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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 10:55


 Le couple sino américain moteur de la dé mondialisation.

Les choses semblent maintenant entendues : la grenouille ne peut se faire aussi grosse que le bœuf et l'Etat américain demande à la FED de monétiser la dette. L'annonce en est faite depuis le 18 mars dernier avec les quelque 300 milliards de dollars de bons du trésor émis contre création monétaire.Et probablement ne s'agit' il que d'un acompte.

La suite est bien connue : recul du dollar sur les marchés des changes, hausse des cours des matières premières, inflation, etc. Le coût d'une telle décision est élevé, mais sans doute moins que celui de gérer honnêtement un deleveraging  économiquement sanglant et laissant intacte une épargne chinoise désormais menaçante.  L'avenir de la crise des années 2010 se jouera sur le registre géopolitique : l'empire américain ne peut se faire grignoter par l'émergence d'un concurrent asiate et il est probable que la Chine en acceptera temporairement le principe.

Les handicaps de la sous productivité et de l'extraversion chinoise.

Au-delà d'une monnaie très contenue par les autorités, c'est bien la faiblesse des salaires qui expliquait la compétitivité de la chine, à l'égard bien sûr des USA, mais aussi à l'égard de la quasi totalité des pays de la planète. D'où l'extraordinaire montée de la part du pays dans le total des exportations à l'échelle mondiale. Mais Krugman avait raison de dire que cette faiblesse était aussi le signe le plus évident de la sous productivité.

 Certes l'extraordinaire croissance s'expliquait par une non moins extraordinaire croissance de la productivité du travail : 10,6% en 2007. Mais ces gains sont encore issus d'un redéploiement d'activités improductives vers des activités modernes, ce qui devait annoncer le ralentissement de la croissance avec l'hégémonie attendue du secteur moderne. Tous les spécialistes constatent encore des gains très modérés en termes de productivité globale des facteurs. Au final aujourd'hui encore, la chine ne réalise que le ¼ du PIB américain en mobilisant une population active d'environ 800 millions de travailleurs contre seulement environ 150 millions côté américain. Ce qui signifie qu'il faudrait mobiliser 3,2 milliards d'individus pour réaliser le PIB américain. Ce qui signifie qu'un travailleur chinois produit 21 fois moins qu'un travailleur américain. Même si l'on abandonne la comparaison à partir d'un taux de change toujours discutable- et qui sera fort discuté demain- pour aborder la question à partir de la parité des pouvoirs d'achats, le résultat mène à la constatation de la sous productivité chinoise. En termes de PPA le rapport des PIB (données de la Banque mondiale et du FMI) est d'environ 2, ce qui classe la chine avant le japon et derrière les USA. Cela signifie pourtant qu'il faut encore 1,6 milliards de chinois pour produire le PIB américain, et fait de chaque travailleur chinois un individu produisant 12 fois moins qu'un travailleur US.

Mais la sous productivité, parce qu'endiguée par la faiblesse des salaires permet au continent chinois de présenter des caractéristiques d'extraversion jusqu'ici jamais vues dans le monde. Traditionnellement ce sont les cités états qui étaient ou sont extraverties, et personne ne s'étonnait que Singapour exportait l'essentiel de son PIB. Par contre les ensembles vastes, voire continentaux  se distinguaient par des échanges modestes relativement au PIB. Ce qui a caractérisé la chine tout au long de sa croissance fût la croissance de son extraversion. A la veille de la crise c'est plus de 50% du PIB qui était exporté, soit un record mondial pour une économie continent. Avec pour caractéristique complémentaire un recul progressif de la consommation finale qui n'était plus que de 40% du PIB en 2008. Sans doute l'Allemagne, il est vrai, sur de toutes autres bases, a connu une croissance spectaculaire de son extraversion, mais ses exportations se limitent à 42% du PIB. Par comparaison un pays comme la France n'exporte que 25% de son PIB, tandis que sa consommation finale est 3 fois supérieure aux exportations. On comprend que ce dernier pays soit plus abrité au regard des effets de contamination.


Ce double contexte de sous productivité est d'extrême extraversion situe la Chine dans une position de vulnérabilité face à ce qui peut apparaitre comme une rupture de contrat de la part des USA.

La marche vers la dé mondialisation .

L'extraversion extrême de l'économie chinoise peut être vécue comme un mercantilisme agressif aiguisé par une politique de change allant dans le même sens. Mais il était aussi, côté américain, possible de lire les importations chinoises comme produisant du pouvoir d'achat sur la base de prix bas. Seule la désindustrialisation, grave des USA, pouvait induire l'idée d'une renégociation à terme du partenariat. En revanche le placement loyal des excédents chinois dans la dette souveraine américaine semble mutuellement avantageux tant que la confiance règne : l'achat de bons du trésor est une garantie de demande croissante d'exportations chinoises, contre une garantie de financement du trésor malgré des ressources fiscales insuffisantes pour couvrir les dépenses- nota manent- militaires de maintien de l'empire.


