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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 14:49

             

La grande presse internationale se félicite des succès croissants des pays de l’Europe du sud qui rétablissent parfois de façon spectaculaire leur balance extérieure et contribuent ainsi à la levée des doutes sur la possible pérennité de l’euro. Toute la zone euro serait ainsi sur le chemin d’une nouvelle compétitivité, et ce d’autant que l’Allemagne s’apprête à frôler pour l’année 2013 un excédent de 200 milliards d’euros.

Il faut pourtant noter que cette compétitivité nouvelle n’est pas celle de la productivité physique du travail. Ce ne sont pas les investissements de modernisation, qui en Espagne,  en Italie, ou ailleurs encore, effacent les déséquilibres extérieurs ou relancent les excédents. C’est à l’inverse la compression de la demande intérieure qui en est responsable : hausse de la TVA et des prélèvements publics en général, baisse des salaires et flexibilité salariale, stagnation ou diminution des prestations sociales (retraites, soins médicaux, etc.). Cette compression développe 2 effets : une baisse des importations même sans diminution de la propension à importer, et une hausse des exportations reflétant la diminution  du coût du travail.

A l’époque de l’Etat-Nation, donc avant la mondialisation telle qu’elle s’est manifestée, une telle stratégie était peu concevable tant le marché intérieur constituait l’essentiel des débouchés pour la plupart des producteurs. Il existait même un Etat providence, qui veillait au bon développement du marché intérieur et venait quasiment garantir les débouchés. En sorte que la recherche de compétitivité par chacun, passait par un développement de la productivité physique du travail, laquelle découlait d’investissements massifs de modernisation et d’innovation. Et, les gains de productivité régulièrement générés, étaient partagés entre les principaux acteurs, afin de lisser la demande intérieure le long d’un trend croissant : entreprises sous la forme de profits supplémentaires, salariés bénéficiant de hausse de salaire, et Etat dont le Trésor directement branché sur la croissance bénéficiait à taux inchangés d’une manne fiscale croissante.

La partie la plus importante de la demande intérieure, correspondait à la masse salariale comme coût complet du travail (charges sociales incluses). Ainsi à l’époque de l’Etat-Nation, la masse salariale, vrai coût de production, était symétriquement une aubaine : un marché, et donc un débouché. De quoi développer la Grande Distribution dans sa configuration nationale.

A l’époque de la mondialisation, le marché intérieur est remplacé par le marché mondial. La masse salariale comme débouché n’est plus une variable décisive. Par contre elle reste un coût qu’il faut comparer aux autres coûts salariaux des pays partenaires à la mondialisation.

En mondialisation, la double qualité coût/débouché disparait progressivement. Dans le même temps, le coût d’opportunité des  investissements d’innovation et de modernisation, monte en raison des taux de salaire très faible rencontrés dans ce qui va devenir les pays émergents : il vaut mieux fabriquer en Chine plutôt que de se lancer dans la robotisation.  La concurrence devenue mondiale, ramène ainsi progressivement la productivité à la seule dimension compétitivité par les coûts.

A l’échelle planétaire, la production peut augmenter, mais les demandes internes de chaque nation doivent être comprimées pour se maintenir à flot dans l’océan de la concurrence. La demande mondiale, ne peut augmenter au rythme de l’offre mondiale, et donc nous sommes entrés, dès le début de la mondialisation, dans une crise potentielle de surproduction.      

Cette dernière n’est pas immédiatement visible : Les vieux Etats moins gavés de ressources fiscales, s’endetteront auprès de plus jeunes jouissant de la loi d’airain des salaires ; les salariés de ces mêmes vieux Etats verront leur pouvoir d’achat maintenu, d’abord par la baisse de prix des importations maitrisée par la Grande Distribution mondialisée, mais aussi par le recours à l’endettement.

Simplement cet endettement public et privé sera pris pour ce qu’il n’est pas : une fête à laquelle il faudrait mettre fin, car selon un solide adage de vieux bon sens, nul ne saurait durablement vivre au-dessus de ses moyens.

 La finance qui a fait de  la dette son miel , en devient victime, et la crise financière annoncerait ainsi qu’il faut siffler la fin de la récréation.

Cette « erreur de lecture » est précisément ce qui accélère la recherche éperdue de  compétitivité et le suicide collectif. Face à l’incendie qui n’existe pas, mais auquel tout le monde croit, il faut tous se précipiter dans un mouvement mimétique vers la même sortie : la « porte compétitivité ». Les plus habiles s’en sortiront peut-être mieux que les autres ( Allemagne ? Chine ? ).  Mais le désastre de la mondialisation sera une dure réalité collective.

Il est aujourd’hui fait pression sur la France, toujours trop lente, dit-on, dans des réformes dont on ne dit pas facilement qu’elles sont pour l’essentiel une réduction du coût du travail. La France serait ainsi encore plus suicidaire que les autres, qui eux tentent leur chance dans la lutte pour atteindre la sortie, et ne pas mourir dans l’incendie.

La France – insuffisamment véloce - risque donc de mourir dans l’emballement et la précipitation mimétique vers la « porte compétitivité ». Elle est pourtant aussi le siège de quelques mauvais esprits capables de poser de grosses questions naïves.

