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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:38

                            

Notre texte concernant le scénario pour 2010 publié le 1er janvier de la dite année se penchait longuement sur la question du retour à la souveraineté monétaire. Il était assez optimiste en ce qu’il annonçait la difficulté croissante à faire admettre par le contribuable qu’il devrait payer pour une dette publique dont la responsabilité reposait au moins partiellement  sur  la rente financière. La réalité 2010 de la crise, est qu’un certain nombre de pays ont malgré d’extrêmes difficultés, ouvertement choisi de satisfaire la rente au détriment des Etats providences et des contribuables : Grèce , Irlande, mais aussi à des degrés moindres, la quasi-totalité des Etats européens. Les propos de la chancelière de la république fédérale, consacrés au partage du fardeau de la dette avec les créanciers étant, était-il espéré, vite étouffés par de prétendus rédempteurs  resserrements budgétaires. Prétendus, car on sait depuis peu (Patrick Artus), que le multiplicateur budgétaire sur la Grèce et l’Irlande est élevé, ce qui signifie- en principe- effondrement de la croissance,  suite à une faible variation du déficit budgétaire.

Sur l’exercice des droits attachés aux propriétaires des banques centrales.

La monnaie fût de tout temps un outil privilégié permettant de déplacer- selon le vocabulaire économiciste - du bien être d’un groupe à l’autre. Avant l’Etat de droit, elle était une violence pratiquée essentiellement au profit des entrepreneurs politiques au pouvoir : seigneuriage, dilution etc. la même violence , toutefois adoucie s’exerçait dans les débuts de l’Etat de droit au profit de la rente, la dette d’Etat étant selon Léon Say et sous la 3ième république « un engagement sacré », avant de se retourner durement contre elle avec « l’euthanasie du rentier » chère à Keynes, et les inflations du 20ième  siècle.

Les choix des années 70 qui devaient construire les autoroutes de la mondialisation étaient clairs : la violence de la monnaie ne peut plus s’exercer à l’encontre de la rente : mieux, cette dernière, durement réprimée au 20ième siècle, se doit d’être financée par l’Etat lui-même. C’est le sens qu’il fallait donner en France, à la loi du 3 janvier 1973 déjà étudiée dans nombre d’articles de ce blog. Loi organisant l’extinction des droits du propriétaire de la banque centrale, et plus clairement l’alliance des entrepreneurs politiques au pouvoir et des rentiers, à l’encontre de l’avenir de l’Etat providence construit au cours de la période antérieure. La machine à prédater- l’Etat- s’étant donné un cadre légal , on peut s’étonner du brutal retournement dans le fonctionnement de la machine publique : le seul fait de « lutter contre l’inflation », terme à la mode à l’époque, suffisait à retrouver la forme moderne de «  l’engagement sacré », et donc le respect des droits de propriété des créanciers. Non, le texte du 3 janvier 1973 va plus loin, et  organise un véritable renversement puisque désormais tout déficit public, dès le  premier euro,  devient rente financière.

Ce dernier point mérite quelques explications. Entre 1914 et 1973 et plus particulièrement entre 1945 et 1973, existe un double financement du Trésor : La vente de bons du Trésor, vente parfois forcée, à des banques et des ménages, d’une part, et les « avances au trésor » par la banque centrale, d’autre part. La liquidité du Trésor était ainsi assurée par ce qu’on appelait le « circuit du trésor », circuit dont les fuites étaient contenues par des actes d’autorité : augmentation des « planchers de bons du Trésor », emprunts obligatoires (très fréquents et quelquefois à taux zéro) , financement obligatoire (et légalisé par vote parlementaire)  par la banque centrale, etc.

La répartition du financement du Trésor entre « dette payante » et « dette gratuite » était fixée dans le cadre d’une politique monétaire « conjointement élaborée » -si l’on ose dire- par la banque centrale et l’Etat. Et politique qui faisait bon compte d’une industrie de l’épargne ou de l’assurance, totalement dans les mains de l’Etat et souvent durement réprimée par lui : son volume dépendant très largement du poids des avances de la banque centrale au Trésor dans le total des besoins de financement de ce dernier, d’une part, et du différentiel des taux d’inflation et de l’intérêt, d’autre part. Lorsque le poids des avances directes au trésor diminuait, il y avait augmentation de la « part de marché » de la « dette payante »  et donc aide à l’épargne privée ou à l’assurance, donc à la rente. La loi du 3 janvier 1973 est ainsi un acte majeur, acte beaucoup plus important qu’on le pense généralement : elle fonde une aide publique à l’industrie de l’épargne et de l’assurance, aide dont la hauteur est fixée par celle du déficit budgétaire.

 Plus le déficit public- financé non plus par la banque centrale mais par des agents privés- devient important et plus la rente grossit. En ce sens, cette période qui marque l’irruption de la mondialisation, est aussi celle d’une aide publique de plus en plus importante à la rente.

Car il est clair que les obligations publiques, ne donnent pas lieu à versement de rente, comme des obligations privées, voire l’ensemble des titres privés. Intérêts et dividendes ne sont ici que de la redistribution d’un profit entre agents privés. A l’inverse, la rémunération d’un bon du trésor est issue de prélèvements publics obligatoires dont la nature, la hauteur, l’assiette etc. sont fixés par les entrepreneurs politiques qui ont eux même comme objectif leur reconduction au pouvoir.

