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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 12:31

                                 

Note au lecteur : La bonne compréhension de ce texte suppose la lecture des articles du 28/01/2010 (L’euro : implosion ou sursaut ?) et du 16/02/2010 ( pour comprendre la crise : déchiffrer l’essence de l’Etat)

La crise grecque et ses prolongements confirment que ce prêt à porter qu’est la monnaie unique est porteur de méfiance chez les passagers clandestins du bateau euro. Tous veulent  conserver les avantages qu’ils se sont progressivement créés dans le bateau: faibles taux d’intérêt , «  monnaie de réserve à l’américaine », terrain de jeu plus vaste au profit  des entrepreneurs politiques  pour certains, exportations « à la chinoise » pour d’autres . Aucun ne voulant en payer le prix,  c'est-à-dire  le coût de l’entretien du  bateau pour le maintenir à flots : création d’une zone monétaire optimale par vaste édification d’un Etat européen à l’instar de l’Etat fédéral américain, politique de change, contrôle de la banque centrale, etc.

La grande crise des années 2010 devant inéluctablement connaître des développements monétaires, il était logique qu’elle développe d’abord une métastase dans le bateau  le plus sensible : l’euro zone.

La solution toute temporaire à la crise grecque et à ses prolongements immédiats confirme le refus de payer le prix d’une bonne maintenance du bateau. Avec le temps il se confirmera que les entrepreneurs politiques français ont préféré une nouvelle fuite en avant plutôt que d’affronter  leurs collègues allemands et exiger des solutions plus radicales : quel entrepreneur politique français au pouvoir pourrait aujourd’hui ,sans risque, oser vendre sur le marché des idées, outre  « le quantitative easing » semble t’il acquis de haute lutte,  la fin de l’indépendance de la BCE, ou la fin de la libre circulation des capitaux ? De  telles  propositions développeraient –encore aujourd’hui-  un double risque électoral et financier, double risque fonctionnant en boucle. Produits politiques trop innovants aujourd’hui,  il faudra pourtant bien les mettre en place pour éviter un  demain encore plus ruineux.

Une caisse à outils pour deux crises.

Il y a pourtant un progrès  significatif entre la solution imaginée pour la Grèce et la solution acquise dans la nuit du 9 au 10 mai. Dans le premier cas, le dispositif est intergouvernemental et surtout à un coup. C’est dire qu’il faut revoir toute la procédure en cas de besoins nouveaux. Dans le second il est possible de passer à la mitrailleuse : constitué essentiellement d’un « Special Purpose Vehicle » de droit privé luxembourgeois, il vient en appui dans un nombre de cas non défini à priori. Il s’agira toujours de prêts conditionnels à partir d’une matière première qui ne sera plus de la dette des autres Etats prêteurs. Simplement ces derniers garantissent l’activité du SPV. Si les modalités de fonctionnement ne sont pas encore connues , il faut néanmoins noter que le nouveau dispositif n’est pas encore celui d’une mutualisation de la dette qui ferait disparaître les dettes souveraines et donc les Spreads.

Mais surtout un progrès sensible figure sous la forme  d’une intervention beaucoup plus active de la BCE sur le marché secondaire de la dette, ce que Jean Quatremer  appelle une « nuit du 4 août » .

Le nouveau dispositif n’est pas une simple arme de dissuasion : il devra servir sur les futurs champs de bataille annoncés, dés que les taux sur dettes nationales deviendront supérieurs au taux proposé par le SPV. Les besoins futurs pour les PIGS étant très importants, on peut penser que le taux de financement du SPV sera très vite celui qui sera payé par ces derniers. En théorie chaque fois qu’une agence nationale de la dette viendra buter sur un taux supérieur à celui qui  approvisionne le SPV, l’Etat correspondant changera de fournisseur de liquidités, les classiques Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT) se retournant vers le SPV. Sauf à considérer que ce dernier fonctionne avec une marge bénéficiaire ( comme c’est le cas dans le dispositif grec) il deviendrait très vite un acteur essentiel avec une spéculation qui pourrait rapidement  se déplacer sur lui. Avec le risque de passer de la fragilité en détail à la fragilité en gros …c’est la raison pour laquelle de nombreux freins seront sans doute envisagés pour éviter un usage trop aisé du dispositif.

Mais  le nouveau dispositif ne règle en rien la maintenance du bateau, les trous confectionnés par les passagers clandestins (déficits budgétaires) étant rebouchés avec la matière dégagée par de nouveaux trous. La fuite en avant continue par conséquent, fuite concernant désormais dans un même mouvement  le sauvetage des Etats et celui  du système financier beaucoup plus lourdement chargé en dettes publiques qu’en 2008. Le naufrage de l’un signifiant désormais le naufrage de l’autre.

Le dispositif SPV est toutefois  lui-même complété par l’intervention de la BCE sur les marchés secondaires des dettes souveraines, ce que certains commentateurs  appellent l’arme nucléaire.

Cette nouvelle fuite en avant a été politiquement préférée à une sortie de la zone de  ceux des passagers clandestins les plus touchés par la spéculation. Il est vrai qu’un raisonnement fort simple nous permet de comprendre qu’un passager clandestin quelconque, par exemple la Grèce, ne peut quitter le navire sans faire chavirer l’ensemble.

Un passager clandestin prisonnier.