 Ainsi :

 Que se passerait-il par exemple si la « fête » dépensière s’arrêtait dans le monde ?

 Que se passerait-il si le budget fédéral américain était rééquilibré en dépensant moins comme le souhaitent les républicains du Congrés?

Comment vivraient les fournisseurs de denrées alimentaires (wall-Mart aux USA) qui se rémunèrent  des « food- stamps » distribués à 47 millions de personnes ?

 Comment vivrait le complexe militaro industriel américain,  ses milliers d’entreprises et ses millions de salariés ? Qu’en serait-il pour Lockeed Martin ,Boeing, Northrop Grumman, General Dynamics, Raytheon, United Technologies, etc. ?

Que fera t-on des médicaments qu’on ne pourra plus produire en France ou ailleurs, faute de déficit de la Sécurité Sociale ou de la suppression américaine du "médicaid et du médicare" ? Qu’en sera-t-il pour Pfizer, Roche, Novartis, Sanofi, Bayer, etc. ?

Que deviennent les grands groupes tels Générale de Santé, Vitalia, Médi-partenaires,etc. dont le chiffre d'affaires est, en France, constitué à 90% des versements de l'Assurance maladie lourdement déficitaire?

Que deviennent ces acteurs essentiels du soin aux personnes agées tels Orpéa, Korian ou Medica dont le chiffre d'affaires est constitué des versements des caisses de retraites largement insolvables?

Comment vivront les médecins français dont chaque consultation développe une dette nouvelle de 2,5 euros ?  

Comment la Grande Distribution Française vivrait cette chute des revenus de substitution payés sur de la dette publique et qui fait parfois l’essentiel du chiffres d’affaires de certaines unités ?

Toujours en France, que deviennent les industries de défense tels MBDA, Thalès , Dassault, SAFRAN, Nexter System, DCNS, etc. sans oublier les 4000 PME partenaires, si une nouvelle loi de programmation militaire ajoute sa pierre dans l'interdit des déficits budgétaires?  

Comment dans un univers devenu aussi déprimé, l’industrie allemande pourrait-elle continuer à   engendrer plus de 6 points de PIB de surplus extérieur ? Qu’en serait-il pour BMW, Daimler, Wolkswagen, Bosch, Siemens, Basf, etc. ?

La liste pourrait s’allonger à l’infinie.

Est- il est possible d’aller plus loin dans la naïveté ? Comment ne pas s’étonner que dans les vieux pays, les infrastructures de base (ponts, routes, voies ferrées, etc.) bénéficient d’un investissement net négatif, les dépenses d’entretien ne couvrant pas l’amortissement nécessaire,  (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, etc.) alors même que les moyens matériels de les entretenir sont abondants, non utilisés (carnets de commandes dégarnis, sous-emploi, etc.), voire même font l’objet de plans sociaux (sidérurgie) ?

Il est donc vrai, que la dette publique et privée sert à maintenir la production (croissance proche de zéro) mais qu’il faudrait qu’elle soit encore bien plus importante, pour assurer l’investissement porteur de croissance. Oui, la dette devenue insupportable, et pour les créanciers et pour les débiteurs, est toutefois très insuffisante pour assurer la croissance. Et cette dette n’est bien que le produit de la mondialisation qui transforme toute la demande intérieure en simple coût à réduire.

Et si le raisonnement est vrai, toujours très naïvement, il faut se poser la question, de l’avenir des émergents eux aussi en concurrence, et qui devront eux même rapidement freiner leur demande intérieure avant même son épanouissement. La Chine devient un pays beaucoup trop cher du point de vue de nos importations. Mais aussi la Chine s'est aussi appuyée sur sa propre machine à fabriquer de la dette pour maintenir une activité qui se heurte à l'univers déprimé de l'occident. De quoi être moins enthousiaste sur l’avenir des croissances miraculeuses des émergents.

Et, au terme de la simple évocation de ces quelques grosses questions naïves, on pourrait peut-être se dire que la fête reste belle grâce à la dette et à sa belle croissance, et qu’elle pourrait encore être plus belle si sa croissance était encore plus rapide, si la machine à fabriquer de la dette était encore plus puissante. Hélas, cette dernière manque  de carburant faute de créanciers suffisamment hardis.

 Alors il faudra en finir avec la forme prise par notre mondialisation.

Malheureusement, pour paraphraser Einstein, nous pensons probablement collectivement comme un marteau, et tous les problèmes, dans ce contexte, y prennent la forme d’un clou. Ici, étrange logiciel qui fait apparaitre une production excédentaire, comme des dépenses trop importantes. Pourquoi continuer de penser à l’envers ?

La France a peut-être – au moins en théorie -autre chose à faire que de se précipiter vers les « Portes de la compétitivité » devant lesquelles s’amoncellent les cadavres. Et là encore, on pourrait poser de grosses questions naïves à ceux qui veulent- à l'instar des porteurs du projet de budget 2014 en France- davantage encore comprimer la demande intérieure de la France : que deviendraient les nouvelles – et si éblouissantes - exportations espagnoles, Irlandaises, italiennes, grecques, etc ?

