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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:34

 

 Nous publions ici une version modifiée du texte publié le 13 février dernier.

On a souvent tendance à penser que l'actuelle grande crise remonte à l’été 2007, avec le début de l’effondrement du marché des crédits hypothécaires américains. Et ce dernier viendrait – est-il souvent assuré- mettre un terme à trente années d’une formidable croissance mondiale qui aurait arraché de la misère plus d’un milliard d’individus. Cette façon de voir les choses n’est sans doute pas inexacte, mais ne permet pas de repérer la dynamique du long terme qui seule nous amène à nous situer clairement  dans le présent.

Nous chercherons ici à expliquer, que la présente situation est le résultat de la déformation progressive d’un régime de croissance, qui a abouti à une dislocation planétaire, laquelle s’évalue en termes de soldes extérieurs nationaux de plus en plus déséquilibrés, et probablement non durables, car socialement beaucoup trop douloureux. Ce régime de croissance s’appelle régime Fordien ou régime d’accumulation intensive, et les toutes premières manifestations de son dérèglement remontent au beau milieu des années 60, et ce dans la plupart des pays développés.

La cohérence Fordienne, version particulière d’un « ordre organisé »

Sans évidemment revenir sur ce que l’on entend par Taylorisme et Fordisme, on sait toutefois qu’il s’agit de méthodes de production, qui ont historiquement, c'est-à-dire au vingtième siècle, permis de connaitre des croissances économiques plus élevées, et surtout des croissances incorporant d’importants gains de productivité. Ce sont ces gains,  ajoutés à des facteurs de production plus abondants, qui ont autorisé la formidable croissance des « trente glorieuses ». Les théoriciens de l’école dite de la « Régulation » parlent de régime d’accumulation intensive pour souligne la forte présence de gains de productivité dans la croissance. De façon simple, une telle croissance est auto entretenue par le partage des gains de productivité qu’elle génère : le rendement croissant, s’il est bien partagé, permet à la fois des profits croissants, des prix décroissants, et des rémunérations croissantes. Toutes choses qui élargissent les débouchés de la production : les profits en hausse justifient des investissements, donc une demande supplémentaire de biens capitaux ; les prix décroissants assurent l’élargissement des marchés ; et les salaires croissants viennent gonfler la demande. Et si les débouchés s’accroissent, les investissements, tant ceux de capacités que de productivité et de rationalisation, sont justifiés et alimenteront eux-mêmes de nouveaux débouchés. La croissance devient ainsi auto entretenue – on parle à l’époque de cercle vertueux de la croissance - et va durer un peu moins de trente années à partir de la fin de la seconde guerre mondiale. Les régulationnistes ont souvent souligné l’impérieuse nécessité d’une bonne correspondance entre productivité croissante et redistribution au profit des salariés, l’absence de cette dernière, ayant selon eux, empêché l’apparition des trente glorieuses dès les années 20, et à l’inverse déclenché la crise de 1929. Cette dernière étant lue, comme contradiction entre régime de production qui s’oriente déjà vers l’accumulation intensive, et un modèle de répartition qui cultive encore la loi d’airain des salaires, telles qu’envisagée par les premiers grands classiques anglais et Marx. Plus simplement dit : une crise de surproduction.

C’est donc l’idée de cohérence, qui assure l’équilibre, et la montée en puissance du régime d’accumulation fordien. Dans nombre de pays, cette cohérence des débouchés par rapport aux possibilités croissantes de la production, a été assurée par une révolution des possibilités de la consommation : salarisation massive, y compris celles des femmes, conventions collectives, salaires indirects, effondrement des prix relatifs des biens d’équipement ménagers. Cohérence qui s’est elle-même épanouie au sein d’un espace qui est largement ce que l’on appelait « l’Etat-nation »- ou ordre organisé selon Hayek-  espace lui même relativement homogène, et surtout espace de légitimité, où peut se nouer des compromis au niveau des marchés politiques. Et compromis assurant cette cohérence entre offre globale et demande globale, avec cette autre caractéristique d’une époque, où les économistes veillaient au « noircissement de la matrice des échanges interindustriels ». Monde aujourd’hui disparu.

Les ruptures du modèle

Curieusement, dès 1965, vont apparaitre des signes de déformation du cercle vertueux de croissance , signes qui vont apparaitre sous la forme de chômage, encore très faible, mais structurellement croissant ; sous la forme d’inflation ; mais aussi sous la forme de baisse significative de la croissance économique. Avec déjà des points de repères- bien analysés par Jean Herrvé Lorenzi, Olivier Pastré et Joëlle Toledano dans « La crise du XXIème siècle » - que l’on va retrouver dans nombre de pays : une baisse dans l’efficacité productive, c'est-à-dire une chute des gains de productivité ; l’épuisement des normes de la consommation ; et le développement du travail improductif notamment dans la sphère publique.

Les taux de profit s’affaissent entre 1960 et 1975 partout dans les pays développés, plus particulièrement aux USA et en Grande Bretagne, moins significativement en France et en Allemagne . C’est que parallèlement, productivité et salaires vont, selon les travaux de H Bertrand et R Boyer, évoluer de façon divergente : la croissance de la productivité stagne à partir de 1960, puis commence à baisser, tandis que les rémunérations continuent d’augmenter. Désajustement qui va entrainer une moindre justification de l’investissement, et donc une croissance beaucoup plus faible, celle des USA passant de 5,6% en 1973 à 4,3% en 1979, celle de la France de 5,9 à 3,5 aux mêmes dates (« Perspectives Economiques de l’OCDE », Décembre 1979)

La chute des gains de productivité - Denison parle à l’époque de « déroutant ralentissement de la productivité » en constatant par exemple sa division par trois pour un pays comme la France entre 1960 et 1975  – connait des causes multiples, dont celle de l’organisation du travail, mais bien davantage celle de l’épuisement des normes de consommation. Derrière cette expression, il faut entendre une baisse de la part relative des achats de biens produits selon les règles de l’accumulation intensive (équipements ménagers) et une augmentation de celle de biens produits en dehors de ces règles (services, santé, distractions etc.). De fait, cela correspond à une sortie partielle de l’outil de production des règles de cette même accumulation. Il ne peut en résulter qu’un affaiblissement des gains de productivité. Mais l’Etat va lui-même participer à ce déraillement de la régulation antérieure, avec des prélèvements de plus en plus importants pour monter un Etat- providence dont les « productions »  correspondantes (Education, Santé, etc.) sont réputées improductives au regard de l’accumulation intensive. Ainsi, s’agissant de la France, les prélèvements passent de 35,4 % en 1960 à 41,6% en 1980, montants qui au moins à titre partiel s’engloutissaient dans le cercle vertueux de l’accumulation intensive, et qui vont de plus en plus s’engloutir dans les dépenses sociales.