Une sortie précautionneuse de la Zone voudrait que dans une nuit de week-end, un décret annonce le retour de la Drachme, en stipulant que toutes les créances libellées en euros sont converties en Drachmes sur la base d’un taux de 1/1. Cela concernerait tous les éléments de la masse monétaire et le taux de conversion choisi permettrait de ne pas altérer l’expression monétaire des prix internes, tout au moins dans le très court terme. Par contre dans le cadre des opérations avec l’étranger il y a une dévaluation à prévoir, par exemple de moitié. Les titulaires étrangers de dette grecque, comme les nationaux  sont à échéance remboursés en Dracmes. Les bilans privés locaux ne connaissent guère de changement, sauf quand ils sont l’image d’activités faisant intervenir des actifs et passifs en devises étrangères. Selon les cas, actif ou passif, il y a réévaluation ou dévaluation , et donc modification de la structure des patrimoines . La partie de la masse monétaire figurant sous la forme fiduciaire ne constitue qu’un problème fort marginal , et on comprend fort bien que les agents ne se rendront pas à la banque pour convertir leurs derniers euros et chercheront à bénéficier du nouveau taux de change.

La dévaluation, dans un pays très largement déficitaire constitue une forte baisse du pouvoir d’achat sur les marchandises importées. En retour la Grèce devient théoriquement plus compétitive sur ses activités traditionnelles . Les mouvements de capitaux sont en théorie favorables, la fuite étant pénalisante et les rapatriements avantageux. Le mouvement des taux est lui soumis à probable et significative évolution inverse.

On peut débattre à l’infini de la solution retenue sur le paiement de la dette détenue par des étrangers (80% de la dette grecque est aujourd’hui détenue par des non résidents). Le remboursement en Dracmes  ne correspondant pas à une répudiation si le nouveau taux de change est adopté. Il s’agirait d’ailleurs d’une  solution optimale puisque formellement il n’y aurait pas, d’une part , restructuration et renégociation de la dette, et d’autre part maintien insupportable de son poids grâce à  sa monétisation. On peut en effet penser que la sortie de la zone est assortie d’une renationalisation de la Banque centrale, laquelle monétise en fonction de critères politiquement déterminés. Et le critère numéro 1 est évidemment de sortir de l’étau monétaire, donc  l’abandon de la rente financière sur la dette. On peut même penser,  que dans un souci de respect des contrats et engagements, tout serait entrepris pour amortir le choc de la sortie sur la dette dont la maturité n’est pas immédiate. Certes une pression inflationniste s’enclenche en liaison avec une baisse des cours de la dette souveraine, mais il n’est pas interdit de penser que le Trésor rachète lui-même , progressivement, les titres en voie de dépréciation. A terme la dette publique, et la rente correspondante,  disparait et peut ne pas se reconstituer comme le révèle l’expérience de la France d’avant la loi du 3 janvier 1973 laquelle viendra  interdire à son Etat tout accès aux crédits de la banque centrale…. d’où l’émergence de la problématique de la dette.

Ainsi brièvement exposé , on peut penser que, bien menée , une  sortie de la zone, d’un pays étranglé par la dette publique,  est économiquement et politiquement jouable. Et si d’aventure la compétition entre acheteurs de voix , sur  les marchés politiques locaux, devait déboucher sur un retour des déficits, l’inflation et la dépréciation externe viendraient bloquer tout retour de la rente. Au-delà de la redistribution imposée par les entreprises  gagnantes sur le marché politique, chacun est davantage rétribué en fonction de sa productivité, et moins en fonction de son positionnement dans l’accès à une rente en voie de disparition.

Le raisonnement  ci-dessus exposé, est pourtant très probablement erroné en raison des risques de contagion qu,i dans un premier temps, ferait chuter l’euro, puis affaisserait les cours des dettes souveraines de fragilité comparable, puis mettrait en péril la solvabilité des banques, et par contagion au marché inter  bancaire mondial, développerait une nouvelle crise systémique … cette fois sans le secours d’Etats en défauts. Il est d’ailleurs probable que la sortie de la zone se produirait en utilisant un taux de change non plus par rapport à l’euro duquel le divorce est envisagé, mais par rapport au dollar. Ce qui assurerait la rapide disparition de l’euro lui-même. Une sortie individuelle n’est donc guère envisageable. Dans ce bateau des passagers clandestins si  la solidarité est inexistante, il faut néanmoins tout entreprendre pour éviter la ruine collective. Et donc la voie de la sortie n’est pas celle qui sera retenue sur les marchés politiques qui se doivent de découvrir un très complexe compromis assurant la reconduction au pouvoir du plus grand nombre.

C’est dire que les passagers clandestins sont tenus de rester dans un bateau qui prenant l’eau  continueront dans un mouvement ascendant , à boucher des trous en en créant de nouveaux toujours plus vastes . Besogne d’autant plus épuisante qu’il faut d’un même geste maintenir à flot le bateau voisin : celui du système financier dont le destin est a priori indissolublement lié à celui des Etats.

Des marchés politiques en quête d’innovations de produits.

Il est évidemment difficile de décrire les prochaines étapes de la fuite en avant,  et comme le dirait Hegel : « nul ne peut sauter par-dessus son temps » .