 Oui, il est possible de construire un autre monde, mais comment s’extirper d’une mondialisation source de tant de dislocations planétaires ? Comment ne pas mourir dans l’incendie, même si on ne se précipite pas avec les autres vers les « portes de la compétitivité" ?

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans critique des raisonnements
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commentaires

le gall 27/10/2013 10:12

allez, et de citer Einstein ! Ce voleur de Henri Poincaré !

Jean Claude Werrebrouck 27/10/2013 16:28



 


A Le gall


Merci de bien vouloir nous dire ce qui a été volé par Einstein et appartenait à Henri Poincaré.



BA 26/10/2013 08:25

Jeudi 10 octobre 2013, le FMI publiait ses prévisions pour l'année 2014. Ces prévisions confirmaient que les grands pays industrialisés étaient en faillite.

Mais 13 jours plus tard, le 23 octobre, Eurostat donnait les chiffres de la dette publique du deuxième trimestre 2013 : pour l’Italie, le Portugal, l’Irlande, les chiffres d'Eurostat explosent les
prévisions du FMI.

Prévisions du FMI pour l'année 2014 :

1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB.

2- Grèce : dette publique de 174 % du PIB.

3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 133,3 % du PIB.

4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 131,3 % du PIB.

5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 125,7 % du PIB.

6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB.

7- Espagne : 99,1 % du PIB.

8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB.

9- France : 94,8 % du PIB.

Le FMI ne parle pas de la Belgique. Fin juin 2013, la dette publique de la Belgique était de 105 % du PIB.

http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/pdf/fm1302.pdf

abracadabra 26/10/2013 00:55

http://conscience-sociale.blogspot.com/2013/10/limplosion-du-marche-comex-et-la-de.html

BA 24/10/2013 21:31

Chômage en septembre 2013 : catégories A, B, C, D, E :

France métropolitaine :

5 473 000 inscrits à Pôle Emploi.

France entière (y compris l'outre-mer) :

5 795 300 inscrits à Pôle Emploi.

Variation sur un mois : + 1,4 %.

Variation sur un an : + 6,8 %.

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle_JMT751.pdf

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

- « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992,
RTL)

- « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde
; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de
sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

- « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

- « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

- « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les
employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection
sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

- « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15
septembre 1992, La Croix)

BA 23/10/2013 11:33

Mercredi 23 octobre 2013 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du deuxième trimestre 2013.

La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, Chypre, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni sont en faillite.

La dette publique de ces Etats atteint des sommes inimaginables.

La question est donc :

« QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 316,969 milliards d’euros, soit 169,1 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2076,182 milliards d’euros, soit 133,3 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 214,801 milliards d’euros, soit 131,3 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 204,495 milliards d’euros, soit 125,7 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 397,851 milliards d’euros, soit 105 % du PIB.

6- Chypre : dette publique de 16,906 milliards d’euros, soit 98,3 % du PIB.

7- France : dette publique de 1912,205 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB.

8- Espagne : dette publique de 943,410 milliards d’euros, soit 92,3 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1422,213 milliards de livres sterling, soit 89,6 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102013-AP/FR/2-23102013-AP-FR.PDF

BA 21/10/2013 22:35

Aux Etats-Unis, l'Etat fédéral va se déclarer en défaut de paiement.

Et en Europe ?

En Europe, l'Union Européenne sera en cessation de paiement à la mi-novembre.

Lisez cet article :

UE/Le budget européen menacé de cessation de paiement à la mi-novembre.

La Commission européenne a demandé lundi au Parlement européen d'approuver en urgence un versement de 2,7 milliards d'euros supplémentaires pour le budget 2013 afin d'éviter à l'Union européenne de
se retrouver en cessation de paiement à la mi-novembre.

"J'ai été informé ce matin par les services du président de la Commission européenne du risque de cessation de paiement à la mi-novembre", a annoncé le président du Parlement européen Martin Schulz
à l'ouverture de la session plénière à Strasbourg.

"C'est une requête que je vous soumets", a-t-il expliqué. "J'ai demandé une réunion d'urgence de la commission des budgets mardi pour examiner le fonds de l'affaire et si une demande est soumise
par le Conseil (qui représente les 28 Etats-membres de l'UE), un vote pourrait être organisé jeudi", a-t-il plaidé.

Les chefs des groupes politiques ont accueilli très fraichement la demande de la Commission.

http://www.romandie.com/news/n/UELe_budget_europeen_menace_de_cessation_de_paiement_a_la_mi_novembre32211020131930.asp

BA 18/10/2013 22:38

Vendredi 18 octobre 2013 :

Etats-Unis : la dette publique a dépassé son précédent plafond : 17 027 milliards de dollars.

La dette publique des Etats-Unis a dépassé l'ancien plafond légal que le Congrès a accepté de suspendre mercredi au terme d'une intense crise politique, selon des données publiées vendredi par le
Trésor américain.

La dette accumulée par l'Etat fédéral américain atteignait jeudi 17.027 milliards de dollars, alors que la limite légale était précédemment fixée à près de 16.700 milliards de dollars, selon le
dernier décompte publié sur le site du ministère.

http://www.boursorama.com/actualites/etats-unis-la-dette-publique-a-depasse-son-precedent-plafond-fb3f9bfa14906b96da907c0a8d569259

Le FMI vient de donner ses prévisions pour l'année 2014. Nous pouvons voir quels sont les dix premiers Etats qui vont se déclarer en défaut de paiement :

1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB.