La crise fait disparaitre la confiance et fait émerger l'idée que l'extraversion est allée beaucoup trop loin. La perte de confiance provient des USA qui voient dans le respect du contrat la fin de leur statut : il s'agit de profiter de la crise pour ne plus respecter les règles du jeu. L'inflation à venir est d'abord le non respect des droits de propriété de la Chine sur la dette américaine, Chine devenant la première victime de la nouvelle euthanasie de rentiers.


Mais le coup porté est double car la valeur du dollar est affectée par l'inflation et, le taux de change, sauf déclenchement d'une guerre des monnaies, affectera de manière sensible les exportations chinoises.  Certes une élévation du taux de salaire chinois -élévation déjà constatée bien avant la crise- permet de combler par une demande interne accrue le recul des exportations vers les USA. En revanche cette même élévation du taux de salaire vient se heurter à la sous productivité et correspond à un recul de compétitivité. Recul lui-même renforcé par une élévation du contenu en produits importés des exportations chinoises. Et ce recul accélère l'effacement du surplus sur les USA. La décision de s'affranchir des limites à la création monétaire aux USA, vient grandement limiter l'aventure de l'aberrante extraversion de cette économie continent qu'est la Chine. Et la marche vers l'auto centrage sera d'autant plus rapide que la chine ne peut pas (encore) compenser l'effet négatif du taux de change par des gains de productivité globale des facteurs suffisants.

En contre partie,  la chute de la compétitivité chinoise, dans un contexte de sous productivité, autorise la fin de la déflation salariale aux USA, et plus encore un début de réindustrialisasion, ou, autrement exprimé, le recentrage du développement américain. Il y a donc bien derrière l'annonce du 18 Mars la fin d'une certaine mondialisation.

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans textes de portée générale
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commentaires

Charles 25/01/2010 21:41


Cher Professeur,je suis en train de regarder "les dialogues" entre les 11 personnes et le Président de la République: Mr.Sarkozy aurait-il lu vos idées sur la dé mondialisation? taxe carbonne à
l'entrée de l'Europe pour les produits importés de Chine, préférence communautaire... Tout humour mis à part, cela montre toute l'acuité de votre propos qui nous offre une vue de la crise certes
plus complexe mais qui se révèle de plus en plus des plus pertinents et pour ça, je vous remercie profondément pour vos billets tout en vous encourageant à continuer!
Cordialement.


BA 21/04/2009 16:22

Le FMI n'arrête pas de revoir à la hausse le montant des actifs pourris qui sont dans les coffres des banques des pays développés.

Aujourd'hui, mardi 21 avril, le FMI chiffre à 4 054 milliards de dollars le total des actifs pourris détenus par les banques.

« Le FMI affine ses comptes et revoit le coût de la crise financière à la hausse.

L’institution chiffre estime désormais à 4.054 milliards de dollars le poids de la crise financière, dans un rapport publié mardi 21 avril. Pour y parvenir, elle additionne les pertes liées à des dépréciations d'actifs financiers américains (2.712 milliards de dollars), européens (1.193 milliards de dollars) et japonais (149 milliards de dollars). »

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Conjoncture/Pour-le-FMI-la-crise-va-couter-plus-de-4-000-milliards-de-dollars/(gid)/218038


De son côté, Nouriel Roubini chiffre à 4 600 milliards de dollars le total des actifs pourris détenus par les banques. Vous avez bien lu : 4 600 milliards de dollars.

http://www.latribune.fr/opinions/20090421trib000368882/gare-aux-desillusions-la-reprise-sera-toute-provisoire-.html


Conclusion : les banques des pays développés sont en faillite.

Conclusion numéro 2 : la crise durera au moins dix ans, comme la crise qu’a subie le Japon dans les années 1990.

"Les signes avant-coureurs d’une inversion du mécanisme récessif sont loin d’être évidents," a noté Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE, pour qui le risque est réel de voir cette crise sans précédent depuis les années 1930 déboucher sur un marasme de longue durée avec déflation.
"On attend plutôt une reprise en ’L’, et le scénario qu’on a en tête, c’est le Japon des années 1990," a-t-il conclu.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=29c87fa8e3e736c6041cc5095f4673b8

BA 15/04/2009 10:43

Samedi 11 avril 2009, le journal économique La Tribune publie un éditorial explosif en page 7 : « Banques : le grand mensonge ».

Cet éditorial de Philippe Mabille est tellement compromettant pour les banques qu’il n’apparaît pas sur le site internet de La Tribune. Les autres éditoriaux de Philippe Mabille sont tous sur le site de La Tribune, y compris son éditorial du mercredi 15 avril 2009, mais l’éditorial du 11 avril a été censuré.

Je recopie donc la fin de cet éditorial censuré :

« Banques : le grand mensonge.

Par un curieux retournement du destin, le climat boursier est, dans le même temps, redevenu favorable pour les banques. Un exemple frappera les esprits : le cours de la Société Générale s’est apprécié de 45 % par rapport au cours de 24,5 euros qui avait été proposé pour le plan de stock-options qui a tant scandalisé l’opinion. En déduire que la crise financière est derrière nous serait toutefois une grave erreur. Bien au contraire, le pire est encore à venir.

