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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:33

 

le texte çi dessous est une réflexion sur la nature du fait monétaire, et sert d'introduction générale à un autre texte en cours d'élaboration, lequel portera sur la refonte générale du système monétaire et financier

 

                               Regard sur la nature de la monnaie

                Introduction générale à un projet de refonte de la finance

 

La monnaie est l’équivalent d’une infrastructure, telle un réseau ferroviaire assurant la circulation des personnes et des biens, ou un réseau électrique assurant la circulation des kilowattheures. L’industrie bancaire assure  la circulation des marchandises en assurant la circulation de la monnaie entre ces ports que sont des comptes abrités dans des banques. Les banques, sont comme la SNCF ou EDF d’avant la libéralisation, et il est impossible de séparer le réseau de ses véhicules : le paiement, largement électronique, est à la fois réseau et véhicule. Comme la SNCF où il apparaissait impensable, avant la libéralisation,  de séparer le réseau ferré du matériel roulant.

Mais il est des différences : le réseau bancaire n’est pas monolithique et se trouve peuplé de banques en concurrence. Qui plus est, cette concurrence peut entrainer des modifications de parts de marché entre les ports. Ce qui n’était pas le cas du chemin de fer ou des compagnies d’électricité d’avant les nationalisations de 1945 : les acteurs restaient des monopoles sur les parts de réseau qu’ils contrôlaient. Le caractère non monolithique du réseau bancaire est peu gênant pour la circulation de la monnaie. Outre qu’il existe une norme monétaire commune au dessus de chaque monnaie de banque (une unité de compte), il existe un marché monétaire assurant la cohérence continue du réseau : la monnaie Société Générale se transforme en tous points de l’espace couvert par le réseau, en monnaie BNP , en monnaie Crédit Agricole, etc.

Une autre différence est le fait que la monnaie comme infrastructure de type réseau, est propriété d’agents nombreux et divers, qui peuvent agir sur lui, en le rendant plus ou moins actif. Derrière cette idée, il y a la plus ou moins grande vitesse de circulation de la monnaie, voire son blocage éventuel. Et cette dernière circonstance, résulte du fait que la monnaie n’est pas seulement infrastructure de la circulation : elle est aussi instrument de l’accumulation. Les économistes diront qu’elle n’est pas qu’instrument de paiement, mais aussi réserve de valeur (tout au moins pour les monnaies « Yang » par rapport aux monnaies dites « locales », selon l’intéressante distinction  de Bernard Lietar). Les conséquences en sont considérables. Cela revient à dire – en poursuivant la comparaison avec la SNCF ou EDF- que par exemple  des trains s’accumulent dans des gares. Et la comparaison est intéressante, car dans l’un et l’autre cas les marchandises cessent de circuler. Et c’est précisément parce que la monnaie est elle-même marchandise  (instrument de stockage de richesse) plus ou moins convoitée qu’elle peut gêner/ faciliter la circulation de toutes les autres marchandises : l’infrastructure réseau est plus ou moins stable.

Et parce que marchandise, elle peut être fabriquée comme toutes les autres marchandises. En se  désaliénant de la « contrainte métallique » les hommes ont, en la matière, généré des gains de productivité infinis : le coût de fabrication de la monnaie est proche de zéro, et pour les banques centrales, et pour les blanques privées, qui depuis un grand nombre d’années se partagent le monopole de la création monétaire. De fait,  il s’agit d’un coût marginal, puisque bien des coûts fixes demeurent, spécificité qui rappelle là aussi – selon les économistes - ces « monopoles naturels » que sont les réseaux classiques.

Historiquement, parce qu’aussi infrastructure de réseau, la monnaie a toujours intéressé le politique : routes, monnaie , postes, sont des services qu’il convient de contrôler pour asseoir le pouvoir. Bien,  d’abord privé, avec tentative de constitution de réseau (les premières banques), le politique est intervenu et a traditionnellement marqué son pouvoir par les activités de frappe : les Hôtels des monnaies. Symboliquement, parce que le réseau fait circuler les marchandises, la monnaie est un "équivalent général". Ce que confirmera la frappe des monnaies à l'effigie du prince: ce dernier est celui qui garantit l'équivalence, et tous se reconnaissent en lui. Pouvoir politique et pouvoir économique se fusionnent dans le symbole de la monnaie frappée.

