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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:21

 

              

 

Le programme du parti socialiste publié le 5 Avril dernier, prévoit la création d’une banque publique d’investissement. Son architecture juridique n’est pas précisée. Toutefois, on lit dans le programme qu’elle sera « financée efficacement, mobilisable rapidement, délimitée territorialement sous forme de fonds régionaux, adossée à la Caisse des Dépôts, à la Banque de France, au Fonds Stratégique d’investissements, ou encore à OSEO ». Ses moyens ne sont pas non plus précisés. Toutefois, au vu de l’ambition, on peut les supposer considérables. C’est qu’elle semble devoir être le socle d’une « Politique industrielle pour la nation » permettant à l’Etat, assisté d’un « Comité  Prospectif » - nouveau Conseil National de la Résistance ?- de redevenir « stratège » ou « pilote industriel ». Et missions qui se déclinent en de nombreux axes : « favoriser la constitution d’entreprises de taille intermédiaires » (de 250 à 5000 salariés avec apport possible de capital) ; « investir dans les secteurs d’avenir », lesquels figurent dans le projet sous la forme d’une liste impressionnante ; « prévenir et réparer les dégâts humains et territoriaux de la désindustrialisation » ; s’engager vers « agriculture biologique intensive » ; « investir dans la recherche et la sciences » ; assurer la « relance du programme national de lignes à grandes vitesses » (TGV).

 

Le lecteur averti peut se poser la question de l’origine des moyens financiers –non chiffrés mais sans doute considérables- et pensera sans doute qu’au vu de la présente situation, la volonté affichée par ailleurs, de réduire l’endettement, même avec quasi disparition des dépenses fiscales, devient mission très difficile. Toutefois, la question est de savoir si les rédacteurs du projet n’ont pas pour ambition de passer à la monétisation, précisément en s’offrant les services d’une banque publique, masquant l’émission monétaire de la banque centrale effectuée à son  avantage, et au profit du programme de « l’Etat stratège ». Dans le langage de ce blog, il s’agirait de gérer une partie des dettes nouvelles « en mode hiérarchique » et donc d’abandonner partiellement le « mode marché de gestion de la dette ». C’est ce que laisse penser une autre phrase que l’on trouve dans le programme : « Nous proposons que les dépenses d’avenir utiles à la croissance et à l’emploi bénéficient d’un traitement distinct des autres dépenses ».

 

Phrase peu claire, mais probablement en congruence avec les idées des  partisans de la monétisation, lesquels considèrent que les dépenses publiques courantes, doivent être financées par l’impôt, tandis que les dépenses d’investissement doivent être financées par création monétaire, ce qui est largement le cas des investissements privés sur crédits bancaires. Et ici, dans le cas des investissements de l’Etat « pilote industriel », monétisation directe par la Banque centrale.

 

 Sans nous attarder sur la fort délicate question, du classement des dépenses publiques en dépenses courantes et dépenses d’avenir, on remarquera que la Banque publique d’investissement du projet socialiste peut ressembler à « l’Agence publique d’investissement », telle que prévue dans le texte « financer l’avenir sans creuser la dette », publié et discuté lors d’un séminaire organisé le 30 mars dernier par la Fondation Nicolas Hulot ( www.fnh.org).

 

Ce dernier texte fait largement référence aux travaux d’André- Jacques Holbecq ,qui ont l’immense mérite, de révéler une possible monétisation , sans entrer directement en contradiction avec l’interdit de l’article 123-1 du traité de Lisbonne. Holbecq prend en effet  appui sur l’alinéa 2 du même article, lequel stipule que l’interdit : « ne s’applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient , de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédits ». En clair, la création d’une banque publique d’investissement permet de contourner, au moins l’esprit, du Traité et de bénéficier de la liquidité centrale à coût très faible.

 

Cet alinéa 2 permet en effet de ne plus discriminer les Etats, lesquels auraient accès à la liquidité centrale à des conditions aussi avantageuses  que celles offertes aux  banques privées : le prix de la liquidité (taux de la Banque centrale) n’étant augmenté que du coût de fonctionnement de la banque publique. Ce dispositif étudié par la Fondation Nicolas Hulot , a le mérite de répondre, du point de vue de cette institution,  à la très grande difficulté de rassembler de gigantesques moyens, pour assurer la transition économique (600 Milliards d’euros entre 2012 et 2020 selon la FNH), dans un contexte d’insolvabilité généralisé.

