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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 07:15

                                               

Le premier acte d’une refonte réelle doit être la fin du marché de la dette publique en rétablissant l’autorité monétaire. Cela suppose le rétablissement des droits de propriété de l’Etat sur la banque centrale, une institution à laquelle il va confier un strict monopole de l’émission monétaire au seul profit du Trésor. Le volume de l’émission est politiquement décidé et ce dans le cadre d’un objectif de stabilité monétaire lui-même évalué et contrôlé par des institutions elles mêmes démocratiquement suivies.

La grande transformation des pouvoirs politiques et monétaires : la fin du marché de la dette publique

Un tel acte refondateur ne peut évidemment fonctionner sans une refondation complète du fonctionnement des marchés politiques. Il ne faudrait pas que le bien public monétaire ne fasse l’objet que d’un simple transfert de son appropriation privée, et on ne voit pas en quoi les fins privées des entrepreneurs politiques (reconduction au pouvoir ou conquête du pouvoir) seraient d’une nature supérieure aux fins privées des banquiers et de leurs actionnaires (profit) qui jusqu’ici ont accaparé le bien public en en contrôlant l’émission. Le changement de propriétaire n’est pas une garantie de meilleur exercice de la propriété,  une propriété fort particulière puisqu’elle reste un droit sur un bien public.

La refonte réelle de la finance suppose – au préalable - une  véritable mutation de l’ordre politique. Puisque l’essence du politique est l’appropriation de ce qui surplombe toute communauté humaine –ce que l’on désignait aussi par le terme « d’externalité »dans d’autres publications - il convient de mettre en place des institutions freinant la tendance universelle, à ce que le politique ne soit que l’utilisation à des fins privées, de ce qui est commun à tous. Sans doute  la puissance publique ne peut elle être détenue que par des hommes dont la tendance indépassable est la recherche de la satisfaction privée (le pouvoir comme moyen et comme fin), mais il est probablement possible de diminuer les effets négatifs de cette permanente  et universelle spécificité humaine. Dans l’Etat parvenu à son stade démocratique, la solution  consiste à interdire constitutionnellement  la professionnalisation de l’entrepreneuriat politique  par interdiction du renouvellement des mandats,  mandats eux-mêmes pouvant  au moins partiellement être générés par des procédures non électives, par exemple le tirage au sort. Cette réforme constitutionnelle est la première pierre de la réforme de la finance si l’on veut minorer les errements d’un Etat laxiste avec des entrepreneurs politiques gérant davantage une carrière privée,  bénéficiant par ailleurs des largesses de la planche à billets.

Pour être complet, ce changement de titulaire de la fonction « production de monnaie » doit être strict : il suppose l’interdit radical de la création monétaire par les banques, lesquelles ne pourront prêter que sur la base de fonds qu’elles auront empruntés ou mis à leur disposition par des agents privés et l’Etat lui-même. Tout décalage constaté entre capitaux reçus et capitaux distribués après transformation devenant activité de faux monnayeur, et  à ce titre  pénalement  sanctionnée. Il en est de même pour la banque centrale qui dans le cadre de ses interventions auprès  des banques, ne peut se livrer à des opérations de « quantitative easing », ce qui signifie que les liquidités mises à disposition sont intégralement remboursables.

La production  monétaire se fait ainsi au seul bénéfice du compte du Trésor à la banque centrale. Son cout est nul puisque le prix de revient de la dite production est nul. Cet abondement de ressources- sur ordre donné au gouverneur par l’exécutif-  est fléché, et ne peut entrer dans la masse des recettes publiques. Les ressources ainsi mise à la disposition du Trésor par la banque centrale, permettent d’une part,  d’assurer un investissement public démocratiquement contrôlé , elles permettent d’autre part, d’abonder le compte des banques qui y verront la matière première des investissements privés qu’elles souhaitent financer. Une part de production de monnaie, est affectée à la nécessaire croissance monétaire, résultant de la croissance du volume des échanges impulsés par la croissance économique elle-même. Ce volume de monnaie supplémentaire est démocratiquement décidé et contrôlé.