Pour autant, l’une d’entre elles  vient immédiatement à l’esprit : il s’agit de la mutualisation de la dette. Le dispositif construit dans la nuit du 10 mai en constitue les prémisses puisqu’il n’est pas intergouvernemental et se trouve issu de la commission. Il n’est toutefois pas organe de mutualisation faisant disparaitre la notion même de dette souveraine. L’étape suivante sera donc la création d’un outil de la dette pour l’ensemble de la zone. Sera ainsi créee une « Agence Zone Euro » sur le modèle de l’Agence France Trésor, laquelle sera chargée de la vente de dette pour l’ensemble de la zone. Si le spread disparait, on peut aussi penser que les taux qui s’y fixeront pour les différentes maturités seront dans un premier temps plus accessibles aux Etats les plus fragiles. Le problème restera toutefois celui de la clé de répartition et des droits de tirage des divers Etats. Nombreux sont les « think tanks » ( Montaigne ; Bruegel ; etc.) qui d’ores et déjà proposent aux entrepreneurs politiques de miraculeuses solutions. Avec néanmoins de gros débats sur les marchés politiques , moins entre entreprises politiques de chaque Etat,  qu’au niveau international.

Solution d’étape qui ne résout en aucune façon la crise générale de la dette et laisse entier le heurt de plus en plus frontal entre une rente croissante et  des Etats providence qui constituent- pour partie et pour partie seulement- la rente des plus humbles et des accidentés de la crise . Le périmètre des PIB étant devenu inélastique, la rente qui se goinfre de la dette devra rogner les avantages sociaux obtenus sur les marchés politiques . Et cette inélasticité est a priori davantage le danger des « petits un peu ronds » de la zone. C’est que la rigueur des plans d’ajustement dans un contexte de crise mondiale ne laissera que fort peu de chance à une augmentation de la demande globale comme ce fût le cas dans les années 90 pour des pays comme le Canada ou la Suède. Ainsi la Grèce qui au nom de l’ajustement, pour ne prendre qu’un exemple,  connaissant  une hausse des prix interne impulsée par une  hausse de TVA (4 points), verra -en raison de l’élasticité/revenu et  prix de la demande- une diminution de la consommation globale. Et diminution aggravée par une élasticité croisée non négligeable de la demande souterraine….ce qui signifiera dans quelques mois une aggravation de sa situation. Donc une augmentation de la part de la rente dans le revenu global. Comme quoi les entrepreneurs  politiques restent dans la fuite en avant.

La solution de la mutualisation de la dette nous  fait donc passer de la fragilité en détails à la fragilité en gros. Avec toutefois cette formidable soupape de sécurité qu’est l’évolution du comportement de la BCE, laquelle aura pour effet , en cas de réussite, de maintenir la zone, tout en contenant sans doute partiellement les effets destructeurs de la rente. De quoi prolonger la fuite en avant…

Réussite effectivement  temporaire, car le remboursement de la dette étant devenu largement impossible le bilan de la BCE deviendra très lourd d’où de nouvelles inquiétudes  sur les marchés.

Mais surtout , puisque la lutte contre l’inflation est abandonnée au profit de l’achat massif de titres publics d’abords nationaux puis ensuite européens – des « Eurobonds »- le différentiel d’inflation  ne pourra qu’augmenter et élargir le fossé entre pays de la zone.

Et possiblement  une entreprise politique française gagnante

A terme des entrepreneurs politiques innovants devront prendre le risque de propositions radicales et reconnaitre l’impossibilité au moins temporaire de poursuivre une  aventure si mal engagée. La cartellisation sur l’euro des entreprises politiques jusqu’ici constatée tant au niveau national qu’au niveau de la zone devra inéluctablement disparaitre. Les entreprises politiques françaises se sont historiquement cartellisées les premières pour faire naître l’euro et en tirer beaucoup d’avantages en termes d’offre pléthorique de produits politiques : l’euro minimisait le coût du déficit qui lui-même pouvait multiplier les produits contre des voix à effet de se maintenir au pouvoir ou de conquérir le pouvoir. L’euro n’étant plus capable de minimiser le coût de la dette, le gonflement de la rente vient vider les rayons de la boutique de l’Etat- providence…. et donc ruiner la machine à capter des voix. Le prix à payer est lourd : en termes   de fréquentation des marchés politiques   ( taux d’abstention) et en termes de parts de marché ( pollution des petits partis) . Les vrais bénéficiaires de la dette ne sont plus des titulaires d’avantages sociaux à crédit,  mais des rentiers majoritairement non résidents . le nombre des bénéficiaires de l’Etat providence étant plus important ,  le pacte sur l’euro, devenu intenable, sera rompu, et l’entreprise politique française qui aura le courage d’offrir ce nouveau produit aura beaucoup de chances d’emporter la mise.            

Et effectivement, en raison d’une histoire de l’euro  qui est spécifiquement française, la probabilité de voir ce produit offert par une entreprise française  est grande. Ce qui ne veut pas dire qu’il est une promenade de santé puisqu’il passe par un conflit avec la quasi-totalité des entreprises politiques allemandes ( démocratie chrétienne, sociale démocratie, verts, libéraux démocrates) et qu’il suppose de grandes capacités de communication vis-à-vis des marché. Mais en cas de réussite cette entreprise s’inscrira dans l’histoire.  La suite du scénario est plus simple et se trouve déjà dans les pistes de réflexion de nombreux think tanks, universités, voire ministères…. Il s’agit généralement de séparer les « grands minces » des « petits un peu ronds » et de retrouver une certaine homogénéité monétaire.   Concrètement on trouverait un euromark avec l’Allemagne, la Hollande et l’Autriche, et un eurofranc  avec la France et nombre de pays de l’Europe du sud. Un taux de change revisitable permettrait à chacun des deux groupes de forger une politique économique adaptée, avec  en particulier la disparition relative d’une rente devenue, en raison du mode de fonctionnement des marchés politiques, économiquement et socialement intolérable.

