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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:00

 

     Pour le bon suivi du texte qui suit  , le lecteur est invité à lire un billet précedent du blog: " Indépendance des banques centrales et paradigmes culturels". 

 

 

La fin du siècle dernier, qui voit le grand mouvement d’indépendance des banques centrales, correspond de fait à la victoire du paradigme culturel allemand, paradigme qui ne correspond pas exactement, ni au paradigme anglo-saxon ni au paradigme français. Et la gestion de la présente grande crise a pour effet très visible de faire réapparaitre, au-delà de la fiction d’une norme devenue mondiale, les différences culturelles concernant la façon de concevoir la liberté.

 

La contestation planétaire du paradigme allemand de banque centrale

 

C’est le monétarisme américain qui a aidé l’ordo libéralisme allemand à dessiner les contours des banques centrales du monde à la fin du siècle dernier. Et, à l’époque, la grande peur de l’inflation a fait des Etats les grands boucs émissaires. Dans ce vaste mouvement, les différences culturelles fondamentales furent oubliées. La grande crise les fait réapparaitre et cette fois probablement au détriment de l’Allemagne qui devra choisir entre la fin de son ordo libéralisme et sa sortie de la zone euro.

Les banques centrales anglo-saxonnes, au beau milieu de la grande crise, ne sont pas soumises à la normativité ordo libérale. Liberté, propriété et marché ne connaissent pas de limite venant les surplomber. Que le marché dans son fonctionnement débouche sur des situations de monopole et de rente ne gêne que si des droits fondamentaux ne sont pas respectés. Sans doute la hausse des prix est-elle une variable importante, mais la monnaie n’est en aucune façon sanctuarisable. Et comme le tout marché l’emporte dans la genèse du ciment social, la vraie contrainte est davantage un niveau d’emploi compatible avec la cohérence sociale. Les gestionnaires de la banque centrale américaine ne peuvent ainsi se couvrir des habits de l’ordo- libéralisme et doivent ajouter une dimension croissance et emploi à leur feuille de route. L’intérêt général se ramenant pour l’essentiel au « rêve américain », la création monétaire massive n’est pas rejetée si elle a pour vertu de maintenir le rêve. Ajoutons que, s’agissant des USA, aucune contrainte monétaire extérieure ne s’impose, ce qui signifie une grande liberté dans la création de monnaie. Liberté aujourd’hui complètement assumée pour tenter d’éteindre l’incendie de la crise.

 

La banque centrale française est bien évidemment plongée dans le système européen de banques centrales et, de ce point de vue, l’Etat qui lui correspond, sera de plus en plus tenté de cesser l’aventure ordo libérale. Les rentiers ont massivement profité de ce qu’on a appelé la fin de la « répression financière », mais, parce que dans la tradition française la liberté ne se réduit pas à la propriété et au marché, c’est dans ce dernier pays que la rente financière prend les risques les plus importants, d’où l’attachement considérable des milieux qui en profitent à ce qu’on appelle le « couple franco-allemand ». La banque de France, devenue objet étranger dans son propre pays, sera de plus en plus soumise à de très fortes contraintes impulsées par la crise et la tradition culturelle française.

 

Mais l’Allemagne elle-même, sera contrariée dans sa tradition culturelle. Déjà le comportement de la BCE n’est plus en accord avec la grande tradition ordo-libérale[37]. Alors que, naguère, la banque centrale, qu’elle soit européenne ou simplement allemande, se devait d’être l’équivalent d’une cour suprême ou un conseil constitutionnel veillant à la sanctuarisation de la monnaie - exactement comme le principe d’indépendance de la justice et de respect du droit -  la BCE est devenue dépendante d’intérêts privés et publics : le système bancaire européen devenu massivement insolvable, qu’il faut aider, et les Etats européens eux-aussi insolvables et qu’il faut, au moins de manière détournée, aussi aider.

C’est dire que l’impérium allemand s’est réduit au strict territoire national, territoire lui-même contesté puisqu’il a bien fallu au travers de péripéties fort multiples en arriver à ce que le contribuable allemand soit sollicité pour financer, banques et Etats européens impécunieux[38]. La seule résistance de l’ordo libéralisme traditionnel n’étant que celle offerte par la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe.