Dans les années 1980, Il n’est évidemment pas question de changer de système productif, et l’on essaiera par le biais des politiques économiques de remettre l’accumulation intensive sur les rails de jadis. Sans succès, puisqu’autant les politiques dites de l’offre,  que celles plus traditionnellement keynésienne ne sont adaptées. La relance de l’investissement par diminution de la part des salaires dans la valeur ajoutée, est inopportune en ce qu’elle réduit les débouchés de toutes les industries de biens de consommation. La relance Keynésienne plus favorable à la consommation ne peut être payée, faute de gains de productivité, sans une diminution des profits qui ralentit l’investissement et l’accumulation, elle est donc également inadaptée. Nous retrouvons ici les logiques des plans Barre (1976) et Mauroy (1981) en France. Au-delà, il faut aussi souligner que le tout s’envisage dans un contexte de pénurie croissante de matières premières faisant apparaitre des rentes de rareté, la rente pétrolière étant la plus représentative, lesquelles sont aussi prédatrices de gains de productivités.

Les grands Etats développés essaieront alors de tirer avantage d’une relance des exportations. Mais là aussi,  sans grand succès tant que les échanges sont massivement échanges entre pays développés. Ce qui est encore le cas à cette époque.

Faire disparaitre le besoin de cohérence, c'est-à-dire la contradiction entre la sphère de la production et celle des débouchés, qui est apparue à la fin des trente glorieuses,  constitue l’enjeu des décideurs, c'est-à-dire essentiellement les entrepreneurs économiques et politiques.

En attendant, les contradictions du régime d’accumulation se doivent être gérées par l’intervention grandissante  et inefficace des Etats. Il faut gérer les effets secondaires du ralentissement considérable de la croissance : organisation de l’aide au chômage, subventions diverses et croissantes, commandes publiques providentielles, etc. D’où, très souvent, l’apparition de déficits budgétaires – malgré le dogme de l’équilibre- qui feront que l’on passe, par exemple en France d’un déficit de 18 milliards de francs en 1976 à 40 milliards en 1980. Et ce dans un contexte de disparition  de la docilité de la Banque de France. Celle-ci ne peut plus apporter sa pierre à l’édification de l’accumulation intensive, et la lecture des contreparties de la masse monétaire, révèle que si les créances sur le trésor représentaient 43% du total en 1950 et encore 18% en 1970, la loi du 3 janvier 1973 les réduit à néant : l’Etat est plongé dans le grand marché, au moment même où les premiers craquements de l’accumulation intensive commencent à se manifester. Nous verrons que cette diminution des capacités de l’Etat ne fût pas vécue comme problème , mais solution à la crise.

La lecture des divers travaux économiques de l’époque est très riche et révèle les questionnements sur les solutions à ce qu’on appelle déjà la « crise du XXIème siècle », et crise que beaucoup ont oublié, tant ils furent fascinés par les succès de trente années de  mondialisation, succès que  pour notre part,  nous proposons d’appeler la « prolongation du fordisme par d’autres moyens » et prolongation dont nous vivons la crise aujourd’hui.

Dans l’ouvrage déjà cité de Lorenzi,  Pastré et Toledano, ouvrage publié chez Economica en 1980 , il est vaguement fait référence  à des luttes pour élever la productivité du travail, mais plus sérieusement, une étude empirique est menée sur la possibilité de « nouveaux lieux d’accumulation » comme « issue à la crise ». Très légitimement ils imaginent de nouvelles branches d’activités, complètement fordiennes, générant donc d’importants gains de productivité, et pouvant remplacer les anciens biens d’équipements et les services à rendements constants, qui ont envahi le budget des consommateurs salariés. De quoi renouer avec les gains de productivité, et réarticuler production et consommation. D’une certaine façon cette anticipation, ou cette démarche prospective, s’est révélée exacte et la « filière composants électroniques » qu’ils imaginaient est devenue réalité. Tout simplement en raison de la rigueur de leur raisonnement : il faut, pensaient –ils,  imaginer une filière qui transforme à la fois le modèle de consommation et la façon de  produire les objets et services  correspondants, transformation faisant renaitre le cercle vertueux de l’accumulation intensive, avec investissements de capacité et nouvelle consommation de masse.

Si l’on peut saluer la justesse de l’analyse qui conduit à la « grappe  technologique » devenue aujourd’hui familière, il faut toutefois regretter l’absence de tout raisonnement – malgré ce qu’on appelait à l’époque le « théorème de l’OS »  qui anticipait déjà la délocalisation des activités à main d’œuvre peu qualifiée -  sur ce qui allait devenir la mondialisation.

La mondialisation plus facile que l’automatisation des usines

Or on sait aujourd’hui, que la nouvelle grappe technologique, allait permettre, non pas de renouer avec un fordisme classique, mais un fordisme par de tout autres moyens : la mondialisation. L’informatisation peut certes développer l’automation, mais elle peut surtout mondialiser la chaine de fabrication, une chaine constituée de segments reliés par de l’informatique (logiciels et internet) et des containers, qui assurent la logistique planétaire comme les bandes transporteuses, machines transferts, et autres chariots filoguidés,  assuraient naguère la logistique de l’atelier serti dans l’Etat nation. Les coûts d’information et de transaction devenus proches de zéro, associés à des coûts de transports très abaissés par le fordisme des instruments de déplacement – pensons à titre d’exemple à la logistique portuaire entièrement normalisée et Fordisée – permettent une chaine de fabrication mondiale donc chaque segment voit ses coûts optimisés, en fonction des conditions locales d’insertion, et dont l’ensemble n’est que peu pénalisé par l’éloignement des divers éléments, ou celui des lieux de consommation. Avec un fordisme nouveau faisant apparaitre de nouvelles divisions du travail et des spécialités nouvelles pour des pays qui vont jouer la carte de ce qu’on appelle la globalisation : modèle « cargo export »,  pour la Chine, du « Work shop » pour les exportateurs de main d’oeuvre ( Philippines , Mexique), de la rente minière pour les exportateurs de matières premières (Russie, Australie), etc. D’où un Fordisme complètement renversé qui se met en place : l’ancienne  cohérence production/débouché n’est plus recherchée, elle est au contraire combattue puisque ces mêmes débouchés deviennent par la magie de la mondialisation indépendants des conditions de la production. Par la recherche des bas salaires,  par celle des coût environnementaux les plus faible dont bien sûr la fiscalité , l’ancienne cohérence nationale laisse la place à ce qui fût la montée de l’incohérence des années 20 aux USA, cette fois au niveau mondial : les possibilités de la production vont se heurter de façon croissante à l’étroitesse des débouchés.

Mais à ce nouvel ensemble fortement générateur de gains de productivité, il faut associer une autre logistique, celle de la finance qui se doit être aussi normalisée que le sont les containers. A la fluidité des moyens logistiques doit correspondre la fluidité des moyens financiers, et fluidité reposant sur de communs outils : l’informatique. Cette fluidité est d’abord celle de la monnaie qui devient en quelque sorte aussi normalisée que l’industrie mécanique du début du vingtième siècle : les différentes monnaies doivent être parfaitement convertibles et ce sans limitation. Tout contrôle des changes serait l’équivalent d’une panne sur la nouvelle chaine fordienne devenue planétaire. Curieusement, le choix du taux de change fixe est repoussé au profit de la libre fixation des prix : il y a tant à gagner pour la finance. Il faut aussi assurer la dérégulation financière, et permettre la complète libre circulation du capital et de tous les outils qui l’accompagnent. Tout manquement en la matière, reviendrait aussi à briser le plein épanouissement de la chaine fordienne planétaire.