Le calcul est assez simple à faire : en janvier 2009, le Fonds Monétaire International prévoyait 2 200 milliards de dollars de pertes mondiales pour les bilans bancaires. Ce chiffre a été réévalué à 4 000 milliards de dollars, dont un tiers seulement a été comptabilisé. La conclusion coule de source : les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation. Et les autorités financières sont complices de ce grand mensonge, pour éviter de créer la panique.

On le voit avec la forte tension qui règne aux Etats-Unis à propos des « stress tests » réalisés sur la solidité des banques américaines. Mentir pour la bonne cause, on retrouve là un peu le même scénario que celui du Crédit Lyonnais, où la Commission Bancaire et le Trésor avaient été accusés d’avoir fermé les yeux sur les comptes truqués de la banque publique.

Mais, cette fois, ce n’est pas une seule banque qui est en cause, mais toutes les banques mondiales en même temps. De sorte que celle qui saura masquer ses pertes le plus longtemps sortira grande gagnante du jeu de poker menteur qui va maintenant succéder au théâtre du G20. »

BA 10/04/2009 07:21

Aux Etats-Unis, le Congrès a adopté une nouvelle norme comptable le 2 avril, le jour même où le monde entier avait les yeux tournés vers le G20 de Londres.

Cette nouvelle norme comptable permet aux banquiers américains de présenter des résultats en hausse de 20 % en moyenne !

Cette nouvelle norme comptable FAS 157-e commence à produire ses effets : comme par magie, les banques américaines présentent des résultats trimestriels en hausse miraculeuse !

C'est de la magie !

Aujourd'hui, les patrons des plus grandes banques françaises vont rencontrer Sarkozy à l'Elysée.

Aujourd'hui, les patrons des grandes banques françaises vont se plaindre à Sarkozy.

Ils vont lui dire que ce n'est pas du jeu ! Ils vont lui dire que l'Union Européenne doit elle-aussi adopter cette nouvelle norme comptable !

Ils vont lui dire que les banquiers européens doivent eux-aussi pouvoir mentir sur l'état réel de leurs banques !

Pourquoi se gêner ?

Les banquiers américains ont obtenu que le Congrès change les normes comptables, donc les banquiers européens veulent magouiller eux-aussi !


http://www.pauljorion.com/blog/?p=2638

BA 05/04/2009 22:15

Banques : les Européens demandent un assouplissement des normes comptables.

[ 04/04/09 - 15H06 - AFP ]

Les pays européens ont réclamé samedi 4 avril un assouplissement très rapide des normes comptables appliquées à leurs entreprises, les banques en particulier, afin qu'elles ne soient pas désavantagées par rapport à leurs concurrentes américaines.

L'association qui fixe les normes comptables aux Etats-Unis, le FASB, a assoupli jeudi 2 avril de manière unilatérale les règles d'évaluation des actifs. Objectif : soulager les bilans des banques américaines, plombées par les actifs "toxiques", afin qu'elles puissent recommencer à fonctionner normalement et notamment à financer l'activité économique via des prêts.

Les Européens veulent bénéficier d'un traitement équivalent. Mais la procédure est plus lourde. Les normes comptables de l'Union Européenne dépendent d'un organisme supra-national, l'IASB, qui les fixe non seulement en Europe, mais dans la plupart des pays hors des Etats-Unis.

A l'issue d'une réunion à Prague, les ministres européens des Finances ont donc publié un communiqué dans lequel ils ont "appelé l'IASB à coopérer étroitement avec le FASB (américain) pour répondre immédiatement à ces problèmes". L'objectif doit être "d'obtenir un traitement équivalent et l'application de critères identiques afin d'éviter des risques de voir émerger des distorsions de concurrence", dit le texte.

"Il faut quand même que tout le monde soit placé sur un pied d'égalité", a déclaré la ministre française de l'économie Christine Lagarde. "En urgence, nous leur demandons d'examiner les modifications à apporter sur la question de la valorisation des actifs illiquides", a-t-elle ajouté.

"Nous ne voulons pas qu'apparaisse subitement un déséquilibre transatlantique", lui a fait écho son collègue allemand Peer Steinbrück. C'est la raison pour laquelle "nous demandons des mesures analogues, plus flexibles, pour les banques européennes exerçant en Europe", a-t-il ajouté.

La règle jusqu'ici en vigueur, dite de "mark-to-market", oblige les institutions financières à évaluer très vite leurs actifs à leur valeur de marché. Dans les cas des actifs "toxiques" à l'origine de la crise financière mondiale, qui ne trouvent plus preneurs auprès des investisseurs aujourd'hui, les banques doivent ramener cette valeur à pratiquement zéro, ce qui plombent leurs bilans et obère leur capacité à octroyer des prêts ou à investir. Ce mécanisme a eu effet boule de neige (effet "pro-cyclique" dans le vocabulaire des économistes) dans la crise financière mondiale.