 Assez probablement, les racines culturelles allemandes, très gravement perturbées par la crise de l’euro et en même temps solidement confirmées par l’histoire récente du pays inviterons ce dernier à quitter la zone euro. Départ qui, dans un contexte de crise mondiale, favorisera la fin de l’idéologie de l’indépendance des banques centrales.

 

L’avenir ou la possible fin de l’indépendance des banques centrales

 

Une partie de cet avenir est probablement dicté par la naissance en Allemagne d’un fort intérêt commun entre l’immense et croissante cohorte des retraités, d’une part, et le lobby des industriels eux même fortement exportateurs, d’autre part. Cet intérêt commun en formation passera par la probable décision  allemande de quitter la zone euro devenue potentiellement ruineuse des intérêts nationaux. Proposition qu’il convient d’expliciter.

S’agissant de la cohorte des retraités, celle-ci est gravement contrainte par une falaise démographique de très grande ampleur et à nulle autre pareille dans la zone euro. Les retraites par répartition qui constituent 65% des revenus du groupe considéré sont calculées à partir d’un système de points incluant le paramètre démographique, c’est-à-dire la proportion des actifs dans la population totale. La valeur du point diminue régulièrement avec le gonflement de la pyramide des âges aux  tranches les plus élevées, et son amincissement pour les tranches les plus basses. Ce dispositif règlementaire introduit un auto équilibrage entre prestations et cotisations, mais développe une tendance très lourde à la diminution des pensions qui, elles- mêmes, ne sont en aucune façon indexées sur les prix. Comme le précise un rapport de L’IFRI, si démographiquement la France vieillit, l’Allemagne se fossilise.[39]

Cette situation démographique historiquement exceptionnelle est peu compatible avec une crise de l’euro  générant elle- même le souhait d’une intégration européenne plus complète. Les retraités allemands ne peuvent accepter d’alourdir leur Etat d’une fiscalité européenne nourrissant les transferts dont les pays du sud ont besoin[40]. Ces mêmes retraités, déjà assurés d’une perte de revenu en raison de la falaise démographique et ne bénéficiant d’aucune indexation de revenu sur les prix courants, ne peuvent non plus accepter les risques réels ou supposés d’une inflation européenne alimentée par le laxisme de la BCE. Cela signifie que dans ce contexte démographique historique, les retraités allemands doivent plutôt logiquement préférer le départ de l’Allemagne, et le rétablissement de la monnaie nationale. La montée du taux de change qui en résulterait, dans l’hypothèse d’une neutralité de ses effets sur la « Riester rente »[41], garantirait au moins la stabilité des prix voire même une baisse limitant la baisse du pouvoir d’achat de leurs revenus.

 

S’agissant maintenant du lobby des exportateurs, les avantages procurés par l’euro sont aujourd’hui grandement absorbés, et les coûts pourraient maintenant se développer. Certes l’euro a procuré et procure encore un taux de change favorable aux exportateurs, et ce en raison des problèmes du sud de l’Europe. Toutefois, après avoir considérablement bénéficié de l’impossible dévaluation des  partenaires de la zone, le lobby exportateur désormais gêné par la crise européenne, s’est considérablement redéployé vers les pays émergents. La quasi stabilité de l’excédent commercial depuis 5 ans ( environ 190 milliards d’euros) masque une réorientation spectaculaire des ventes vers les marchés extra-européens. Cet excédent qui était aux deux tiers alimenté par l’union européenne en 2007, est aujourd’hui généré aux  trois quarts en dehors. Depuis le début de la crise, l’excédent allemand sur l’union européenne a diminué de prés de 80 milliards d’euros, et a progressé de plus de 70 milliards hors zone euro. Le lobby exportateur a construit ou consolidé sa force compétitive au cours des premières années de vie de l’euro. Désormais massivement consolidée, y compris dans sa dimension hors coût, il l’utilise dans sa conquête des marchés émergents.