L’enjeu de 2010 avec ce que l’on croyait- naïvement- être la fin possible de l’indépendance de la banque centrale et la fermeture de l’agence de financement de la dette publique- l’Agence France Trésor, pour ce qui est de la France- n’était au fond que l’avènement d’une certaine neutralité des Etats. L’Etat démocratique reste une machine prédatrice en ce qu’elle autorise toujours l’usage monopoliste  des outils de la contrainte publique- ici la monnaie-  à des fins privées. Le rentier, ici rentier public, s’opposant aux autres classes de la société. Mais, de fait, ne plus subventionner l’épargne en décidant de rétablir les droits de l’Etat sur sa banque centrale revient à tuer le rentier et  l’épargne correspondante… Et les services correspondants. Il est ainsi difficile d’être neutre et l’Etat moderne reste marqué par ce qui en fait son essence : il ne peut que représenter des intérêts particuliers. Et il n’est pas facile de faire basculer le savant équilibre des marchés politiques : la lutte de classes – pour reprendre un langage que l’on  a démonétisé-  entre le rentier sur titres publics  et le contribuable, ou le consommateur d’Etat- Providence. Lutte de classes  peut-être  assez claire, pour ceux qui analysent au plus prés l’évolution des coefficients de Gini,concernant la répartition des revenus, depuis la remontée de la rente,  mais lutte  évidemment obscurcie, voire niée, par ceux qui y ont intérêt. Ainsi sera mis en avant l’idée selon laquelle, il existe des rentiers, qui  « petits », sont néanmoins « trop gros » pour être aussi de larges consommateurs de l’Etat-providence. En sorte que tuer la rente par le rétablissement de la souveraineté monétaire, est aussi s’attaquer à certains éléments des classes moyennes…. lesquelles contiennent peut-être  aussi l’électeur médian… qu’il faut impérativement satisfaire à peine de perdre les élections.

Dans le cas de l’Europe, la question est autrement redoutable puisque le problème, ne consiste pas à redéfinir un équilibre de marchés politiques internes à un Etat, mais à un ensemble beaucoup plus vaste, et par nature extrêmement hétérogène. C’est que l’électeur médian irlandais ou belge  n’exprime probablement pas les mêmes préférences que l’électeur médian allemand,  italien, ou français. Et le problème se complique aussi en raison d’un processus de dénationalisation de la rente publique, processus largement  encouragé par les procédures d’adjudications de la dette, initiées par les agences chargées de sa commercialisation. C’est ainsi que la dette publique française est aujourd’hui détenue à 70% par des investisseurs étrangers, contre moins de 23% en 1998.

Sans doute le rétablissement de la souveraineté monétaire, ne développerait- elle pas de conséquence rétroactives, au détriment  des rentiers existants, lesquels verraient leurs intérêts garantis, le problème se poserait néanmoins pour l’avenir. Au final devant l’inextricabilité du problème - la rente est devenue insupportable avec un accroissement de dette publique hors de tout contrôle, mais on ne sait comment la réduire sauf à durcir brutalement la lutte de classes-  les entrepreneurs politiques essaieront encore de louvoyer et de gagner du temps…

Sur la légitimité des agences de notation.

L’évaluation de la dette publique par des agence privées, ne peut s’envisager que dans le cadre de périodes historiques, où les intérêts du rentier sur titres publics, l’emporte sur ceux des contribuables ou/et des consommateurs des services publics. Depuis l’apparition de l’actuelle grande crise, certains y ont même vu une collusion d’intérêts entre agences et rentiers. Dans les cas inverses, cas qui correspondent par exemple aux années d’après les deux grandes guerres mondiales, l’existence même de ces agences était à tout le moins impensable.

C’est que l’euthanasie des rentiers, s’envisage mieux dans la discrétion que dans la transparence médiatique des agences, et il faut avoir conscience que de telles organisations, auraient eues à affronter  de sévères lois répressives, probablement aussi répressives que celles concernant le non respect du cours forcé des billets en 1870, ou à partir de  1914. Qui peut imaginer Fitch ou Moody’s entre 1919 et 1926, dans les tumultes financiers, qui précèdent le retour de Poincaré ? Là encore, les dispositifs institutionnels ou réglementaires ne sont que le reflet des évolutions des marchés politiques et des intérêts qu’ils expriment.

Au final, lorsque les marchés politiques, orientent la production de cette "usine à textes" qu’est l’Etat, vers des dispositifs réglementaires instaurant la délégation de la fermeture du « circuit du Trésor » au marché, il est logique que naissent sur le riche terreau de ce dernier, des entreprises susceptibles d’en évaluer le fonctionnement. Les actuels Etats et leurs représentants, auraient donc tort  de critiquer ce qu’ils ont indirectement engendré. A l’inverse, lorsque le fonctionnement des marchés politiques débouche sur une auto production du service de la dette, il n’y a plus de pression des marchés…. Et plus de clients pour des organisations privées se chargeant d’une évaluation de la dette. Nous retrouvons curieusement, dans ce dernier raisonnement, l’un des aspects célèbres de la théorie micro-économique : la logique dite du « make or buy ». Oui, la nécessité objective de la fermeture du « circuit du trésor » fait apparaitre un choix : gérer la dette par le règlement, ou gérer la dette par le recours au marché, avec- entre ces deux extrêmes- des dosages infiniment variés de règlements et de marchés. Tout dépend du rapport des forces politiques, et de ce qu’ils traduisent en termes d’intérêts des différents acteurs sociaux.

La plus ou moins grande indépendance de la banque centrale fait partie du cadre ainsi repéré. Ainsi le rapport complexe entre Trésor US et FED fait plutôt penser que l’Etat libéral américaine est dans une logique mixte de gestion de la dette, tandis que l’absolutisme de l’indépendance de la BCE, fait pencher vers une externalisation radicale de la gestion des dettes des Etats européens.

Sans doute sommes nous entrés dans une phase de prise de conscience des effets du recours au marché. Mais quelles entreprises  politiques suffisamment généralistes peuvent prendre le risque d’un nouveau basculement de l’histoire ? Là encore le mot d’ordre sera de gagner du temps. Tout au plus, continue t’on de parler d’organiser le marché des agences, de créer une agence publique dans le cas européen, etc.  Ce qui ne ferait au mieux qu’ajouter de la méfiance chez les acteurs du marché. On ne peut plus être dans le « buy » mais le basculement dans le « make » apparait politiquement impensable, dans le cadre de l’idéologie officielle, et des intérêts qu’elle représente encore. Là aussi la situation est devenue inextricable.