Il faut "faire en sorte de supprimer ces effets pro-cycliques, ou à tout le moins de les amoindrir", a souligné M. Steinbrück.

En octobre 2008, au plus fort de la crise bancaire, l'IASB avait déjà une première fois assoupli ses normes comptables en vigueur, à la suite des Etats-Unis, afin de limiter précisément les dépréciations automatiques d'actifs. Mais les nouvelles mesures dont il est question aujourd'hui pour l'Europe iraient plus loin.


http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00136043-banques-les-europeens-demandent-un-assouplissement-des-normes-comptables.htm


En clair : les banques européennes veulent elles-aussi pouvoir maquiller leurs comptes. Les banques européennes veulent elles-aussi pouvoir présenter des résultats trimestriels en hausse de 20 % comme par magie.

Elles ont raison ! Pourquoi les banques américaines seules auraient le droit de présenter des comptes bidouillés ?

Hein ?

Vive le pipeau des banques américaines !

Vive le pipeau des banques européennes !

BA 03/04/2009 11:04

AU PAYS DES MIRACLES COMPTABLES.

Le 2 avril ne sera peut-être pas reconnu, plus tard dans les livres d’histoire, comme la date d’un sommet international décisif des chefs d’Etat, mais comme celle de l’adoption de la réglementation FAS 157-e par le Congrès américain. Résultat d’un travail de lobbying intense et de longue haleine, tardif mais salutaire aux yeux de certains, aux lourdes conséquences aux yeux d’autres. L’œuvre de l’action déterminée de la US Chamber of Commerce et de l’American Bankers Association, ces deux fleurons de l’Amérique.

Arthur Levitt, ancien président de la SEC, vient de déclarer à ce propos : « ce qui me perturbe le plus à propos de l’initiative de la FASB (l’organisme qui fixe les règles en matière de comptabilité, à l’origine de la nouvelle réglementation) est qu’elle semble résulter de menaces indignes de membres du Congrès, qui sont redevables à des représentants d’entreprises ».

D’après l’agence Bloomberg, Robert Herz, responsable de la FASB, a récemment déclaré à un groupe d’avocats « j’ai reçu des appels téléphoniques et eu des visites de certaines de ces institutions qui sont dorénavant dans les mains du gouvernement, à peu près deux semaines avant qu’elles ne soient récupérées, essayant de modifier leurs comptes ».

Fort de cette nouvelle réglementation, les banques vont désormais pouvoir « retravailler leur bilan » et s’installer légalement dans une situation jusqu’alors inconfortable, dissimulant la vérité de leurs comptes. Paul Volcker, ex président de la Fed, considérait dernièrement, du haut de son autorité et afin de favoriser l’adoption de cette nouvelle réglementation, que « les principes et standards de valorisation devraient être réévalués, en vue d’adopter des directives plus réalistes afin de traiter des instruments peu liquides sur des marchés affaiblis ».

Conséquence désormais acquise, les résultats des banques vont être « dopés », leur évitant de procéder à des dépréciations et des recapitalisations. Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. considère que l’application de cette nouvelle norme va en effet améliorer de 20 % en moyenne les résultats des banques.

Est-ce dire que cela va entraîner le retour à la « transparence » rétablissant la « confiance » ? Cela risque, tout au contraire, d’accroître la suspicion sur les comptes des banques, déjà très grande, avec pour conséquence la poursuite du blocage du marché interbancaire du crédit, ainsi qu’en général celui du crédit. Tim Blackshall, stratégiste en chef chez Credit Derivatives Research remarque : « nous savons bien que le ‘matériel’ est toujours dans les comptes ».

A propos des incidences de cette nouvelle situation vis à vis du plan Geithner de sauvetage des banques, les avis divergent également. Les uns considèrent que la valorisation supérieure des actifs toxiques qui va en résulter va y faire obstacle, car les banques n’auront plus de raison de les vendre.

Christopher Hoeffel, président de la Commercial Mortgage Securities Association remarque que certains banquiers disent déjà : « je ne veux pas vendre cet actif, parce que le prêt est peut-être encore bon. Lorsqu’il viendra à maturité, je récupérerais peut-être mon argent » ; ce raisonnement ne peut que sortir renforcé par les nouvelles dispositions. Robert Willens considère pour sa part que la nouvelle règle de la FASB empêchera les gens de faire ce que le Trésor attend d’eux, c’est-à-dire vendre leurs actifs. D’autres estiment que cela pourrait permettre au contraire aux banques d’en obtenir un meilleur prix, tandis qu’elles pourraient de l’autre main devenir acheteuses, sous couvert de structures sous leur contrôle, bénéficiant alors d’une garantie financière de la FDIC les couvrant très largement.

Le monde financier s’installe dans le déni et maquille ses comptes.