 

La présentation détaillée de l’économie générale du dispositif importe peu. Ce qui compte, est qu’effectivement, il est possible de rétablir un Etat « pilote industriel », un Etat « stratège », sans l’automaticité d’une brutale  sanction des marchés, et sans heurter frontalement le dogme de l’indépendance de la Banque centrale. C’est qu’en effet, l’introduction d’une banque publique permet l’accès à la liquidité centrale,  sans augmenter la dette du Trésor, et donc en principe sans heurter les agences de notation et le marché : l’Etat récupère les marges de manœuvres abandonnées jusqu’ici par des politiques budgétaires restrictives. Au surplus, la nouvelle dette devient complètement nationale et n’est plus soumise aux caprices de la spéculation.

 

Il existe sans doute des effets pervers, avec en premier lieu, la possible émergence d’anticipations inflationnistes justifiées par l’augmentation de la base monétaire. Si aucune donnée économétrique sérieuse ne fait le lien entre la croissance du PIB et la croissance de la base monétaire, il est vrai que la nouvelle liquidité viendrait s’ajouter à celle engendrée par les déficits publics, et que cette nouvelle liquidité abonderait les dépôts bancaires, avec de possibles  effets de second tour sur la création monétaire privée.

 

Dans un tel scénario, il s’ensuivrait assez logiquement une hausse des taux sur la dette publique nouvelle, une augmentation des charges de remboursement de la dette, une baisse des cours sur les marchés secondaires et une dégradation des bilans bancaires. Ce scénario verrait ses conséquences amplifiées si la stratégie de contournement, ainsi amenée par un parti socialiste au pouvoir, décidé à changer réellement le cours des choses, était contestée avec force par les partenaires de la zone, avec de possibles effets sur le cours de l’euro. Maintenant- sous la pression mimétique des rentiers les plus conscients de l’enjeu- la peur de voir se développer une contestation beaucoup plus radicale du traité de Lisbonne, pourrait aggraver les effets pervers déjà signalés. Avec la mise sur le devant de la scène de l'identité du payeur final : le contribuable utilisateur des services publics, ou le rentier qui se gave de dettes publiques?

 

Autant d’hypothèses risquées, voire audacieuses ou mal fondées , tant il est difficile  d’anticiper les réactions entrainées, par un dispositif banque public d’investissement, qui serait monté avec la volonté de s’affranchir de la rigueur du Traité.

 

En revanche, il est opportun d’interroger les rédacteurs du projet sur le non- dit de la Banque publique d’investissement. Le parti socialiste français, est –il prêt à s’engager dans les premières formes de contestation de l’ordre monétaire européen, un ordre dont il avait négocié et fixé les règles avec le partenaire allemand voici près de 25 ans ?   Réforme d’un traité constitutionnel pour risquer un avenir, ou réforme de la Constitution pour vitrifier le caractère restrictif des politiques budgétaires ? Aux marchés politiques d’en décider.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans textes de portée générale
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commentaires

BA 26/04/2011 19:37


Mardi 26 avril 2011 :

En Europe, plus personne ne contrôle la situation.

La situation européenne est devenue totalement incontrôlable.

Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,093 %.

Irlande : taux des obligations à 3 ans : 12,688 %.

Irlande : taux des obligations à 5 ans : 11,902 %.

Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,456 %.

Portugal : taux des obligations à 2 ans : 11,679 %.

Portugal : taux des obligations à 3 ans : 11,589 %.

Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,916 %.

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,601 %.

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 24,243 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

Grèce : taux des obligations à 3 ans : 23,882 %.

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 17,485 %.

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 15,327 %.


BA 21/04/2011 21:12


Jeudi 21 avril 2011 :

Tous les records sont pulvérisés.

En Europe, plus personne ne contrôle la situation.

La situation européenne est devenue totalement incontrôlable.

Irlande : taux des obligations à 2 ans : 11,344 %.

Irlande : taux des obligations à 3 ans : 12,097 %.

Irlande : taux des obligations à 5 ans : 11,616 %.

Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,481 %.


Portugal : taux des obligations à 2 ans : 11,466 %.

Portugal : taux des obligations à 3 ans : 11,170 %.

Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,493 %.

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,501 %.


Grèce : taux des obligations à 2 ans : 23,013 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

Grèce : taux des obligations à 3 ans : 22,681 %.

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,734 %.

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 14,903 %.


BA 20/04/2011 20:51


Trois Etats européens vont se déclarer en défaut de paiement.

Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de ces trois Etats à rembourser leurs dettes.

Irlande : taux des obligations à 2 ans : 10,347 %.

Irlande : taux des obligations à 3 ans : 11,216 %.