Sur la résistance acharnée des drogués à la monnaie unique.

En la matière, la vraie question, est celle de la possibilité de mettre fin à la clandestinité des passagers, accrochés à une drogue monétaire finalement ruineuse pour beaucoup. Caractéristique étudiée dans notre article du 28 Janvier 2010 : « l’Euro, sursaut ou implosion » et  ceux qui lui ont fait suite tout au long de l’année. Question évidemment liée à celle des droits des propriétaires sur les banques centrales. Toute l’année 2010 fût consacrée à la lutte contre la clandestinité : comptes publics non sincères (Grèce), bilan bancaires maquillés (Irlande, Espagne, etc.) stratégies non coopératives (entre Etats européens notamment), édification fragile de dispositifs de responsabilisation et de sanctions (Commission européenne), etc.

La dernière étape de la tentative d’éradication de la clandestinité sera sans doute la naissance des « euro bonds » et de l’agence bruxelloise qui sera chargée de leur commercialisation. Etape qui sera peut-être franchie en 2011…. sans doute fort difficilement. La raison en est que les marchés politiques allemands, même conscients de l’intérêt d’une dette mutualisée, sont aussi conscients d’une forte opposition, et notamment du risque d’interdit en provenance de la cour constitutionnelle de Karlsruhe.

En admettant le franchissement de l’étape constitutionnelle, il resterait que le passage à  la « dette unique » ferait penser au passage à la « monnaie unique » Avec les mêmes risques de clandestinité et les mêmes inefficacités pour la limiter. Avec la dette unique il faudra inventer de nouveaux critères de Maastricht qu’il faudra d’autant plus contourner qu’ils seront édifiés en temps de crise lourde. Ceux de la monnaie unique n’étaient guère vraiment redoutés en vertu de la prospérité générale renforcée par la drogue Euro. Ceux à venir apparaitront vite insupportables. Dublin, Athènes, Lisbonne, Madrid, ne sont pas seulement victimes d’un spread de taux , ils sont aussi victime d’une insolvabilité radicale, qui fait que leur consommation de « dette unique » deviendra vite ingérable. Et il faudra bien rationner leur appétit, sauf à voir apparaitre un spread entre l’ancien taux allemand et le taux sur la dette unique.

Curieusement, un acteur nouveau se manifeste sur le terrain de l’Euro : la chine. Celle-ci dispose du pouvoir de maintenir la clandestinité de chacun des passagers, et donc de maintenir à flots le bateau. Parce que possiblement acteur public sur un marché primaire de la dette exclusivement réservé aux « SVT », donc des acteurs privés, la banque centrale chinoise, aux ordres de l’Etat Chinois et de ses entrepreneurs politiques, peut maintenir un taux de change élevé de l’euro. De quoi maintenir l’extraversion de l’économie chinoise et les intérêts politiques qui lui sont associés…les chinois aussi aiment se droguer à l’Euro…

Le débat - sauf hypothèse d’un effondrement - risque ainsi de continuer, autant que possible, en raison du fait que pour certains, le problème de l’euro serait d’abord celui de son taux de change. Une telle position méconnait de fait les vertus cachées de la monnaie unique : « s’offrir une monnaie de réserve à l’américaine » disions nous dans le texte du 28-01-10, c'est-à-dire pouvoir importer sans limite et à coût dérisoire, notamment pour les « petits un peu ronds » plus souvent désignés « PIGS ». Ces derniers et leurs entrepreneurs politiques  au pouvoir, n’ont effectivement aucune envie de voir la zone disparaitre, disparition sonnant le glas des avantages de la clandestinité. C’est dire que là aussi, la situation semble inextricable : le bateau des passagers clandestins  prend l’eau de toutes parts…mais personne ne souhaite vraiment changer de navire…. D’où le thème guerrier du « tout sera entrepris pour sauver l’Euro ».

                                         Je souhaite une excellente année 2011 à tous mes lecteurs.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans textes de portée générale
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BA 18/01/2011 23:06


Les banques espagnoles ont 104,781 milliards d’euros d’actifs pourris.

Lisez cet article :

Mardi 18 janvier 2011 :

Espagne : les créances douteuses des banques au plus haut depuis 15 ans.

Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, indice de leur vulnérabilité, a encore progressé en novembre, atteignant son niveau le plus haut depuis janvier 1996, à 5,68 %, selon les
chiffres publiés mardi par la Banque d’Espagne.

Les créances douteuses des établissements bancaires du pays s’élevaient à 104,781 milliards d’euros en novembre, soit 5,68 % du total des créances, contre 5,66 % en octobre.

Ce taux, qui n’était que de 4,98 % en octobre 2009, est le plus élevé depuis janvier 1996, selon les calculs effectués par plusieurs médias espagnols.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iEhbVUZiKn9yEdwAIFVHrESwheOQ?docId=CNG.31cc9d395c02d6db0b6afdb43ea9021e.a71


BA 17/01/2011 22:41


Espagne : emprunt à 10 ans :

Le 18 novembre 2010, l'Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans. L'Espagne avait dû payer un taux d'intérêt de 4,615 %.

Un mois plus tard, le 16 décembre 2010, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de 5,446 %.

Un mois plus tard, lundi 17 janvier 2011, l'Espagne a eu peur d'affronter le marché : l'Espagne a annulé un emprunt à 10 ans. L'Espagne a décidé de le remplacer par un emprunt syndiqué (via un pool
de banques).

"A l'heure actuelle, l'Espagne pense qu'il y a moins de risque par syndication qu'en affrontant directement le marché" a relevé Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.

Résultat de cet emprunt à 10 ans : l'Espagne a quand même dû payer un taux d'intérêt ENCORE UNE FOIS EN HAUSSE.

Les taux devraient tourner autour de 5,6 % ou 5,7 %, a indiqué lundi à l'AFP la banque Société Générale impliquée dans l'opération.

http://www.romandie.com/infos/News2/201101171845150AWP.asp

Plus les jours passent, plus l'Espagne emprunte à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.