Les actuels réseaux monétaires – ce qu’on appelle le système monétaire et financier - sont le résultat de la construction historique de ce qui est devenu un bien public majeur, et bien public sans lequel les sociétés modernes connaitraient un retour  à l’état de nature…  avec la vitesse de l’éclair. Beaucoup de services publics pourraient disparaître sans radicalement disloquer une société. Ainsi la disparition du réseau ferré, voire même la disparition du réseau électrique, entraineraient certes des difficultés majeures avec nombre de régressions. Toutefois, ces dernières développeraient davantage d’espaces de solidarité, que du face à face brutal entre individus, lequel serait engendré par la nécessité de survivre. En revanche, un effondrement monétaire serait autrement redoutable et développerait en quelques instants – probablement moins d’une journée- la guerre de tous contre tous. Tout ceci pour dire que la monnaie dispose d’une structure de réseau , qui en fait le premier des biens publics, et probablement la clé de voûte de la société. Elle est ce qui fonde « l’ordre » et  empêche « la panique » et son désordre.

Curieusement, ce bien public majeur, est aussi le bien public le plus fragile en raison du caractère réserve de valeur de la monnaie. Le double caractère de la monnaie se remarque dans le double caractère des banques : « commercial » et « affaires ». Parce que la monnaie est à la fois, moyen de paiement et réserve de valeur, le réseau peut être parcouru de disfonctionnement et de ruptures .

Les risques inhérents à la volonté accumulatrice autorisée par la fonction réserve de valeur, peuvent entrainer des phénomènes spéculatifs, avec alternance de confiance et de méfiance, débouchant sur de possibles ruptures du réseau, par exemple la disparition de la liquidité sur les marchés monétaires. La même volonté accumulatrice peut aussi développer des bulles sur n’importe quel bien évaluable en monnaie. Et cette même volonté, cherchera le plus naturellement du monde, à élargir l’espace du jeu en interconnectant les monnaies (elles deviennent toutes librement convertibles) ; en développant des marchés à terme sur tous les biens de l’économie réelle, et ce si possible à l’échelle de la planète ; en autorisant la liberté de circulation des capitaux ; etc. Autant d’élargissements de l’espace du jeu engendrant un « gigantisme de réseau » exposé à toutes les contagions possibles.

De ce point de vue, la mondialisation correspond à un processus d’interconnexion et d’unification des réseaux monétaires. Jusqu’ici l’interconnexion existait sous le contrôle de « douaniers » situés à la périphérie de chaque réseau national, et « douaniers » corrigeant ou veillant aux externalités engendrées par la dite interconnexion. Tels des fusibles sur des réseaux électriques, chargés de bloquer  la contamination de surtensions  apparues en tel ou tel point du système. De ce point de vue ,  l’unification mondialiste, est utopique en ce qu’elle correspond à la volonté de construire un réseau gigantesque dépourvu de fusibles. Tel un immeuble dont le ravitaillement électrique ne serait pas composé de sous- réseaux (des "lignes") reliés, mais en même temps séparés par des fusibles de protection. Et point n’est besoin d’être physicien, pour savoir que le potentiel d’entropie se développe à vitesse multipliée, avec l’augmentation de la taille du réseau . A titre de simple remarque, l’image du réseau est intéressante pour comprendre l’inéluctabilité d’une crise de l’euro : l’interconnexion entre systèmes nationaux, suppose au moins la maitrise du fusible "taux de change", ce que la monnaie unique ne peut- par définition -  apporter.

Mais parce que l’interconnexion jusqu’à l’unification, sans défenses immunitaires (sans fusibles), porte au plus haut niveau d’intérêt la deuxième fonction de la monnaie (réserve de valeur), les bulles spéculatives et leurs outils ( leviers démesurés, produits synthétiques, outils électroniques de trading, etc.) développent sans limites le fonctionnement entropique du système en voie d’unification. Très simplement, le réseau conçu pour faire circuler des marchandises réelles, fait surtout circuler des paris financiers. Incapable de lutter contre sa propre entropie – à l’inverse des êtres vivants – le réseau monétaire et financier mondial fonce vers son inéluctable auto destruction.

Parce que premier des biens publics de toute communauté moderne, et en même tant bien public devenu historiquement dépourvu de  défense immunitaire en raison de la dualité monétaire (moyen de paiement/ réserve de valeur), il convient de procéder à un toilettage complet de l’architecture du système monétaire et financier.

De fait, il s'agit de procéder à une refondation, dont la nature de la monnaie, nous fait déjà imaginer qu'elle porterait aussi une dimension politique majeure.

Ce que nous verrons ultérieurement.