De fait, nous comprenons que cette mondialisation suppose désormais une présence beaucoup plus importante du monde financier, ce qui signifie aussi la mise en concurrence des systèmes financiers nationaux. D’où une très forte demande pour mettre fin, plus particulièrement en France, à la répression financière de jadis. D’où aussi la volonté de pouvoir disposer de cette matière première irremplaçable, qu’est cet actif très liquide appelé dette publique. Nous comprenons par conséquent qu’avec le mondialisme comme solution à la crise du fordisme, les banques centrales ne sauraient être oubliées et vont devenir la clef de voûte du nouveau système fordien : elles doivent garantir la logistique financière, être proches des opérateurs financiers et en contrepartie plus éloignées d’un Etat dont le soucis n’est plus le noircissement de la matrice des échanges interindustriels . l’indépendance est au bout du chemin. Quant à l’Etat il gérera sa dette publique en mode marché.

 Il ne faut pas  oublier dans ce grand mouvement de libération la disparition de ces écluses qu’on appelle « frontières »-  Régis Debray en a fait à rebours un vibrant éloge- et qui viennent affaiblir la puissance créatrice de la chaine mondiale : renouveler le fordisme revient aussi à contester les Etats. Ou plus exactement à les repositionner dans la « chaine de la valeur » : l’Etat chinois ne disparait pas avec la mondialisation,  simplement il  devient un modèle assis sur ce qui fût dénoncé comme une alliance entre Wal-Mart et le parti communiste chinois.

Rupture technologique et financière, mais aussi , on s’en doute un peu, rupture organisationnelle de cette pièce élémentaire du fordisme qu’était l’entreprise. L’ère des organisateurs, à la Burnham ou à la Galbraith, laisse la place à celle des patrons de la « corporate governance ». L’épargne salariale, elle-même sous produit du fordisme triomphant antérieur, et augmentée des premiers déficits publics, eux-mêmes garantis par l’indépendance des banques centrales,  devient produit de contestation de l’Etat providence : la protection sociale par capitalisation, conteste celle produite par la répartition. D’où d’immenses fonds – fonds de pension et investisseurs institutionnels en tous genres -devenant propriétaires d’entreprises désormais appelées à fonctionner au seul service des actionnaires. Avec comme résultat l’abandon progressif de la valeur ajoutée industrielle au profit de la valeur actionnariale, et l’abandon du long terme au profit de résultats immédiats. De quoi retarder ce que pouvait permettre la nouvelle grappe technologique, c'est-à-dire l’automatisation sur base fordienne. D’où les résultats que l’on sait aujourd’hui, pour ce que la comptabilité nationale appelle « Entreprises non financières » s’agissant de  la France : entre 1970 et 2010 les dividendes nets rapportés à l’Excédent brut d’exploitation passent de 12,8 à 29,8%, tandis que la Formation brute de capital fixe passe, pour les mêmes dates de 21,9 à 18,7 %. Avec la conclusion qu’il faut en tirer : rémunérés sur la base des résultats, il faut payer de plus en plus cher des dirigeants ne produisant plus- à l’inverse des organisateurs à la Burnham et des ingénieurs d’autrefois- un avenir plus ou moins souhaité.

Corporate governance, mondialisation et financiarisation sont évidemment en congruence brutale lorsque l’on passera en France à Partir de 1986 à la privatisation rapide d’un immense secteur industriel nationalisé.  Privatisation qui va se dérouler dans le cadre d’une dérégulation financière accélérée et ayant elle-même débutée dès le milieu des années 1980, ainsi que l’atteste l’indice de libéralisation financière du FMI. Et c’est par un simple geste juridique que l’on passera à la problématique de la valeur actionnariale proposée par les fonds de pension ; à l’introduction du marché dans les ateliers avec mise en concurrence et découpe  à l’échelle planétaire ; au blocage partiel de l’automatisation par abandon des processus de requalification correspondants au profit d’un taylorisme planétaire ; à l’introduction de nouvelles formes de rémunérations, avec minimisation des rémunérations fixes, et maximisation des rémunérations variables, souvent elles mêmes financiarisées par le recours aux stock options et à l’épargne salariale ; à la fin des grands modes de coordination entre banque publique- recherche- grandes entreprises publiques- sous traitants, qui avaient contribué aux sucés industriels de la France ; etc.

Mondialiser était l’étape naturelle devant précéder  l’automatisation des usines. Parce que l’automatisation, suppose au delà des logiciels et d’internet, une industrie du robot plus difficilement accessible aussi bien en termes d’investissements techniques qu’en termes d’investissements humains, il y avait à préférer l’étape intermédiaire, celle de la mondialisation. La mondialisation, aidée en cela par le court termisme de  la finance, a pu ainsi freiner l’investissement de rationalisation et de productivité.

Encore une fois, la mondialisation ne résout pas fondamentalement et définitivement les difficultés du fordisme des années 70. La mondialisation libère de la nécessaire congruence, locale ou nationale, entre les conditions de la production et celles de la consommation. Le fordisme chinois est calamiteux, puisqu’il n’existe que pour profiter des coûts avantageux de la main d’œuvre, ce qui rend sa  production largement invendable en Chine. Mais peu importe, puisque les débouchés sont d’emblée mondiaux. Bien entendu la question de la congruence se reporte au niveau mondial, mais là aussi, il sera possible de retarder l’échéance de la crise, par des moyens nouveaux dont celui- bien sûr - de l’endettement aujourd’hui bien connu. L’étroitesse des normes de la consommation pouvant être momentanément reportée à plus tard par un crédit toujours plus important et audacieux.

 Et parce que, au moins pendant quelques dizaines d’années, il a été possible de « repousser les murs », le fordisme à pu se redéployer sans se régénérer. Redéploiement dont on voit aujourd’hui le terme, puisqu’il correspond à une fantastique dislocation des Etats- nations, dislocation dont la visibilité s’apprécie au niveau de balances de paiements très douloureusement déséquilibrées. La mondialisation était une facilité, une rémission à la très ancienne crise du fordisme. Parce qu’elle n’était qu’un pis aller, voire une drogue, il faut aujourd’hui inventer de nouvelles solutions, et solutions qui interviennent dans un contexte de rareté croissante de ressources naturelles, qui font émerger de nouvelles rentes, s’ajoutant à celle produite par le retour de la loi d’airain de la monnaie. Les solutionss n’interviendront pas sans difficultés, avec semble t’il,  une opposition de plus en plus radicale entre nouvelles activités à rendements toujours croissants et nouvelles activités à rendements toujours constants. D’où de nouveaux problèmes concernant le travail avec des activités qui se développent sans travail supplémentaire, et exigeront un déploiement d’emblée mondial ;  et d’autres qui  resteront très fortement consommatrices de travail. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, bien des activités touchant à l’internet pourront voir leur volume s’accroitre sans limite et ce , sans exiger de travail supplémentaire, alors que les nouvelles activités de service à la personne ne peuvent se développer qu’avec de nouvelles embauches. Ce qui signifie que le recours à la mondialisation, même assorti d’une dislocation des Etat- Nations risque de se prolonger. Comment en effet, ne pas voir ce que Severino appelle « l’inversion des raretés », avec de moins en moins de matières premières disponibles et de plus en plus d’hommes mondialement disponibles ?