Et même lorsque l'Espagne évite d'affronter le marché, elle emprunte quand même à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.


BA 16/01/2011 22:18


Nous pouvons faire le bilan de la semaine qui vient de s'écouler.

- Grèce, emprunt à 6 mois :
Le 9 novembre 2010, pour un emprunt à 6 mois, la Grèce avait dû payer un taux d'intérêt de 4,82 %.
Mardi 11 janvier 2011, pour un emprunt à 6 mois, la Grèce a dû payer un taux d'intérêt de 4,90 %. LES TAUX SONT EN HAUSSE.

- Portugal, emprunt à 3 ans :
Mercredi 12 janvier 2011, pour un emprunt à 3 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 5,396 % (contre 4,041 % lors d'une opération similaire en novembre dernier). LES TAUX SONT EN
HAUSSE.

- Portugal, emprunt à 9 ans :
Mercredi 12 janvier 2011, pour un emprunt à 9 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 6,716 % (contre 6,806 % lors d'une opération similaire en novembre dernier). LES TAUX SONT EN BAISSE,
MAIS ILS RESTENT TRES ELEVES.

- Italie, emprunt à 5 ans :
Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 5 ans, l'Italie a dû payer un taux d'intérêt de 3,67 % (c'était 3,24 % lors de la dernière émission similaire le 12 novembre 2010). LES TAUX SONT EN
HAUSSE.

- Espagne, emprunt à 5 ans :
Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 5 ans, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de 4,542 % (c'était 3,576 % lors de la dernière émission similaire le 4 novembre 2010). LES TAUX SONT EN
HAUSSE.

- Italie, emprunt à 15 ans :
Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 15 ans, l'Italie a dû payer un taux d'intérêt de 5,06 % (c'était 4,81 % lors de la dernière émission similaire le 12 novembre 2010). LES TAUX SONT EN
HAUSSE.

Conclusion : ces quatre Etats sont surendettés. Plus les jours passent, plus ils se surendettent.

Tout va très bien, madame la marquise.


courtier-or 15/01/2011 12:07


@ J.C. Werrebrouck


Tout est une question de compréhension des enjeux. La Chine a avant tout l'intérêt à préserver son économie du krach monétaire qui la menace.

Dans les articles sur mon site, vous trouverez toutes les références nécessaires ( notamment WSJ Asia ). Je vois un véritable rush des pays asiatiques pour se débarasser des euros et des dollars
qui se dévaluent dans leurs réserves de change.

Le gouvernement chinois doit rester en place à la maison, pas en Europe. Il n'a aucun intérêt de nous soutenir, contrairement à la bonne croyance. De toute façon, ils ont la voie libre pour
déverser les excédents, aucune réglementation n'est en vigueur dans les colonies européennes. C'est du reste la suite logique de la politique de la BC de Beijig, qui passe à l'incitation de
non-rapatriation des réserves en devises.

Mais tout est sur mon site , disons dans les quatre derniers articles. Vous vous rappellez des gibis qui pompent de Piéplu ? Eh bien, les autres shadoks bridés ont commencé à pomper en sens
inverse, depuis le mois de décembre dernier.

Les tuyaux ne peuvent pas supporter la pression des pompes de deux côtés à la fois. Quand les tuyaux craqueront, les pompes de deux côtés ne serviront plus à rien. Les chinois et les américains ont
l'intérêt à ce que la situation dure le plus longtemps possible. Je parie simplement sur une rupture de tuyauterie en Europe, à l'endroit où elle est très fragile : Les PIIGS.

Voici l'explication complémentaire.

Cordialement,


courtier-or 15/01/2011 09:13


@ BA

Vous oubliez les opérations asiatiques de reflux d'excédents commerciaux :

http://www.courtier-or.fr/int/index.php/139-la-terreur-financiere-apres-la-derniere-bond-selling-auction-du-portugal.html

L'inflation sera à la fête, toute l'année 2011.


Tout comme vous, je crois, qu'à un moment ou à un autre, un cygne noir va surgir et emporter l'ensemble du cirque :

http://www.courtier-or.fr/int/index.php/135-vous-ne-pouvez-pas-predire-un-cygne-noir.html

Ce n'est pas le moment de prendre des risques et laisser son argent à la banque.

Cordialement,

Courtier-or


Jean Claude Werrebrouck 15/01/2011 09:42



courtier-or


je ne suis pas sûr de bien comprendre. Ne pensez-vous pas que la Chine se trouve particulièrement intéressée par le maintien de l'euro qui lui permet de maintenir son modèle d'économie
exportatrice?l'effondrement généralisé des monnaies ne peut lui être favorable.



BA 14/01/2011 16:44


Une fuite en avant suicidaire.

1- Première étape : en 2008, l’horrible vérité apparaît : cinq Etats européens ne pourront jamais rembourser leurs dettes. Les anglophones leur donnent le surnom de PIIGS : Portugal, Irlande,
Italie, Grèce, Espagne. Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans ces cinq Etats : leurs taux d’intérêt commencent à monter.

2- Deuxième étape : l’Union Européenne et le FMI décident de prêter 110 milliards d’euros sur 3 ans à la Grèce. L’Union Européenne et le FMI pensent que ça va faire baisser les taux. Ce plan foire
lamentablement. Les taux continuent de monter.

3- Troisième étape : l’Union Européenne et le FMI mettent sur la table 750 milliards d’euros. L’Union Européenne et le FMI pensent que ça va faire baisser les taux. Ce plan foire lamentablement.
Les taux continuent de monter.

4- Quatrième étape : l’Union Européenne et le FMI vont mettre sur la table 1500 milliards d’euros. L’Union Européenne et le FMI pensent que ça va faire baisser les taux. Ce plan va foirer
lamentablement. Les taux vont continuer de monter.