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans monnaie et banques
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commentaires

Albert 24/10/2011 11:07


Pardon:je n'ai pas vraiment répondu à votre question:le rapport entre politique ou économie et physique?
Comme je vous le disais,il s'agit surtout d'une intuition,que j'avais déja,mais qui s'est amplifiée en lisant votre texte "au deuxième degré",c-a-d "à l'écoute du vocabulaire employé"-qui n'est pas
qu'imagé.
L'irruption de l'écologie en politique atteste également des liens croissants entre science physique et sciences "humaines".


Albert 24/10/2011 10:47


Votre question contient ma réponse etje vous en remercie.N'étant pas un "scientifique",j'admets volontiers votre rectificatif et corrige en conséquence ma formulation.D'autant plus que j'étais
conscient du "barbarisme"du terme de physico-chimie.
Ce qui ne change rien au sens de mon propos.C'est bien vous qui m'écriviez dernièrement: "les hommes ne maitrisent pas l'Histoire qu'ils font".Et l'accélération actuelle risque ne pas les y
aider,sauf peut-être à recourir à une approche pluridisciplinaire?Bien à vous.


Albert 23/10/2011 14:20


Je n'ai pas répondu à votre réponse à mon commentaire, ne voulant pas polémiquer sur un theme apparemment non directement lié à votre exposé d'économie.
J'y reviens cependant, pourquoi?
Parce que mon propos n'enlève rien à la pertinence de vos analyses mais ajoute une dimension de plus.
L'économie plus proche de la biologie que de la physique?Probablement.Maisla biologie n'est pas exempte de physico-chimie.Etle mot-clé de votre texte ("entropie")ne relève-t-il pas aussi de cette
discipline?
Cela dit, j'attends avec intérêt la suite de vos articles.


Jean Claude Werrebrouck 24/10/2011 08:26


Pourriez-vous me dire quel rapport vous voyez entre le politique ou l'économique et le "physico-chimique", sachant que pour moi , mais je peux me tromper la chimie est englobée par la physique en
ce qu'elle n'est qu'un aspect de la physique en général? Bien à vous.


BA 22/10/2011 09:14


Les pays de la zone euro planchent en parallèle sur un chantier beaucoup plus vaste : une participation nettement plus importante que prévu des banques dans le cadre du second plan d'aide à la
Grèce, décidé dans son principe en juillet et portant sur des prêts publics de 109 milliards d'euros.

Selon un rapport de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, FMI et BCE) remis aux ministres, dont l'AFP a obtenu copie, il faudra que les banques acceptent une dépréciation (décote) de 60 % de
leur créances si l'on veut que le montant de 109 milliards d'euros reste inchangé.

Avec une décote à 50 %, le FMI et les Européens et le FMI devront augmenter leurs financements à 114 milliards d'euros, selon les calculs du rapport.

Et selon une source diplomatique, les ministres des Finances ont de facto entériné les conclusions. "Au moins 50 % sont nécessaires" pour la décote, a-t-elle souligné. C'est sur cette base que se
tiennent désormais les négociations avec les représentants du secteur bancaire, censées aboutir au plus tard lors d'un sommet décisif de la zone euro le 26 octobre.

Reste à savoir si les banques accepteront volontairement de subir ces nouvelles pertes de grande ampleur. En juillet, leur "effort" avait été fixé à seulement 21 %.

http://www.romandie.com/news/n/Les_banques_doivent_se_preparer_a_de_lourdes_pertes_sur_la_Grece221020110110.asp


BA 21/10/2011 09:24


Vendredi 21 octobre 2011 :

Le quotidien allemand "Financial Times Deutschland" a abandonné l'euro et a utilisé les monnaies nationales européennes dans son édition de vendredi, dans le but de montrer qu'"on ne peut pas
revenir en arrière". Tous les articles ont été traités de la sorte.

http://www.romandie.com/news/n/Mark_francs_et_couronnes_font_leur_retour_dans_un_journal_allemand211020110910.asp

"On ne peut pas revenir en arrière"

Vous avez lu cette phrase ahurissante, vous, les Républicains ?

"On ne peut pas revenir en arrière"

C'est exactement ce qu'expliquait le roi Louis-Phillipe au début de l'année 1848. Mais Louis-Philippe a été balayé, et la France est revenue à la République.

"On ne peut pas revenir en arrière"

C'est exactement ce qu'expliquait Napoléon III au début de l'année 1870. Mais Napoléon III a été balayé, et la France est revenue à la République.