Irlande : taux des obligations à 5 ans : 10,863 %.

Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,066 %.

Portugal : taux des obligations à 2 ans : 10,492 %.

Portugal : taux des obligations à 3 ans : 10,825 %.

Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,134 %.

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,280 %.

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 22,019 %.

Grèce : taux des obligations à 3 ans : 22,041 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB3YR:IND

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,540 %.

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 14,751 %.


BA 20/04/2011 14:12


- Emprunt à 3 mois :

Mercredi 20 avril 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 4,046 %.

Les taux sont en hausse : c'était 3,403 % lors de la précédente émission.

- Emprunt à 6 mois :

Mercredi 20 avril 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 6 mois : le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 5,529 %.

Les taux sont en hausse : c'était 5,117 % lors de la précédente émission.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ab038073bca922aece3e74e1cea491c7

Portugal : taux des obligations à 2 ans : 10,312 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

Portugal : taux des obligations à 3 ans : 10,641 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT3YR:IND

Portugal : taux des obligations à 5 ans : 10,881 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,208 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND


BA 19/04/2011 21:25


- Emprunt à 3 mois :

Quand l’Allemagne lance un emprunt à 3 mois, elle paye un taux d’intérêt de 0,830 %.

Quand la France lance un emprunt à 3 mois, elle paye un taux d’intérêt de 0,872 %.

Et la Grèce ?

Mardi 19 avril 2011, la Grèce a lancé un emprunt à 3 mois : la Grèce a dû payer un taux d’intérêt de 4,10 %.

Les taux sont en hausse : c’était 3,85 % lors de la précédente émission en février 2011.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/19/97002-20110419FILWWW00398-la-grece-emprunte-1625-mds-a-3-mois.php


BA 18/04/2011 20:43


Lundi 18 avril 2011 :

Les cinq PIIGS : apocalypse 2011.

Italie : taux des obligations à 10 ans : 4,779 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux des obligations à 10 ans : 5,554 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,081 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux des obligations à 10 ans : 9,757 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Le plus apocalyptique, c'est la Grèce :

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 20,335 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

Grèce : taux des obligations à 3 ans : 21,120 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB3YR:IND

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,620 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB5YR:IND

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 14,549 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


BA 18/04/2011 09:10


Lundi 18 avril 2011 :

La percée eurosceptique en Finlande brouille la donne portugaise.

Les électeurs finlandais ont mis du sable dans les rouages du plan européen de renflouement financier du Portugal en confiant dimanche au “Parti des Vrais Finlandais”, formation populiste et
eurosceptique, un rôle crucial au Parlement, peut-être même au gouvernement.

Le parti de Timo Soini, qui dépassait à peine les 4 % de voix aux élections de 2007, a multiplié son score par près de cinq et, avec 19 % des suffrages exprimés dimanche, talonne désormais le Parti
de la Coalition nationale, formation de centre droit arrivé en première position avec 20,4 %, et les Sociaux-démocrates (19,1 %), selon les résultats des législatives diffusés par la télévision
publique YLE.

Le Parlement finlandais, à la différence d’autres pays de la zone euro, a le droit de se prononcer sur les demandes de fonds de financement de plans de sauvetage de l’Union européenne. La nouvelle
assemblée pourrait donc retarder l’adoption du plan d’aide au Portugal et ajouter à la nervosité des marchés obligataires.

Timo Soini a du reste fait savoir qu’il voulait modifier les modalités du plan de sauvetage du Portugal, troisième pays de la zone euro, après la Grèce et l’Irlande, à avoir besoin d’un plan de
sauvetage. Il est également hostile à une augmentation de la capacité effective du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

“Ces mesures, je ne pense pas qu’elles seront maintenues”, a-t-il dit à la chaîne YLE. Il a déclaré un peu plus tard à Reuters que son objectif était que la Finlande verse moins d’argent à
Bruxelles. “C’est un mauvais accord”, a-t-il dit du plan pour le Portugal.

La forte poussée de son parti est une nouvelle manifestation des frustrations dans certains pays riches de la zone euro qui marquent des réticences à régler les factures de leurs partenaires
lourdement endettés et affaiblis.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/la-percee-eurosceptique-en-finlande-brouille-la-donne-portugaise_983781.html?actu=1


BA 15/04/2011 20:48


Vendredi 15 avril 2011 :

BONDS EUROPE/Nouveau record sur les taux grecs et portugais.