L’investissement public n’est pas nécessairement  financé en totalité par la production monétaire : il peut aussi l’être par une épargne construite sur un excédent primaire. Si le financement de l’investissement public se fait à taux nul, il n’en va pas de même pour l’investissement privé financé par les banques, à partir de la production de monnaie mise à leur disposition par l’Etat. Outre que l’Etat met à leur disposition une ressource payante - l’Etat est payé, sous la forme d’un taux d’intérêt,  pour la monnaie mise à disposition  - les banques doivent aussi couvrir leurs charges de gestion et disposer d’une prime de risques.

Dans le cas où le budget primaire est déficitaire, il est constitutionnellement interdit à l’Etat d’utiliser les ressources qu’il s’est octroyées sur la banque centrale. La nomenclature et le classement des dépenses est revue et corrigée, certaines d’entres elle dites de fonctionnement étant de fait des dépenses d’investissement.  Travail peu aisé, il est pourtant économiquement essentiel, et doit être démocratiquement contrôlé.  L’interdit d’une couverture d’un déséquilibre du budget de fonctionnement, tel que précédemment redéfini, par la production de monnaie suppose par conséquent le recours à un endettement. Ce dernier doit disposer d’un statut d’exceptionnalité et se doit n’être consenti que sur la seule base d’une majorité parlementaire  qualifiée. Disposition marquant la volonté de mettre fin aux facilités de l’endettement.

Une telle mutation financière réintroduit déjà une disparition progressive de la notion de « service de la dette », et se trouve à terme profitable pour l’Etat, qui n’a plus à payer la rareté monétaire mais au contraire à la vendre. Avec toutes les conséquences en termes de baisse possible de la pression fiscale qu’on peut en déduire, mais aussi la fin relative de la situation rentière des banques, dont l’appropriation de la production monétaire était doublement illégitime : non seulement elles n’avaient pas le droit  de privatiser un bien public, mais elles n’avaient pas non plus de  « titre politique » pour le faire, tel celui  des entrepreneurs politiques d’avant la grande transformation monétaire des années 70.

Le Montant de production de monnaie, est un acte politique gravant dans la réalité, une part du potentiel de croissance du pays. L’investissement macroéconomique, est ainsi partagé entre investissements publics et investissements privés. L’investissement privé est la somme de la production de monnaie distribuée aux banques et des possibilités offertes par l’épargne privée. Le total de l’investissement global est régulé – notamment par le poids de la production de monnaie et l’investissement public- de telle sorte que la croissance réelle puisse être peu éloignée de la croissance potentielle.

Les parts de production de monnaie affectées à l’investissement public et à l’investissement privé relèvent de choix politiques démocratiques. S’agissant de la production de monnaie affectée aux banques, la répartition entre les divers établissements demandeurs s’opère selon un processus classique d’enchères. Il s’établit par conséquent, un prix de marché des ressources monétaires nouvelles captées par les banques. Ce prix de marché entre en concurrence avec les prix qui se forment sur l’épargne privée des agents. L’Etat étant un fournisseur important de ressources monétaires, il est clair que son rôle dans la fixation générale de l’ensemble des taux de l’intérêt est fondamental.

La grande transformation des réseaux bancaires

Selon la vision de Maurice Allais, le réseau bancaire est redécoupé en « banques des échanges monétaires » (BEM), « banques de crédits » et « banques d’affaires ». Un même établissement peut assurer les trois fonctions correspondantes. Il doit cependant apporter la preuve périodique d’une stricte séparation des fonctions.

1 Les BEM constituent le réseau monétaire que nous qualifions de bien public majeur dans l’introduction au présent texte. A l’intérieur de ce réseau, les banques sont en concurrence pour assurer un service public de base : celui de la bonne exécution des échanges de biens et de services initiés par tous les agents économiques. Le marché monétaire classique assure les échanges interbancaires, et la banque centrale y intervient en qualité de régulatrice générale du réseau. Véritables délégataires d’une mission de service public dépourvue de tout risque financier, le cout de fonctionnement du réseau des BEM est assuré sur la base d’un contrat, démocratiquement contrôlé, entre l’Etat ou la banque centrale et les BEM. Le nomadisme des dirigeants entre sphère publique et sphère des BEM est juridiquement interdit. Les BEM ne rémunèrent pas les dépôts et ne se livrent à aucune opération de crédit. Les BEM ne participent pas aux procédures d’enchères portant sur l’acquisition de monnaie vendue par le couple Banque centrale/ Trésor. Elles reçoivent par contre gratuitement, la quantité de monnaie supplémentaire prévue par les nécessités de la croissance économique ( motif de circulation du PIB).