Conclusion :

Il y a quelques jours, nous avons appris que la Grèce ne pourra pas rembourser le prêt de 110 milliards d’euros sur 3 ans : la Grèce pourra finir de le rembourser en 2043 ou 2045 ! La Grèce
rééchelonne sa dette !

Hier, l’Espagne et l’Italie ont emprunté : comme d’habitude, elles ont dû payer un taux d’intérêt de plus en plus élevé.

Bref, tout va de mieux en mieux !

Tout va très bien, madame la marquise Christine Lagarde !

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/01/13/97002-20110113FILWWW00697-l-ue-discute-d-un-plan-d-aide-de-1500-mds.php


BA 13/01/2011 20:53


- Emprunt à 5 ans :

Pays-Bas : taux d’intérêt des obligations à 5 ans : 2,079 %.

Allemagne : taux d’intérêt des obligations à 5 ans : 2,150 %.

France : taux d’intérêt des obligations à 5 ans : 2,264 %.

Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 5 ans, l’Italie a dû payer un taux d’intérêt de 3,67 % (en hausse : c’était 3,24 % lors de la dernière émission similaire le 12 novembre 2010).

Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 5 ans, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 4,542 % (en hausse : c’était 3,576 % lors de la dernière émission similaire le 4 novembre 2010).

- Emprunt à 15 ans :

Allemagne : taux d’intérêt des obligations à 15 ans : 3,291 %.

France : taux d’intérêt des obligations à 15 ans : 3,777 %.

Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 15 ans, l’Italie a dû payer un taux d’intérêt de 5,06 % (en hausse : c’était 4,81 % lors de la dernière émission similaire le 12 novembre 2010).

Conclusion :

L’Espagne et l’Italie empruntent à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

L’Espagne et l’Italie se surendettent de plus en plus.

http://www.youtube.com/watch?v=jGQaz8bfoqE


phongfhongthong 12/01/2011 18:34


Bonjour M. Werrebrouck,
je ne connais pas la palette des paradigmes en cours, je n'ai pas de compétence en économie-finance ni par formation ni par profession.
Je ne suis qu'un lecteur sur Internet, notamment de votre blog, plutôt intéressant.
Formation : philo. Si "paradigme" (modèle théorique) il y a, ce ne pourrait être que le compassmaker
(http://openview.forums-actifs.com/t813-expose-clinique-de-la-realite-ou-ontologite-avec-annexe).


Jean Claude Werrebrouck 12/01/2011 19:31



Merci pour votre réponse.



BA 12/01/2011 16:18


- Emprunt à 3 ans :

Pays-Bas : taux d’intérêt pour les obligations à 3 ans : 1,158 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GNTH3YR:IND

Allemagne : taux d’intérêt pour les obligations à 3 ans : 1,314 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR3:IND

France : taux d’intérêt pour les obligations à 3 ans : 1,480 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN3:IND

Et le Portugal ?

Mercredi 12 janvier 2011, pour un emprunt à 3 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 5,396 % (contre 4,041 % lors d'une opération similaire en novembre dernier).

- Emprunt à 9 ans :

Allemagne : taux d’intérêt pour les obligations à 9 ans : 2,934 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR9:IND

Pays-Bas : taux d’intérêt pour les obligations à 9 ans : 3,039 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GNTH9:IND

France : taux d’intérêt pour les obligations à 9 ans : 3,249 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN9:IND

Et le Portugal ?

Mercredi 12 janvier 2011, pour un emprunt à 9 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 6,716 % (contre 6,806 % lors d'une opération similaire en novembre dernier).


Opps' 12/01/2011 01:25


Quelques remarques à phongfhongthong

- La dette n'est pas le fondement du capitalisme en général. Son fondement est le mécanisme du crédit, c'est à dire la mutation de la monnaie pleine , gagée sur un bien, en monnaie crédit
autorisant la production de moyens de paiement.
- Cependant la dette est devenue effectivement notre mode de vie et la pierre philosophale du capitalisme financier que nous avons laisser s'instaurer peu à peu , pour un plat de lentilles?

Bien sûr d'un certain point de vue le crédit porte en germe à la foi la culture de la dette et le grand mécanisme de la Dette : la première étant le cocon de la seconde.

- Mais la Dette a une autre filiation : c'est comme la forme tératologique de la réciprocité des valeurs dans l'acte de l'échange, fondement de la vie sociale. Tout Droit , même déformé , même sous
la forme de simulacres, même s'il protège un système de pouvoir, puise sa source dans cette exigence sans laquelle rien n'est possible.

Dans tous les Droits , la justice civile se fait par un paiement : il faut "payer" au sens large , payer une "dette" , à un individu, la société, Dieu. Tous les Droits ont toujours protégé la
"dette" c'est à dire un certain équilibre des 'valeurs' dans les échanges.

Cette recherche par le Droit d'un équilibre dans l'échange , c'est à dire au fond , le partage de la Valeur, se traduit par une lutte perpétuelle contre les nombreux mécanismes de partages
déséquilibrés -donc 'vécus' comme injustes- , mécanismes que ce même Droit peut, par ailleurs d'ailleurs, protéger.

La nouveauté de notre système actuel est que le principal mécanisme de déséquilibre dans la répartition de la 'Valeur' s'est précisément logé 1) au coeur de la Dette, donc au coeur de l'obligation
fondamentale de payer sans laquelle l'équilibre des échanges et de la réciprocité fondamentale vole en éclat ... et 2) au coeur du mécanisme du crédit lui-même , fondement du système capitalisme
qui nous a assuré un certain confort de vie (illusoire ou pas est un autre pb).

Bref le principe même de la nouvelle prédation de valeur est au coeur de la Régulation même et de notre niveau de vie.
[De plus , il irradie un système largement extra-national , dans lequel il est bien au chaud, système que nous avons nous même construit et qui n'est que le reflet d'une multitude de petits
renoncements et accommodements tout à fait nationaux et même domestiques.]