Si les banques centrales sont devenues dans le dernier quart du vingtième siècle  les grandes accompagnatrices de la mondialisation, elle-même fuite en avant d’un fordisme souffrant, elles ont aussi été accompagnées par un très puissant courant idéologique, qu’il nous appartient maintenant d’évoquer.

A suivre....

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans textes de portée générale
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BA 05/03/2012 14:40

Un dessin d'Iturria qui dit tout :

http://iturria.blogs.sudouest.fr/archive/2011/09/18/le-trait-d-iturria-du-dimanche-18-septembre-2011.html

Un dessin d'Iturria sur la propagande de l'Union Européenne :

http://iturria.blogs.sudouest.fr/archive/2010/05/16/le-trait-d-iturria-du-16-mai-2010.html

BA 04/03/2012 13:45

Dimanche 4 mars 2012 :

Un troisième plan d'aide à la Grèce peut-être nécessaire en 2015 : il serait de 50 milliards d'euros.

La Grèce pourrait avoir besoin d'un troisième plan d'aide international de 50 milliards d'euros en 2015, affirme l'hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche.

La Troïka, représentant les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), aurait écrit dans une version préliminaire de son dernier rapport qu'il n'est pas du tout certain que la Grèce puisse revenir
sur les marchés de crédits en 2015.

Ses besoins en financements externes sur la période 2015-2020 pourraient alors atteindre jusqu'à 50 milliards d'euros.

Mais Der Spiegel précise également que ce passage a été retiré à la demande du gouvernement allemand.

L'hebdomadaire affirme par ailleurs que la BCE s'attend au déclenchement de la clause d'action collective (CAC) qui permettra à Athènes de forcer ses créanciers privés récalcitrants à prendre part
à l'allègement de la dette grecque.

Cette clause, contenue dans la loi sur l'opération d'échange d'obligations entre l'Etat grec et ses établissements créanciers, pourra être déclenchée si 66 % au moins des banques participent à
l'opération et obligera les créanciers récalcitrants à se joindre au programme d'échange de dette, faisant ainsi passer automatiquement le taux d'adhésion à 100 %.

L'opération d'échange de dette à proprement parler aura lieu le 12 mars. Elle permettra à la Grèce d'effacer 107 des 200 milliards d'euros de sa dette publique détenus par des créanciers
privés.

Cet effacement est une condition sine qua non pour le versement des 130 milliards d'aides publiques du deuxième plan de sauvetage entériné jeudi à Bruxelles.

Dans la mythologie grecque, les Danaïdes (en grec ancien Δαναΐδες / Danaídes) sont les cinquante filles du roi Danaos.

Elles accompagnent leur père à Argos quand il fuit ses neveux, les cinquante fils de son frère Égyptos. Après qu'ils ont proposé une réconciliation, elles épousent leurs cousins et les mettent à
mort le soir même des noces sous l'ordre de leur père. Les Danaïdes sont condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau sans fond.

Dans la tradition tardive, arrivées aux Enfers, les Danaïdes sont jugées et précipitées dans le Tartare, condamnées à remplir éternellement des jarres percées. Ce châtiment est resté célèbre par
l’expression du « tonneau des Danaïdes », qui désigne une tâche absurde, sans fin ou impossible.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3e/Danaides_Waterhouse_1903.jpg

dan_y44 04/03/2012 11:00

crise résultant d'un dysfonctionnement profond du système monétaire et d'une concentration croissante du capital au détriment des principes de base qui ont fait le succès du capitalisme d'après
guerre.

BA 02/03/2012 16:53

Le Titanic « ZONE EURO » est en train de couler !

Sauve-qui-peut !

C’est chacun pour soi !

Chacun cherche à sauver sa peau, maintenant !

C’est chacun pour sa peau !

Vendredi 2 mars 2012 :

L'Espagne revoit son déficit à la hausse, crise en vue avec l'Union Européenne.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a averti vendredi que l'Espagne ne pourrait pas respecter ses engagements de réduction du déficit public, au risque de provoquer une crise avec ses
partenaires européens à l'issue d'un sommet européen marqué par la signature d'un Pacte de discipline budgétaire.

"L'objectif de déficit public sera pour cette année de 5,8 % du Produit intérieur brut", a-t-il annoncé au cours de sa conférence de presse, prenant tout le monde de cours. Or l'objectif imposé
était de 4,4 % pour 2012.

"C'est un très mauvais signal au moment où l'Europe s'engage à plus de discipline budgétaire", a confié à l'AFP le représentant d'un des 27 Etats de l'UE. "Il revient à la Commission européenne de
réagir", a-t-il ajouté.

Mariano Rajoy n'a informé personne de son intention de briser le Pacte de discipline budgétaire quelques heures seulement après l'avoir signé avec 24 de ses homologues.

"Je n'ai pas informé les présidents et les chefs de gouvernement parce que je n'ai pas à le faire. Il s'agit d'une décision souveraine que nous Espagnols, nous prenons", a-t-il soutenu au cours de
sa conférence de presse.

http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-revoit-son-deficit-a-la-hausse-crise-en-vue-avec-l-ue-3cd6f31c81e0e3f2f1ff8133f2da76ee

BA 02/03/2012 11:18

Vendredi 2 mars 2012 :

L'IIF chiffre une faillite de la Grèce à plus de 1.000 milliards d'euros.

L'organisation bancaire internationale IIF a chiffré à plus de 1.000 milliards d'euros le coût pour l'économie internationale d'un défaut incontrôlé de la Grèce, dans un rapport remis en février
aux dirigeants européens, indique vendredi l'hebdomadaire grec Athens News.

Selon Athens News, l'Institut de la Finance Internationale - qui a négocié avec le gouvernement grec au nom des créanciers privés un accord de restructuration et de réduction de la dette grecque -
juge que la Banque centrale européenne sera particulièrement touchée, de par son exposition à la dette grecque et les actions qu'elle devrait prendre pour éviter une contagion de la crise aux
autres maillons faibles européens.

Selon l'IFF, un défaut de paiement de la Grèce menacerait directement de déstabiliser le Portugal, l'Irlande, l'Italie et l'Espagne, victimes suivantes les plus probables.

L'organisation bancaire internationale évalue les recapitalisations bancaires nécessaires à environ 160 milliards d'euros. Elle estime aussi, selon Athens News, que l'économie européenne paierait
une faillite grecque par un ralentissement, réduisant les revenus fiscaux.

Ce rapport a été remis, d'après l'hebdomadaire, le 18 février aux dirigeants européens, avant qu'ils ne décident, jeudi soir, de finalement lancer le 9 mars un plan de renflouement et de
désendettement du pays élaboré en octobre, si entre-temps les créanciers privés d'Athènes acceptent d'effacer un peu plus de 100 milliards de créances.