Ne sachant pas quoi faire de ces actifs, le plan Geithner allant mettre du temps (six mois) à entrer en vigueur et à produire des effets, ses résultats étant incertains, l’adoption de la norme FAS 157-e va avoir un résultat immédiatement tangible : desserrer l’étau sur les plus estimables établissements de la place financière de New York. Leur permettant de faire face à une nouvelle crise du crédit, celle des cartes de crédit dont le taux de défaut grimpe très vite, avec de fâcheuses conséquences pour les produits financiers qui ont ces prêts comme collatéral. Il était, de ce point de vue, urgent de faire vite.

Tom Sowanik, responsable des investissements chez Clearbrook Financial, en a déjà tiré toutes les conséquences pour sa clientèle : « je crois que les investisseurs devraient commencer à estimer les actions des institutions financières et des banques ».


François Leclerc.


http://www.pauljorion.com/blog/?p=2638

BA 01/04/2009 07:34

Dépréciation d'actifs : le pire est à venir.

10 mars 2009.

L'agence de notation Standard & Poor's vient de mettre sous surveillance négative l'équivalent de plus de 550 milliards de dollars d'actifs financiers adossés à des crédits hypothécaires américains, appelés Alt-A. Cette catégorie de crédits hypothécaires est intermédiaire entre les crédits subprime, les plus risqués, et les crédits prime, qui constituent l'essentiel des crédits immobiliers accordés aux ménages solvables.

Cette décision pourrait déboucher rapidement sur une dégradation de la notation de ces actifs, en raison de la chute continue des prix immobiliers aux Etats-Unis. Il y a un mois, Standard & Poor's avait déjà remis sous surveillance négative l'équivalent de 427 milliards de dollars d'actifs adossés à des crédits subprime, dont la notation avait été fortement dégradée.
Au total, c'est donc près de 1000 milliards de dollars d'actifs supplémentaires adossés à des crédits hypothécaires qui pourraient être dégradés très prochainement, ajoutant de nouvelles pertes aux bilans des grandes banques américaines et européennes.

Mais on est encore loin du compte, et le pire est à venir.

Avec l'entrée plus que probable de l'économie mondiale en récession en 2009 - du jamais vu depuis la seconde guerre mondiale ! - , les défauts de paiement vont commencer à se multiplier sur tous les types de crédit accordés aux particuliers et aux entreprises. Les banquiers qui avaient "poussé à la consommation" de crédits pendant les années fastes, pour gonfler leurs bonus de fin d'année, vont se retrouver "collés" avec des montagnes de créances défaillantes.

Toutes les structures complexes à fort effet de levier, montées dans l'euphorie et la précipitation, les ABS (Asset Backed Securities), les CDO (Collateralized Debt Obligations), les CLO (Collateralized Loans Obligations) et autres CPDO (Constant Proportion Debt Obligations), sont entraînées dans un cycle infernal de dépréciation, à mesure que les actifs sous-jacents à ces structures (crédits hypothécaires, cartes de crédit, prêts étudiants, dette LBO, crédits syndiqués, etc) sont touchés par la crise.

Les pertes sur ces structures sont, en outre, amplifiées par le phénomène du "tranchage" qui concentre les risques dans les tranches les plus mal notées, et par un phénomène non anticipé de "recorrélation" entre les différentes tranches, qui dégrade l'ensemble de la structure dès lors qu'une partie est atteinte. C'est l'équivalent financier du phénomène de "résonance" qui provoque la destruction spectaculaire de certains ouvrages d'art (ponts, tunnels), suite à une répétition de petits chocs ponctuels. La résonance atteint aujourd'hui l'ensemble du système financier.

Ajoutez à cela que ces structures complexes ont été, en partie, acquises par des investisseurs (hedge funds notamment) qui se sont fortement endettés pour accroître leur gain potentiel, et vous avez une idée de la réaction en chaîne qui s'enclenche : dépréciations des actifs, pertes multipliées par l'effet de levier, ventes forcées en catastrophe sur un marché illiquide, nouvelles dépréciations d'actifs, et ainsi de suite.

Les caisses de retraite qui avaient aussi investi dans ces actifs - réputés sans risque -, font alors jouer des assurances - appelées CDS (Credit Default Swaps) - contractées auprès de grandes sociétés comme AIG, elles mêmes en pleine déroute aujourd'hui. L'effet domino s'enclenche. Comme dans une tragédie antique, les différents protagonistes accélèrent leur chute collective en essayant d'y échapper individuellement.

Fin janvier 2009, le Fonds Monétaire International estimait dans une note que les actifs compromis détenus par les banques américaines dépassaient les 2000 milliards de dollars, après avoir annoncé un premier chiffre de 1200 milliards de dollars en octobre 2008. Au vu des dernières nouvelles sur le front macroéconomique et sur le front financier, le FMI pourrait très rapidement revoir sa copie.

D'ici la fin de l'année, les dépréciations d'actifs liés à des crédits compromis pourraient atteindre 3000 à 4000 milliards de dollars, rien qu'aux Etats-Unis. Un chiffre à méditer, surtout quand on sait que c'est le contribuable qui paiera la note finale.

