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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 18:25

 

Parmi les nombreuses propositions à effet de juguler les dangers d’une  dette publique jugée insupportable , on notera l’intéressant article signé de Rodolphe A Müller et Pierre- Alain Schied dans Le Monde  du 8 juin. Constatant une corrélation positive entre la quiétude des marchés et le pourcentage de la dette domestique dans la dette publique totale, les deux auteurs  en viennent à proposer un plan de compensation inter Etats et inter créanciers aboutissant à la renationalisation de la dette.

Aucun détail concernant la procédure suivie n’est indiqué. Simplement il s’agirait d’une gigantesque compensation. Et sans doute compensation elle-même fort complexe puisque les dettes publiques nombreuses , en théorie égales au nombre d’Etats, sont appropriées par des agents nationaux fort nombreux et fort divers : Banques centrales, banques nationales et étrangères, compagnies d’assurances, fonds de pension, ménages.

Plus complexe encore- à supposer qu’il existe un accord politique international regroupant un nombre significatif d’Etats concernés et volontaires-  serait le taux de change entre les dettes compensées. Problème qui reste entier dans une compensation  entre Etats n’appartenant pas à un même zone monétaire. Mais problème qui demeure même à l’intérieur d’une zone, les nouvelles créances ne jouissant plus des rendements antérieurs. A titre d’exemple les créanciers français de dette publique Grecque verraient s’affaisser, au terme de la compensation,   la rentabilité de leur investissement.

Mais il y a beaucoup plus grave. La compensation généralisée aboutirait à la mise sur le devant de la scène, et donc sa mise à l’index,  de l’Etat le plus internationalement endetté. Le processus envisagé de rapatriement  favorise peu les Etats dont l’endettement est  faible ou reposant sur une base domestique. Ainsi le Japon ,qui certes dispose d’un Etat  très endetté, serait peu favorisé par la procédure de rapatriement. Il n’y a quasiment rien à rapatrier et seulement 5,8% de la dette publique est détenue par des étrangers. A l’inverse des pays comme le Royaume-Uni ou la France disposant d’Etats très endettés auprès de créanciers étrangers, respectivement 68% et 66% du montant total de la dette publique, se verraient au terme de la compensation encore très endettés internationalement. Tous, ou presque, seraient « renationalisés » à l’exception de ceux qui font le plus problème. Sans doute  le raisonnement précédent doit- il être enrichi par l’introduction de la variable du solde des créances et des dettes du compte privé de chaque nation : les créanciers privés pouvant détenir plus d’actifs internationaux que leur Etat de rattachement n’encourt de passifs. Il existerait donc deux catégories de pays endettés au terme de la compensation des dettes publiques : ceux disposant d’un secteur privé créancier net, et ceux pour qui la mise à l’index de leur endettement public  se double  d’ un endettement privé. En clair un pays comme l’Espagne, qui cumule tous les handicaps,  n’aurait aucune raison de se plier au jeu du rapatriement des dettes publiques.

Il existe donc fort peu de chances de voir, selon le vœu de Müller et Schieb, le rapatriement des dettes des Etats  calmant le jeu des marchés, pour la simple raison que les Etats seraient forts peu enclins à participer à une telle compensation, mais aussi parce qu’elle désigne le lieu exact de l’embrasement de la future panique de ces mêmes marchés.

Mais l’intérêt du faux remède proposé est-il sans doute ailleurs : il révèle le malaise de la doctrine de la liberté du déplacement des capitaux.  Car ce qui est proposé est bien de mettre fin à la libre circulation du capital et donc réintroduire de substanciels éléments de  dé mondialisation dans les moteurs financiers et économiques.