L’intérêt du groupe des exportateurs aujourd’hui très puissant[42], est beaucoup moins lié à l’euro qu’il ne l’était au début des années 2000.  Pour ce groupe, comme pour l’immense cohorte des retraités, le danger du passage au fédéralisme européen est  fait de nouveaux prélèvements publics obligatoires. Par contre, la fin de l’euro, a priori défavorable, serait néanmoins compensée par le recours accru au made « by Germany », lui-même résultant d’un nouveau taux de change favorable. Parce que l’Allemagne devient une base d’exportation, elle pourrait en quittant la zone, mieux se servir de sa plateforme européenne en consommations intermédiaires plus compétitives résultant de taux de change très favorables. Il existe une seconde raison à la consolidation d’une plateforme européenne permettant aux industriels de mieux asseoir leur  compétitivité vis-à-vis des marchés émergents : il s’agit là encore de la falaise démographique qui diminue déjà, depuis plusieurs années, l’importance de la population active sur le territoire allemand[43].   Le groupe des exportateurs voit ainsi son intérêt  rejoindre celui des retraités. Moment historique assez exceptionnel où les intérêts de la rente et ceux de l’industrie se rejoignent.

Ce scénario assez probable de sortie de l’Allemagne est simultanément confirmation et contestation du modèle de banque centrale indépendante.

Confirmation de l’ordo-libéralisme pour l’Allemagne qui restaurera son paradigme culturel menacé. Mais aussi contestation au moins pour l’ensemble des banques centrales européennes, qui soit de façon harmonisée, soit en mode panique, n’auront plus à respecter des textes voire des institutions devenues obsolètes. Le coût du changement de la règle va devenir politiquement léger car l’indépendance des banques centrales va devenir un handicap majeur dans la gestion de la crise. Ainsi l’ensemble des banques centrales européennes libérées du joug de la règle allemande, va immédiatement rejoindre le groupe mondialisé des banques centrales qui ont décidé de donner de l’avenir à ce qu’on ne pourra plus appeler « mesures non conventionnelles ».Il en résultera bien sûr une aggravation de la guerre des monnaies avec rétablissement de la verticalité, puisque les Etats eux-mêmes auront à gérer cette guerre des monnaies.

Il est bien difficile de préciser les contours de banques centrales qui continueront à se déclarer, et être déclarées indépendantes, tout en n’y étant plus.

Ce qui est toutefois assuré, c’est que la guerre des monnaies étant la repolitisation des taux de change, La politique monétaire cessera, d’une façon ou d’une autre, d’être privatisée au service des banques. En la matière, la solution la plus hardie, et qui serait probablement la meilleure pour éviter que l’abondance de liquidités débouche sur de nouvelles bulles, serait un accord international visant l’interdiction des réserves fractionnaires, et le rétablissement complet de la souveraineté monétaire. Cela signifierait la création monétaire par les banques centrales sur ordre des Etats correspondants.

Le dispositif pourrait en être le suivant :

 Le parlement vote chaque année le volume de monnaie supplémentaire, monnaie légale venant abonder le compte du Trésor.

Le mode marché de gestion de la dette publique disparaissant, la monnaie légale créée est partagée en deux blocs : une partie vient financer à taux zéro les investissements publics[44], tandis que l’autre partie est vendue aux enchères au système bancaire. Les Etats n’ont ainsi plus à payer la rareté monétaire, mais au contraire à en bénéficier sous la forme d’un intérêt payé par le système bancaire.

Le crédit à l’économie réelle privée, est ainsi assuré par les banques acheteuse de monnaie centrale distribuée par l’Etat, et l’épargne privée. Bien évidemment, la nouvelle banque centrale reste responsable du bon fonctionnement du système bancaire et intervient sur le marché des changes, pour maintenir des taux redevenus fixes et renégociés périodiquement entre les Etats, aux seules fin de maintenir des comptes courants équilibrés. On pourrait bien sûr présenter la nouvelle architecture d’un système politico-financier entièrement nouveau, celle-ci dépassant toutefois le cadre d’un article uniquement consacré aux banques centrales[45].

Pour terminer ce « regard sur les banques centrales » il faut préciser que cet avenir assez probable de changement de règle du jeu, est aussi le début d’une solution à la grande crise planétaire qui reste fondamentalement une demande globale mondiale insuffisante au regard de l’offre globale mondiale correspondante. Le développement gigantesque du système  financier n’étant intervenu que pour gommer artificiellement cet écart. Dettes privées et dettes publiques furent ainsi les bienvenues  pour gonfler une demande inadaptée, et la hisser à un niveau suffisant pour assurer l’écoulement d’une offre plus importante[46]. La fin de l’indépendance des banques centrales sera aussi le rétablissement du pouvoir des Etats invités à reconstruire une toute autre mondialisation.