ALEXANDRE KATEB, Economiste, Consultant financier, Maître de conférence à Sciences Po et à l'ESG.

http://www.blogg.org/blog.php?idblog=71123&tag=actifs+toxiques

BA 29/03/2009 22:02

Au Royaume-Uni, Gordon Brown a nationalisé les banques :

- Février 2008, la banque Northern Rock est nationalisée.

- Septembre 2008, la banque Bradford & Bingley est nationalisée.

- Novembre 2008 : la Royal Bank of Scotland est nationalisée.

- Mars 2009 : la Lloyds Banking Group est nationalisée.

En Allemagne aussi, Angela Merkel vient de commencer à nationaliser les banques :

« L'Etat allemand a entamé la nationalisation de la banque immobilière en faillite Hypo Real Estate (HRE), symbole de la crise financière en Allemagne, en s'emparant de 8,7 % de l'établissement avant l'expropriation prévue des autres actionnaires.

Outre Hypo Real Estate, l'Etat s'apprête également à nationaliser la banque en difficulté Commerzbank, dont il a déjà pris 25 % des parts. »

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jZjiyRNao0cWb1MDVVg_5E8TczPQ

En Espagne aussi, Jose Luis Zapatero nationalise une banque en faillite :

« Les pouvoirs publics espagnols ont dû secourir dimanche 29 mars, pour la première fois depuis le début de la crise, un établissement financier en difficultés, la caisse d'épargne de Castille-la-Manche, qui va recevoir des fonds publics et dont le conseil d'administration a été remplacé.

Le gouvernement espagnol a réuni en urgence un conseil des ministres extraordinaire dimanche après-midi pour approuver par décret-loi le placement de cette entité sous la tutelle de la Banque d'Espagne. »

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hrGYAfyJxNg5BWf8IJONQJoTzXgw

Jean-Claude Werrebrouck, qu'en pensez-vous ?

Je vous remercie.

Jean Claude Werrebrouck 30/03/2009 11:29


je ne sais quoi vous dire si ce n'est que la crise s'eggrave pour les banques qui bientôt vont se trouver face aux effets de seconds tour aves a montée des défauts de crédits aux entreprises et aux
particuliers. je ne sais pas où en sont les banques françaises mais je m'interroge toujours sur les 12 milliards reçus par la Société Généerale et versés par AIG.De quoi
s'agissait-il?
Maintenant sur la nationalisation en France, les choses sont sans doute assez difficiles étant donné nos expériences en la matière. si bien que nous adoptons des stratégies d'extrème prudence. Nous
touchons là aux marchés politiques.
S'agissant de l'Espagne, il est clair que la situation catastrophique de l'immobilier ne peut développer la musculature des banques...Et là où il n'y a que l'immobilier ( castille par exemple) les
effets de second tour ne peuvent- être que meurtriers.
Bien à vous.


BA 27/03/2009 21:17

Décidément, nous sommes en 1929.

Les villes américaines voient se multiplier les campements de fortune de SDF :


http://www.nytimes.com/2009/03/26/us/26tents.html?_r=1

François Leclerc 26/03/2009 10:54

La "démondialisation" n'a rien à voir avec la montée du protectionnisme, facile épouvantail. C'est un rééquilibrage de la mondialisation reposant sur le développement progressif des marchés intérieurs des pays émergeants. De ce point de vue, l'extraversion que vous remarquez est un phénomène très lié à cette émergeance et n'est pas tenable à bien des égards (en raison des déséquilibres au sein de ces propres pays). Quant aux productivités comparées, je crois qu'elles peuvent difficilement être calculées en prenant comme base le PIB, vu le mode d'établissement de celui-ci.

BA 25/03/2009 23:09

WASHINGTON, 25 mars - RIA Novosti. Le président américain Barack Obama ne juge pas nécessaire de créer une nouvelle monnaie de réserve mondiale, une initiative prônée par la Russie afin de sortir de la crise et de réorganiser le système financier international.
"Il n'y a pas de nécessité de créer une nouvelle monnaie mondiale", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.
Le président a fait remarquer que le dollar s'était renforcé et que les investisseurs avaient confiance dans la force de l'économie américaine. Selon lui, les Etats-Unis ont déjà commencé à se remettre de la crise, comme l'atteste le projet de budget fédéral pour l'année 2010.
En vue du sommet du G20 de Londres, la Russie a appelé à charger le Fonds monétaire international (FMI) d'étudier la création d'une monnaie de réserve supranationale et de diversifier les devises utilisées dans les réserves et les opérations des banques centrales et des organisations financières internationales.
Selon Moscou, les droits de tirage spéciaux pourraient jouer le rôle de monnaie supranationale, ceux-ci constituant actuellement une monnaie de réserve pour certains pays.
Les propositions russes ont été soumises aux dirigeants des pays du G20, de la CEI et des organisations internationales.

http://fr.rian.ru/business/20090325/120720798.html

Récapitulons :

- la Russie veut créer une nouvelle monnaie de réserve mondiale à la place du dollar ;

- la Chine veut créer une nouvelle monnaie de réserve mondiale à la place du dollar ;

- le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, veut créer une nouvelle monnaie de réserve mondiale à la place du dollar.