Un tel scénario signifierait de grands bouleversements dans les méthodes de construction ou reconstruction de la maison Europe, dans un contexte qui restera  celui de la grande crise des années 2010, mais dont la gestion pourra s’inspirer d’une innovation de produit politique majeure .

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans la zone euro
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BA 08/06/2010 07:51


Lundi 7 juin :

- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,601 %.

Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,149 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,20 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne voient leurs taux d’intérêt qui explosent : ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.

Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.

- Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,563 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND

Cette divergence est intenable.

Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.


BA 06/06/2010 10:47


Le 10 mai 2010, l’Union Européenne et le FMI ont tenté une manœuvre désespérée pour rassurer les investisseurs internationaux. L’Union Européenne et le FMI ont jeté leurs dernières forces dans la
bataille : ils ont annoncé qu’ils mettaient 750 milliards d’euros sur la table.

Ce soi-disant « plan de stabilisation » n'a fait illusion que deux jours : le 10 mai et le 11 mai.

Depuis le 12 mai, les investisseurs internationaux ont compris ce qu'était vraiment ce soi-disant « plan de stabilisation » : un énorme coup de bluff.

Depuis le 12 mai, les investisseurs ont compris que les Etats européens ne pourront jamais verser des centaines de milliards d’euros pour sauver le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne.

Conséquence : les investisseurs internationaux n'ont plus du tout confiance dans le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne. Depuis le 12 mai, ils demandent des taux d'intérêt exorbitants à ces
quatre pays.

Vendredi 4 juin :

- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,528 %.

Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND


- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,109 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND


- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,13 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND


- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND


Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.


Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.

- Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,584 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND


Cette divergence est intenable.

Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.


BA 04/06/2010 07:40


Jeudi 3 juin :

- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,518 %.

Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,007 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,032 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,08 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.


BA 03/06/2010 14:28


Le soi-disant « plan de stabilisation » de 750 milliards d’euros n’a rassuré les investisseurs internationaux que pendant deux jours : le 10 mai et le 11 mai.

Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat espagnol sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 3,914 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 4,422 %.
Le graphique montre bien cette hausse très inquiétante :

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat portugais sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,582 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 4,907 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat irlandais sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si l'Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,573 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 4,947 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat grec sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 7,243 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 8,024 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

Ces quatre graphiques montrent une chose : le Portugal, l'Irlande, la Grèce et l’Espagne n'inspirent plus aucune confiance aux investisseurs internationaux.

Ces quatre pays vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

Ces quatre pays vont se surendetter de plus en plus.

Ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.


BA 02/06/2010 09:53


Les investisseurs internationaux n'ont plus du tout confiance dans l'Etat espagnol.

Les investisseurs internationaux ont compris que plus personne ne pourra sauver l'Espagne.

Conséquence : depuis le 12 mai, les taux d'intérêt des obligations de l'Etat espagnol sont repartis à la hausse.

Le 12 mai, si l'Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d'intérêt de 3,914 %.

Le 1er juin, si l'Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d'intérêt de 4,327 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

Pareil pour les emprunts à 5 ans : les taux d’intérêt sont repartis à la hausse.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG5YR%3AIND

Pareil pour les emprunts à 2 ans : les taux d’intérêt sont repartis à la hausse.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG2YR%3AIND

Conclusion : plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette. L’Espagne ne pourra jamais rembourser ses dettes.

L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.


BA 31/05/2010 21:25


Combien d'actifs pourris les banques de la zone euro possèdent-elles ?

Selon la Banque Centrale Européenne, les banques de la zone euro ont dans leurs livres 195 milliards d'euros d'actifs pourris.

Vous avez bien lu : 195 milliards d'euros d'actifs pourris.

Ce sont de soi-disant "actifs", mais leur valeur réelle est égale à zéro.

Quand le patron d'une banque européenne vient frimer devant les caméras de télévision, quand il prétend que sa banque est saine, quand il raconte que sa banque est solide, ne le croyez pas.

Les patrons des banques de la zone euro sont des menteurs.

Les banques de la zone euro ne sont plus que des banques zombies.

Contribuables, préparez-vous à payer.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE64U0Q520100531


David CABAS 31/05/2010 02:47


Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?

Alors que les bourses chutent, que l'Euro est à l agonie, que les plans d'austérités se multiplie à travers l'Europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l'augmentation de la dette
!

Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l'écho
d'un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !

Mais tout ceci est une arnaque : L'arnaque de la dette !

Jusqu'au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d'émettre du crédit à très bas taux d'intérêt afin de financer les besoins de l'état et d'investir dans les projets d'avenir !

Mais sous prétexte d'inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette
époque la France s'endette auprès des marchés financiers avec des taux d'intérêts élevés et c'est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!