Au vu de ces traumas financiers, il est difficile de concevoir que la Grèce pourrait rester un membre fonctionnel de la zone euro en cas de défaut désordonné, note le rapport cité par le
journal.

L'IFF juge également que les retombées sociales et politiques d'un défaut compromettraient l'effort de réforme mené par la Grèce à la demande de ses créanciers.

http://www.romandie.com/news/n/_L_IIF_chiffre_une_faillite_de_la_Gr_lus_de_1000_milliards_d_euros__RP_020320121046-27.asp

BA 01/03/2012 09:15

Jeudi 1er mars 2012 :

Un groupe secret de créanciers de la Grèce se réunit en urgence aujourd'hui.

Un groupe secret de représentants de 15 grandes banques, fonds d'investisements et fonds spéculatifs se réunit jeudi pour décider si la restructuration de la dette de la Grèce doit déclencher des
paiements pour les détenteurs de titres dérivés, écrit mercredi le Wall Street Journal.

Ces paiements peuvent représenter plusieurs milliards de dollars, alors que la Grèce est proche d'un défaut de paiement. Le groupe doit se réunir jeudi matin pour décider si la restructuration de
dette de la Grèce est à même de déclencher des paiements pour les détenteurs de titres de couverture de défaillance ou "credit default swap" (CDS), qui fonctionnent comme une assurance contre un
événement, explique le Wall Street Journal.

L'impact de cette décision pourrait dépasser le marché de la dette grecque et est à même d'affecter les investisseurs à travers les marchés d'obligations européens ainsi que les détenteurs de 2.900
milliards de CDS sur la dette de gouvernements dans le monde. Mais certains investisseurs se plaignent du secret entourant le processus et l'accusent d'être plein de conflits d'intérêt, poursuit le
quotidien financier.

Aucune personne extérieure ne peut participer à la réunion qui est organisée par l'association des swaps et dérivés internationaux, et aucun transcript ne sera distribué.

Quand une décision sera annoncée, avant lundi, le comité ne fournira pas d'explication. Il n'y aura pas de possibilité de faire appel pour les investisseurs. Si les firmes qui participent au comité
sont connues, comme Goldman Sachs Group, Deutsche Bank et Morgan Stanley, les noms de leurs représentants ne sont pas rendus publics, de même que l'exposition de chaque firme ou personne à la dette
grecque.

L'argent en jeu dans les CDS grecs n'est pas énorme, et il ne devrait pas y avoir plus de 3,2 milliards de dollars de paiements nets entre les acheteurs et vendeurs de protections contre le défaut
ou la restructuration de dette.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120301trib000685710/un-groupe-secret-de-creanciers-de-la-grece-se-reunit-en-urgence-aujourd-hui.html

BA 28/02/2012 20:16

Mardi 28 février 2012 :

Chronique d'un crash annoncé : l'ouverture des vannes à liquidité de la BCE est-elle une fuite en avant ?

Le Père Noël repasse en février. Pour les banques uniquement, ne rêvez pas...

Mercredi, la Banque Centrale Européenne (BCE) va en effet ouvrir ses guichets "sans limite" pour proposer des prêts à 3 ans à 1 % l’an. Toutes les demandes des banques seront satisfaites. Lors de
la précédente opération, et première du type, le 22 décembre dernier, 523 banques avaient ainsi emprunté 489 milliards d’euros !

Face à un risque de faillites bancaires et de violente contraction du crédit, la BCE a décidé de faire une croix sur le contrôle de la masse monétaire.

Depuis les choses vont un peu mieux, l’Italie et l’Espagne empruntent moins cher sur les marchés, la France n’a pas vu ses taux monter après la perte de son triple A le 13 janvier. Mais tout ceci
est artificiel, et provoqué par le déluge de liquidités opéré par Mario Draghi (président de la BCE). Le bilan des banques européennes reste problématique, les créances pourries sont nombreuses, la
solvabilité de nombre d’entre elles reste posée. Mais en empruntant à 1 % pour acquérir ensuite des emprunts italiens rapportant 3 à 4 %, la banque peut refaire un peu ses marges. C’est facile,
beaucoup le font, d’où la baisse des taux sur les emprunts d’État en zone euro.

Mais les banques ont encore et toujours besoin de liquidités. La BCE va donc renouveler son opération le 29 février (on parle de "LTRO", Long Term Refinancing Operation). Le montant demandé devrait
être du même ordre de grandeur (500 milliards d’euros).

Certains ont même flairé la bonne affaire : en Espagne, l’État et les collectivités publiques ont une ardoise de 40 milliards d’euros envers leurs fournisseurs, des entreprises privées, dont
beaucoup sont en difficulté à cause de ces retards. Comment payer tout le monde sans augmenter les impôts ni la dette ? Avec l’argent de la BCE pardi ! Madrid va ainsi créer un consortium bancaire
qui va emprunter ces 40 milliards à la BCE pour régler d’un coup les factures en souffrance. La BCE va payer les factures d’entreprises espagnoles, c’est du grand n’importe quoi.

Dans trois ans, il faudra rembourser… Sur les 523 banques qui se sont présentées au guichet en décembre, combien seront capable de le faire, ou simplement encore en vie ? L’Espagne et son
consortium pourront-ils trouver 40 milliards d’euros ? On verra, sinon la BCE reportera les échéances…

Nous sommes dans une fuite en avant, mais au ralenti, on ne s’en rend pas bien compte. Ces prêts géants se rajoutent à d’autres opérations que mène la BCE (rachat de dette souveraine sur le marché
secondaire, prêts en dollars aux banques en difficulté que la BCE emprunte elle-même à la réserve fédérale américaine). La montagne de dette continue de grandir, les risques d’augmenter, la période
actuelle n’est qu’une rémission.

http://www.atlantico.fr/decryptage/ouverture-vannes-liquidite-bce-est-elle-fuite-en-avant-mario-draghi-dette-faillites-banques-philippe-herlin-298113.html

BA 23/02/2012 10:48

Mardi 21 février 2012 :

Aide record pour la Grèce, mais les inquiétudes persistent.

De nombreux économistes doutent que le nouveau plan de sauvetage soit le dernier chapitre de la crise grecque et de celle de la dette. Beaucoup parient à terme sur une banqueroute du pays, estimant
que la zone euro cherche surtout à gagner du temps pour pouvoir renforcer d'ici là ses défenses.

Pour le responsable de l'institut Bruegel, Jean Pisani-Ferry, le plan ne fait sans doute "que repousser l'échéance funeste", car "la Grèce ne va pas mettre en oeuvre l'austérité promise et va se
retrouver au bout du compte à devoir décider de sortir de l'euro ou à être poussée vers la sortie".

http://www.boursorama.com/actualites/aide-record-pour-la-grece-mais-les-inquietudes-persistent-4f014e8c4dffd920e84d53a48a63cb1d

BA 21/02/2012 22:36

Mardi 21 février 2012 :

Après 110 milliards d’euros d’aide en mai 2010, voici donc le deuxième plan d’aide à la Grèce : 230 milliards d’euros.