Les Etats-Unis ne veulent pas.

Le prochain sommet du G20 sera tendu.

Jean Claude Werrebrouck 26/03/2009 08:22



A BA
Oui les choses vont devenir difficiles. Et il faut bien se rendre compte que la discussion sur les DTS rique de créer une panique sur le dollar, donc son effondrment ... et l'effondrement de
l'épargne chinoise et de son économie.... Attention aux prophéties auto-réalisatrices.



BA 25/03/2009 20:49

Monnaie de réserve internationale : "discussions légitimes" (Dominique Strauss-Kahn).


PARIS, 25 mars 2009 (AFP) - Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a jugé mercredi 25 mars "légitimes" les discussions sur une nouvelle monnaie de réserve internationale pour remplacer le dollar, suggérée par la Chine, estimant que le débat pourrait avoir lieu "dans les mois qui viennent".


http://www.france-info.com/spip.php?article270311&theme=69&sous_theme=69


Monsieur Werrebrouck, je suis très étonné de cette réaction de DSK à la demande de la Chine. Je n'aurais jamais imaginé que DSK accueille cette demande chinoise favorablement. Que pensez-vous de la réaction de DSK ?

Je vous remercie.

Jean Claude Werrebrouck 26/03/2009 08:30



Le statut du FMI serait considérablement renforcé et probablement celui de son directeur général.Au delà les français- souvent très anti américains- sont certainement d'accords avec l'idée de fin
de l'hémonie américaine. Rappelez vous les attaques du général de Gaulle contre le dollar jusqu'à la fin de la convertibilité& de ce dernier en or le 15 Août 1971.



Patrick REYMOND 25/03/2009 20:03

mécaniquement, d'ailleurs, la rétractation des exportations chinoises de 25 %, entraine déjà la crise.
25 % de 50 %, c'est déjà plus de 10 % de dépression ; il est illusoire, après, de vouloir parler de croissance, ni même d'économie d'ailleurs...

DTX 25/03/2009 12:22

La Chine en essayant de remplacer le dollar par une autre monnaie de réserves essaye surtout de préserver ses immenses réserves de change en dollars, elle sait très bien que le dollar va se dévaluer inexorablement, voir chuter à pic. Si elle ne change pas ses dollars en une nouvelle monnaie qui serait stable, elle risque de perdre tout son magot...
D'après eux, comme toutes les monnaies vont être obligées de suivre la dévaluation du dollar pour rester compétitives, la seule solution serait d'en créer une nouvelle (DTS?) afin de préserver leurs avoirs en dollars.
Cela arrivera certainement mais pas avant que le dollar soit par terre ainsi les réserves chinoises n'auront plus aucune valeur
Une remise à zéro dans un avenir (proche ?) ferait perdre l'avantage chinois et serait bien plus acceptée par les USA, en attendant une inévitable refondation du système monétaire international...

BA 25/03/2009 07:11

Je suis d'accord à 99 % avec votre dernier billet.

Seul point de désaccord. Vous écrivez : " L'avenir de la crise des années 2010 se jouera sur le registre géopolitique : l'empire américain ne peut se faire grignoter par l'émergence d'un concurrent asiate et il est probable que la Chine en acceptera temporairement le principe. "

Mais non !

La Chine n'en accepte pas du tout le principe !

Le 24 mars 2009, la Chine vient de déclarer la guerre (symboliquement bien sûr) à l'empire américain.

Lisez cet article, qui est à mon avis la preuve que nous entrons dans une phase de guerre froide entre l'empire chinois et l'empire américain.

Combien d'années durera cette guerre froide ?

Je ne sais pas.


La Chine propose de remplacer le dollar par une nouvelle monnaie de réserve.

Mardi 24 mars 2009, 09h21.

La Chine propose de remplacer le dollar par une nouvelle monnaie de réserve mondiale contrôlée par le Fonds monétaire international (FMI), une initiative destinée à affirmer la position de Pékin à l'approche du sommet économique du G-20.
"La crise souligne une nouvelle fois la nécessité d'une réforme créative du système monétaire international existant vers une monnaie de réserve internationale", écrit le gouverneur de la Banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan, dans une tribune publiée lundi 23 mars.
Fait inhabituel pour le régime de Pékin, cette tribune a été publiée à la fois en chinois et en anglais, une manière de lui donner plus de poids et d'accorder une audience internationale à cette initiative chinoise.
Dans cette tribune, le gouverneur de la Banque centrale de Chine ne mentionne pas spécifiquement le dollar, mais souligne que la crise actuelle a montré les dangers qu'il y avait à dépendre de la devise d'un seul pays pour les échanges internationaux, une allusion claire au billet vert.
Pékin souhaite introduire une réforme de l'actuel système financier mondial dominé par le dollar américain et les gouvernements occidentaux, et profiter du prochain sommet du G-20 pour plaider cette cause. La Chine veut ainsi inciter les pays en voie de développement à faire entendre leur voix dans le domaine des finances mondiales à l'occasion de ce sommet prévu le 2 avril à Londres.
Une monnaie de réserve mondiale est une devise de référence qui est tenue dans des quantités significatives par de nombreux gouvernements et d'établissements, et qui sert de devise internationale d'évaluation pour le commerce mondial.
Dans sa tribune, M. Zhou souligne que la nouvelle monnaie de réserve mondiale qu'il appelle de ses voeux devra non seulement servir de devise de réserve, mais aussi servir au commerce international, aux investissements, à la fixation du prix des marchandises et à la comptabilité des entreprises.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090324/twl-chine-monnaie-reserve-2f4e741.html