 Aucun point du texte proposé n’aborde la question. Pour autant comment rapatrier la dette des Etats par le jeu d’une compensation sans en premier lieu interdire toute nouvelle extraversion au niveau des agences nationales chargées de la commercialisation des dettes publiques . Très simplement si l’Etat français devait se lancer dans ce processus de rapatriement, il est clair que l’agence France Trésor recevrait immédiatement l’ordre de ne vendre de la dette ( marché primaire) qu’à des agents nationaux. Tant il vrai qu’on ne peut remplir un seau tant qu’au préalable les trous  ne soient  rebouchés.

« Rapatrier la dette » est donc bien un terme qu’il faut comprendre  par une expression sans doute plus exacte : « nationaliser la dette ». Au travers d’une solution qui se présente comme simplement technique, Müller et Schieb ne soupçonnent ils que leur proposition est tout simplement révolutionnaire ? Ils proposent la renaissance des Etats, avec leur compétence monétaire et surtout leur pouvoir monétaire. La crise des années 2010 atteint maintenant sa phase de plein épanouissement avec la conjonction de sa dimension « crise financière » et de sa dimension « crise des Etats » . D’autres dimensions sont maintenant attendues : politique, sociale, etc. les idées finiront sans doute par suivre pour la mise en place d’un nouveau paradigme. Elles sont aujourd’hui à dénicher dans les interstices du discours dominant sur la crise. Celui de Müller et Schieb en est un bel exemple.

 

 

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Published by Jean Claude Werrebrouck - dans Dette
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commentaires

A-J Holbecq 01/09/2010 13:48


Bonjour
Mise en ligne d'un article " La charge de la dette nourrit la dette" qui pourra peut être vous intéresser
http://ecosocietal.wordpress.com/2010/08/25/la-charge-de-la-dette-nourrit-la-dette/


Jean Claude Werrebrouck 01/09/2010 14:17



grand merci. Je m'enpresse de le lire.



jacques 01/09/2010 02:13


Continuons cet échange en continuant l'exemple Angleterre/Portugal
Bon d'accord, éventuellement les entrepreneurs anglais vont au Portugal y faire leurs affaires. Mais tôt ou tard, l'afflux de capitaux et d'individus au Portugal fait que le prix des terrains, des
usines, de la main d'oeuvre s'y élève jusqu'à ce que le Portugal ne devienne plus aussi compétitif que l'Angleterre qui lui subit l'effet identique inverse (baisse de tous les coûts). Donc il y
aura équilibre, non?

N'est-ce pas la même situation France/Chine?
A moins que vous jugiez que l'équilibre France/Chine se fasse trop lentement eu égard à la population immense de la Chine(main d'oeuvre quasi-infinie non-encore utilisée pleinement) ?

Avez-vous une autre raison?

On donne parfois comme autre raison que le rééquilibre se fait avec la Chine achetant la dette (et donc éventuellement... ce n'est qu'une question de temps) tout le capital productif occidental
(aujourd'hui usines, demain brevets, après-demain les meilleurs cerveaux français - j'ose espérer que vous ne déménagerez pas en Chine!). Mais même dans ce cas le rééquilibre se fera (de la même
manière que l'exemple Portugal/Angleterre ci-haut). De facto, on vit mieux aujourd'hui en France en échange de vivre moins bien plus tard et les Chinois font l'inverse. Mais tôt au tard l'équilibre
se refera - cela dependera de la population chinoise (manifestation, poids politique grandissant des masses) et de la population française (réveil altruiste des citoyens français d'aujourd'hui
envers les français futurs... rêvons un peu... disons que les Chinois vont forcer le rééquilibrage avant les français surtout avec les dirigeants qui ne pensent que l'on a traditionnellement en
France depuis belle lurette).
Est-ce que j'aurais manqué quelque chose à votre argumentation? Y a-t-il autre chose qui puisse empêcher le rééquilibrage "naturel"?


Jean Claude Werrebrouck 01/09/2010 11:20



Merci pour cet échange.