Dans le détail : 117 milliards d’aide directe des Etats (via le FESF, qui va donc devoir lever cette somme sur les marchés…), 13 milliards d'aide du FMI (à confirmer), 100 milliards d’abandon de
créance de la part des banques, des assurances et des fonds d’investissement. Soit 230 milliards au total, auxquels on pourrait rajouter 12 milliards d’intérêts que la BCE abandonne.

Le montant des deux plans s’élève donc à 340 milliards d’euros, sans que la Grèce ne voit le bout du tunnel, au contraire. La volonté des dirigeants européens est toujours de maintenir la Grèce
dans la zone euro, ce qui est absurde tant chacun comprend que cela n’est pas viable économiquement.

On note cependant que ces 130 milliards d'aide seront déposés sur un compte dédié, c'est-à-dire dont l’activation ne pourra pas se faire sans l’accord de l’Europe. Ceci peut préluder à une
prochaine sortie de la Grèce de la zone euro : un compte alimenté par le FESF garantit la dette émise en euro, ce qui permettrait de sortir le pays sans effet de contagion… Ce sera sans doute le
troisième plan.

Philippe Herlin, chercheur en Finance, chargé de cours (Décisions financières, GFN 140) au Conservatoire National des Arts et Métiers.

http://ladettedelafrance.blogspot.com/2012/02/230-milliards-pour-gagner-du-temps.html

BA 19/02/2012 12:05

Des centaines de personnes commençaient à se rassembler dimanche 19 février dans le centre d'Athènes à l'appel des syndicats, contre les mesures d'austérité prises par la Grèce pour sécuriser un
deuxième plan d'aide de la zone euro destiné à lui empêcher de faire faillite dans un mois.

Mesure phare du programme adopté, un abaissement de 22 % du salaire minimum.

Devant le parlement, les banderoles critiquaient ces mesures adoptées par le gouvernement de coalition. "Le consensus national est une combine, la pauvreté et la faim n'ont pas de nationalité"
indiquait une banderole sous-titrée en anglais : "all of us we are Greeks, Merkel and Sarkozy are freaks".

En bas de la place, une banderole de la gauche radicale, qui organise une deuxième manifestation plus tard dans l'après-midi, appelle à la "grève sine dié et au soulèvement" tandis qu'une autre
invite les députés à "quitter le pays".

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120219.OBS1765/la-rue-grecque-manifeste-contre-les-exigences-inacceptables.html

BA 17/02/2012 17:09

Anne-Laure Delatte, professeur d'économie à Rouen Business School, estime que la Grèce n'a plus vraiment le choix : elle doit se préparer au retour de sa monnaie nationale.

Challenges : La Grèce peut-elle rester dans la zone euro ?

Anne-Laure Delatte : Les Grecs ne vont pas avoir le choix. Pour le moment, la situation est absurde. Soit la Grèce reste sous perfusion de l'Europe et le chômage continue d’augmenter, soit l'Union
européenne la contraint à faire défaut dès le 20 mars prochain en refusant le versement des 130 milliards, du coup les investisseurs ne lui prêteront plus et c’est donc la sortie forcée de l’euro.
Les mesures actuelles sont très coûteuses socialement : réduire le SMIC de 22 % à 500 euros ne pourra pas être supporté longtemps. Si la réduction de 22 % du SMIC grec était appliquée à la France,
notre SMIC passerait de 1.100 euros net à 880 euros. C’est intenable. Depuis 2009, le ralentissement de l’économie grecque atteint - 12 %, et on s’attend à une récession de - 6 % en 2013.
Aujourd’hui en Grèce, un jeune sur deux est au chômage. Le peuple ne peut pas supporter l’austérité pendant dix ans.

Une sortie de l’euro peut-elle être salutaire pour la Grèce ?

Conserver coûte que coûte l’euro entraînera nécessairement une augmentation du chômage. Or, il existe une solution moins coûteuse sur le plan social, celle de la dévaluation. Mais pour dévaluer il
faut avoir sa propre monnaie, ce qui achèverait d’exclure la Grèce des marchés financiers d’une part et qui risquerait aussi de faire sombrer le pays dans l’hyperinflation. Pourtant, même le Fonds
monétaire international a montré que l’austérité ne porte ses fruits que lorsqu'elle est accompagnée d’une dévaluation. C'est ce qui s'est passé en Finlande en 1992.

Le retour de la drachme n'appauvrirait-il pas les Grecs ?

A l’automne dernier, la banque japonaise Nomura a tenté d’évaluer ce que vaudrait la drachme aujourd’hui. Ce serait 60 % de ce qu'elle valait au moment de l’entrée dans la zone euro. Ce qui compte,
si la Grèce récupère son ancienne monnaie, c’est d’éviter l’hyperinflation et cela dépendra du gouvernement. Une solution pourrait consister à opérer une "drachmisation" de l’économie c’est-à-dire
à convertir l’ensemble des actifs en drachmes. Ensuite, il faut empêcher une sortie massive de l’argent du pays. Or, beaucoup de Grecs ont déjà anticipé la sortie de l’euro. Depuis l’automne, ce ne
sont pas moins de 40 milliards d’euros de capitaux qui sont sortis du pays pour être placés ailleurs, soit 17 % du PIB. Ces retraits ont bien entendu été effectués pour mettre à l'abri cet argent
de tout risque de dévaluation.

http://www.challenges.fr/monde/20120216.CHA3338/beaucoup-de-grecs-ont-deja-anticipe-la-sortie-de-l-euro.html?google_editors_picks=true

Coma81 17/02/2012 01:21

Tiens, j'en profite du petit tour sur le site de JCW pour saluer BA et le remercier d'avoir populariser mon article sur stiglitz.
Dans un premier temps, je n'avais pas bien compris l'origine de cet afflux soudain de visiteurs. lol

Sinon, j'ai compilé des notes de natixis qui témoigne parfaitement de l'esprit eurofédéraliste, avec un petit commentaire de ma part :
http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/sideration-chez-les-euro-federalistes-a39795903

ça peut vous servir.

Bon je me plonge dans votre article.
Permettez moi, de vous signaler un excellent article de l'OFCE qui fait échos au votre :

"La crise économique est une crise de la politique économique", Jean-Luc Gaffard

Jean Claude Werrebrouck 17/02/2012 09:02



merci



BA 15/02/2012 15:30

Le président du directoire de Bosch, l'un des industriels les plus respectés d'Allemagne et proche conseiller de la chancelière Angela Merkel, a plaidé pour une sortie de la Grèce de l'Union
européenne dans un entretien à Manager Magazin.


"Cet Etat, avec ses retraités fantômes et ses gens riches qui ne paient pas d'impôts, un Etat qui n'a pas d'administration qui fonctionne, n'a pas sa place dans l'Union européenne," a déclaré Franz
Fehrenbach dans un entretien à paraître vendredi 17 février.

Il s'agit du dernier en date d'une liste de grands dirigeants d'entreprises allemandes à s'élever contre le rôle de la Grèce dans l'UE et contre la mise en place d'un deuxième plan d'aide. Selon
une enquête menée auprès de plus de 300 dirigeants parue dans le magazine, environ 57 % d'entre eux souhaitent une sortie de la Grèce de la zone euro et un retour à la drachme.