Par conséquent, la Dette n'est pas uniquement le problème de ceux qui y ont mis de l'argent. Et n'est pas qu'un problème de scrupule : c'est la base même de tout qui serait/sera remise en cause .
Et même si on peut intellectuellement penser et espérer cette nécessité, personne n'en connait les conséquences ni leur ampleur.

[De plus la Dette n'est que l'expression et la résultante du Crédit. Et donc même un défaut de dette ici ou là -on en a déjà connu- ne serait qu'un bol d'oxygène si derrière le crédit fou continue
sa production de "promesses intenables", qui ne sont pas un fardeau pour les générations futures , mais une façon de distribuer des moyens de paiements sans dire clairement qui - en fait (et pas en
droit)- remboursera ... et donc qui paiera concrètement, éventuellement par destruction de 'Valeur']


Jean Claude Werrebrouck 12/01/2011 09:03



A OPPS'  et Phongfhongthong.


La dette a effectivement toujours existé et commence probablement avec ce qu'on appelle la dette de vie envers les dieux. C'est la contrepartie de la dette, c'est à dire le crédit qui est l'huile
dans les rouages du capitalisme.Mais ce crédit pouvait et peut jouer au profit d'autres intentions que l'économie: guerre, pouvoir etc.


Le capitalisme financier est l'outil permettant d'augmenter en continu la dette tout en maintenant la liquidité et surtout la fiction de la solvabilité. Et, de ce point de vue, il est une rupture
avec le vieux principe de réciprocité généralisée évoqué par tous les ethnologues.


Il est aussi une réponse à une autre rupture: celui du partage des gains de productivité (partage de la valeur) mis en place à l'époque fordienne. En substituant de la dette au revenu, on permet
au système de fonctionner à rendements croissants  en déplaçant la ligne de partage de la valeur ajoutée au profit des propriétaires d'actifs réels et financiers.



phongfhongthong 11/01/2011 16:05


La dette est le fondement du capitalisme. Pas d'économie capitaliste sans versement d'intérêts dus sur de la dette. La dette publique est la vertu publique des vices ou intérêts des capitalistes
privés. D'ailleurs cette crise témoigne de l'endossement par le public des défaillances de l'élite privée. Le public ne doit pas être plus croyant que son élite privée : comme le privé se défausse
de ses responsabilités sur le public, ce public aurait bien tort de se responsabiliser par rapport à cette dette : c'est uniquement le problème de ceux qui y ont mis leur argent.

Or la dette est aussi le fondement du droit et donc de la civilisation occidentale. Car ce plan de jeu instauré par le droit en acte des tribunaux, sorte de deuxième culture inventée en occident,
fonctionne en tant que level playing field des devoirs ou des obligations. Le droit ce sont des règles, des règlements, des codes, des lois qui obligent également tous les quidams. Un contrat
juridique est toujours, à la base, une double obligation, et par défaut le juge tranche entre 2 dus. Et en dehors de la prison, l'effectivité du droit en acte est l'argent dû ou la dette. En
quelque sorte l'argent représente toujours de la dette publique.

Chassés du temple les marchands se sont incrustés dans le forum, centralisant la capitale et son capitalisme sur la place du marché et orientant la démocratie vers un marché de votes ou d'options.
Comme l'option, le vote est l'introduction d'un droit ou d'une libération par rapport à ce sous-jacent qu'est le level playing field général des devoirs réciproques. Comme l'option, le vote permet
à l'une des parties au contrat de se libérer à terme moyennant un paiement à l'autre : les revenus de l'élu sont le prix à payer par le votant pour bénéficier du privilège de pouvoir en exerçant
son vote se délier de son asservissement au level playing field des devoirs réciproques.

Les votants sont demandeurs ou acheteurs, au moins cher payé, de la satisfaction sociale; et ils sont aussi vendeurs, ils veulent se débarrasser, mais au prix le moins bradé pour eux, du
mécontentement populaire. Satisfaction sociale et mécontentement populaire sont les sous-jacents pour lesquels les votants veulent soit un verrouillage du prix soit de meilleures conditions si cela
se présente. Grâce aux droits de vote, qui sont comme des options d'achat de satisfaction sociale et des options de vente de mécontentement populaire vendues par les assureurs politiques aux
votants : un droit de vote qui est la contrepartie de la participation du votant aux primes, c.-à-d. aux revenus, versés au politique élu assureur, étant entendu que ce sont les votants qui paient
les assureurs politiques. Ainsi l'assureur politique est vendeur de satisfaction sociale au prix promis à terme et acheteur de mécontentement populaire au prix promis à terme. Si à terme,
c'est-à-dire le jour de nouvelles élections, de meilleures conditions apparaissent sur le marché politique, présentées par d'autres assureurs politiques, le votant peut exercer son option, à savoir
son vote qui le libère du lien qui le liait précédemment pour une certaine période à tel assureur politique et à ses conditions.

Roma caput mundi; autrement dit le droit romain est le capitalisme mondial, le système mondial du réel-droit. Le pivot de ce système est que l'aliénation dans l'extériorité (la focalisation sur ce
qui est "res"-publique, réel, objets, choses ou matières, et leur extraction ou production) mesure la nausée ou le dégoût des sujets entre eux - pas seulement à cause des microbes. Tel le verre
d'alcool, leur médiation chosiste est ce qui permet aux sujets de se supporter au-delà ou plutôt en deçà de leur répugnance les uns pour les autres.

Le sens fondamental de l'économie humaine est pour les humains de s'économiser ou de réserver leur valeur, surtout leur vie. Cette économie de soi-même qu'est la vie a pour levier essentiel l'avoir
l'autre. La répugnance entre les sujets s'origine dans l'angoisse de l'être eu ou de l'avoir été eu par l'autre, car l'économie de soi-même se fait sur le dos d'un autre comme objet, que cet autre
ou non-soi soit humain (esclave, domestique, salarié bouc émissaire) ou non (matières, machines, robots).