 

 

 

 

 

 

 

 



 

[37]Notamment avec les dispositifs LTRO, OMT, ELA et surtout des taux proches de zéro qui finissent par peser sur la rente financière.

[38]Notamment avec le MES et demain avec l’union bancaire.

[39]« Visions franco-allemandes » N° 16 ; IFRI ; 2010. La plupart des simulations font état de résultats saisissants. Ainsi il est aujourd’hui admis que les hommes appartenant aux cohortes nées au début des années 60 bénéficieront – malgré la progression des salaires (cotisés) à long terme  - au moment de leur passage à la retraite au cours de la décennie 2020-2030, d’une revenu net ( pension « Riester » comprise, pour ceux qui en disposent) inférieur de plus de 10% de celui perçu par les retraités partis en retraite au début des années 2000. C’est dire qu’en Allemagne la baisse des revenus  en euros courants est aujourd’hui programmée.

[40] Transferts évalués par Jacques Sapir à environ dix points de PIB/an pendant 10 ans.

[41] Il s’agit de la retraite complémentaire par capitalisation instaurée par le Ministre Rieste en 2004. Ce complément représente aujourd’hui moins de 30% du volume des retraites. On peut évidemment débattre des conséquences d’une sortie de l’Allemagne sur sa dette publique et les taux qui lui sont associés, matières premières de nombre de produits financiers que l’on trouve dans les fonds de pension. Il est toutefois difficile d’y apporter un éclairage clair et incontestable.

[42] Puissance très appuyée par le syndicat de la Fédération des industriels allemands ( BDI) ou celui de la Fédération du commerce extérieur allemand, et puissance très écoutée du ministère allemand de l’économie.

[43] La population des 20-60 ans va passer de 45,48 à 43, 3 millions entre 2010 et 2020 et ce compte tenu d’un solde migratoire net estimé à 200000 individus/an. De ce point de vue l’exceptionnel solde migratoire de 369000 personnes en 2012 est une bonne nouvelle. Ajoutons que le Japon , et son industrie, se trouvent dans la même situation avec une réponse toutefois différente, les salariés des lignes d’assemblages sont maintenant de plus en plus remplacés par des humanoïdes.

[44] Il ne saurait évidemment être question de financer le budget courant par de la création monétaire…comme cela se fait aujourd’hui lorsque les banques créent de la monnaie pour acheter de la dette publique.

[45] On trouvera davantage de détails dans : http://www.lacrisedesannees2010.com/article-pour-une-revolution-du-systeme-monetaire-101497488.html.

[46] Cf l’article : http://www.lacrisedesannees2010.com/article-la-loi-de-say-comme-obstacle-a-la-lecture-de-la-grande-crise-115527906.html.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans banques centrales
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BA 14/06/2013 07:48

Une des premières banques de l'Histoire est une banque de Gênes, la banque Leccacorvo. A partir de 1244, la banque Leccacorvo se développe. Elle prête des sommes énormes au roi de France, Saint
Louis. Grave erreur !

Lisez cet extrait de livre :

Lorsque Saint Louis rentre de croisade en avril 1254, il se montre agacé par l'insistance des Génois à vouloir récupérer leurs fonds. Ils ont permis au roi de combattre les infidèles, il serait
bien étrange qu'ils en retirent un avantage matériel en plus du prestige et probablement du salut éternel qui découlera du financement de la croisade ! Saint Louis ne négocie même pas avec ces
manants, d'autant que leur pratique financière, c'est-à-dire le prêt à intérêt, reste suspecte aux yeux de l'Eglise. En effet, malgré les écrits de Saint Thomas, l'Eglise maintient ses préventions
à l'égard des prêts, et le pape Clément V rappellera au début du XIVe siècle que le prêt à intérêt est par nature usuraire. Il faut dire que ça permettra au passage à Philippe le Bel d'essayer de
s'emparer de l'or des Templiers. Quoi qu'il en soit, Saint Louis refuse de payer et fait banqueroute.