2- Grèce : dette publique de 174 % du PIB.

3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB.

4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB.

5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB.

6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB.

7- Espagne : 99,1 % du PIB.

8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB.

9- France : 94,8 % du PIB.

Le FMI ne parle pas de la Belgique. En mars 2013, la dette publique de la Belgique était de 104,5 % du PIB.

http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/pdf/fm1302.pdf

BA 16/10/2013 10:42

Octobre 2013 : un sondage explosif de l'institut CSA.

Question :

"A l'avenir, souhaitez-vous plutôt :

- plus d'Europe : 12 % des sondés

- ne rien changer : 18 % des sondés

- moins d'Europe : 52 % des sondés

- sans opinion : 17 % des sondés.

http://www.les-crises.fr/miscellanees-2013-10-1/

Une construction supranationale connaît toujours les cinq phases suivantes :
1- La naissance.
2- La phase ascendante.
3- L'acmé : la construction supranationale arrive à son apogée.
4- La phase descendante : le vieillissement. Tout se désagrège. Tout se déglingue.
5- La mort.

Une construction supranationale vit environ 60 ans ou 75 ans.

Concernant l'Union Européenne, c'est la phase 4.

Depuis l'échec des référendums sur la Constitution Européenne en France et aux Pays-Bas (en 2005), l'Union Européenne est en phase 4.

BA 15/10/2013 17:49

Mardi 15 octobre, vers 17h15 :

Dette : la Maison Blanche rejette le nouveau plan de la Chambre.

La Maison Blanche a rejeté mardi le nouveau plan des républicains de la Chambre des représentants sur un relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, l'assimilant à une demande de
"rançon".

"Le président Barack Obama a dit et répété que les membres du Congrès n'avaient pas à exiger de rançon pour assumer leurs responsabilités fondamentales de voter un budget et de payer les factures
du pays", a expliqué une porte-parole de la présidence, Amy Brundage, estimant que "malheureusement, c'est ce que fait la dernière proposition des Républicains de la Chambre".

http://www.boursorama.com/actualites/dette-la-maison-blanche-rejette-le-nouveau-plan-de-la-chambre-4490d0e80478e7b636935cb3974bc54e

Christian VICENTY 15/10/2013 14:34

Bien sûr que le système est à bout de souffle, on ne dit pas autre chose, mail il n'y a en France notamment aucune alternative crédible et convaincante pour le remplacer ; là est le problème, et
c'est bien que là que la faillite des idées et des élites se trouve ...

Bien sûr, Jean-Claude comprend cela très bien, mais il n'est pas le seul ; en revanche, la question est : que faisons-nous ?

De préférence avant que les pays "émergents" finissent pas penser et agir à notre place et ils peuvent s'en donner d'ores et déjà les moyens, contrairement à ce que les bien-pensants occidentaux se
plaisent encore à croire pour ne pas s'avouer à eux-mêmes et aux autres que "la fête est finie" (ou presque)...

AbsolumentFabuleux 15/10/2013 13:27

Sauf que même si grosso modo le constat est présent sur la situation, le message de Leboucher n'a rien non plus d'innovant et se situe en plein dans les débats stériles actuels. Leboucher est aussi
aveugle que les autres, simplement en pensant faire marche arrière sur le système dans une sorte de recherche d'un âge d'or idéalisé ( comme n'importe quel âge d'or qui est par nature un conte
remanié après coup). Sauf que ce système, commencé avec la première révolution industrielle est vraiment au bout du rouleau pour le coup et apparemment nul ne comprends, sauf M Werrebrouck, à quel
point il est illusoire de penser le rétablir même de manière partielle.

Christian VICENTY 15/10/2013 13:08

Mais en effet, Absolumentfabuleux, les hommes politiques français, comme d'ailleurs trop souvent à présent "l'élite" intellectuelle, n'ont plus d'idées, ni d'"idéologies" crédibles à proposer aux
citoyens, sinon qu'issues des temps révolus du "classe contre classe" et de la "préférence nationale", dans une géopolitique qui n'est plus non plus celle du XXème siècle ...

Les comportements atterrants et discussions stériles dans les bureaux, administrations et échanges au travail quotidien le prouvent et l'on se demande vraiment de quelle décrépitude contagieuse nos
cerveaux collectifs sont atteints en France, notamment ...

Les idées, l'envie de travailler encore résident désormais chez les "hommes de base" comme on dit dans la technocratie, plus du tout chez les "élites" (politiques ou autres) qui sont en
quasi-totale faillite intellectuelle, préfigurant la faillite économique, budgétaire et financière qui s'annonce en France (je ne m'exprime pas à la légère), n'en déplaise aux "enjoliveurs" de
service dans les "think tank" ...

C'est cela le message de LEBOUCHER et donc, continuer se voiler sciemment la face sur "la reprise est là", les dépenses publiques de "relance", la trappe à liquidité sans fin ainsi que les dettes
et déficits jamais remboursés, le modèle social qui "marche bien" (dixit Jacques SAPIR, récemment, sur BFM BUSINESS) est encore plus suicidaire au niveau de la France et de l'Europe que la
compétitivité comme panique collective ...