2 Les banques de crédits reçoivent l’épargne des agents privés, et assurent la transformation de cette dernière en prêts classiques : simple découvert, crédit à la consommation, à l’équipement, crédit hypothécaire, etc. La titrisation des créances est juridiquement interdite. Le roulement de l’épargne de court terme en prêts à plus long terme, s’effectue selon des règles de prudence et de transparence, établies par les régulateurs situés sous l’autorité de l’Etat ou de la banque centrale.

 Il est mis fin à « l’indépendance » des régulateurs par rapport à l’Etat ou la banque centrale. Le nomadisme des dirigeants entre banques de crédit et régulateurs est juridiquement interdit.

Les banques de crédit ont accès à la production de monnaie , et la banque centrale abonde le compte de chacune d’entre elle en fonction du résultat de la procédure d’enchères menée par le Trésor. L’agence de commercialisation de la dette –  « Agence France Trésor » pour ce qui concerne la France - est démantelée, puis reconvertie en « agence publique de vente de monnaie au système bancaire ».

 Les banques de crédit doivent apporter à tout moment la preuve qu’aucune création monétaire ne s’établit dans le cadre de leurs activités. La rémunération des banques s’effectue au travers de la différence entre intérêts payés et intérêts reçus. Le total du bilan d’une banque de crédit ne peut dépasser le dixième du PIB du pays d’accueil.

3  Les banques d’affaires sont spécialisées dans tous les services non assurés par les deux premières catégories de banques : opérations de haut de bilan, corporate finance, émission de titres, introduction en bourse, augmentation de capital, financement syndiqué. Mais aussi tous les services de spéculation et de couvertures sur taux de change et taux d’intérêt, marché des commodities, produits dérivés etc. Mais également produits d’épargne et assurantiels au profit des ménages : fonds d’épargne, épargne retraite, assurance vie, etc.

Les banques d’affaires entrent en compétition avec les banques de crédits dans l’accès à la ressource monétaire vendue par le couple banque centrale / Trésor. Les ressources ainsi achetées sont investies dans l’économie réelle, et toute utilisation dans le cadre d’une activité spéculative est pénalement sanctionnée.

Les régulateurs, sous l’autorité des pouvoirs publics, veillent à la limitation drastique de la financiarisation des grandes activités. En particulier les activités de trading sont réservées aux acteurs de l’économie réelle. L’introduction sur un marché, de spéculateurs extérieurs à l’économie réelle, est une exception autorisée par le régulateur, après constatation d’un disfonctionnement de sous- liquidité. Le nomadisme des dirigeants entre  banques d’affaires et régulateurs est juridiquement interdit.

L’un des principes fondamentaux est que les « échanges papiers » ne deviennent plus importants que les échanges réels. A ce titre les, directives sur marchés d’instruments financiers dont considérablement durcies : limitation considérable des opérations de gré à gré par autorisation au cas par cas du régulateur, quasi interdiction de la vente à découvert , ratios contraignants sur les ordres non exécutés en trading informatisé, etc.

De façon plus générale, l’introduction d’une taxe sur les activités de Trading renforce le rétrécissement de la « boursouflure », avec probable mise en liquidation de nombre d’entreprises devenues Casinos au cours des 20 ou 30 dernières années.  

L’activité sur CDS est strictement encadrée, et les positions dites « nues » strictement interdites, cela signifie que les clauses type « opt out » imaginées par les autorités européennes sur les dettes souveraines ne sont plus tolérées. Les CDS sur dettes souveraines, deviennent eux-mêmes  sans objet avec la fin du marché de la dette publique : ils disparaissent.