Je compte répondre globalement par le biais d'un texte que je prépare. Il est possible que cela me prenne un peu de temps car paralléllement  je pars effectuer un voyage en Serbie et au
Kosovo



jacques 31/08/2010 06:27


Il semble que vous ne connaissez pas ce que le principe de l' "avantage comparatif". Ainsi vous écrivez:

"Comme le rappelle fort justement Paul Fabra, la mondialisation est plus que le libre échange, et les « moins bons » ne disposent pas « d’avantages comparatifs » qui faisaient que dans le célèbre
exemple du vieux Ricardo, l’Angleterre ne disparaissait pas malgré la surproductivité absolue du Portugal. "

Or un pays peut produire TOUT mieux qu'un autre et néanmoins il y a un avantage comparatif. Ricardo a prouvé mathématiquement qu'il y a avantage réciproque pour un pays peu productif a commercé
avec un pays qui produit tout mieux et moins cher s'il existe une différence de productivité *comparative dans la productivité des produits. AINSI:
Si pays A produit le produit P1 3x moins cher que le pays B, et que le pays A produit AUSSI un produit P2 5x moins cher que le pays B,alors il y a avantage de commercer entre le deux pour les deux
pays, parce qu'il existe une *différence* (3x vs 5x) entre la productivité pour les produits ***MEME*** si la productivité plus forte est toujours pour le même pays !
C'est une immense trouvaille économique, et que même en 2010 il semble que des économistes ne comprennent toujours pas!


Jean Claude Werrebrouck 31/08/2010 11:28



Oui, pour reprendre le célèbre exemple, le Portugal l'emporte en productivité tant sur le vin que sur le drap, mais l'Angleterre dispose néanmoins d'un avantage comparatif s'agissant du drap.


La spécialisation entraine un "mieux être" puisque "mondialement" on pourra disposer de plus que deux unités de vin et de plus que deux unités de drap, alors qu'il fallait se contenter de deux
unités pour chacun de ces même produits avant la spécialisation.


Par contre, il y a lieu de s'interroger sur la question de savoir pourquoi les entrepreneurs britanniques continueraient à produire en angleterre alors qu'il serait possible de faire mieux
en délocalisant au Portugal. En clair l'angleterre ou plus exactement les entrepreneurs britanniques quittent le pays qui désormais ne produit plus rien. Et vous observerez que la mondialisation
c'est mieux puisque désormais "le monde" disposerait d'une plus grande quantité de marchandises moins coûteuses... encore davantage que lorsqu'il n' y a que simple spécialisation. Reprenez les
chiffres de Ricardo et vous pourrez vous même constater.


En réalité Ricardo pensait qu'il y avait encore des "Etats nations" et il lui apparaissait impossible de voir la Grande Bretagne disparaître par le jeu de la mondialisation.


Réfléchissez, et allez plus loin que le seul raisonnement économiciste que l'on enseigne encore aux étudiants, et vous constaterez que la cause ultime de la grande crise dans laquelle on va
continuer à s'enfoncer est la mondialisation. Il est très urgent de revenir sur ce dogme, ce qui ne veut pas dire qu'il faut fermer les frontières,  contingenter etc. On peut continuer à
être libéral en reconstruisant un ordre des échanges qui soit humainement supportable par tous les peuples de la terre.Et le libéralisme passe par un équilibre obligatoire des échanges
éxtérieurs. Lisez bien, dépassez les enseignements économicistes que vous retrouvez partout : presse, médias divers, hommes politiques, entrepreneurs, banquiers etc. et vous constaterez que
l'humanité toute entière est aujourd'hui engagée dans un fort mauvaise voie. La grand crise est un avertissement solennel. Ressaisissons nous avant qu'elle ne prenne une tournure beaucoup plus
dramatique. Malheureusement lorsque je lis les comptes rendus du séminaire des banquiers centraux qui s'est tenu la semaine dernière aux USA, je suis inquiet.