Paris (awp/afp) – Les taux grecs et portugais dépassaient à nouveau vendredi leur plus haut historique depuis la mise en place de l’euro et les rendements longs irlandais continuaient à se tendre
alors que les pressions pour restructurer les dettes de ces pays se multiplient.

A 18H00 HEC (16H00 GMT), les taux grecs à 10 ans grimpaient à 13,712 %, contre 13,156 % la veille à la clôture.

Les taux portugais à 10 ans montaient pour leur part à 8,868 %, contre 8,767 % la veille.

“De plus en plus de personnes très écoutées par les marchés évoquent une restructuration de la dette pour plusieurs pays de la zone euro”, a commenté Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP
Paribas.

Ainsi, pour Mohamed El-arian, PDG de Pacific Investment Management Company (PIMCO), le plus gros fonds de gestion obligataire au monde, une restructuration des dettes grecque, portugaise et
irlandaise est inévitable, alors que l’Espagne devrait être épargnée, selon un entretien accordé jeudi soir à la chaîne américaine CNBC.

http://www.romandie.com/infos/news/201104151900190AWPCH.asp

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 8,997 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux des obligations à 10 ans : 9,709 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Le plus hallucinant, c’est la Grèce :

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 18,504 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 15,696 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB5YR:IND

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 13,826 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


BA 15/04/2011 11:10


Vendredi 15 avril 2011 :

Moody's abaisse de deux crans la note de l'Irlande.

L'agence de notation Moody's Investors Service a abaissé vendredi de deux crans la note de l'Irlande de "Baa1" à "Baa3", reléguant l'île au plus bas niveau possible pour les emprunteurs fiables, en
raison de la dégradation des perspectives économiques du pays.

La perspective d'évolution de cette note est "négative", ce qui veut dire que Moody's n'exclut pas de la dégrader encore à moyen terme.

Irlande : taux des obligations à 10 ans : 9,461 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND


BA 14/04/2011 20:25


Jeudi 14 avril 2011 :

Les investisseurs internationaux ont compris que la Grèce allait se déclarer en défaut de paiement : les obligations de l'Etat grec sont en train de pulvériser leurs records.

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 17,829 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 15,361 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB5YR:IND

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 13,274 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


souverainetémonétaire 13/04/2011 22:57


Excellente analyse. Mais les socialiste n'ont pas le courage de tout simplement dénoncer l’article 123-1 du traité de Lisbonne (et la loi rothschild/pompidou de 76), et interdire au rentiers de se
gaver sur l'état. La souveraineté monétaires doit revenir aux états, et ainsi permettre aux états de cesser de lever des impôts en créant directement leur financement, gratuitement et sans dette en
contrepartie. Reste "juste" a contraindre la création en volume à certaines rêgles pour éviter les abus.
Mais l'idée est bien trop révolutionnaire pour nos politiques, et trop de puissant ne laisserons pas faire une telle indépendance. L'auteur des Greenbacks ne s'est t'il pas fait assasiner pour
ainsi défier le grand capital?

Et il serait urgent de le faire, avant que tous les pays européens (grèce, portugal, irlande, à qui le tour?) cèdent aux chantage des dettes et des abus de pouvoir du FMI, qui va privatiser pour un
euros symbolique tous les services des états, construit et financés par les citoyens depuis bien logntemps.
Si seul le privé et la rentabilité pécunière compte, alors la notion même d'état cesse d'exister. Le néolibéralisme est en train de tout détruire, et on aura bien du mal à revenir en arrière.
De toute façon, la fausse monnaie de Bernanke avec sont QE2 va créer une telle inflation, que la crise va se prolonger et détruire tout sur son passage jusqu'a ce que nos élus réagissent(si il ont
un peu de jugeote et d'intérét pour la chose publique) et nationnalisent enfin les banques et surtout les banques centrales!

Au sujet des question monétaires, voici une compilation de documents fort intéressants pour mieux comprendre les différents systèmes monétaires passé et présent et développer le débat:
http://www.weboose.com/_onefiles/1/page13.htm


BA 13/04/2011 17:09


Mercredi 13 avril 2011 :

L’état précaire des banques européennes est la principale menace à la stabilité du système financier mondial, et va imposer de leur trouver des capitaux neufs, a affirmé mercredi le Fonds monétaire
international.

Dans son “Rapport sur la stabilité financière dans le monde”, le FMI fait l’état des lieux des tensions en Europe, entre des Etats qui luttent pour redresser leurs finances publiques et un secteur
bancaire gravement endommagé par la crise financière mondiale.