Les activités hors marché , à l’instar des « dark pool » voient leur encadrement renforcé. A l’inverse, la présence de chambres de compensations devient la règle universelle. Les banques d’affaires ne peuvent se livrer à des activités spéculatives sur comptes propres.  Elles  cessent tout lien et liquident leurs établissements situés dans les espaces d’optimisation fiscale. Le total du bilan d’une banque d’affaires ne peut dépasser le dixième du PIB du pays d’accueil .

 

Un tel renversement des règles du jeu, déplace considérablement les niveaux de satisfaction des différents groupes sociaux. La disparition et le renversement de la rente sur la dette publique devient un coût pour ses bénéficiaires traditionnels. Bénéficiaires qui par ailleurs vont voir leurs revenus sur capitaux spéculatifs s’effondrer. Les classes moyennes elle mêmes, peuvent subir une perte de rendement sur la petite épargne. A l’inverse, le contribuable et d’une manière générale les utilisateurs d’un Etat-providence - par ailleurs à fondamentalement revisiter -  sont avantagés. Il en est probablement de même des salariés bénéficiaires d’une politique macro économique plus favorables à la croissance : baisse relative d’une épargne - souvent mal utilisée dans des "entreprises casinos" - sur compensée par un investissement global beaucoup plus important.

Il est clair que ce renversement des règles du jeu, ne peut s’imaginer dans un seul pays, et se doit être négocié, si possible – et au-delà de la zone euro à reconstruire-  avec tous les acteurs d’une mondialisation qui- elle-même -  doit être radicalement revue et corrigée.

 

…… à suivre…

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans monnaie et banques
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commentaires

A-J Holbecq 09/11/2011 10:00


Bonjour Jean Claude
Un fort échange actuellement sur le sujet 100% monnaie sur http://postjorion.wordpress.com/2011/11/04/215-resume100monnaie/

N'est ce pas un peu gênant pour les lecteurs que nous utilisions "CSM" depuis l'article de Gomez ( http://osonsallais.files.wordpress.com/2010/02/gomez-100.pdf ) et toi BEM

Ceci dit ta proposition n'est pas la même que celle de Fisher , Allais et Gomez


Jean Claude Werrebrouck 09/11/2011 10:51



Bonjour André Jacques;


Oui il faut s'en réjouir et j'ai par ailleurs l'impression que le paysage intellectuel va changer. Pour BEM, je pense que tu as raison et suis prêt à changer de termes.


Je quitte le Pays jusqu'au 21 et hélas j'aurais du mal à suivre..


Excellente journée.



Olivier 04/11/2011 16:55


Si vous avez un scanner, adressez-moi par mail un "croquis" à main lévée, je vous le mettrais en page pour la fin du weekend (lundi soir, au plus tard).


Olivier 04/11/2011 11:34


Bonjour Mr Werrebrouck
Je suis vos publications depuis quelques années, via le site contreinfo. Votre idée est très interêssante. S'il vous plait, pourriez-vous accompagner ce texte d'une sorte d'organigramme, ou d'un
schéma fonctionnel, qui permettrait de mieux appréhender et comprendre votre proposition?
Amicalement.


Jean Claude Werrebrouck 04/11/2011 12:29



Oui, je ne demande que ça....mais il faut que je forme à l'informatique sur ce genre de chose. Je suis fort peu doué.....Mais on va essayer!



A-J Holbecq 28/10/2011 15:56


L’Allemagne sera peut être la dernière (du fait de ses excédents commerciaux) mais si elle reste dans le même système de création monétaire elle ne pourra jamais diminuer sa dette au point de
rendre les intérêts neutre sauf à appauvrir le peuple (le déficit primaire des budgets des administrations allemande était quand même de 44 milliards en 2010) . L'effet boule de neige va se faire
sentir pour elle aussi, surtout si elle est obligée de cautionner tous les pays, qui seront tombés comme des dominos: il est impensable qu'un seul domino reste debout (qui plus est, elle n'aura
plus d'acheteurs au sein de l'UE)

Quelle est la loi divine ou économique qui oblige un pays d'emprunter, avec intérêt, sa propre monnaie auprès de structures privées? Le seul besoin d'emprunt réel ce sont les devises étrangères
qu'il ne peut produire. In fine c'est l'équilibre de la balance des transaction qui est importante, et cette balance peut être régulée entre pays pour l'équilibrer avec les autres partenaires comme
le proposait la Charte de la Havane.