En claire, ce sont les taux d'intérêts imposés sur la dette qui créer l'augmentation folle des dette publique !

L'alternative

Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l'investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans
l'économie physique au service de la population et du travail humain.

Nous devons dire Non au chantage de l'empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York

Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

David CABAS
david.cabas.over-blog.fr


BA 26/05/2010 22:24


Lundi 10 mai 2010, les Etats européens et le FMI ont réussi un gigantesque coup de bluff : ils ont dit qu'ils mettraient sur la table 750 milliards d'euros pour aider les Etats d'Europe du sud et
l’Irlande.

Ce coup de bluff a rassuré les marchés internationaux : les taux d'intérêt des obligations d'Etat d'Europe du sud se sont effondrés.

Mais ce coup de bluff n'a duré que deux jours.

Depuis le 12 mai 2010, pour emprunter sur les marchés internationaux, les Etats d’Europe du sud et l’Irlande doivent verser des taux d'intérêt de plus en plus élevés.

- Si l'Espagne devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt de 4,20 %. Par comparaison, le 1er décembre 2009, ce taux n’était que de 3,733 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR%3AIND

- Si le Portugal devait lancer un emprunt à 10 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 4,70 %. Par comparaison, le 1er décembre 2009, ce taux n’était que de 3,727 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR%3AIND

- Si l'Irlande devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt de 4,81 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR%3AIND

- Si la Grèce devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt de 7,70 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

Cette évolution montre que, depuis le 12 mai, les marchés internationaux ne font plus confiance aux pays d’Europe du sud et à l’Irlande : leurs taux d’intérêts sont repartis à la hausse.

En revanche, les investisseurs internationaux se ruent vers les emprunts de l'Etat allemand. Conséquence : les taux d'intérêt des obligations de l'Etat allemand s'effondrent depuis le 10 mai
2010.

- Si l’Allemagne devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt très bas : seulement 2,65 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10%3AIND

Conclusion : cette situation est intenable.

La zone euro va exploser.


BA 25/05/2010 07:23


Mardi 25 mai 2010 : tous les regards sont tournés vers l’Espagne, vers la situation catastrophique de l’Espagne.

Les pays d’Europe du sud sont en train d’entraîner toute la planète dans leur chute.

Lisez cet article :

Les bourses asiatiques en forte chute à mi-séance.

Les bourses asiatiques étaient en forte chute mardi à mi-séance, dans un contexte toujours marqué par les craintes pesant sur l’euro et sur la dette de certains pays européens.

L’indice Nikkei perdait 2,4 % à 9,526.97 points.

L’indice sud-coréen Kospi perdait 3 % à 1.556,28 points.

Les bourses néo-zélandaises, australiennes et taïwanaises étaient également en baisse.

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=472bcfe6ae5b22fdd522b8f2100d7632


BA 24/05/2010 12:11


Lundi 24 mai 2010 :

L'euro accentue ses pertes face au dollar, regain d'inquiétudes en zone euro.

L'euro rechutait face au billet vert lundi 24 mai, les cambistes fuyant les investissements à risque dans un regain d'inquiétudes sur la santé économique des pays membres de la zone euro, alimenté
notamment par le sauvetage d'une caisse d'épargne régionale par la Banque d'Espagne.

"L'escalade des inquiétudes sur les dettes souveraines en zone euro a conduit les investisseurs à évaluer plus sérieusement les risques de voir se matérialiser une récession à double creux dans les
économies avancées", commentait Lee Hardman, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi.

Ainsi "l'euro devrait continuer sa contre-performance tant que les inquiétudes sur les dettes souveraines saperont la demande pour les actifs de la zone euro", prévenait l'analyste.

En effet, les craintes poussent les cambistes à fuir les investissements jugés plus risqués, notamment les devises à plus fort rendement comme l'euro, et à chercher la sécurité dans les valeurs
refuge que sont le billet vert et la monnaie nippone.

Les craintes des investisseurs étaient renforcées par l'annonce samedi du sauvetage d'une caisse d'épargne régionale par la Banque d'Espagne, sur fond de doutes sur la capacité du pays à redresser
ses finances.

En grande difficulté financière, Cajasur, une caisse d'épargne du sud de l'Espagne que contrôlait jusqu'à présent l'Eglise catholique, a été mise sous tutelle publique, après l'échec d'un projet de
fusion avec un autre établissement, Unicaja.

Cette annonce rappelait aux cambistes que les craintes d'une contagion de la crise grecque planent toujours sur les pays du sud de la zone euro, principalement l'Espagne, le Portugal et
l'Italie.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=d468b37dd448df5de99a8b580059febd


BA 20/05/2010 20:57


Jeudi 20 mai 2010 :

La crise de la dette européenne menace l’économie US, selon la Fed.

La crise de la dette européenne constitue un risque “potentiellement important” pour la reprise économique américaine car elle menace les marchés de crédit et le commerce mondial, a estimé jeudi
Daniel Tarullo, un des gouverneurs de la Réserve fédérale.

Pour ce responsable de la Fed, si la crise de la dette européenne n’est pas contenue, cela pourrait entraîner un gel des marchés financiers et provoquer une crise mondiale semblable à celle de la
fin de 2008.

Ted Truman, ancien responsable au Trésor américain et qui doit témoigner devant une sous-commission du Congrès après Daniel Tarullo, juge la menace très réelle.