AbsolumentFabuleux 15/10/2013 07:47

Dans le cadre du système actuel, en effet, nous arrivons au bout ce que je n'ai jamais remis en cause comme l'atteste mes interventions. Mais donner un lien sur la prose de Leboucher, le porte
parole officiel du "il n'y a pas d'autre alternative" (entendre au "libéralisme" sauce école autrichienne), c'est ignorer les réflexions de ce blog. D'ailleurs, Leboucher dans cette article,
continue à ne pas craindre le ridicule : fustigeant toujours l'incapacité des dirigeants à appliquer son idéologie, il en est réduit à se dire que l'explication provient du manque d'intelligence
des hommes politiques et autres qui les entourent... J'ai presque pitié de lui.

Christian VICENTY 15/10/2013 06:46

Absolument fabuleux,

Cessons collectivement, SVP, de rêver sur le graal idéologique de l'infaillibilité des Etats comme celle du souverain pontife.

Il faut avoir VECU SUR LE TERRAIN QUOTIDIEN ce que signifie concrètement la rupture du paiement des salaires et des pensions pour devoir enfin de rendre compte que les dérives des déficits et
dettes publiques que les gouvernements laissent éternellement filer depuis plus de 40 ans, des dévalauations répétées, des inflations provoquées ... nous placent en ENFANTS GATES d'une
interprétation dévoyée de l'école keynésienne ... (comme HAECKEL a dévoyé le darwinisme).

LA FETE EST FINIE, quoi qu'il arrive le 17 octobre 2013 (ou plus tard) depuis les USA ...

AbsolumentFabuleux 14/10/2013 23:28

Je ne veux vexer personne mais je ne suis pas sûr qu'utiliser le terme de faillite pour un état ou relater un article commis par Leboucher soit la meilleure preuve de compréhension des articles de
M Werrebrouck...

Christian VICENTY 11/10/2013 11:05

Pour votre info, cher Jean-Claude : cf. http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0203059128166-l-etat-le-plus-bete-du-monde-616231.php.

Beau résumé sur pourquoi et comment on en est arrivé là en France, en moins de 30 ans ...

Christian VICENTY 11/10/2013 10:21

Au moins 10 pays en faillite, en effet, BA, et cela ne fait que s'aggraver ?

Le problème, qui devient inextricable bien au-delà des divergences d'opinions et d'idéologies, est : que faisons-nous à présent, face à un tel risque, avant que l'irréparable ne soit commis, dont
les peuples seront les premières victimes, comme toujours ?

BA 10/10/2013 19:58

Le FMI vient de donner ses prévisions pour l'année 2014. La situation des pays industrialisés peut se résumer en quatre mots :

ils sont en faillite.

1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB.

2- Grèce : dette publique de 174 % du PIB.

3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB.

4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB.

5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB.

6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB.

7- Espagne : 99,1 % du PIB.

8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB.

9- France : 94,8 % du PIB.

Le FMI ne parle pas de la Belgique. En mars 2013, la dette publique de la Belgique était de 104,5 % du PIB.

http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/pdf/fm1302.pdf

Christian VICENTY 10/10/2013 14:47

Suite au commentaire n° 9 de BA :

Il ne faut pas faire attention aux commentaires au ras des pâquerettes, venant souvent de gens qui n'ont rien à dire, encore moins de constructif ...

La situation économique et financière est tellement grave en France, en Europe, en Occident (proche du défaut de paiement, immédiat ou en sursis), que les réflexes de survie doivent impérativement
l'emporter (un peu comme en Asie) sur les idéologies de toutes couleurs, sinon on est et sera collectivement foutus ...

Christian VICENTY 10/10/2013 12:46

Cher Jean-Claude,

Je suppose que vous avez capté comme nous le lien portant texte du FMI "Fiscal monitor - Taxing times, October 2013", relatif à l'idée (page 49, "box 6 : A One-Off Capital Levy ?) d'une taxe
européenne sur l'épargne des citoyens, afin de réduire en partie la dette publique européenne (dont celle de la France, bien sûr / 15 pays sur 17 de la zone euro) à un niveau supportable (celui
d'avant 2007, soit sans doute +ou- 60 ou 65% du PIB en moyenne ...) : cf. http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/pdf/fm1302.pdf, http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/fmindex.htm,
http://www.imf.org/external/French/pubs/ft/survey/so/2013/NEW100913AF.htm, http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/09/20002-20131009ARTFIG00524-le-fmi-propose-une-supertaxe-sur-le-capital.php,
http://www.bfmtv.com/economie/fmi-preconise-une-taxe-lepargne-menages-620528.html, http://www.bfmtv.com/economie/france-inquiete-fmi-602784.html.

Le court texte est le suivant :

" The sharp deterioration of the public finances in many countries has revived interest in a “capital levy”— a one-off tax on private wealth—as an exceptional measure to restore debt
sustainability.1 The appeal is that such a tax, if it is implemented before avoidance is possible and there is a belief that it will never be repeated, does not distort behavior (and may be seen by
some as fair). There have been illustrious supporters, including Pigou, Ricardo, Schumpeter, and —until he changed his mind — Keynes. The conditions for success are strong, but also need to be
weighed against the risks of the alternatives, which include repudiating public debt or inflating it away (these, in turn, are a particular form of wealth tax—on bondholders—that also falls on
nonresidents).
1 As for instance in Bach (2012).