Seuls les pays qui ne s'endettent pas sur les marchés extérieurs pourront (à mon avis) survivre dans ce système, mais le passage au 100% réglerait tous les problèmes s'il est accompagné soit d'un
fédéralisme fort (avec des budgets de transfert important), soit de la possibilité de dévaluation de certaines zones.

Je puis me tromper, bien sur

Cordialement


A-J Holbecq 28/10/2011 13:19


Jean-Claude
Je suis assez proche de l'analyse de Jacques Sapir dans Marianne http://www.marianne2.fr/Sapir-l-accord-signe-ne-fait-que-prolonger-l-agonie-de-l-euro_a211943.html

Nous essayons de reboucher des trous toujours plus profonds avec ce que nous extrayons du trou précédent.

Tous les pays feront défaut, c'est inéducable, sauf passage au 100% monnaie qui aurait l'avantage de créer des ressources supplémentaires de 80 Md€ (pour la France) en gelant 2/3 de la dette
publique. Mais je reconnais que c'est extrêmement difficile à appréhender pour un politique et à expliquer simplement (pour vos lecteurs :
http://financerlavenir.fnh.org/propositions/la-proposition-cent-pour-cent-monnaie-andre-jacques-holbecq/
Cordialement


Jean Claude Werrebrouck 28/10/2011 14:21



André - jacques;


Oui, mais l'Allemagne? Est -ce pensable?



BA 28/10/2011 12:07


Vendredi 28 octobre 2011 :

Fonds de soutien européen : la Chine attend des clarifications.

La Chine a indiqué vendredi qu'elle attendait des clarifications avant de s'engager à investir dans le nouveau mécanisme du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui pourrait être mis en
place suite au dernier sommet européen de Bruxelles.

« Nous devons attendre les détails techniques pour y voir clair et entreprendre des études sérieuses avant de décider d'un investissement », a déclaré le vice-ministre chinois des Finances, Zhu
Guangyao, lors d'un point de presse sur le déplacement du numéro un chinois Hu Jintao au G20 de Cannes (France) la semaine prochaine.

La zone euro a décidé lors de son sommet de crise à Bruxelles mercredi et jeudi de démultiplier la puissance de feu du FESF pour les pays en difficulté, l'Italie ou l'Espagne. Sa capacité
d'intervention passerait à 1.000 milliards d'euros, contre 440 milliards.

Pour arriver à ce résultat, un système d'assurance-crédit sera offert aux investisseurs et un fonds spécial serait adossé au Fonds monétaire international pour accueillir les contributions de pays
émergents, Chine en tête.

M. Zhu a expliqué que l'investissement dans ce nouveau mécanisme (fonds spécial) n'est pas un investissement dans le FESF lui-même, ce n'est qu'un investissement garanti par le FESF, ajoutant qu'il
a été dit que les détails sur l'expansion du Fonds seraient connus fin novembre - début décembre.

Aussi la question ne sera-t-elle pas à l'ordre du jour lors du G20 de Cannes des 3 et 4 novembre, selon le vice-ministre chinois.

http://www.romandie.com/news/n/_Fonds_de_soutien_europeen_la_Chine_attend_des_clarifications281020111010.asp


A-J Holbecq 28/10/2011 10:33


Merci pour cet excellent article... mais j'ai néanmoins des doutes sur la nécessité soulevée dans votre dernier paragraphe. Sauf si elle reste dans cet "euro unique", la France peut très bien
décider seule d'appliquer ces mesures.


Jean Claude Werrebrouck 28/10/2011 12:15



Oui.


Permettez-moi de vous poser une question: comment voyez-vous la suite des évènements? Personnellement je suis très inquiet.


Cordialement



BA 27/10/2011 14:17


Encore un succès total pour la zone euro ?

