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Samedi 23 Octobre 2011.

Les péripéties passées , présentes et à venir concernant la zone euro sont pathétiques.  Néanmoins se dégage de ces interminables discussions une bonne orientation : le dogme de l’indépendance des banques centrales et en particulier celle de la BCE vacille. Commencée avec du « quantitative easing » sans le dire, la pression s’est fait croissante sur l’offre de monnaie centrale et l’on a vu des interventions croissantes sur le marché secondaire des dette souveraines , avec depuis quelques semaines un quasi franchissement du Rubicon : des tirs massifs - tels une préparation d’artillerie avant offensive- sous forme d’achats de dettes souveraines fragiles juste avant le lancement d’enchères sur de nouveaux volumes des dites dettes. De fait, nous n’en sommes  pas encore sur de l’achat sur marché primaire, mais on est plus très loin. Trésors italien et Espagnol semblent largement bénéficier de telles interventions depuis quelques jours.

 Le coût de la loi ( le traité de Lisbonne) se fait de plus en plus élevé, et le coût de son abrogation se fait de plus en plus faible.  Nous approchons du moment où les rapports de force dans « le monde tel qu’il est »  s’inversent. La seule difficulté est que le point de fracture permettant de changer le monde est différent de pays à pays. C’est la raison pour laquelle on se rapproche d’une solution partielle sans pour le moment y parvenir. Globalement pour l’Allemagne les Pays Bas et l’Autriche, le coût est encore trop élevé. Pour la France , l’Espagne, L’Italie, etc. le coût est  devenu très faible et les marchés politiques ne sont plus très loin de connaitre une révolution épistémologique : le maintien du mode marché de la dette publique devient beaucoup plus coûteux que son abrogations.

L’inégale distance  des pays par rapport au  point de fracture explique les difficultés des négociations à l’intérieur de la zone euro. Soulignons toutefois qu’un accord ne mettrait pas fin ni à la crise de l’euro ni bien sûr à la crise économique générale. L’enjeu est encore de gagner du temps.

 

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  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
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