There is a surprisingly large amount of experience to draw on, as such levies were widely adopted in Europe after World War I and in Germany and Japan after World War II. Reviewed in Eichengreen
(1990), this experience suggests that more notable than any loss of credibility was a simple failure to achieve debt reduction, largely because the delay in introduction gave space for extensive
avoidance and capital flight—in turn spurring inflation.

The tax rates needed to bring down public debt to precrisis levels, moreover, are sizable : reducing debt ratios to end-2007 levels would require (for a sample of 15 euro area countries) a tax rate
of about 10 percent on households with positive net wealth.2"

2 IMF staff calculation using the Eurosystem’s Household Finance and Consumption Survey (Household Finance and Consumption Network, 2013); unweighted average.

Bien cordialement, demeurant à votre disposition et preneur de vos commentaires, et à bientôt au 15 matin dans les locaux de XERFI,

Christian

AbsolumentFabuleux 08/10/2013 18:14

Ecrire dans la Tribune, c'est bien pour la visibilité. Par contre, cela vous expose aux commentaires au ras des pâquerettes...

BA 04/10/2013 16:22

Dette publique des Etats-Unis :

16 963 milliards de dollars, soit 106,5 % du PIB.

http://www.usdebtclock.org/

Et en Europe ?

C'est l'anniversaire de la tragédie grecque.

Le 4 octobre 2009, les élections législatives donnent une victoire au Parti Socialiste en Grèce.

Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.

Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l'état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les
véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus
tard.

En octobre 2009, toute la planète constate que la Grèce est en faillite. Mais les dirigeants européens ne veulent pas que la Grèce quitte l'Union Européenne, ni qu'elle retourne à sa monnaie
nationale, la drachme.

Les dirigeants européens décident de tout faire, et même de faire n'importe quoi, pour garder la Grèce dans l'Union Européenne. Alors que la Grèce est déjà surendettée, les dirigeants européens
...

... décident de lui prêter de l'argent, et donc ils la surendettent encore plus !

D'octobre 2009 à octobre 2013, cette politique suicidaire a aggravé la catastrophe, partout en Europe.

Les autres Etats européens n'avaient pas l'argent nécessaire aux soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce : ils ont dû emprunter des dizaines de milliards d'euros sur les marchés
internationaux, pour pouvoir ensuite prêter cet argent à la Grèce et pour pouvoir créer des soi-disant fonds de « stabilité » (FESF, MES).

Résultat : les soi-disant fonds de « stabilité » ne stabilisent rien du tout. Les Etats européens sont de plus en plus surendettés. Leur dette publique s’est emballée. Leur dette publique est
devenue hors de contrôle.

Quant à la Grèce, sa dette publique atteindra 176 % du PIB à la fin 2013.

C’est comme un tourbillon qui nous entraîne tous vers le fond de l’océan : la Grèce, puis les Etats européens périphériques, les uns après les autres, sont en train de faire naufrage, et ils
entraînent tous les autres Etats européens vers le fond de l'océan.

L'Union Européenne, c'est un suicide collectif.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

diogene 04/10/2013 14:04

Si vous trouvez que les USA sont en faillite, l'économiste JP Chevallier publie régulièrement des analyses tres documentées exemple:
http://chevallier.biz/2013/10/pmi-manufacturier-la-france-sauvee-par-les-usa/
que montre plutôt le contraire.

Jean Claude Werrebrouck 09/10/2013 10:53



Je ne pense pas que les USA sont en faillite. Je pense simplement que la crise est classiquement une crise de surproduction due à la forme prise par la mondialisation. Je dis aussi que la dette
est l'outil un temps efficace et aujourd'huio très insuffisant pour masquer la crise en termes réels.



BA 02/10/2013 14:18

Mercredi 2 octobre 2013 :

Chômage en septembre 2013 :

Espagne : 26,26 % de chômage.
56,1 % de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans.

Espagne : le chômage repart à la hausse en septembre.

Le nombre de personnes inscrites au chômage en Espagne est reparti à la hausse en septembre après six mois de baisse, à 4,72 millions, affecté par la fin de saison estivale, a annoncé mercredi le
ministère de l'Emploi.

La quatrième économie de la zone euro, qui avait bien profité de l'embellie touristique, a enregistré sur le mois de septembre 25.572 demandeurs d'emploi en plus, tandis que le taux de chômage
atteint 26,26% selon l'Institut national de la statistique (INE), qui utilise une méthode de calcul différente et sert de référence.

Surtout, chez les jeunes de moins de 25 ans, le collectif le plus touché par le chômage avec un taux de 56,1%, la tendance reste à la hausse (+7,04%).

http://www.boursorama.com/actualites/espagne-le-chomage-repart-a-la-hausse-en-septembre-9a1cee2c9f338e75a4922e5378f8a483

BA 01/10/2013 08:24

Il n’y a pas que les Etats-Unis qui sont en faillite.

