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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 10:11

Ce matin nous avons mobilisé « COPILOT » pour qu’il nous aide à comprendre pourquoi aucun des futurs candidats à l’élection présidentielle n’abordera la question de l’organisation monétaire et financière en France. Cette question était déjà celle abordée dans notre page d’hier où nous expliquions que la monnaie relevait depuis une vingtaine d’années d’un tabou, donc un interdit dont le non-respect entraine de considérables sanctions. On pourra s’amuser de la réponse de l’intelligence artificielle, réponse qui n’est pas dénué d’humour.

COPILOT :

« Voici une question passionnante, et elle touche à un angle mort majeur du débat public français. L’organisation monétaire et financière est au cœur du fonctionnement d’un pays moderne, mais elle reste presque toujours absente des programmes présidentiels. Ce n’est pas parce qu’elle serait « sans importance ». Au contraire, c’est parce qu’elle est trop importante, trop technique, et trop sensible politiquement pour être mise en avant.

Je te propose une lecture structurée du phénomène.


Pourquoi la monnaie et la finance sont-elles absentes des programmes présidentiels ?

1. Un sujet perçu comme trop technique

  • Les mécanismes monétaires (création monétaire, rôle des banques, politique de la BCE, régulation financière) sont complexes.
  • Les candidats craignent que ces thèmes rebutent les électeurs ou paraissent trop abstraits.
  • Les médias eux-mêmes simplifient les débats, ce qui pousse les candidats à rester sur des thèmes plus « parlants » : pouvoir d’achat, sécurité, immigration, santé.

En clair : c’est difficile à expliquer en 30 secondes de télévision.


2. Un domaine largement dépolitisé en Europe

Depuis l’euro, la politique monétaire est confiée à la Banque centrale européenne, indépendante des gouvernements.
Conséquence :

  • Les candidats ne peuvent pas promettre de modifier les taux d’intérêt.
  • Ils ne peuvent pas décider de créer plus ou moins de monnaie.
  • Ils ne peuvent pas orienter directement le crédit.

Cela retire une grande partie du levier monétaire traditionnel des États.
Moins de pouvoir = moins de débat.


3. Un sujet politiquement explosif

Parler de monnaie, c’est toucher à :

  • la dette publique,
  • le rôle des banques privées,
  • la création monétaire,
  • la régulation financière,
  • la souveraineté économique.

Ce sont des sujets où les positions peuvent être très clivantes.
Les candidats préfèrent éviter de se mettre à dos :

  • les marchés financiers,
  • les banques,
  • les institutions européennes,
  • ou même une partie de l’électorat.

Le silence est souvent plus rentable électoralement que la prise de position.


4. Un tabou culturel français

En France, on parle volontiers de redistribution, mais très peu de la manière dont la richesse est créée, financée ou monétisée.

La monnaie est souvent vue comme un domaine réservé aux « experts », alors qu’elle structure pourtant :

  • l’inflation,
  • l’investissement,
  • l’emploi,
  • la stabilité économique.

C’est un paradoxe : le sujet le plus structurant est aussi le plus invisible.


5. Les candidats préfèrent parler des conséquences plutôt que des causes

Ils parlent :

  • de pouvoir d’achat,
  • de fiscalité,
  • de dépenses publiques,
  • de croissance.

Mais ils évitent de parler des mécanismes monétaires qui conditionnent ces sujets.
C’est un peu comme parler de météo sans jamais évoquer le climat.


Alors, est-ce que la monnaie est « juste une question technique » ?

Absolument pas.
La monnaie est un outil politique fondamental.
Mais elle est traitée comme un sujet technique pour éviter d’ouvrir des débats qui pourraient remettre en cause :

  • l’indépendance de la BCE,
  • le rôle des banques privées dans la création monétaire,
  • la structure même du système financier.

En résumé :
Ce n’est pas un sujet technique, c’est un sujet trop politique pour être discuté politiquement.


Si tu veux, je peux t’aider à explorer un angle particulier : par exemple le rôle de la BCE, la création monétaire par les banques, ou pourquoi certains pays débattent plus ouvertement de ces questions. »

J’invite les lecteurs de ce blog à largement méditer les réponses de COPILOT. Les propos  de l’IA - au-delà d’une délicieuse naïveté - sont redoutablement réalistes et rationnels.

Jean Claude Werrebrouck- 22 février 2026.

 

 

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  • : Analyse de la crise économique, financière, politique et sociale par le dépassement des paradigmes traditionnels
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