(Jean-Marc Daniel, "Huit leçons d'histoire économique", édition Odile Jacob, page 24)

C'est le premier défaut de paiement de l'histoire de France.

La conséquence de ce défaut de paiement de la France est la faillite de la banque Leccacorvo, en 1259.

Quelques années plus tard, à Florence, la banque Peruzzi et la banque Bardi prêtent des sommes énormes au roi d'Angleterre, Edouard III. Grave erreur !

Lisez cet extrait de livre :

Edouard III emprunte aux banquiers de Florence pour rassembler une armée nombreuse et attaquer la France. Les hostilités débutent en 1337, et le moins que l'on puisse dire est que cela s'engage mal
pour Edouard III. Les Français envahissent la Guyenne alors anglaise et mettent le siège devant Bordeaux en 1339. La ville résiste, mais l'attaque anglaise au nord depuis Anvers supposée
contraindre les Français à redéployer leurs forces a du mal à se développer. En effet, Edouard III, pour pouvoir approvisionner ses troupes, a besoin de fonds et il ne les obtient que par une
négociation permanente avec les banquiers italiens. Ceux-ci s'impatientent, s'inquiètent, critiquent sa stratégie militaire : où sont les victoires ? Où sont les villes pillées ? Où sont les pays
mis à sac ? En 1340, Edouard III, n'obtenant plus de subsides de ses banquiers, commence à différer ses remboursements. En 1343, il fait banqueroute. Résultat, la banque Peruzzi de Florence fait
faillite tandis qu'en 1346 c'est au tour de la banque Bardi.

("Huit leçons d'histoire économique", page 26)

Des défauts de paiement d'Etats souverains, il y en a eu des centaines dans l'Histoire.

Des Etats européens se déclarent en défaut de paiement, et donc ils provoquent la faillite des banques privées.

On connaît le film : ça fait 800 ans que ça dure.

Et ça va continuer.

BA 13/06/2013 07:49

Un Etat qui fait faillite, c'est possible.

On s'est habitué à l'idée que les Etats remboursent toujours leurs dettes. Mais l'Histoire regorge de cas où cela n'a pas été le cas. Même la rigueur allemande a parfois été prise en défaut.

http://fr.finance.yahoo.com/actualites/un-etat-qui-fait-faillite--c-est-possible--123131635.html

Au total, l'Allemagne s'est déclarée en défaut de paiement 8 fois (et non pas 7 fois comme il est écrit dans l'article ci-dessus).

Dans les années qui viennent, quels sont les six premiers Etats européens qui vont se déclarer en défaut de paiement ?

1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de
nouveau se déclarer en défaut de paiement.

2- Médaille d'argent : l'Italie. Dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d'euros, soit 123,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du
Portugal continue à augmenter.

4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d'euros, soit 117,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à
augmenter.

5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB.

6- France : dette publique de 1833,810 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

BA 12/06/2013 15:15

Mercredi 12 juin 2013 :

La Grèce ravalée au rang de pays émergent par MSCI.

Le fournisseur d'indices MSCI a sévèrement déclassé la Grèce en lui redonnant un statut de pays émergent, avec une pondération bien plus faible que lorsqu'elle avait quitté cette catégorie il y a
12 ans pour intégrer l'indice des pays développés.

La décision de MSCI, mardi soir au terme de son examen annuel de reclassement des indices boursiers, contribue à faire reculer la Bourse d'Athènes de 1,5% mercredi à mi-séance, tandis que la courbe
des rendements a accentué son inversion, avec des rendements à court terme plus élevés que pour la dette à long terme - signe d'un manque de confiance dans la capacité de la Grèce à rembourser.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00527920-la-grece-ravalee-au-rang-de-pays-emergent-par-msci-574776.php

Au quatrième trimestre 2012, la Grèce avait une dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. Le soi-disant
"plan de sauvetage" de la Grèce est un échec total.

La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

Problème : cette fois-ci, ce sont les créanciers PUBLICS qui vont subir des pertes.

Combien de dizaines de milliards d'euros le deuxième défaut de paiement de la Grèce va-t-il coûter aux CONtribuables européens ?

Combien de dizaines de milliards d'euros ?