Dans les années qui viennent, de nombreux Etats vont se déclarer en défaut de paiement.

Espagne :
2007 : dette publique de 36,3 % du PIB.
2008 : dette publique de 40,2 % du PIB.
2009 : 53,9 % du PIB.
2010 : 61,5 % du PIB.
2011 : 69,3 % du PIB.
2012 : 84,2 % du PIB.
Juin 2013 : 92,2 % du PIB (chiffre de la Banque d'Espagne).

Italie :
2007 : dette publique de 103,3 % du PIB.
2008 : dette publique de 106,1 % du PIB.
2009 : 116,4 % du PIB.
2010 : 119,3 % du PIB.
2011 : 120,8 % du PIB.
2012 : 127 % du PIB.
2013 : 132,9 % du PIB selon le gouvernement italien.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE98J02G20130920

La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre sont en faillite.

La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre vont se déclarer en défaut de paiement.

La question est donc :

« QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

BA 30/09/2013 09:55

Lundi 30 septembre 2013 :

Italie : Berlusconi donne la fièvre aux taux italiens.

Le rendement des obligations d'Etat italiennes à 10 ans s'inscrit à 4,73% lundi, en hausse de 31 points de base par rapport à vendredi. Cette tension fait suite à la démission des cinq ministres
issus du PDL, le parti de Silvio Berlusconi, qui menace la coalition gouvernementale.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203035494410-italie-le-taux-des-emprunts-d-etat-a-10-ans-remonte-a-4-73-611340.php

Italie/crise politique : la Bourse de Milan ouvre en baisse de 2,01%.

La Bourse de Milan a ouvert en forte baisse en réaction à la nouvelle crise politique provoquée au cours du week-end par Silvio Berlusconi, qui menace la survie du gouvernement.

Vers 07H20 GMT, l'indice FTSE Mib reculait de 2,01% à 17.292 points. Les plus grands perdants étaient les valeurs bancaires qui affichaient des titres en chute jusqu'à 5%.

BA 28/09/2013 21:32

Le 28 avril 2013, Enrico Letta devient premier ministre de l'Italie : il forme un gouvernement d'union nationale avec le parti de droite "Peuple de la Liberté" (5 ministres), le parti de gauche
"Parti Démocrate" (10 ministres), le parti du centre "Choix citoyen" (2 ministres).

Cinq mois plus tard, le gouvernement d'union nationale explose.

L'Italie se retrouve à nouveau sans gouvernement.

Rappel : la dette publique de l'Italie atteindra 2080 milliards d'euros, soit 132,9 % du PIB en 2013.

Chaque année, l’Italie doit payer 85 milliards d’euros pour les intérêts de sa dette publique.

Samedi 28 septembre 2013 :

Les cinq ministres du parti du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi ont démissionné à sa demande du gouvernement que dirige Enrico Letta. L'annonce a été faite samedi soir par le
vice-président du Conseil et dirigeant de PDL Angelino Alfano.

Cette nouvelle crise survient cinq mois à peine après la naissance au forceps d'un gouvernement de large entente. Elle est le produit de la possible éviction de Berlusconi du Sénat à la suite de sa
condamnation définitive le 1er août à quatre ans de prison pour fraude fiscale dans une affaire impliquant son empire médiatique Mediaset.

A l'issue du conseil des ministres, Enrico Letta a annoncé que toute décision sur les mesures budgétaires était suspendue en l'attente du vote de confiance.

Avec la chute du cabinet Letta, le président Giorgio Napolitano devrait choisir entre des élections législatives anticipées ou la recherche d'une autre coalition.

http://www.romandie.com/news/n/Nouvelle_crise_demission_des_ministres_du_parti_de_Berlusconi59280920131953.asp

AbsolumentFabuleux 28/09/2013 20:44

La réinvention du QE pourrait passer par un revenu universel. La Fed émet chaque mois 85 milliards de dollars pour acheter sur le marché secondaire des bonds du Trésor. 85 milliards divisé par 313
millions d'américain ça fait 271 $ par mois. 37 heure de salaire minimum par personne. Si vous avez une famille de 4 personnes... En fait, pour éviter toute surchauffe ( même si le taux
d'utilisation des capacités productives est loin d'être à 100%) et tenir compte des gains de productivités + laisser le temps aux anticipations des entreprises de se forger ( sans oublier que cette
création serait définitive), un revenu universel pourrait être progressif et aller à terme de 50 à 100 $. Evidemment, il faudrait accompagné ceci de beaucoup d'autres "petites" réformes dans la
forme de l'économie pour que celle-ci devienne un peu plus durable.

Jean Claude Werrebrouck 29/09/2013 08:55



Oui , c'est le mouvement de ce qu'on appelle le quantitative easing for people. Idée à creuser.


Mais le quantitatitive easing qu'elle qu'en soit la formule aujourd'hui est -"du point de vue du système"- une entreprise de  soutien à la finance. Et donc le détourner est un enjeu
politique fondamental.


Qui plus est, il ne règle pas le problème de la dette et perennise par une consommation accrue les grands déséquilibres introduits par la mondialisation.