"On ne peut pas revenir en arrière"

C'est exactement ce qu'expliquait Pétain au début de l'année 1944. Mais Pétain a été balayé, et la France est revenue à la République.


BA 20/10/2011 20:22


Jeudi 20 octobre 2011 :

Italie : Fitch estime que les perspectives pour les cinq plus grandes banques transalpines se sont considérablement détériorées.

Fitch Ratings indique dans un nouveau rapport que les perspectives pour les grandes banques italiennes restent "négatives". L'agence de notation estime même que les perspectives pour les cinq plus
grandes banques transalpines se sont considérablement détériorées.

Dans le même temps, l'incertitude sur la résolution de la crise de la zone euro donne lieu à des risques de baisse importante pour les banques italiennes, dont les coûts de financement sont liés
aux spreads sur les dettes du gouvernement.

http://www.boursier.com/actualites/news/banques-fitch-estime-que-les-perspectives-pour-les-cinq-plus-grandes-banques-transalpines-se-sont-considerablement-deteriorees-455241.html

Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,018 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Le graphique des taux des obligations de l'Etat italien est très intéressant : les taux italiens explosent.

Pronostic : l'Italie sera le quatrième domino à tomber.


Steve 19/10/2011 18:34


Bonjour Monsieur Werrebroucke

Il est une analogie tout aussi pertinente qui illustre encore mieux vos propos sur l'opposition monnaie/réserve: celle du système sanguin: il est évident qu'une accumulation - non circulante- de
sang dans un organe ou une zone du corps est pathologique et mortelle à court terme. De même la santé implique une circulation constante et fluide.
Au fait, en hébreu sang et argent peuvent se dire par un même mot: DAM.....
merci pour vos leçons!
Cordialement.


Jean Claude Werrebrouck 19/10/2011 21:52



Merci pour votre commentatre et l'analogie avec le sang. Justement, et vous le verrez dans monn prochian texte je souhaite introduire cette idée.


Cordialement



BA 18/10/2011 21:02


Mardi 18 octobre 2011 :

Standard & Poor's abaisse les notes de 24 banques italiennes, dont BMPS et UBI Banca.

Standard & Poor's a abaissé mardi les notes de 24 banques italiennes, la plupart de taille moyenne à l'exception de Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS), d'UBI Banca et de Banco Popolare, en
raison de la dégradation de la situation économique de la péninsule.

http://www.boursorama.com/actualites/s-p-abaisse-les-notes-de-24-banques-italiennes-dont-bmps-et-ubi-banca-7e081abb4e7ced0f3a8be10996d9edc3

Italie : taux des obligations à 10 ans : 5,867 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Italie : il va falloir surveiller les taux des obligations de l'Etat italien.


Pablo Honey 18/10/2011 18:14


Bonjour,

Merci pour vos éclaircissements. Puisque depuis la loi du 3 janvier 1973 la création monétaire se fait depuis des organismes privés et la dette en est la condition sine qua non, la seule solution
est-elle de restituer cette création monétaire à la sphère publique?

Puisque la main mise de la finance sur les comptes publiques est de plus en plus évidente, faudra-t-il en venir à se rassembler en collectif de citoyens pour refuser de payer les impôts?

J'ouvre le débat, cordialement.

P.H


Jean Claude Werrebrouck 18/10/2011 19:04



Je répond oui à votre première question et vous trouverez bientôt sur le Blog des propositions.


Pour la seconde question je n'ose répondre, mais clairement des impôts plus lègers ont permis à certains de bénéficier d'une épargne plus importante pouvant servir de support à des produits
financiers aussi construits à partir de dettes souveraines.



Jean Jégu 18/10/2011 17:34


Refonder la finance ? En tout cas renouveler de fond en comble notre conception de ce phénomène typiquement humain qu'est la monnaie. Pour ce faire, les anthropologues pourraient nous être plus
utiles que le économistes. Aucune autre espèce à ma connaissance n'a ses religions et/ou ses monnaies. Vous avez bien raison d'insister sur l'aspect historique du développement de la chose. On
enseigne bien l'histoire des religions ; enseigner l'histoire des monnaies aurait aussi son intérêt, probablement celui de nous aider à mieux comprendre la situation présente.

On a dématérialisé les monnaies, mais nous raisonnons encore selon ce que je nomme le fétichisme du jeton ( de préférence en or ! ). De là ce jeu incompris quoique séculaire de la monnaie centrale
( les vrais jetons ) et des monnaies bancaires (les promesses de jetons par telle banque sur demande). L'économie n'accède qu'aux promesses mais les banques n'ont confiance que dans les jetons et
les exigent - ces jetons qui pourtant n'existent plus depuis que Nixon a coupé le cordon entre dollar et or.