“Le risque est que la situation européenne devienne incontrôlable, se répande à travers l’Europe au-delà de la Grèce, replonge l’Europe en récession, et cause de nouveaux dommages à l’économie
américaine et mondiale ainsi qu’au système financier”, estime-t-il selon le texte de son témoignage.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE64J0XY20100520


A-J Holbecq 20/05/2010 07:30


Il me semble indéniable qu'il faut revenir à l'ECU (je préfère ce terme à "euro monnaie commune") et à des monnaies nationales. L'Euro "monnaie unique" a vécu.
Par contre, il faut que les parités des monnaies nationales au sein de l'ECU ne soient pas la résultante "des marchés" mais celles de décisions politiques s'appuyant sur les réalités économiques,
révisables à intervalles réguliers.

La zone euro n'est évidemment pas une Zone Monétaire Optimale, mais l'ensemble de l'U.E. pourrait, avec ce système à 2 monnaies - dont une nationale qui ne serait pas susceptible d'être échangée
contre une autre devise que l'ECU, prônée par Nicolas Dupont Aignan


BA 19/05/2010 21:39


Mercredi 19 mai 2010 : des nouvelles très inquiétantes de l'Espagne :

Mardi, l'Espagne a manqué l'objectif qu'elle s'était fixé dans le cadre de son adjudication de ses bons du Trésor. Elle n'a vendu que 6,44 milliards d'euros de bons à 12 et 18 mois, contre un
objectif situé dans une fourchette de 6,5 à 7,5 milliards.

Les bons à un an ont été placés à 1,699 %, un taux nettement plus élevé que lors de son adjudication d'avril (0,904 %) et près de 50 points de base au-dessus de l'Euribor à 1 an (1,247 %).

"C'est le placement de l'Espagne qui stresse tout le monde, d'autant que demain, l'Espagne a une grosse adjudication à long terme", commente un analyste. L'Espagne s'est fixé pour objectif de
placer 3,5 milliards d'euros d'obligations à 10 ans jeudi 20 mai.

"Les banques européennes détiennent énormément de dette directe espagnole dans leur portefeuille et les investisseurs craignent une dévalorisation de ces dettes", précise un trader.

L'exposition des banques européennes vis-à-vis de la dette publique et privée espagnole totalise 851 milliards d'euros, dont près de 220 milliards pour les banques françaises.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE64I0MZ20100519


BA 18/05/2010 08:51


Lundi 17 mai 2010 :

L'opinion allemande se montre quant à elle majoritairement opposée au plan d'aide à la Grèce ou à tout autre pays de la zone euro lourdement endetté. Selon un sondage de l'institut Allensbach
publié par le quotidien Bild, près de la moitié des personnes interrogées souhaitent un retour au Deutsche Mark.

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-05-17/berlin-prepare-un-plan-pour-controler-la-dette-de-la-zone-euro/916/0/455888


BA 17/05/2010 21:50


Pour rassurer les marchés, les dirigeants européens ont annoncé un plan de sauvetage pour les Etats d’Europe du sud (Portugal, Espagne, Italie, Grèce) de 750 milliards d’euros.
C’était un gigantesque coup de bluff, destiné à rassurer les marchés, destiné aussi à « gagner du temps » comme vient de le dire Angela Merkel.

Résultat : les marchés ont été rassurés pendant deux jours seulement !

Puis, à partir du mardi 11 mai, les taux des obligations d’Etat sont repartis à la hausse.

Si l’Etat grec devait emprunter à 10 ans, combien devrait-il verser de taux d'intérêt ?

Lundi 10 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 6,717 %.
Mardi 11 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 7,338 %.
Vendredi 14 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 8,012 %.
Lundi 17 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 8,038 %.

Le marché obligataire est resté tendu lundi 17 mai après les secousses de vendredi, dans un contexte toujours nerveux comme en témoigne le maintien au-dessus de la barre de 8 % des taux grecs à 10
ans et les tensions sur l'ensemble des rendements européens. A 18H00 (16H00 GMT), le rendement de l'obligation grecque à 10 ans est ressorti à 8,038 % contre 8,012 % vendredi soir.

Les taux longs des pays périphériques (les plus fragiles de la zone euro par opposition aux pays du noyau dur) se sont tendus, soulignant le manque de confiance dans ces pays et dans leur
solvabilité mais sans excès : ainsi les taux portugais à 10 ans ont atteint 4,652 % contre 4,561 % vendredi soir, ceux de l'Espagne 3,983 % contre 3,950 %. Ceux de l'Irlande ont également
enregistré une hausse de 8 points de base par rapport à la clôture de vendredi à 4,674 %.

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=c7d1bc9d1e426194b631bdd6cccdc2f9


Nam 17/05/2010 16:59


L'euro, et sa principale conséquence pour la France, cad les taux bas (cad plus bas qu'avant l'euro car depuis l'euro on "bénéficie" de taux normalement réservés aux "allemands") sont le nouveau
veau d'or de Sarko and Co et des français depuis 2000 (ça et les crédits d'impots).

C'est l'unique raison de la bulle immobilière française depuis l'an 2000 (outre le rattrapage au tout début de la hausse à la fin des années 1990 car les prix étaient tombés très bas mi-décennie
1990). Pour le neuf on a même poussé le bouchon encore plus loin avec les multiples crédits d'impots (borloo, scellier etc).