BA 10/06/2013 15:04

Lundi 10 juin 2013 :

Grèce : le PIB en repli de 5,6 % à fin mars (deuxième estimation).

Le PIB de la Grèce s'est replié de 5,6 % au premier trimestre 2013 sur un an, selon des données révisées publiées par le service des statistiques (Elstat). Les premières estimations faisaient état
d'une baisse de 5,3 %.

Au premier trimestre 2012, l'activité de la Grèce avait reculé de 6,7 %.

Italie / PIB T1: recul plus fort qu'attendu (- 0,6%) (2e estimation).

Le Produit intérieur brut de l'Italie a reculé de 0,6% au 1er trimestre 2013 par rapport au précédent, a indiqué lundi l'institut des statistiques Istat, qui corrige ainsi une première estimation
faisant état d'un recul de 0,5%.

Sur un an, le recul du PIB du 1er trimestre 2013 a également été revu en baisse, à - 2,4% (contre une estimation provisoire de - 2,3%), selon Istat.

http://www.romandie.com/news/n/ItaliePIB_T1_recul_plus_fort_qu_attendu__06_2e_estimation38100620131139.asp

Premier trimestre 2013 :

Pourcentage de variation du PIB par rapport au même trimestre de l’année précédente :

Allemagne : – 0,3 %.
France : – 0,4 %.
Belgique : – 0,5 %.
Pays-Bas : – 1,3 %.
Finlande : – 2 %.
Espagne : – 2 %.
Italie : – 2,4 %.
Slovénie : – 3,3 %.
Portugal : – 4 %.
Chypre : – 4,1 %.
Grèce : – 5,6 %.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-05062013-BP/FR/2-05062013-BP-FR.PDF

BA 08/06/2013 10:35

Samedi 8 juin 2013 :

Alors parfois, François Hollande semble regretter les pesanteurs de la Commission européenne et envier le Japon. «Nous avons une situation différente. La France est dans la zone euro, solidaire de
ses partenaires, agissant avec eux. Le Japon peut décider de sa politique monétaire en agissant seul», a-t-il expliqué.

http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/07/01003-20130607ARTFIG00598--tokyo-hollande-egratignela-commission-europeenne.php

C'est bizarre, hein, François ?

Le Japon a gardé précieusement sa monnaie nationale.

C'est bizarre, hein, François ?

En Asie, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

C'est bizarre, hein, François ?

En Océanie, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

C'est bizarre, hein, François ?

En Afrique, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

C'est bizarre, hein, François ?

En Amérique, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

C'est bizarre, hein, François ?

Et dans le monde arabe ?

Comment ça se passe, aujourd'hui, dans le monde arabe ?

Dans le monde arabe, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

Il n'y a que nous, en Europe, qui avons fait cette expérience de tarés.

Et le résultat est un désastre.

BA 07/06/2013 10:53

Vendredi 7 juin 2013 :

Le déficit de l'Etat français s'est creusé de 6,9 milliards d'euros au 30 avril sur un an, en raison d'une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la "faiblesse des rentrées
fiscales" due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.

L'écart s'explique, selon Bercy, par le contrecoup d'une recette exceptionnelle perçue début 2012 en échange de l'attribution des licences de téléphonie mobile 4G (2,6 milliards) ainsi que deux
dépenses réalisées début 2013 : augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement (1,6 milliard) et dotation au Mécanisme européen de stabilité, le fonds de secours de la zone euro
(3,3 milliards).

Source : boursorama.fr

Au total, le capital du Mécanisme européen de stabilité doit être de 80 milliards d'euros. Pour sa part, la France doit doter le Mécanisme européen de stabilité de 16,304 milliards d'euros.

Lisez cette petite phrase, au détour d'un article du site LE FIGARO :

Au même moment, les engagements pris par la France aux différents fonds de sauvetage de la zone euro ont alourdi de 187 milliards son passif hors bilan.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/28/20002-20130528ARTFIG00604-ces-3090-milliards-de-dette-virtuelle.php

Les engagements de la France aux fonds de sauvetage de la zone euro ont atteint 187 milliards d'euros.

Et tout ça en pariant sur le fait que la Grèce va rembourser sa dette, que l'Irlande va rembourser sa dette, que le Portugal va rembourser sa dette, que l'Espagne va rembourser sa dette, que Chypre
va rembourser sa dette, etc.