BA 02/07/2010 09:32


Lundi 10 mai 2010, les Etats européens et le FMI annonçaient qu’ils mettaient 750 milliards d’euros sur la table.
750 milliards d’euros !
Selon eux, c’était pour stabiliser l’euro, rassurer les marchés internationaux, et donc pour faire baisser les taux d’intérêt que doivent payer les Etats d’Europe du sud et l’Irlande.
Cette annonce tonitruante a aussitôt fonctionné : lundi 10 mai 2010, les taux d’intérêt des Etats d’Europe du sud et de l’Irlande se sont effondrés.
Mais ensuite ?
Ensuite, les investisseurs internationaux ont compris que ces 750 milliards d’euros n’existaient pas. Ce plan complètement pipeau consistait en ceci : les Etats européens, déjà surendettés,
devraient s’endetter encore plus pour pouvoir aider d’autres Etats européens en faillite.
Conséquence : depuis le 12 mai 2010, les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Les taux d’intérêt deviennent exorbitants.

Dernier exemple en date : l’Espagne.

- Emprunt à 30 ans :
Jeudi 18 mars 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 30 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 4,768 %. Trois mois plus tard, jeudi 17 juin 2010, l’Espagne a de nouveau lancé un emprunt à 30 ans.
Elle a dû payer un taux d’intérêt de … 5,937 % !

- Emprunt à 10 ans :
En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 3,8 %. Jeudi 17 juin 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 4,911 % !

- Emprunt à 5 ans :
En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 2,62 %. Trois mois plus tard, le jeudi 1er juillet 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,657 % !

- Emprunt à 3 ans :
Mardi 13 avril 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 2,04 %. Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010, l’Espagne a de nouveau lancé un emprunt à 3 ans.
Elle a dû payer un taux d’intérêt de … 3,39 % !

Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.
La situation de l’Espagne est intenable.
L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.


BA 01/07/2010 15:15


Plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

Dernier exemple en date : l’Espagne lance un emprunt à 5 ans.

En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 2,62 %. Trois mois plus tard, le jeudi 1er juillet 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,657 % !

Plus les jours passent, plus les taux d’intérêt de l’Espagne explosent.

L’Espagne est en train de se surendetter.

Voici le graphique pour un emprunt de l’Espagne à 5 ans :

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG5YR%3AIND


BA 24/06/2010 08:57


Que se passe-t-il quand un Etat de la zone euro lance un emprunt sur les marchés internationaux ?

Prenons un exemple concret : un Etat de la zone euro lance un emprunt à 10 ans.

Mercredi 23 juin 2010 :

- Si l’Allemagne avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d’intérêt de 2,65 %.

http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND

2,65 % d’intérêt pour un emprunt, ce n’est vraiment pas cher.

Comparons les 2,65 % de l’Allemagne avec les taux d’intérêt des Etats d’Europe du sud et avec l’Irlande :


- Si l'Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d'intérêt de 4,54 %.

http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND


- Si l'Irlande avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d'intérêt de 5,48 %.

http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND


- Si le Portugal avait lancé un emprunt à 10 ans, il aurait dû verser un taux d'intérêt de 5,72 %.

http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND


- Si la Grèce avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d'intérêt de 10,37 %.

http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

Conclusion : aujourd’hui, dans les faits, il y a deux zones euros.

Conclusion numéro 2 : aujourd’hui, les deux zones euros s’éloignent l’une de l’autre de plus en plus vite.


A-J Holbecq 18/06/2010 09:48


Nos proposons..

1 – suppression progressive de la dette

« Dans le but de supprimer les obligations de paiement d’intérêts sur les dettes publiques de chaque pays de la zone euro, les dettes de ceux-ci seront remboursées aux échéances aux détenteurs
actuels par monétisation de nouveaux titres achetés par la Banque Centrale Européenne dans la limite annuelle de X % de la dette initiale. »

Progressivement car monétiser d’un seul coup l’ensemble de la dette serait évidemment suicidaire.

