibles à l'horizon 2040 », écrivent les auteurs. Les simulations ont été développées par des scientifiques du Bureau de planification des forces armées fédérales.

Cet article vient du nouveau SPIEGEL - disponible samedi matin.

Grâce au nouveau SPIEGEL, vous recevrez tous les samedis notre newsletter gratuite DIE LAGE, qui paraît six fois par semaine - compacte, analytique, opiniâtre, écrite par le rédacteur en chef ou par les responsables de notre bureau de Berlin.

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/bundeswehr-studie-haelt-zerfall-der-europaeischen-union-fuer-denkbar-a-1176367.html

BA 30/10/2017 11:02

Dimanche 29 octobre, un nouveau drapeau est apparu dans les rues de Barcelone.

C'est le drapeau brandi par les unionistes de Catalogne.

Le drapeau des unionistes de Catalogne est divisé en trois parties :

1- La première partie du drapeau est constituée par les couleurs de la Catalogne : les unionistes disent qu'ils sont attachés à leur région, la Catalogne.

2- La deuxième partie du drapeau est constituée par les couleurs de l'Espagne : les unionistes disent qu'ils veulent maintenir l'unité de leur nation, l'Espagne.

3- La troisième partie du drapeau est constituée par les couleurs de l'Union Européenne : bleu, avec des étoiles jaunes. Les unionistes disent qu'ils veulent rester dans l'Union Européenne.

Leur drapeau est ici :

http://i.f1g.fr/media/figaro/680x/2017/10/29/XVM877bcd0a-bcbb-11e7-a54f-b3dab0ed9a79-805x453.jpg

ou ici, brandi par la femme au premier plan :

http://i.f1g.fr/media/figaro/680x/2017/10/29/XVMef3b96a0-bcb6-11e7-a54f-b3dab0ed9a79-805x453.jpg

Dimanche 29 octobre, il y avait dans les rues de Barcelone des régionalistes, des monarchistes, des européistes.

En Catalogne, dans les mois qui viennent, l'Histoire va se jouer entre ces deux camps :

- les régionalistes, les monarchistes, les européistes. Leur hymne est la « Marcha Real ». En français : la « Marche Royale ». À la fin de la guerre civile, le général Francisco Franco restaure la Marche royale comme hymne national sous son ancien nom de la Marcha Granadera. À la fin de la dictature, le texte officiel de Franco disparaît. La Marche royale est toujours l’hymne officiel de l'Espagne, mais se voit dépourvue de paroles. En octobre 2017, les unionistes de Catalogne reconnaissent comme chef de l'Etat le roi d'Espagne Felipe VI.

- les indépendantistes, les républicains, les sécessionnistes. Leur hymne, « Els Segadors », servit de chant de ralliement des Catalans républicains pendant la guerre d'Espagne. Il fut interdit par la dictature franquiste. Ecoutez l'hymne « Els Segadors » (ATTENTION, VIDEO HISTORIQUE) :

http://www.rtl.fr/actu/international/video-catalogne-les-deputes-separatistes-entonnent-l-hymne-nationaliste-7790702432

En octobre 2017, les Catalans républicains reconnaissent comme chef de l'Etat le président de la République Carles Puigdemont. Les Catalans républicains ont ce drapeau :

https://static.actu.fr/uploads/2017/09/Drapeau-catalogne-independantistes-.jpg

Chaque camp a son drapeau, chaque camp a son hymne, chaque camp a son chef de l'Etat, chaque camp a sa langue, etc.

Ce qui va se passer en Catalogne dans les mois qui viennent aura des conséquences incalculables.

BA 27/10/2017 20:03

1 minute 34 secondes.

Regardez cette video extraordinaire qui dure 1 minute 34.

C'est les 70 députés qui viennent juste de voter « oui » à l'indépendance de la Catalogne.

C'est l'hymne national de la Catalogne.

C'est la naissance d'une nation, devant les caméras de télévision.

C'est le retour du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

C'est l'annonce de ce que sera notre XXIe siècle : le retour des nationalités, le retour des souverainetés, le retour des passions populaires.

C'est l'Histoire.

http://www.rtl.fr/actu/international/video-catalogne-les-deputes-separatistes-entonnent-l-hymne-nationaliste-7790702432

BA 27/10/2017 15:37

Vendredi 27 octobre 2017 : c'est un jour historique !

Naissance d'une nouvelle nation !

Vive la République de Catalogne !

C'est la phrase de l'année 2017 !

Vive la République de Catalogne !

Bienvenue à cette nouvelle nation, qui sera la 194ème nation représentée à l'Organisation des Nations Unies :

https://static.actu.fr/uploads/2017/09/Drapeau-catalogne-independantistes-.jpg

BA 26/10/2017 09:59

Toute l'économie mondiale repose sur des bulles de dettes.

Toute l'économie mondiale est bâtie sur des bulles de dettes publiques, et aussi sur des bulles de dettes privées.

Malheureusement, une bulle de dette ne peut pas gonfler jusqu'au ciel.

Malheureusement, il arrive toujours un moment où la bulle éclate.

Préparez-vous au grand « Plop ! »

Jeudi 26 octobre 2017 :

La dette mondiale atteint des sommets.

L'ensemble des dettes représentent 324 % du PIB mondial, soit 192.000 milliards d'euros, selon l'Institute of International Finance (IIF). Un niveau inédit.

Il y a des records qu'on préférerait éviter. Et celui atteint par la dette mondiale en 2017 en fait sans doute partie. Selon une étude de l'Institute of International Finance (IIF), publiée ce mercredi, l'ensemble des dettes accumulées à travers la planète représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d'euros).

Ce niveau record intervient alors que plusieurs des principales banques centrales de la planète se préparent à mettre fin à leur politique de crédit facile. La Banque centrale européenne (BCE) devrait, entre autres, annoncer jeudi un  resserrement de sa politique monétaire.

En attendant des annonces des banquiers centraux, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon l'IIF, la dette mondiale représente 324 % de la production économique annuelle.

Un niveau jugé inquiétant, d'autant plus que 1.700 milliards de dollars (1.440 milliards d'euros) de dettes devront être remboursées ou refinancées dans les pays en développement d'ici la fin 2018, sans que ceux-ci soient assurés de bénéficier de conditions de crédit bon marché.

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/030788717715-la-dette-mondiale-atteint-des-sommets-2125208.php

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  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
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