“Beaucoup d’institutions financières, en particulier les banques européennes les plus faibles, sont prises dans un tourbillon de pressions liées les unes aux autres qui intensifient les risques
pour le système dans son ensemble”, a-t-il constaté.

Avec la crise financière, “les banques ont cherché à élever à la fois la qualité et la quantité de leurs fonds propres, mais les progrès ont été inégaux, les banques européennes étant généralement
en retard sur les américaines”, a rappelé le Fonds.

“Les faiblesses et vulnérabilités structurelles subsistant dans la zone euro constituent toujours des risques importants s’ils ne sont pas résolus de manière globale”, a-t-il poursuivi.

Selon lui, “dans les quelques mois à venir, le défi le plus urgent est le financement des banques et des Etats, en particulier dans certains pays vulnérables de la zone euro”.

L’Europe n’échappera pas, d’après les experts du FMI, à une restructuration des banques qui ne sont pas viables, et une recapitalisation de celles qui le sont.

Or “il est probable qu’il faudra qu’une partie de ce capital vienne de sources publiques”, ont-ils avancé.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=7e83a88b0faa5bcfe6b813f6e6e4a522

En clair : CONtribuables européens, préparez-vous à payer.

CONtribuables européens, vous allez encore devoir payer pour sauver les banques de la faillite.


A-J Holbecq 12/04/2011 16:27


Bonjour

Je voudrais rendre à César ce qui appartient à César .

Je ne suis pas à l'origine de cette proposition 123/2, c'est Gabriel Galand sur site "Chômage et monnaie" ( http://www.chomage-et-monnaie.org/ ) qui apparait d'ailleurs dans les signataires de
cette proposition de la FNH ( http://www.scribd.com/document_downloads/51704006?extension=pdf ) , laquelle proposition sera d'ailleurs affinée à la suite du symposium auquel je n'ai pu
assister.

Il est vrai aussi que pour ma part, plutôt que d'essayer de tergiverser j'aurais préféré une position de dénonciation pure et simple de l'article 123/1 .. mais je me suis rallié à l'avis de la
majorité au cours des nombreuses réunions qui ont aboutit à l'écriture de ce document.

Il n'empêche que le "financement innovant" des besoins de transition énergétique et le même financement innovant de la dette partent du même principe que j'ai été l'un des premiers (pas le seul) à
défendre: la monétisation directe par la Banque Centrale, qu'elle soit Européenne ou Française


BA 12/04/2011 13:53


Le Parti Socialiste a exercé le pouvoir. On a vu ses résultats : une catastrophe. Le Parti Socialiste est un parti ouiste. Tout est dit.

1- Regardez le graphique "Le pouvoir d'achat des ménages français" depuis 1960 :

http://www.lesechos.fr/pop.htm?/medias/2011/0411//0201292533298_web.jpg

Cette courbe montre que le pouvoir d'achat des ménages français a baissé depuis 1960 : les dépenses contraintes ont explosé :

- Logement, eau, gaz, électricité, et autres combustibles : en 1960, c'était seulement 7,7 % des dépenses de consommation. En 2010, c'est 12,7 % des dépenses de consommation.

- Transports : en 1960, c'était seulement 10,9 % des dépenses de consommation. En 2010, c'est 17,2 % des dépenses de consommation.

Comme ces dépenses contraintes ont explosé, comme la robotisation a détruit des emplois, comme le libre-échange mondial a comprimé les salaires français, comme les prix des matières premières ont
explosé, les ménages français ont été obligés de s'endetter de plus en plus :

http://a10.idata.over-blog.com/3/00/80/12/2011/dettes-deficits/dette-menages-france.PNG

2- Les entreprises françaises sont elles-aussi de plus en plus endettées :

http://a6.idata.over-blog.com/3/00/80/12/2011/dettes-deficits/dette-entreprises.PNG

3- L'Etat français est lui-aussi fauché et surendetté : la dette publique atteint 82 % du PIB.

4- Les banques françaises ont dans leurs livres des dizaines de milliards d'euros d'actifs pourris, de créances irrecouvrables.

5- Quant au FMI, il n'a plus que 671 milliards de dollars pour sauver tous les Etats européens en faillite qui s'effondrent les uns après les autres, comme des dominos. Jeudi 7 avril 2011, pour la
première fois depuis sa création, le FMI a demandé l'autorisation d'emprunter des dizaines de milliards directement auprès des banques !

Le FMI n'a plus assez d'argent pour remplir sa mission : sauver les Etats en faillite. Les sommes nécessaires deviennent trop énormes.

Conclusion : glou glou glou glou glou glou glou glou glou glou glou glou glou.


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