Voyons une possibilité au niveau de la France pour laquelle la dette à fin 2009 atteint sensiblement 1500 milliards d’euros, générant par des intérêts à payer à 4% une dette supplémentaire de 60
milliards par an.

Pour la simplification de l’explication, admettons ici que la banque centrale décide de monétiser tous les ans 100 milliard d’obligations arrivant à échéance, plus les intérêts dus sur le solde au
taux moyen de 4%, et que le budget des Administrations publiques est équilibré hors intérêts à payer.

L’année 1, la banque centrale devrait donc monétiser 100 + (1500 x 4%) =160 Md€ qu’elle transfèrerait au Trésor Public pour paiement des titres de dette arrivant à échéance.

La seconde année la dette serait ainsi réduite à 1400 milliards. La banque Centrale monétiserait 100 + (1400 x 4%) = 156 Md€

Les années suivantes verraient les besoins de monétisation suivants : 152, 148, 144, 140, 136, 132, 128, 124, 120, 116, 112, 108, 104, 100, et le solde de dette (hors banque centrale) baisserait
chaque année de 100 Md€
Et donc la 16° année le capital de la dette de 1500 Md€ plus les intérêts payés de 480 Md€, soit un total d’environ 2000 Md€, seraient donc « gelés » sous forme de nouvelles obligations du Trésor
(OATI : Obligations du Trésor à Terme Indéfini), sans intérêts à payer, par un transfert total à la Banque de France qui rappelons-le, est propriété à 100% de la Nation.
Cette monnaie s’intégrerait effectivement en plus dans le circuit économique, mais sur une longue période, sans risque d’inflation!

2 - Nouveaux besoins d’investissements nécessaires (transition énergétique)
« Dans le but de soutenir l’économie des pays membres, et par exception au paragraphe 1, soit le Trésor Public, soit un établissement de crédit nommément désigné pour chaque État, peut obtenir de
la part de la Banque Centrale Européenne les fonds correspondants aux obligations d'État déposées en contrepartie, pour une utilisation exclusive d'investissements reconnus d'utilité publique,
collective ou écologique, dans des domaines d'application dont la liste aura été préalablement définie et votée par le Parlement de chaque État. Le taux d'intérêt appliqué à cette émission
monétaire sera celui dit "de refinancement" appliqué aux établissements de crédit privés. »

Évidemment, ce faible intérêt payé par un pays (actuellement le taux de refinancement est de 1% annuel) reviendrait dans un "pot commun" dans les comptes de la BCE (zone euro) et serait donc
repartagé au prorata des parts de chaque État de la zone euro. Un État qui emprunterait proportionnellement plus que les autres en rapport de sa participation dans la BCE serait donc redevable
d'une partie des intérêts qu’il ne récupérerait pas mais qui deviendrait donc une recette supplémentaire pour les autres pays.,

Lorsque les États en auront assez de se faire plumer, ils décideront de faire monétiser progressivement les titres arrivant à échéance par leur banque centrale
Les monétaristes ne sont pas choqués que le taux de croissance (annualisé sur 6 mois) de M3 dans la zone euro a atteint près de 13% en 2007, et que sa moyenne entre 2002 et 2007 ait été proche de
10%

4.4. S’il n’est pas possible de s’entendre, il faudra quitter l’euro, considérer que la dette due est transformée en « francs » au taux d’entrée dans la zone euro, ce qui amènerait a une dette
totale de 9840 milliards de francs (1500 milliards d’euros x 6,56) et décider de rembourser la dette aux échéances des obligations, en procédant de la même manière à une émission d’obligations
nouvelles monétisées par la Banque de France.