Malheureusement, c'est un pari perdu.

Les pays européens en faillite seront incapables de rembourser leur dette.

Et la France perdra ces 187 milliards d'euros.

Contribuables français, préparez-vous à payer.

BA 05/06/2013 11:54

Mercredi 5 juin 2013 :

Le naufrage de l'Union européenne continue.

L'Union européenne s'enfonce vers le fond de l'océan, lentement, mais sûrement.

Pourcentage de variation du PIB par rapport au même trimestre de l'année précédente :

Hongrie : - 0,3 %.
Allemagne : - 0,3 %.
France : - 0,4 %.
Belgique : - 0,5 %.
Danemark : - 0,8 %.
Pays-Bas : - 1,3 %.
Finlande : - 2 %.
Espagne : - 2 %.
République tchèque : - 2,2 %.
Italie : - 2,3 %.
Slovénie : - 3,3 %.
Portugal : - 4 %.
Chypre : - 4,1 %.
Grèce : - 5,3 %.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-05062013-BP/FR/2-05062013-BP-FR.PDF

BA 04/06/2013 15:17

Qui va « craquer » avec la crise de la zone euro ?

Synthèse : difficile de dire qui va « craquer ».

Nous partons de l’observation que l’équilibre économique présent va devenir de plus en plus insupportable dans les pays en difficulté de la zone euro puisque l’austérité et le recul de l’activité
ne permettent même plus de réduire les déficits publics. Il n’y a alors que deux possibilités :

- soit la BCE et l’Allemagne « craquent » (renient leurs convictions) : passage à des achats massifs d’actifs risqués par la BCE pour faire baisser les taux d’intérêt et faire repartir le crédit.
Relance budgétaire et acceptation de la mutualisation d’une partie des dettes publiques en Allemagne pour financer des investissements et relancer l’activité ;

- soit les pays en difficulté « craquent » et décident de quitter l’euro et de dévaluer pour devenir très compétitifs.

La seconde menace est très puissante, car elle entraînerait une double perte pour l’Allemagne : sur ses avoirs extérieurs, sur son commerce extérieur ; parce que la fin de l’euro serait horrible
pour la BCE.

Mais la conviction idéologique (rejet des aléas de moralité, rejet de la mutualisation, du soutien aux emprunteurs insolvables, des déficits publics) est forte en Allemagne et à la BCE.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=69654

BA 02/06/2013 07:23

Mardi 28 mai 2013 :

L'Allemagne craint une révolution si l'Europe jette à la ferraille son modèle social.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a averti mardi que perdre la bataille contre le chômage des jeunes pourrait déchirer l'Europe, et que l'abandon du modèle social du continent
européen en faveur de normes plus strictes comme aux États-Unis pourrait déclencher une révolution.

L'Allemagne, la France, l'Espagne et l'Italie veulent une action urgente pour sauver toute une génération de jeunes Européens qui craignent de ne pas trouver d'emploi. Le chômage des jeunes dans
l'Union Européenne se chiffre à près de un sur quatre, soit plus du double que le chômage des adultes.

"Nous devons être plus efficaces dans notre lutte contre le chômage des jeunes, sinon nous perdrons la bataille pour maintenir l'unité de l'Europe", a déclaré Wolfgang Schäuble.

Alors que l'Allemagne insiste sur l'importance de la consolidation budgétaire, Wolfgang Schäuble, lui, a évoqué la nécessité de préserver le modèle social de l'Europe.

Si les normes sociales américaines sont introduites en Europe, "alors nous aurons une révolution, pas le lendemain, mais le jour même" a déclaré Schäuble lors d'une conférence à Paris.

http://www.reuters.com/article/2013/05/28/us-europe-unemployment-idUSBRE94R0D320130528

Zone euro : taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans :

Slovénie : 24,4 % de chômage.

Irlande : 26,6 % de chômage.

Chypre : 32,7 %.

Italie : 40,5 %.

Portugal : 42,5 %.

Espagne : 56,4 %.