A y bien réfléchir la monnaie n'a jamais été réduite à sa matérialité de jetons car ceux-ci devaient être socialement reconnus comme porteurs du droit à acquérir une certaine quantité de biens et
services par son détenteur. La monnaie ne serait-elle pas d'abord un droit détenu par une personne physique ou morale, droit cessible contre remise d'un bien ou prestation d'un service ? Qui a la
légitimité sociale pour attribuer de tels droits, autrement dit pour émettre de la monnaie, et par quel processus ? La planche à billets a bon dos mais pourquoi n'explique-t-on jamais que ces
billets pourraient n'être que les témoins délivrés par la collectivité d'un service rendu à la collectivité. Par exemple tel enseignant a bien fait son travail ce mois-ci et la collectivité lui
"imprime" 2000 € . La monnaie : reconnaissance de dette de la collectivité envers ses membres ? N'est-ce pas cela "monétiser la dette publique" ? Et comme chacun est aussi redevable à la
collectivité, celle-ci détruira ses billets quand ils lui seront présentés pour payer des impôts.

Bref, il me semble qu'existe, en effet, la possibilité de refonder une finance pour aujourd'hui. Mais le chemin risque d'être long. Nous faudra-t-il autant de siècles que pour passer de l'animisme
au monothéisme ?


P.S. j'ai particulièrement apprécié votre phrase suivante : "A titre de simple remarque, l’image du réseau est intéressante pour comprendre l’inéluctabilité d’une crise de l’euro : l’interconnexion
entre systèmes nationaux, suppose au moins la maitrise du fusible "taux de change", ce que la monnaie unique ne peut- par définition - apporter."

Cordialement
J.J.


Jean Claude Werrebrouck 18/10/2011 19:09



je vous conseille bien sûr Fernand Braudel qui a tout au long de sa vie, ici et là étudié des systèmes monétaires. Je conseille également Aglietta: "Laviolence de la monnaie". Et puis le nouveau
bouquin de bernard Lietar : " au coeur de la monnaie" publié par Yves Michel.


  Bonne lecture



gilbert wiederkehr 17/10/2011 21:07


Merci.
Comme ça c'est beaucoup plus simple à comprendre (trop ?). L'enfumage généralisé des "économistes" rendu possible grâce au "jargonnage" tous azimuts, permet de se poser en doctes experts savants.
Et hop ! trop compliqué pour vous bande de demeurés !!! Circulez y a rien à voir.


Albert 17/10/2011 19:36


Bonjour.

Votre texte de ce jour me parait très intéressant dans la mesure où il fait apparaitre, dans ce domaine particulier,quelque chose que je perçois également dans d'autres domaines de la "chose
politique".A savoir la "nature" physique ou physico-chimique( et "énergétique") de phénomènes jamais abordés comme tels.
L'accélération nouvelle des évolutions, en tous domaines, que l'on peut constater tendrait à confirmer cette intuition -et posera de plus en plus la question du déterminisme et de la capacité des
hommes à "faire" l'Histoire.


Jean Claude Werrebrouck 17/10/2011 21:55



Oui, mais l'économi n'est pas une physique sociale. les disciplines proches de l'économie me semblent être les sciences de la vie qui mélangent déterminisme et indéterminisme voire le chaos.



BA 17/10/2011 16:33


Lundi 17 octobre 2011 :

Wall Street ouvre en baisse après l'avertissement de l'Allemagne.

Wall Street a ouvert en repli lundi après deux semaines de hausse, plombée par une déclaration du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble selon laquelle le prochain sommet européen ne
produira pas de solution définitive à la crise de la dette.

Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,59% (56 points) à 11.575 points. Le Standard & Poor's, plus large, reculait de 0,62% (7,5 points) à 1.217 points tandis que le composite du
Nasdaq perdait 0,64% (17 points) à 2.650.

L'Allemagne a mis en garde lundi contre le rêve "irréaliste" de voir le sommet européen du 23 octobre régler définitivement la crise de la dette dans la zone euro, en maintenant la pression sur les
banques pour qu'elles concèdent une décote plus importante sur la dette grecque.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE79G0JS20111017


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  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
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  • : Analyse de la crise économique, financière, politique et sociale par le dépassement des paradigmes traditionnels
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