BOODDHA 17/06/2010 15:34


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LISTE DES DEMANDEURS D EMPLOI 1989 VOL 1 P 504 15565 URSAAF DS 1959 491 REMUNERATION PROSTITUTION HAZELL KELLEY KATE BECKINSALE YAMINA BELBEY ANIA KISIEL BIBLIO HEINERICH HEINE SUITE KIOSQUE
THEATRE COMPLICE PTT HAMELIN
Encyclopédie pratique de la photo / Kodak ; [Kenneth T. Lassiter, Robert E. White Jr. et al.] ; [éd. française Roger Favre, Jean-Luc Berthoud et al.]
Alphabet du titre :
latin
Auteur(s) :
Lassiter, Kenneth T . Rédacteur
White, Robert E (Jr) . Rédacteur
Favre, Roger (1943-….) . Traduction
Berthoud, Jean-Luc . Traduction
Eastman Kodak Company (Rochester, N.Y ). Éditeur scientifique
Date(s) :
1979-1982 BNP 1984 AUTOMATISATIONS DES RESEAUX ET DES TERMINAUX

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TI IDE RETRO DE1A 6

BIBLIOTHEK SUHRKAMP19 P 127

T IDIE DANCE DE1A 813

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1092 P 67

T IDE TRACKING DE1A 2700
BIBLIOTHEK SUHRKAMP782 P 95

TI IDME EVIL DE1A 12

BIBLIOTHEK SUHRKAMP594 P 109

TI IDME YAMINA BELBEYJUDAH DE1A 23

BIBLIOTHEK SUHRKAMP64 P 69

TI IDME SPENDING DE1A 155

BIBLIOTHEK SUHRKAMP958 P 57

TI IDEM MONTMARTRE DE1A 2

BIBLIOTHEK SUHRKAMP613 P 151

TII DME OLYMPIC DE1A 152

BIBLIOTHEK SUHRKAMP237 P 119

TI IDME JALS DE 1A 84

BIBLIOTHEK SUHRKAMP592 P 51

T IDEM CHALLENGE DE1A 612

BIBLIOTHEK SUHRKAMP544 P 85

TI IDEM TERROSIME DE1A 40

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1047 P 75

TI IDME VBAE BALL DE1A 5

BIBLIOTHEK SUHRKAMP454 P 79

TI IDEM RACER DE1A 7

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1356 P 77

TI IDME SWIMMING DE1A 206

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1393 P 157

TI IDME ADVERTISE DE1A 4337

BIBLIOTHEK SUHRKAMP222 P 103

TI IDME ELECTONIC NEWSPAPERS DE1A 3

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1096 P 105

TI IDME MONKEY DE1A 46

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1135 P 121

TI IDEM RENDEZ VOUS

BIBLIOTHEK SUHRKAMP489 P 69

T IDIEM GAME DEA1A 3555

BIBLIOTHEK SUHRKAMP954 P 59

TI IDEM READ DE1A 551

BIBLIOTHEK SUHRKAMP443 P 99

TI IDME ARTHQAUKE DE1A 1162

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1188 P 99

TI IIDME DAMN DE1A 6

BIBLIOTHEK SUHRKAMP120 P 125

TI IDME AUTOMATIC DE1A 3554

BIBLIOTHEK SUHRKAMP1386 P 79

TI IDEM BOMERANGDEA1 13

BIBLIOTHEK SUHRKAMP213 P


BA 17/06/2010 14:45


La tragédie de l’Espagne :

- Emprunt à 30 ans :

Jeudi 18 mars 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 30 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 4,768 %
Trois mois plus tard, jeudi 17 juin 2010, l’Espagne lance de nouveau un emprunt à 30 ans. Elle doit payer un taux d’intérêt de … 5,937 % !
(Pour comparer, l’Allemagne emprunte à 30 ans en payant un taux d’intérêt de seulement 3,403 %)

- Emprunt à 10 ans :

Jeudi 17 juin 2010, l’Espagne lance un emprunt à 10 ans. Elle doit payer un taux d’intérêt de … 4,911 % !
(Pour comparer, l’Allemagne emprunte à 10 ans en payant un taux d’intérêt de seulement 2,671 %)

- Emprunt à 3 ans :

Mardi 13 avril 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 2,04 %.
Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010 : l’Espagne lance de nouveau un emprunt à 3 ans. Elle doit payer un taux d’intérêt de … 3,39 % !
(Pour comparer, l’Allemagne emprunte à 3 ans en payant un taux d’intérêt de seulement 0,615 %)

Plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.