Jean Claude Werrebrouck 25/03/2009 08:38


Vous avez entièrement raison et une autre époque nous attend!


yann 25/03/2009 00:22

Monsieur Werrebrouck,
félicitation pour ce texte, cependant il y a une question qui me taraude sur la productivité. Les économistes ne surestiment-ils pas la productivité réel du travail en occident? Je pose cette question car il faut bien voir qu'une part croissante des produits que nous consommons ne sont pas produits dans nos pays. Il se trouve que lorsque l'on achète un écran plasma fabriqué en chine le PIB français, par exemple, va augmenter ainsi que le PIB par tête et par heur travaillée et donc la productivité du travail au sens comptable. Vous conviendrez que le remplacement du travail ouvrier par le secteur tertiaire na fait pas augmenter la productivité globale de la société, d'ailleurs comment peut-on comparer la productivité d'un vendeur avec celle d'un ouvrier çà n'a pas de sens.

Paul Bairoch disait que la principale caractéristique des pays en sous-développement était l'hypertrophie du secteur tertiaire. Ne faut-il pas alors se demander si l'occident est une région en voie de sous-développement, qui fait illusion grâce à des monnaies surévaluées lui permettant de consommer des produits qu'il est aujourd'hui incapable de produire.

Au final c'est la vision comptable de la réalité économique que nous mesurons qui est peut-être en grande partie fausse. Le flottement des monnaie à sans doute rendu caduque les divers outils keynésiens de mesure de la richesse et de la productivité.

Jean Claude Werrebrouck 25/03/2009 08:46


Vous posez une bonne question qui en pose une autre: pourquoi en changes flottants, connaissons nous des taux aussi irréalistes? Et la réponse qui consisterait à dire qu'il s'agit d'un avantage
impérial ne me parait pas suffisante. je serais heureux qu'une discussionn s'engage la dessus.


A.Demarche 24/03/2009 23:22

Bonjour,
félicitations et merci pour ce blog et pour vos articles sur contreinfo. Excellentes analyses, pénétrantes, lucides, argumentées.
Juste un tout petit couac, à mon humble avis, lorsque vous écrivez «la chine ne réalise que le quart du PIB américain en mobilisant une population active d’environ 800 millions de travailleurs contre seulement environ 150 millions côté américain».
La sous-population chinoise qui réalise le PIB chinois est à peine plus nombreuse que la population américaine qui réalise le PIB américain, car l'essentiel de la population chinoise est dans une «économie» de subsistance, relativement peu connectée à la zone côtière active et branchée. Cela relativise donc la sous-productivité supposée. On sait par ailleurs que ces pays apprennent très vite. Mais... certes... le monde bouge très vite aussi autour d'eux.
Cordialement.

Jean Claude Werrebrouck 25/03/2009 08:53


vous avez raison et si la croissance fût si forte , c'est parcequ'elle déplacait les travailleurs de zones peu productives vers des espaces qui l'étaient davantage. Aves la fin de l'économie de
subsistance la Chine devait connaitre un fort ralentissement de sa croissance.La Chine pourrra sans doute, un jour, dépasser le PIB américain. Mais dépasser le PIB/tête sera une toute autre
affaire.


arnaud durand 24/03/2009 15:15

Bonjour,

Je tenais vivement a vous felliciter pour votre analyse,qui m a permis d y voir beaucoup plus clair .
Vous m avez ouvert les yeux,entre autre,sur le fait que la bce ne pouvait pas(pour le moment),de par ses status,creer des devises et acheter des t bonds comme le pourrait faire la fed :vous avez de fait explique ce qui allait se produire le 18 mars et vous m avez donc permis d elaborer le plan de defense de mes petites economies au milieu de ce champ de bataille.Je tenais a vous remercier et a vous demander de continuer a nous aider a y voir plus clair au pays des Banksters.
Pourquoi ne propulse t on pas des gens de verite comme vous aux postes cles des etats ?

gilbert Wiederkehr 24/03/2009 14:02

Bonjour,
j'apprécie beaucoup vos analyses pertinentes.
Je regrette par contre la forme du blog : choix de la taille, de la couleur de la police, mise en page qui rendent la lecture à l'écran pénible. Pourriez-vous modifier vos prochaines livraisons pour plus de lisibilité. D'avance merci
Cordialement.

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