Je reste persuadé que la finance est un problème finalement secondaire et n'est que l'effet de la mondialisation. C'est la configuratiion de cette dernière qu'il faut redessiner, à la suite de
quoi la finance rentrera plus facilement dans sa boîte. Cela passe par une grande négociation internationale pas facile à monter. Et donc la fin de l'actuelle mondialisation ne sera pâs une
promenade de santé.


 



Christophe D 28/09/2013 14:05

Bonjour,
Texte intéressant comme d'habitude.
Une remarque cependant, vous dites :
"Oui, la dette devenue insupportable, et pour les créanciers et pour les débiteurs, est toutefois très insuffisante pour assurer la croissance."
Ce n'est pas tant la dette que la dépense publique qui est nécessaire à l'économie selon la logique que vous décrivez bien par ailleurs que "les dépenses des uns sont les revenus des autres" (voir
aussi ici : http://frappermonnaie.wordpress.com/2011/12/06/4-le-commerce-exterieur/).
Selon les règles actuelles cela revient au même en effet puisque l'Etat s'est tiré une balle dans le pied en s'interdisant de créer la monnaie.
Nonobstant ces règles, il est donc possible d'augmenter la dépense publique sans augmenter la dette publique, par création monétaire pure.
Le vrai sujet n'est-il pas celui-là ?

Jean Claude Werrebrouck 28/09/2013 16:41



Vous avez entièrement raison et je prépare quelque chose là dessus. Je pense d'ailleurs que le quantitative easing va devoir être réinventé pour retrouver ce que nous connaissions par le passé.
Mais attendons.



Hadrien 27/09/2013 23:41

Le plus insidieux dans la compétitivité, c'est le mot:
qui ne souhaite être "compétitif" ?
Mais l’avenir de la société doit-il être une course de lévriers courant après un leurre incomestible, pendant que des parieurs en tribune (banquiers, rentiers, etc.) applaudissent à l’arrivée du
plus efflanqué ?

D'autres invoquent même la générosité internationaliste:
"Au nom de quoi pourrait on justifier qu’à terme le niveau de vie de tout travailleur, où qu’il soit dans le monde, ne soit pas le même ?
Ce n’est donc pas une course vers le bas mais un simple rééquilibrage..."

Mais personne n’a dit que « la course au moins-disant » conduisait « tout le monde » vers le bas, seulement ceux des peuples qui avaient réussi à en sortir, pour les y replonger ! Ça suffit à la
disqualifier… Ça n’est même pas Pareto-optimum, en un temps où l’économiste libéral s’en fait porte-parole.
La société a toujours progressé par le haut, jamais par le bas, et le progrès ne consiste pas à déshabiller Paul pour habiller Jacques. Ça, c’est au mieux les vases communicants, et non le progrès
du mieux-disant.
L’ « internationalisme » positif fut et reste l’apanage des progressistes qui, comme Marx, ont professé:
« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! », et non:
« Prolétaires de tous les pays, concurrencez-vous! », qui est l’abécédaire actuel auquel la pensée unique voudrait nous soumettre.
C’est évidemment sous l’hypocrite apparence de l’alibi invoqué, adéquatement travesti par ceux qui en sont les bénéficiaires, et naïvement répété par ceux qui en sont abreuvés.
Car il y a évidemment des vrais bénéficiaires, qui ne sont ni les travailleurs chinois (dont on ne laisse entrevoir qu’une infime minorité « occidentalisée », à Shangaï ou ailleurs) ni les notres
(auxquels on dissimule la réalité, comme par l’habsurde propagande pro-allemande): ce sont ceux dont l’unique objectif est d’exploiter les différences de niveau en rendant les vases communicants…
mais entièrement à leur profit !
L’exploitation libérale ne peut prendre fin, par définition, que lorsque la grande masse des exploités a regressé jusqu’au niveau du plus pauvre de la planète !

Rappelons la logique décrite par Michel Husson dans son chapitre:
OÙ MÈNE LA MONDIALISATION ?
A partir du moment où un capitaliste peut potentiellement produire dans n’importe quel pays pour vendre dans d’autres pays, le lien entre l’exploitation de la force de travail et les débouchés est
distendu…. Autrement dit, il devient possible de verser des salaires insuffisants pour assurer le dynamisme des débouchés [nationaux], dès lors que ces derniers peuvent être trouvés sur les marchés
étrangers.
L’étape [cruciale] a été l’institutionnalisation de l’absence de règles à travers la création de l’OMC ([Dés-]organisation mondiale du commerce) dont l’article premier et unique est que le capital
dispose d’un droit absolu de circuler là où il le veut et comme il le veut. Ce type d’institution… c’est un lieu de mise en cohérence d’intérêts capitalistes communs, de définition et d’imposition
de règles (ou, en l’occurrence de non-règles). La liberté du capital est donc construite politiquement.
Mais l’avantage comparatif que procurent de bas niveaux de salaires doit être constamment reproduit, sous peine de voir les investisseurs ou les acheteurs se tourner vers les pays [moins]-disant.
La mondialisation ne débouche pas sur une configuration stable du capitalisme au niveau mondial.

Jean Claude Werrebrouck 28/09/2013 10:33



Merci, j'apprécie beaucop la trés bonne image de la course de lévriers et le "prolétaires de tous les pays concurrencez-vous".



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