Ben oui : comme d'habitude, la zone euro a rassuré les marchés.

Et comme d'habitude, les bourses européennes sont en hausse de 9 %.

Et comme d'habitude, les valeurs bancaires explosent les hausses : + 23 % pour la Société Générale, + 20 % pour BNP Paribas, + 18 % pour Crédit agricole.

Et comme d'habitude, le feu de paille ne durera que quelques jours.

Et comme d'habitude, le naufrage de la zone euro reprendra son rythme habituel.

Vous vous rappelez de mai 2010 ?

Lundi 10 mai 2010 :

Le CAC 40 termine en hausse historique de 9,66 %‎.

La Bourse de Paris s’envole. L’indice vedette de la place parisienne, CAC 40, a enregistré lundi sa troisième plus forte hausse de son histoire (+ 9,66 %), après l'annonce d'un plan d’aide
européen. L’Union européenne a décidé de mettre en place un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros, dont 440 milliards d’euros de crédits bilatéraux et garanties.

Le CAC 40 a gagné 327,70 points à 3.720,29 points, avec 10,752 milliards d'euros échangés, un niveau particulièrement élevé.

Toutes les valeurs du CAC 40 étaient dans le vert.

Les valeurs bancaires marquent les plus importantes hausses : Société Générale (+ 23,86 %, à 40,60 euros), AXA (+ 21,87 %, à 14,405 euros), BNP Paribas (+ 20,90 %, à 53,11 euros), Crédit Agricole
(+ 18,65 %, à 10,75 euros), Dexia (+ 17,27 %, à 3,87 euros).

http://www.actualite-francaise.com/depeches/cac-40-termine-hausse-historique,9230.html


Jean Claude Werrebrouck 27/10/2011 14:52



Merci BA de nous rappeler les choses de cette façon. Personnellement j'essaie de puis ce matin de comprendre ces histoires d'hair cut de 100milliards avec échange volontaire(?) d'obligations; et
aussi cette histoire d'abondement du FESF sans aucun investissement public supplémentaire... et je n'y comprend rien.  


Manifestement la nouvelle ficelle est grosse.


Cordialement



BA 27/10/2011 10:55


Grèce : les marchés rassurés par le plan européen de sauvetage.

Athènes n’a pas attendu longtemps pour tester les marchés. Après la décision prise par ses partenaires de voler à son secours en cas de difficulté, la Grèce a lancé aujourd’hui un emprunt de 5
milliards d’euros sur 7 ans, un placement porté par les banques Alpha Bank, Emporiki, Société Générale, Crédit agricole, ING et Merrill Lynch.

Les marchés ont bien réagi : à midi, le livre d’offres se montait déjà à 7 milliards d’euros à un taux de 6 %, soit 310 points de base de plus que l’emprunt allemand sur la même durée. Il y a une
semaine, le spread (écart de taux) était de 370 points de base sur 7 ans.

Par comparaison, le Portugal emprunte sur 7 ans à 3,82 % et la Turquie, à 4,23 %, ce qui montre que la crise de confiance est loin d’être terminée. Néanmoins, dans les salles de marché, on estime
que les spreads devraient continuer à se resserrer dans les prochaines semaines. L’Eurozone a-t-elle gagné son pari ?

Lundi 29 mars 2010.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/03/gr%C3%A8ce-les-march%C3%A9s-rassur%C3%A9s-par-le-plan-europ%C3%A9en-de-sauvetage.html

C'est ça, le plus important : les marchés ont été rassurés par le plan européen de sauvetage.

C'est d'ailleurs la caractéristique de tous les plans européens de sauvetage : à chaque plan européen de sauvetage, les marchés sont rassurés.

Pronostic : après le prochain plan européen de sauvetage, les marchés seront de nouveau rassurés.


BA 27/10/2011 00:57


Les grandes banques créancières de la Grèce et les dirigeants européens n'ont pas trouvé d'accord mercredi à Bruxelles sur quoi que ce soit qui permettrait de réduire davantage la dette de ce pays,
a annoncé mercredi l'Institut de la finance internationale (IIF).