A la question de savoir ce que les dirigeants politiques devraient faire si la Grèce ne quittait par la zone euro de son propre chef, Franz Fehrenbach, qui ne s'exprimait pas en tant que conseiller
du gouvernement, a répondu : "Alors, l'Union Européenne doit modifier ses lois et l'expulser, aussi difficile que cela puisse paraître."

Reste par ailleurs un désaccord sur le point de savoir s'il faut conserver l'objectif d'un niveau d'endettement public grec ramené à 120% du PIB d'ici 2020 ou si on peut le laisser atteindre un
niveau plus élevé, par exemple 125% du PIB. Sur ce point, "il y a les fétichistes du 120% qui n'en démordent pas", en particulier les Pays-Bas, l'Allemagne et la Finlande, selon une source proche
des négociations.

"Nous faisons face à une situation particulière, on nous pose toujours de nouvelles conditions, et cela est dû au fait qu'il y a des puissances dans l'Europe qui jouent avec le feu, qui croient que
la décision d'octobre sur le nouveau prêt pourrait ne pas être appliquée, et qui veulent que la Grèce soit hors de la zone euro", a déclaré le ministre des Finances grec M. Vénizélos, à l'issue
d'une rencontre sur l'économie avec le président grec Carolos Papoulias.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a réaffirmé mercredi la volonté de son pays d'aider la Grèce, mais seulement si celle-ci n'était pas "un puits sans fond".

Mais le Luxembourg, quatrième pays de la zone euro toujours noté "triple A" par les trois grandes agences de notation avec l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, a également manifesté son
impatience ces derniers jours.

Son ministre des Finances, Luc Frieden, a laissé entendre lundi que la Grèce pourrait être exclue de la zone euro si elle ne tenait pas ses promesses de réformes et de réduction du déficit public.
"S'ils ne font pas tout cela, je pense qu'alors nous devrons continuer avec 16 pays" dans l'Union monétaire et "qu'ils s'excluent eux-mêmes de la zone euro", a-t-il dit.

http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-amere-et-determinee-face-a-des-europeens-intransigeants-2116d225dbd6ea3b0c2c988bd4ad4cd6

En clair :

L'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, ne veulent plus prêter des dizaines de milliards d'euros à la Grèce, car ils savent que la Grèce ne les leur remboursera
jamais.

L'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, veulent que la Grèce quitte la zone euro.

BA 15/02/2012 13:40

Mercredi 15 février 2012 :

L'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, veulent que la Grèce quitte la zone euro.

C'est un secret de polichinelle.

Mais le ministre des Finances grec vient juste de s'en apercevoir.

Grèce : "Plusieurs" pays de la zone euro "ne veulent plus de nous" affirme Vénizélos.

"Plusieurs" pays de la zone euro "ne veulent plus de nous", a déclaré mercredi le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos, qui souhaite "convaincre" les pays partenaires que la Grèce pourra
"réussir" à y rester.

"Il faut dire la vérité au peuple grec, il y a plusieurs (pays de la zone euro) qui ne veulent plus de nous. Et il faut les convaincre" que la Grèce peut "réussir" à y rester, "pour les prochaines
générations, pour nos enfants", a déclaré M. Vénizélos à son arrivée chez le président de la République Carolos Papoulias.

http://www.boursorama.com/actualites/grece-plusieurs-pays-de-la-zone-euro-ne-veulent-plus-de-nous-affirme-venizelos-2116d225dbd6ea3b0c2c988bd4ad4cd6

BA 14/02/2012 16:36

Mardi 14 février 2012 :

Le Medef dévoile son programme de campagne, avec l'Europe en "top priorité".

La présidente du Medef Laurence Parisot a présenté mardi les propositions du patronat dans la perspective de l'élection présidentielle, articulées autour d'une vingtaine de points dont le déficit
public nul en 2015, mais avec une priorité : le fédéralisme européen.

http://www.boursorama.com/actualites/le-medef-devoile-son-programme-de-campagne-avec-l-europe-en-top-priorite-aa4df646abfc819464d38c6d7108faeb

La Gaule 14/02/2012 03:57

J’ai l’impression que le basculement dans l’automatisation sera le nouveau « grand bond en avant » de nos élites décideuses dans un avenir proche, avec son cortège inévitable de mirages au-delà de
la réalité.

Dans l’immédiat, je ne vois pas trop comment cette automatisation pourrait rétablir la congruence dont vous parlez entre la sphère de la production et celle des débouchés.
Je crois même qu’elle en cassera le lien de manière définitive, puisque le remplacement de l’ouvrier producteur par le robot, verra la fin par la même occasion du salariat strictement productif, et
cette hémorragie ne sera certainement pas compensée par une hypothétique explosion des fonctions d’étude et de maintenance (on peut imaginer au contraire un effacement notable de l’ingénieur devant
l’opérateur/utilisateur de concepteurs informatisés).

Comment en ces conditions rétablir le pont entre une humanité sans travail et un travail sans humanité, à moins de reconsidérer complètement la question du travail ?

Toute perspective au-delà ce constat prend alors un goût obligé d’utopie.
Le découplage de la production et de ses débouchés verra forcément l’utilité sociale du travail, d’ailleurs dictée par les nécessités de survie et de paix civile, prendre le pas sur sa
rentabilité.
Le reflux de la mondialisation et le retour au cloisonnement du monde serait de même inévitable (il sera temps de vérifier alors si « l’abolition des frontières » n’était autre chose qu’une tempête
passagère), y compris à son étage financier.

Mais il est tout aussi possible de concevoir cette nouvelle étape comme profondément marquée par celle de la mondialisation et tous les déséquilibres que celle-ci aura induits.
Les avantages du nouveau paradigme seront alors accaparés par une puissance sortie vainqueur du stade antérieur, et les mécanismes de l’endettement généralisé perdureront pour permettre à celle-ci
d’asseoir son hégémonie. Je crains que cette hypothèse ne soit la plus plausible.

Il reste que vous n’êtes sans doute pas remonté assez loin dans le temps pour étendre votre raisonnement.
La première mondialisation (l’expression était je crois de Suzanne Berger) affecta de manière formidable la seconde moitié du dix neuvième siècle, pour finir par se fracasser sur la réalité des
anciens cloisonnements politiques de la planète.
Il en résulta une nouvelle « guerre de trente ans » en deux temps, avec un intermède durant lequel, au moins sur le plan économique et social, fut posé la problématique de ce qui deviendra le futur
compromis fordien des sociétés occidentales.
Celui-ci triompha donc au cours des quelques décennies qui suivirent l’épreuve guerrière, et il me semble que vous évaluez partiellement le rôle de la guerre dans la victoire du compromis
fordien.

Ce compromis n’aura finalement duré que le temps nécessaire à la reconstruction des patrimoines publics et privés des nations, mis à mal par un tiers de siècle de péripéties ravageuses, surtout la
dernière.
Il faut croire que les sauts de civilisation ne se produisent qu’à l’occasion de ce genre de purge, surtout sur le plan des mentalités.
Comment pensez-vous donc que se réalisera le prochain ?