Grèce : 62,5 %.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-31052013-BP/FR/3-31052013-BP-FR.PDF

BA 31/05/2013 11:59

Aujourd'hui, il y a deux Europe :

- l'Europe des pays périphériques : ces pays sont en faillite. Le chômage atteint des niveaux catastrophiques ;

- l'Europe des pays du nord : ces pays sont en train de sortir de la crise.

Ces deux Europe s'éloignent l'une de l'autre de plus en plus vite.

Zone euro : chômage pour le mois d'avril 2013 :

1- Médaille d'or : Grèce. 27 % de chômage.

2- Médaille d'argent : Espagne. 26,8 % de chômage.

3- Médaille de bronze : Portugal. 17,8 % de chômage.

4- Chypre : 15,6 % de chômage.

5- Irlande : 13,5 % de chômage.

6- Italie : 12 % de chômage.

Et les pays qui ont le moins de chômage ?

Pays-Bas : 6,5 % de chômage.

Luxembourg : 5,6 % de chômage.

Allemagne : 5,4 % de chômage.

Autriche : 4,9 % de chômage.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-31052013-BP/FR/3-31052013-BP-FR.PDF

BA 30/05/2013 18:38

Chômage : catégories A, B, C, D, E :

France métropolitaine :

5 413 600 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,6 %.

France entière (y compris l'outre-mer) :

5 731 700 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,5 %.

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PEP500.pdf

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

- « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992,
RTL)

- « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde
; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de
sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

- « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

- « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

- « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les
employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection
sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

- « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15
septembre 1992, La Croix)

BA 30/05/2013 11:29

Prévisions de l'OCDE pour l'année 2013 :

Pour l'année 2013, le PIB de la France va baisser de 0,3 %.

Zone euro : - 0,6 %.

Pays-Bas : - 0,9 %.

République Tchèque : - 1 %.

Espagne : - 1,7 %.

Italie : - 1,8 %.

Slovénie : - 2,3 %.

Portugal : - 2,7 %.

Grèce : - 4,2 %.

Chypre : - 10 % ? ? ?

Chypre : la chute du PIB en 2013 pourrait être à deux chiffres.

Le ministre chypriote des Finances, Haris Georgiades, a reconnu mardi 21 mai que la chute du PIB de l’île méditerranéenne pourrait être à deux chiffres cette année en raison des mesures d’austérité
adoptées dans le cadre du plan de sauvetage européen.

«Oui, elle pourrait être à deux chiffres», a-t-il déclaré à un groupe de journalistes de Lituanie.

http://www.oecd.org/fr/economie/perspectives/leconomie-mondiale-progresse-mais-le-rythme-de-la-reprise-varie.htm

BA 29/05/2013 15:15

Mercredi 29 mai 2013 :

Lisez cette petite phrase, au détour d'un article du site LE FIGARO :

Au même moment, les engagements pris par la France aux différents fonds de sauvetage de la zone euro ont alourdi de 187 milliards son passif hors bilan.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/28/20002-20130528ARTFIG00604-ces-3090-milliards-de-dette-virtuelle.php

Les engagements de la France aux fonds de sauvetage de la zone euro ont atteint 187 milliards d'euros.

Et tout ça en pariant sur le fait que la Grèce va rembourser sa dette, que l'Irlande va rembourser sa dette, que le Portugal va rembourser sa dette, que l'Espagne va rembourser sa dette, que Chypre
va rembourser sa dette, etc.

Malheureusement, c'est un pari perdu.

Les pays européens en faillite seront incapables de rembourser leur dette.

Et la France perdra ces 187 milliards d'euros.

Contribuables français, préparez-vous à payer.

lij 29/05/2013 14:53

En cas de sortie de l'Euro, quels sont les risques liés à Target 2 ?


La désintégration de la zone euro ne déclencherait
probablement pas de bombe atomique, même virtuelle, contrairement à ce que craint le Bundder Steuerzahler.

Mais il n’est pas impossible qu’elle sème la désolation.
Le pire n’est pas sûr, mais il ne peut pas être exclu.

Target 2 est bien une roulette russe dans les mains
des peuples et des décideurs de la zone euro.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130520trib000765438/target2-la-roulette-russe-de-la-zone-euro.html

Jean Claude Werrebrouck 30/05/2013 08:04



Oui, et merci pour ce texte que je ne connaissais pas.



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