Autour de moi je vois encore bcp bcp d'idiots inutiles, de pigeons hystériques-paniqués, qui achetent de l'or et de l'immo à paris intra-muros en s'endettant au maximum en croyant au grand soir
inflationiste (ce qui a pour conséquence de provisoirement faire remonter les prix de maniète irrationnelle et exhubérante concernant l'or, les MP et l'immo à paris intra-muros depuis 6 mois).

Le reveil sera terribe pour tous ces gens. Car la logique veut que les taux finissent par remonter (même en gardant l'euro), ce qui va provoquer un terrible choc. Sans compter les énormes hausses
d'impots qui vont bientôt s'imposer à nous.

Au débuit des années 70, lorsque le chomage était à 2%, on pouvait bien augmenter les salaires de 10% (en mettant en parallele pas mal de gens au chomage), mais aujourd'hui, avec un chomage à 10%,
on ne dépassera jamais les 2% d'augmentation (et encore). La seule inflation sera celle sur les produits importés, avec aucun impact sur les salaires. Donc point de monétisation, bien au
contraire.

Le salut dans la décennie 2010 sera de suivre la devise "prudence, discipline, jugement" (la première des choses étant de ne PAS s'endetter et de rembourser ce qu'on doit au plus vite). La dette
c'était bon pour la décennie 2000.


BA 17/05/2010 07:05


Lundi 17 mai 2010 :

L'euro plonge à son plus bas niveau en quatre ans, et entraîne la chute des Bourses d'Asie.

L'euro a plongé lundi à son plus bas niveau depuis quatre ans face au dollar et les Bourses asiatiques chutaient dans la foulée, l'inquiétude pour la dette des pays européens se doublant de
craintes sur la reprise économique du Vieux continent.

La monnaie unique européenne cotait 1,2234 dollar vers 02H30 GMT à Tokyo, son plancher depuis avril 2006. Elle remontait très légèrement peu après 03H00 GMT, autour de 1,2270 dollar, mais restait
nettement sous son niveau de vendredi à 21H00 GMT, où elle valait encore 1,2365 dollar.

L'euro se dépréciait aussi face à la devise japonaise, à 112,73 yens contre 114,32 yens à 21H00 GMT vendredi.

Les Bourses asiatiques chutaient dans la foulée, inquiètes de cette dégringolade et de la panique ayant soufflé en fin de semaine sur les places financières européennes.

A la mi-séance, la principale d'entre elles, Tokyo, perdait 1,98 %.

Vers 03H00 GMT, Sydney abandonnait 2,82 %, Shanghaï 2,60 %, Hong Kong 2,47 %, Taipei 2,20 % et Bombay 1,57 %.

"Le marché n'a pas confiance en l'euro", a résumé Daisuke Karakama, analyste de marché à la banque Mizuho, qui notait que la monnaie unique européenne chutait en dépit de toute nouvelle susceptible
de peser sur sa valeur.

Les 750 milliards d'euros mis sur la table la semaine dernière par l'Union européenne et par le Fonds monétaire international ne suffisent pas à rassurer les investisseurs, inquiets du haut niveau
d'endettement de plusieurs pays de la zone euro, en premier lieu la Grèce mais aussi le Portugal, l'Espagne et l'Italie.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=25851790e986c30a7232be1bd43b89e5


BA 16/05/2010 21:31


"Le tourisme grec est dans une situation critique. Après les annulations massives de réservations, un comité de crise piloté par l'organisme grec du tourisme a été mis en place", a indiqué le
porte-parole du gouvernement grec à la presse.

"Il y a des milliers d'annulations, en raison des incidents des derniers jours et de la récession, qui provoquent chaque semaine la perte de dizaines de millions d'euros", a-t-il ajouté.

Ces annulations touchent "toute la Grèce", a précisé une source gouvernementale.

Selon l'Association des hôteliers d'Athènes (AHA), près de 20 000 nuits d'hôtel ont été annulées dans la capitale et ses environs depuis les violences qui ont fait trois morts en marge des
manifestations du 5 mai contre le plan de rigueur du gouvernement.

"Ce chiffre continue d'augmenter", affirme le directeur de l'AHA, Loukas Douvas. "Il n'y a aucune raison d'être optimiste car nous avons chaque jour de nouvelles annulations, et surtout nous
n'avons pas de nouvelles demandes de réservation", a-t-il ajouté.

Le tourisme représente près de 17 % du produit intérieur brut grec.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/13/la-grece-s-inquiete-des-annulations-de-reservations-touristiques_1351310_3214.html#ens_id=1344982

Karl Otto Pöhl est l'ancien président de la Banque Centrale allemande. Karl Otto Pöhl vient de déclarer :

"Un petit, un tout petit pays comme la Grèce, sans base industrielle, ne pourra jamais rembourser 300 milliards d’euros de dettes" :

"ein kleines, ein winziges Land wie Griechenland noch dazu ohne industrielle Basis niemals in der Lage sein wird, 300 Milliarden Euro an Schulden zurückzuzahlen".

http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,694967,00.html


BA 16/05/2010 09:13


Crise de l'euro : "on n'a fait que gagner du temps, rien de plus", selon un économiste de la BCE.