Cette civilisation occidentale du droit dit qui cherche à se mondialiser y échoue non seulement dans la mesure où la pesanteur de l'histoire n'y est pas prise en compte mais aussi dans la mesure où
échappe au droit des tribunaux la moralité individuelle. Car l'individu est toujours libre de détourner le droit à son profit : cela ne dépend que de sa moralité qui, à la différence de l'éthique,
reste une affaire de for intérieur, chambre sans des fenêtres pour pouvoir y jeter un coup d'oeil à l'intérieur. Et on peut alors dire que la dette occidentale représente à peu près la contrepartie
du défaussement des non-occidentaux et des individus sans moralité par rapport au prix à payer pour ce level playing field des devoirs qu'est le droit occidental. Le temps est de l'argent, et
l'histoire coûte cher. Un coût dont les non-occidentaux et les amoraux voudraient bien faire l'économie en bénéficiant de la civilisation du droit dit sans en payer le prix de souffrance.

Dans ces conditions faut-il avoir des scrupules? Non, bien sûr. La dette c'est uniquement le problème de ceux qui y ont mis leur argent, tant pis pour eux. D'ailleurs lequel est le plus asservi à
la pérennité de la boucle de la dette? La ronde de cette dette bouclera tant qu'il y aura assez de nouveaux intérêts rentrants pour payer les intérêts sortants de cette bulle à la Ponzi qu'est la
dette publique.


Jean Claude Werrebrouck 11/01/2011 18:26



je suis impressionné par votre propos et sa puissance. Quelles sont vos sources d'inspiration dans la palette des paradigmes en cours?



BA 11/01/2011 10:53


Le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, a annoncé mardi que son gouvernement prévoyait d’acheter des obligations du Fonds européen de stabilité financière (EFSF) afin d’aider à
stabiliser la zone euro, ont rapporté des médias.

(Source : dépêche AFP)

- Le Japon est hyperendetté.

- Le Japon consacre 60 % de ses recettes fiscales à payer les intérêts de sa dette (dette publique du Japon : 200 % du PIB).

- Le Japon va utiliser ses réserves en euros pour essayer de sauver les cinq Etats européens surendettés.

- Le Japon hyperendetté va-t-il réussir à sauver les cinq Etats européens surendettés ?

- Vous le saurez dans le prochain épisode.

- Le suspens est à son comble.

Mardi 11 janvier 2011 :

Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,881 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,617 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,020 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,932 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,295 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


courtier-or 11/01/2011 09:00


Monsieur Werrebrouck,

La question de la sortie inflationniste de la monnaie unique m'a plutôt l'air d'un constat.


http://www.courtier-or.fr/int/index.php/137-le-redressement-du-marche-des-actions-est-trop-beau-pour-etre-vrai.html

Oui, l'euro peut ne pas survivre l'année 2011, comme le pense TODD. C'est tout à fait possible.

On se trouve à la veille de l'introduction massive d'un système de rationnement en France, je pense à la distribution des bons alimentaires. Sans rire. En tout cas, en 2012 on y sera à coup
sûr.

A ce niveau, ce n'est pas un pari.

Cordialement,

courtier-or


BA 10/01/2011 16:42


Lundi 10 janvier 2011 :

La BCE rachète de la dette portugaise.

Selon des traders, la Banque centrale européenne est intervenue lundi sur les marchés pour racheter des emprunts d’Etat portugais à 5 ans et 10 ans.

Vers 13 heures, les rendements portugais sur ces deux maturités se détendaient d’ailleurs respectivement de 12 points de base et 5 pb, à 5,99 % et 7,01 %.

La flambée des coûts de financement du souverain, qui devrait encore se vérifier mercredi 12 janvier lors de deux adjudications prévues sur des lignes à 5 et 10 ans, rend cependant probable un
recours du Portugal à l’aide européenne.

La Commission européenne a nié lundi discuter d’une aide d’urgence au pays, un discours déjà entendu en novembre dans le cas de l’Irlande avec le résultat que l’on connaît.

http://www.agefi.fr/articles/La-BCE-rachete-dette-portugaise-1163922.html


BA 10/01/2011 10:30


Vers une aide pour le Portugal ?

Paris et Berlin exercent une pression grandissante sur le Portugal afin qu'il demande un appui financier.

Une source à Bruxelles a indiqué à Reuters que "la France et l'Allemagne ont dit, dans le cadre de l'Eurogroupe, que le Portugal devait solliciter une aide, le plus vite étant le mieux".

L'idée étant d'enrayer la spéculation qui vise la dette portugaise et qui pèse sur son économie.

Un porte-parole du gouvernement portugais a toutefois démenti dimanche une information rapportée par un magazine allemand faisant état de pressions sur Lisbonne de la part de Paris et Berlin. Déjà
samedi, le Premier ministre portugais José Socrates avait réaffirmé que "le Portugal fait ce qu'il faut" pour éviter d'avoir à recourir à une aide financière extérieure en raison de ses difficultés
budgétaires et de la hausse des taux d'intérêt de ses emprunts.

Sur les marchés, les tensions persistent sur les emprunts portugais.

"Le signal d'alarme a été tiré lorsque le Portugal a dû proposer la semaine dernière 3,69% d'intérêts pour une émission obligataire à six mois. A titre de comparaison, le même jour, l'Allemagne a
placé un emprunt à 2,87% sur dix ans sur le marché", notait le magasine allemand "Der Spiegel".

Le Portugal passe depuis plusieurs semaines pour être un des pays les plus vulnérables de la zone euro, avec la Belgique notamment, tandis que Moody's a placé en décembre la note de l'Espagne,
pourtant jugée plus solide que certains autres pays de la zone, sous surveillance pour un éventuel abaissement.

http://info.france2.fr/economie/vers-une-aide-pour-le-portugal--66734225.html

P.I.I.G.S = Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne.

1- Le premier domino est tombé : la Grèce.

2- Le deuxième domino est tombé : l'Irlande.

3- Le troisième domino va tomber : le Portugal.

4- Le quatrième domino sera l'Espagne ? Ou l'Italie ?