Plus les jours passent, plus l’Espagne se rapproche du défaut de paiement.

http://www.romandie.com/ats/news/100617111910.6dt6s9u4.asp


BA 17/06/2010 08:20


Mercredi 16 juin :

Plus les jours passent, plus les Etats d’Europe du sud et l’Irlande doivent emprunter à des taux d’intérêt qui explosent.

Regardez bien l'évolution de ces quatre graphiques :

- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,882 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,564 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,610 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 9,341 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

Les taux d’intérêt de ces quatre Etats deviennent de plus en plus exorbitants.

Ces quatre Etats foncent vers le défaut de paiement.

En clair : ça va péter.


BA 16/06/2010 08:31


Mardi 15 juin :

- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,738 %.

Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,451 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,484 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 9,082 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne voient leurs taux d’intérêt qui explosent : ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.


BA 15/06/2010 07:34


Lundi 14 juin :

- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,68 %.

Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,226 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,274 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,339 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne voient leurs taux d’intérêt qui explosent : ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.

Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne restent très bas.

- Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,638 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND

Cette divergence est intenable.

Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.


BA 14/06/2010 20:56


Lundi 14 juin 2010 :

Moody's abaisse la note grecque à Ba1, en catégorie spéculative.

L'agence de notation Moody's annonce avoir abaissé la note de la dette souveraine de la Grèce en catégorie spéculative, en arguant des risques liés au mécanisme de soutien apporté à Athènes par la
zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE65D0MU20100614


BA 13/06/2010 14:23


En Allemagne, les professionnels de la Bourse ont déjà passé l’euro par pertes et profits : aujourd’hui, ils raisonnent et ils calculent en Deutsche Mark.

Lisez cet article :

Allemagne : quand la cotation en mark devient réalité ...

Signe des temps et des distorsions actuelles : alors que la Grèce a conduit la zone euro sur la sellette, un site internet allemand d’informations boursières vient de retourner à la "bonne vieille"
cotation des actions en Deutsche Mark.

Vendredi 11 juin, vers 09H15 GMT, l’action de la compagnie aérienne Lufthansa valait ainsi 11,06 euros, soit 21,63 DM, et celle du constructeur Volkswagen 71,68 euros, ou 140,19 DM, si l’on en
croit la cotation élaborée par le site Boersennews.de.

Le site Boersennews.de affirme répondre ainsi à la demande de ses utilisateurs, lesquels seraient environ 40 % à souhaiter le retour du "bon vieux Deutsche Mark".

Précisons que le media concerné compte près de 300 000 utilisateurs et qu’il est un des sites boursiers allemands les plus importants ...

Si Boersennews.de affirme - officiellement - ne pas vouloir la suppression pure et simple de l’euro, il souhaite néanmoins "appuyer un peu plus le désir de sécurité économique de nombreux
citoyens". Ce qui signifie a contrario que la monnaie européenne n’est pas jugée comme fiable.

"Une chose est sûre" poursuit le communiqué : "le Deutsche Mark représente l’Allemagne économique saine et puissante."

"L’euro représente aujourd’hui dans le monde, en Europe mais avant tout pour les allemands, un système économique qui rencontre de graves difficultés" ajoute-t-il.

"L’Allemagne est le principal contributeur de ce plan de sauvetage avec une participation de 147 milliards d’euros, alors que des pays tels que l’Espagne ou le Portugal peuvent à tout moment selon
certaines conditions se retirer de ce plan sans en supporter les conséquences négatives" précise par ailleurs non sans quelques aigreurs le site boursier allemand ...