Il n'y a pas d'accord sur quelque accord grec que ce soit, ni sur une décote particulière, a indiqué le directeur général de ce lobby bancaire, Charles Dallara, dans un communiqué publié à
Washington.

Il n'y a pas d'accord sur quelque élément que ce soit en vue d'un accord, a-t-il ajouté.

L'IIF avait fait le 21 juillet une première offre qui devait réduire le montant et les intérêts dus par la Grèce, ou allonger la maturité de cette dette. Selon lui, cette offre faisait appliquer
une décote de 21 % à la valeur nominale des obligations grecques.

L'offre ne s'est jamais matérialisée et des pays européens, Allemagne en tête, ont milité pour qu'elle soit encore plus favorable à la Grèce.

Mardi, les banques ont fait une nouvelle offre importante dont l'IIF n'a pas dévoilé les termes. Et mercredi, les Européens ont cherché à convaincre les banques créancières de renoncer à la moitié
au moins de la dette qu'elles détiennent.

Nous restons ouverts à un dialogue, à la recherche d'un accord volontaire, a ajouté M. Dallara, alors que les discussions se poursuivaient dans la capitale européenne jeudi dans la nuit.

http://www.romandie.com/news/n/_Dette_de_la_Grece_pas_d_accord_sur_quoi_que_ce_soit_selon_les_banques271020110010.asp


BA 26/10/2011 12:26


Mercredi 26 octobre 2011 :

L'Italie émet 10,5 milliards d'euros d'obligations, forte hausse des taux.

L'Italie a émis au total mercredi 10,5 milliards d'euros d'obligations dont les taux d'intérêt ont une nouvelle fois augmenté, signe de la méfiance des investisseurs, a annoncé la Banque
d'Italie.

Dans le détail, le Trésor italien a émis 8,5 milliards d'euros d'obligations à six mois et 2 milliards de certificats du Trésor zéro-coupon à deux ans, atteignant ainsi son objectif grâce à une
demande soutenue qui s'est élevée au total à plus de 17 milliards d'euros.

Mais la péninsule a dû concéder une nouvelle fois une hausse des taux d'intérêt en raison de la méfiance des investisseurs.

Les taux des titres à six mois ont fortement progressé à 3,535 % contre 3,071 % lors de la précédente émission similaire le 27 septembre, tandis que les taux des certificats à deux ans ont augmenté
à 4,628 % contre 4,511 %.

http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emet_105_mds_EUR_d_obligations_forte_hausse_des_taux261020111110.asp

Plus les jours passent, plus l'Italie emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

Plus les jours passent, plus l'Italie se rapproche du défaut de paiement.

L'Italie sera le quatrième domino à tomber.


Albert 25/10/2011 22:58


Si M.Fillon avait une compétence économique particulière,cela se saurait depuis le temps.


BA 25/10/2011 20:42


Mardi 25 octobre 2011 :

Euro : pour Fillon, un échec du sommet ferait basculer l'Europe "vers des terres inconnues."

François Fillon a estimé devant les députés UMP qu'un échec du sommet de la zone euro mercredi "pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues", dans des propos rapportés
de source proche du groupe UMP et confirmés dans son entourage.

"La pression ne cesse de s'accroître sur la zone euro et sur l'ensemble de l'économie mondiale", a souligné François Fillon.

"Il est incontestable que les prévisions de croissance de l'économie mondiale sont en train de baisser de façon brutale", a-t-il ajouté.

"Si les résultats du sommet européen sont positifs, le pessimisme sera enrayé sur les perspectives de croissance, a jugé le chef du gouvernement. Mais, a-t-il ajouté, nous vivons des jours cruciaux
: si le sommet était un échec, cela pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues".

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gzlmU7KIgLcCmrFFfgXNO-6Od9zQ?docId=CNG.5f713e4bee096d0983ae7bd253e79907.631


Albert 24/10/2011 11:47


L'idée directrice est séduisante.Votre dernier alinéa dit cependant les limites de sa faisabilité.On attend donc avec impatience la suite de votre propos.


gilbusw 24/10/2011 10:55


I have a dream....
Sans utopie il n'est point de solution. Enfin de l'air !
Merci.


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