Faites vos jeux.

Rien ne va plus.


BA 09/01/2011 22:53


Dimanche 9 janvier 2011 :

La France, l'Allemagne et d'autres pays de la zone euro exercent une pression grandissante sur le Portugal afin qu'il demande un appui financier à l'Union européenne et au FMI, cela pour tenter
d'endiguer la propagation de la crise de la dette souveraine, a-t-on appris dimanche 9 janvier de source européenne à Bruxelles.

En juillet déjà, des premières discussions avaient évoqué cette éventualité, mais pour l'heure, aucune négociation formelle n'a été ouverte, précise-t-on de même source.

"La France et l'Allemagne ont dit, dans le cadre de l'Eurogroupe, que le Portugal devait solliciter une aide, le plus vite étant le mieux", a dit la source, ajoutant que la Finlande et les Pays Bas
avaient exprimé des voeux similaires.

Un porte-parole du gouvernement portugais a toutefois démenti dimanche une information rapportée par un magazine allemand faisant état de pressions sur Lisbonne de la part de Paris et Berlin.

Le Portugal passe depuis plusieurs semaines pour être un des pays les plus vulnérables de la zone euro, avec la Belgique notamment, tandis que Moody's a placé en décembre la note de l'Espagne,
pourtant jugée plus solide que certains autres pays de la zone, sous surveillance pour un éventuel abaissement.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE70809220110109


BA 08/01/2011 22:48


Samedi 8 janvier 2011 :

Berlin et Paris veulent forcer le Portugal à demander l'aide de l'Union Européenne.

Les gouvernements allemand et français veulent contraindre le Portugal à demander à son tour une aide financière dans le cadre du plan de sauvetage européen, affirme l'hebdomadaire Der Spiegel à
paraître lundi 10 janvier.

Sans citer de source précise, Der Spiegel affirme que "des experts gouvernementaux" des deux pays s'attendent à ce que le Portugal ne puisse bientôt plus se financer sur les marchés.

"Le signal d'alarme a été tiré, selon eux, lorsque le Portugal a dû proposer la semaine dernière 3,69 % d'intérêts pour une émission obligataire à six mois. A titre de comparaison, le même jour,
l'Allemagne a placé un emprunt à 2,87 % sur dix ans sur le marché", écrit l'hebdomadaire.

Le Portugal doit rapidement se placer sous l'assistance européenne pour éviter une contagion à l'Espagne voisine ou à la Belgique.

Les membres de la zone euro devraient s'engager dans le même temps à fournir tous les moyens nécessaires pour défendre la monnaie unique, quitte à dépasser les 750 milliards d'euros déjà mis à
disposition, assure encore le magazine.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ioU0qkhNoTdqnSNl5BmCiaFhOflQ?docId=CNG.b2faa182515312953f9b79472d025947.b81


shuniata 08/01/2011 22:13


bonne année à toutes et tous

JCW ou comment éclairer ce qui était obscur par la simple utilisation d'une terminologie aussi crue qu'imagée.

désigner la chose c'est la comprendre : les entrepreneurs politiques dans toute leur nudité, le marché de l'offre politique dans toute sa cruauté


avec omniprésent, ce vieux compagnon de l'humanité qui plane au dessus de cette tout aussi immémoriale tragi-comédie: l'égoïsme.


BA 08/01/2011 15:49


Vendredi 7 janvier 2011 :

Obligations : les inquiétudes sur les dettes des pays fragiles persistent.

Les taux des pays fragiles de la zone euro, notamment ceux de l'Espagne et du Portugal, ont poursuivi leur envol vendredi, franchissant de nouveaux sommets dans un marché obligataire toujours
inquiet de leur capacité à mener à bien le redressement de leurs finances publiques.

Vers 18H00 (17H00 GMT), les taux espagnols à 10 ans se tendaient à 5,526% contre 5,460% la veille à la clôture, après avoir atteint un plus haut depuis 2000 à 5,543% dans la matinée.

Les taux portugais s'envolaient à 7,193% contre 6,957% jeudi, un record depuis l'entrée du pays dans la zone euro.

Les propos du Premier ministre portugais José Socrates, qui a réaffirmé vendredi que le déficit du pays serait bien ramené à 7,3% du produit intérieur brut en 2010, n'ont pas réussi à rassurer les
opérateurs.

"L'Espagne et le Portugal ont une croissance et une inflation faibles. Ajoutez à cela des taux obligataires élevés et le cocktail est explosif", commente Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez
BNP Paribas.

Les investisseurs restent aussi prudents car "les vrais tests pour le marché sont à venir la semaine prochaine" où l'on attend des émissions du Portugal (mercredi), de l'Italie et de l'Espagne
(jeudi), souligne René Defossez chez Natixis.

"Il y aura de la demande mais à quel prix ? voilà toute la question. Si les taux d'emprunt sont encore plus élevés, cela deviendra très alarmant", ajoute-t-il.

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=2d8fee2af4db870728273b58eb11b959


Oppossum 07/01/2011 14:57


Oui , bonne année ... qui devrait être riche en éléments les plus divers à analyser (On compte sur l'absence d'à-priori idéologique de JCW pour nous aider à déjouer le fameux faux bon sens libéral
plutôt de droite, mais aussi celui , à mon sens plus épais encore et plus 'masqué' , de la gauche)


BA 06/01/2011 22:09


A mon humble avis, la zone euro va s'effondrer.

Jeudi 6 janvier 2011 :

Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,767 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,460 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 6,957 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,042 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,638 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


Absolumentfabuleux 06/01/2011 20:06


Bonne année à vous aussi :o)

Quel dommage que vos analyses ne soient pas plus connues... certes, le niveau est largement supérieur au niveau des économistes médiatiques ( le libéralisme et son "bon sens" sont tellement plus
accessibles...)mais j'aimerais espérer qu'un jour un programme de ces fameux entrepreneurs politiques soit établi par un économiste tel que vous.


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