Jean Claude Werrebrouck 14/02/2012 08:02



Je ne suis évidemment pas convaincu qu'il y aura prochainement un réblissement de la congruence. Il faudrait pour cela un monde beaucoup plus paisible et surtout habité par d'autres paradigmes.
Comme vous le savez, je me borne à des tentatives d'explication du monde, et je ne suis en aucune façon un ingénieur politique marchand  de solutions....même si parfois de tels éléments
peuvent transpirer dans mes textes.



BA 13/02/2012 23:04

Restructuration de la dette grecque : soupçon de corruption à la BCE.

Deux articles édifiants, mettant en doute la probité de la BCE et de ses dirigeants dans les négociations portant sur la restructuration de la dette grecque, viennent de paraître ces jours-ci.

Joseph Stiglitz, tout d'abord, s'est demandé pour quelle raison étrange la BCE apportait son appui à une restructuration "volontaire" de la dette grecque, comme si elle cherchait à éviter à tout
prix l'officialisation du défaut partiel, lequel aurait pour effet de déclencher l'activation des CDS (assurances sur crédit). Les banques qui avaient eu la prudence de s'assurer contre risque de
défaut se trouvent lésées et sont d'autant plus réticentes à céder sur les négociations avec l'Etat grec. Ecartant l'argument selon lequel le risque systémique serait plus important en cas de
défaut officiel, Joseph Stiglitz tire la conclusion suivante :

"En réalité, la BCE fait probablement passer l'intérêt des quelques banques qui ont émis des CDS (assurance contre le risque de défaillance d'un crédit) avant celui de la Grèce, des contribuables
européens et des prêteurs qui ont agi prudemment en s'assurant (...) Ainsi qu'on le voit ailleurs, les institutions qui n'ont pas à rendre des comptes de manière démocratique peuvent être la proie
d'intérêts particuliers."

Le lecteur, qui vient d'apprendre que la BCE ne protégeait ni l'intérêt des européens, ni même celui des banques en général, n'en saura pas plus quant aux "intérêts particuliers en question". Mais
quelles sont donc ces mystérieuses banques, émettrices d'assurances sur défaut, qui semblent être l'objet de toutes les attentions ? "Goldman–Sachs ou Merril–Lynch" répond Arnaud Parienty,
professeur d'économie. Cela lui fait se demander sans détour, sur le site d'Alternative Economique : "Doit-on lier son insistance étonnante à ce que la restructuration de la dette grecque soit
volontaire à la carrière au sein de Goldman Sachs de Mario Draghi ( le président de la BCE) ? ".

Ce qui est troublant dans cette histoire, c'est que les accusations extrêmement graves portées par ces deux auteurs, en particulier par le prix Nobel d'économie, dont l'audience est mondiale, n'ont
été relayées par aucun média (à ma connaissance), ni n'ont suscitées de réactions chez leurs collègues ou dans le monde politique.

Voir les 2 articles ci dessous.

"Main basse sur la BCE ?", par Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie - Février 2012. Extrait.

"Rien n'illustre mieux les divergences politiques, la présence d'intérêts particuliers et les considérations économiques à court terme à l'œuvre en Europe que le débat sur la restructuration de la
dette souveraine de la Grèce. (...)

La position de la BCE est curieuse. On aurait pu supposer que face au risque de défaut sur leurs obligations, les banques achètent une assurance. Dans ce cas, un régulateur qui prend en compte la
stabilité systémique veille en principe à ce que l'assureur paye en cas de perte. Pourtant la BCE veut que les banques perdent plus de 50% sur les obligations qu'elles détiennent, sans être
dédommagées. (...)

En réalité la BCE fait probablement passer l'intérêt des quelques banques qui ont émis des CDS (assurance contre le risque de défaillance d'un crédit) avant celui de la Grèce, des contribuables
européens et des prêteurs qui ont agi prudemment en s'assurant.

Enfin, dernière étrangeté, l'opposition de la BCE à une gouvernance démocratique. C'est un comité secret de l'Association internationale des swaps et dérivés, une organisation professionnelle, qui
décide si un incident de crédit a bien eu lieu. Or les membres de cette association ont un intérêt personnel dans ce type de décision. Selon la presse, certains d'entre eux utiliseraient leur
position pour défendre une attitude plus accommodante au cours des négociations. Il paraît inconcevable que la BCE délègue à un comité secret d'acteurs du marché en situation de conflit d'intérêts
le droit de décider ce qu'est une restructuration acceptable.

Le comportement de la BCE n'est pas surprenant. Ainsi qu'on le voit ailleurs, les institutions qui n'ont pas à rendre des comptes de manière démocratique peuvent être la proie d'intérêts
particuliers. C'était vrai avant 2008. Malheureusement pour l'Europe et pour l'économie mondiale, le problème n'a pas été résolu depuis.

Project Syndicate, 2012.

"Pourquoi la restructuration de la dette grecque est-elle si difficile ?", par Arnaud Parienty - Février 2012. Extrait.

"(...) Les banquiers qui ont prêté à la Grèce ont généralement assuré ces prêts en achetant des CDS (credit default swaps) à des assureurs ou à des banques d’investissement telles que Goldman–Sachs
ou Merril–Lynch. Le paiement des acheteurs de CDS est déclenché lorsque surviennent des « événements de crédit » tels qu’une faillite. Mais une restructuration volontaire n’est pas jugée comme
étant un événement de crédit, elle ne déclenche pas le paiement par les banquiers des compensations auxquelles auraient droit les acheteurs de CDS en cas de restructuration imposée. (...)

Pour comprendre l’enjeu de cette question, il faut savoir que les vendeurs de CDS, contrairement aux pratiques raisonnables d’un assureur ordinaire, ne mettent pas de côté de provisions destinées à
couvrir le risque de sinistre. Ils sont censés utiliser leur capital pour cela ! C’est la raison pour laquelle la crise de 2008 a entraîné la quasi faillite du plus gros assureur américain, AIG,
sauvé par le gouvernement fédéral pour un prix astronomique (probablement de l’ordre de 200 milliards de dollars). (...)

La BCE pèse évidemment d’un poids considérable dans les négociations. Doit-on lier son insistance étonnante à ce que la restructuration de la dette grecque soit volontaire à la carrière au sein de
Goldman Sachs de Mario Draghi ? En tout cas, la position de la BCE est difficilement acceptable.

http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/restructuration-de-la-dette-grecque-soupcon-de-corruption-a-la-bce-a39362567

Jean Claude Werrebrouck 14/02/2012 07:53



Oui , j'ai bien noté l'article de Stiglitz qui à mon avis est peu lisible car assez mal traduit. Personnellement j'évite de conclure comme Arnaud Parienty. Par contre les soupçons sont en pleine
congruence avec tout ce que j'ai publié concernant la nature des banques centrales. Il s'agit d'objets historiquement construits par les Etats, mais en raison de l'idéologie indépendantiste, sont
aujourd'hui des objets phagocytés par le système financier. Et de fait il existe une solidarité professionnelle qui n'est pas acceptable. Il est donc, entre autres choses urgent de renationaliser
les banques centrales.



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