"Même un des défenseurs les plus acharnés de l’euro comme Hans Olaf Henkel, ancien chef du syndicat patronal allemand (Bundesverbandes der Deutschen Industrie) s’exprimait pour l’arrêt de l’euro et
la réintégration du Deutsche Mark", tient par ailleurs à rappeler Boersennews.de.

"La raison avancée est que le plan de sauvetage de 750 milliards d’euros a fait de la zone euro une simple zone de transfert de capital" souligne le site internet.

Rappelons par ailleurs que le directeur du centre de recherche économique IFO, Hans-Werner Sinn, voit le plan de sauvetage comme un risque incalculable pour l’Allemagne.

Rappelons que quelques heures avant l’accord des pays membres de l’Union Européenne concernant les mesures destinées à la Grèce, Angela Merkel, s’adressant aux députés du Bundestag, affirmait : "Le
peuple allemand a placé dans l’euro la confiance qu’il avait dans le deutsche Mark".

"Le gouvernement fédéral ne peut trahir cette confiance à aucun prix" avait-elle ajouté.

En avril dernier, Christian Makarian, directeur adjoint de la rédaction de L’Express, avait ouvertement posé la question dans sa dernière chronique : "L’euro serait-il devenu le mark ?"
s’interrogeait-il alors, rappelant ainsi qu’"en instituant l’euro, François Mitterrand songeait à une solution durable qui consistait, vue de loin, à dissoudre le puissant deutsche mark dans
l’euro" ; il observe que l’inverse s’est produit. Selon lui, "c’est l’euro qui est devenu le mark."

Une situation de nature à accentuer le clivage au sein des pays membres de l’Union européenne. Et qui pourrait être exacerbée par les prochaines élections allemandes.

Certains analystes rappellent également que l’Allemagne était si viscéralement attachée au mark que François Mitterrand n’a obtenu son ralliement au projet français de l’euro "qu’à condition que
l’euro ne soit rien d’autre que le mark repeint". Un concept qui avait l’heur de plaire aux financiers, y voyant la garantie d’une certaine stabilité monétaire.


http://www.leblogfinance.com/2010/06/allemagne-quand-la-cotation-en-mark-devient-realite.html


BA 10/06/2010 19:00


Mardi 13 avril 2010 : l'Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû verser un taux d'intérêt de 2,04 %.

Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010 : l'Espagne lance de nouveau un emprunt à 3 ans. Elle doit verser un taux d'intérêt de ... 3,39 % !

Vous avez bien lu : en deux mois, le taux d'intérêt pour un emprunt à 3 ans est passé de 2,04 à 3,39 % !

A titre de comparaison, l'Allemagne emprunte à 3 ans en versant un taux d'intérêt de 0,607 %.

Plus les jours passent, plus l'Espagne emprunte à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se surendette.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se rapproche du défaut de paiement.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG3YR%3AIND


BA 09/06/2010 11:51


Mercredi 9 juin 2010 :

Les banques européennes ont parqué un nouveau record de liquidités auprès de la BCE.

Les banques implantées en zone euro ont parqué un nouveau montant record de liquidités auprès de la Banque centrale européenne (BCE), selon des chiffres annoncés mercredi qui reflètent une
nervosité persistante sur le marché monétaire.

Les établissements ont eu recours en masse à la facilité de dépôt au jour le jour, déposant 364,58 milliards d'euros mardi, soit quelque 3 milliards de plus que la veille. La BCE rémunère ces
placements au taux de 0,25 % seulement.

Comme après la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers en septembre 2008, les banques - échaudées par la crise de la dette en zone euro - ne se prêtent pratiquement plus entre
elles.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=7e64090d9495cd5a678ac2b79840ecc9

Les banques européennes ne se prêtent plus d'argent entre elles ?
Ah bon ?
Pourquoi ?
Les banques européennes ne se font plus confiance entre elles ?
Ah bon ?
Pourquoi ?


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