En adoptant un plan de sauvetage de 750 milliards d'euros afin d'éviter une contagion de la crise grecque à d'autres Etats de la zone euro, "on n'a fait que gagner du temps, rien de plus", estime
le chef économiste de la Banque centrale européenne, l'Allemand Jürgen Stark.

"Quand les marchés deviennent fous, personne ne peut prévoir les conséquences. Les politiques ont dû prendre rapidement des mesures pour enrayer aussi tôt que possible des développements néfastes",
a-t-il expliqué dans un entretien à l'édition dominicale du quotidien d'affaires Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais interrogé sur l'efficacité du plan lui-même, M. Stark a estimé que l'"on
n'avait fait que gagner du temps, rien de plus".

http://www.lesechos.fr/info/marches/afp_00252560-crise-de-l-euro-on-n-a-fait-que-gagner-du-temps-rien-de-plus-selon-un-economiste-de-la-bce.htm

Ils ont gagné du temps : ils ont gagné quatre jours !

Lundi 10 mai : ils annonçaient que la zone euro était sauvée grâce à un plan de sauvetage de 750 milliards d'euros. Tous les grands médias répétaient cette propagande : "La zone euro est sauvée !
La Grèce est sauvée ! Les marchés sont rassurés !"

Vendredi 14 mai : toutes les Bourses européennes s'effondraient.

L'illusion n'aura duré que quatre jours.

Retour au réel.


BA 14/05/2010 20:40


Si l’Etat grec devait emprunter à 10 ans, combien devrait-il verser de taux d'intérêt ?

Lundi 10 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 6,717 %.
Vendredi 14 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 8,012 %.

Et pour un emprunt à 2 ans ?
Si l’Etat grec devait emprunter à 2 ans, combien devrait-il verser de taux d'intérêt ?

Lundi 10 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 2 ans était de 5,48 %.
Vendredi 14 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 2 ans était de 7,27 %.

- Conclusion numéro 1 :
Le plan de sauvetage de 750 milliards d'euros n’était qu’un gigantesque coup de bluff destiné à rassurer les marchés. Ce coup de bluff n’a pas fait illusion bien longtemps : il a fait illusion
pendant cinq jours. Pendant ces cinq jours, les médias nous ont joué du pipeau pour nous rassurer : « Tout va très bien, madame la Marquise. La Grèce est sauvée. »

- Conclusion numéro 2 :
La saison touristique en Grèce s’annonce désastreuse en raison des trois employés de banques tués, et en raison des attentats qui se multiplient en Grèce. Les touristes qui annulent leurs vacances
en Grèce sont de plus en plus nombreux. Ces annulations sont catastrophiques car le tourisme représente 17 % du PIB grec. L’Etat grec va subir un effondrement de ses recettes.

- Conclusion numéro 3 :
Malheureusement, l’Etat grec fonce vers le défaut de paiement.
Fin des illusions.
Retour au réel.

http://www.boursier.com/vals/ALL/les-recettes-du-tourisme-grec-pourraient-reculer-de-plus-de-7-en-2010-eco-2090.htm


charles 14/05/2010 18:14


Votre commentaire est évidemment rationnel, mais
la probabilité d'un euro à deux vitesses non souhaitable: il est pour moi sidérant que dans les mesures d'austérité du gouvernement espagnol, figure, entre autres, la suppression de 6 mds
d'investissements publics sur deux ans, quand on dénonce avec régularité le manque de competitivité de la 'périphérie;, i. e l'Europe du Sud
Quant au S.I.V,je ne peux encore une fois m'empecher de repenser aux propositions de G.Verhofstadt, car à quoi va servir un S.I.V de ce type s'il s'agit de créer de la dette pour payer de la
dette
Mon commentaire est influencé par la lecture de
deux excellents commentaires sur cette problématique
European Stabilisation Mechanism: Promises, realities and principles par Charles Wyplosz
http://voxeu.org/index.php?q=node/5031
European Stabilisation Mechanism: what remains to be done par le tandem Daniel Gros / Tomas Mayer:
http://voxeu.org/index.php?q=node/5028


BA 13/05/2010 08:40


Voici ce qui a été décidé lundi 10 mai 2010 :

- 1- Première étape : les Etats d'Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d'euros.

- 2- Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d'Europe du sud. C'est le marché primaire. Pour pouvoir acheter ces obligations, les banques privées empruntent à la
Banque Centrale Européenne à un taux très faible : les banques privées empruntent à 1 %.

- 3- Troisième étape : la Banque Centrale Européenne va racheter aux banques privées ces obligations des Etats d'Europe du sud. C'est le marché secondaire.

- 4- Bilan de l'opération :

- Les banques privées vont gagner des milliards d'euros.

- La Banque Centrale Européenne va devenir une gigantesque fosse à merde.

- Dans le bilan de la Banque Centrale Européenne, les obligations pourries des Etats d'Europe du sud seront stockées pendant des années.

- Les CONtribuables paieront la facture.

- CONtribuables, préparez vos chéquiers.

Résultat des banques privées à la Bourse de Paris lundi 10 mai 2010 :

Société Générale : + 23,89 %,
BNP Paribas : + 20,90 %.
Crédit Agricole : + 18,65 %.
Natixis : + 18,49 %.
Dexia : + 17,27 %.

http://www.boursorama.com/tableaux/cours_az.phtml?MARCHE=1rPCAC


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