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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:34

On trouvera çi-dessous le plan de ma conférence prononcée au Cercle Aristote le 21 janvier 2013 à Paris:

                  Qu'est-ce qu'une Banque Centrale?

 

-        Vers un changement de paradigme concernant les Banques Centrales ?

-        La monnaie moderne est, historiquement, la forme choisie par le pouvoir pour le règlement de la partie de la dette des sujets appelée « impôt ».

Explication :

    -     Historiquement le pouvoir fait des sujets, des endettés ;

    -    Il récupère pour cela le fondement universel des religions qui  fait  des  hommes, des endettés vis-à-vis des forces de l’au-delà ;

    -     la dette est multiforme : vie, travail forcé, ressources diverses, impôt  monétaire ;

                -     le pouvoir choisit la forme de la monnaie de l’impôt monétaire :  historiquement le métal, car   liquidité universelle et réserve de  valeur.

                  -     La monnaie métallique apparait-historiquement - comme règlement de la dette du pouvoir vis-a-vis des mercenaires qu'il emploie.

 

-        La circulation monétaire à partir des dépenses des mercenaires constitue la richesse qui sera prélevée sur les sujets, richesse appelée « impôt ».

 

-        La première forme de  Banque Centrale est une mine  de métal soudée au Trésor Public.

-        La monnaie est ainsi historiquement un objet politique central bien plus important qu’un simple « bien public ». D’où la bonne compréhension de l’expression :

                               « Battre monnaie est un attribut de la souveraineté ».

 

-        Parce que métallique et réserve de valeur, la monnaie devient  «  loi d’airain » pour le pouvoir.

 

-        La marche progressive du pouvoir  vers l’Etat de droit, devient baisse de niveau d’intensité et partage de la violence d’Etat : des sujets peuvent devenir des créanciers du pouvoir.

 

-La dette publique est un signe tangible de la baisse de la violence d’Etat, et son transfert progressif au secteur privé de la finance.

 

-        Parce que les Banques Centrales, nées d’une baisse de la violence d’Etat, sont amenées à gérer l’objet politique central qu’est la monnaie, elles sont des

                                               institutions politiques centrales

 

-        Le détachement progressif des Banques Centrales vis-à-vis des Trésors correspond au transfert de l’objet politique central au secteur privé de la finance.

 

-        Les évolutions historiques des statuts des Banques Centrales traduisent l’évolution des rapports de forces entre finance et entreprenariat politique.

 

-        L’actuelle indépendance des Banques Centrales est la forme suprême de l’apparent démantèlement du politique.

 

 

 

                                           

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans banques centrales
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BA 23/01/2013 13:08

Mercredi 23 janvier 2013 : chiffres de la dette publique pour le troisième trimestre 2012.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats atteint des sommes inimaginables.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats est devenue hors de contrôle.

Plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

Nous entrons dans une nouvelle époque : l’époque des défauts de paiement de plusieurs Etats européens.

1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d'euros, soit 152,6 % du PIB. Tous les soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce ont échoué. Le premier défaut de paiement avait
effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

2- Médaille d'argent : l'Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d'euros, soit 127,3 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a
fait la preuve de son incompétence.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d'euros, soit 120,3 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal
continue à augmenter. Le gouvernement portugais a annoncé que le Portugal était incapable de rembourser comme prévu les 78 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

4- Dette publique de l'Irlande : 190,954 milliards d'euros, soit 117 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter. Le
gouvernement irlandais a annoncé que l’Irlande était incapable de rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

5- Dette publique de la Belgique : 380,923 milliards d'euros, soit 101,6 % du PIB.

L'Irlande bénéficie depuis novembre 2010 d'un plan de sauvetage sur trois ans de l'Union européenne et du FMI. Le Portugal a quant à lui dû solliciter un plan de sauvetage sur trois ans en mai
2011.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0ARB6520130122?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

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