Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:22

 

                          

L’architecture de base de la réforme financière analysée dans notre précédent texte apporte beaucoup, mais laisse sans solutions de très importantes questions.

Les apports solides de l’architecture de base

1 Ce qui semble réglé est le potentiel de croissance et les nouveaux horizons qui peuvent s’ouvrir : la banque centrale sous les ordres du Trésor, et l’Agence France Trésor mutée en « Agence Publique de Vente de Monnaie au Système Bancaire » autorise les investissements massifs dont le pays a besoin  (4OO milliards d’investissements publics et privé auraient été évité en France depuis 1980 selon Delpla et wyploz). En particulier il faut imaginer des investissements publics suffisamment massifs pour remettre en activité nombre de chômeurs et remplir nombre de carnets de commandes trop désertés : Embauches massives, pour remise en état des infrastructures (rail, route, canaux, etc ), pour remise en état du parc de logement, pour la mutation écologique, etc. Massifs investissements publics justifiant la relance de l’investissement privé, avec rapidement le desserrement actif  des contraintes budgétaires : baisse immédiate des dépenses liées au chômage de masse.

2 Ce qui semble également positif est l’émergence progressive d’un monde beaucoup moins soumis aux boursouflures spéculatives. Dans « Sortie de l’euro : en bon ordre ou en mode panique ? » et « Avertissement aux liquidateurs de la zone euro » noua avions insisté sur les grands risques associés à un changement de paradigme monétaire : grand chambardement dans les bilans bancaires avec toutes les conséquences largement imprévisibles d’un effet « aile de papillon » à l’échelle de la planète. L’architecture de base ne promet certes rien, mais elle est prudente en ce qu’elle ne propose pas de changement de paradigme et peut très bien assurer à un euro désormais produit et géré en dehors des aléas de marché un avenir véritable. Sans doute la zone euro restera t’elle « bateau de passagers clandestins », mais désormais les dits passagers, seront infiniment plus responsables en ce qu’ils ne pourront plus se lover dans les délices dangereux du marché. La réforme de la finance  telle que nous l’avons envisagée ne fait plus de la monnaie unique une drogue mais un outil de développement. De quoi sortir de l’euro sans le quitter.

Reste à imaginer les scénarios de l’internationalisation de la réforme de la finance, en nous limitant pour l’essentiel à la zone euro.

Plaçons-nous tout d’abord dans le scénario d’un seul Pays : la France. Avec deux hypothèses possibles : la zone euro ne réagit pas malgré le non respect des règles de la zone, ou à l’inverse les réactions sont possibles et à imaginer.

L’adoption de l’architecture de base par un seul, et l’immobilisme de tous les autres

Dans le premier cas nous sommes en présence d’un scénario idéal, ou presque…

Avec les possibles caractéristiques suivantes : la panique sur les stocks de dettes détenues par les non résidents (un peu plus de 1000 milliards d’euros) est brève puisque la capacité à rembourser devient illimitée, dans le cadre d’un taux de change inchangé en raison du maintien de l’euro. Les dettes des entreprises détenues par des non résidents ne sont pas affectées. Les échanges de biens et services à l’intérieur de la zone non plus. Les bilans bancaires sont peu affectés et seule la rente avec la rémunération de l’épargne se trouve affectée. Faits qui sont aussi la contrepartie d’un taux d’intérêt désormais maitrisé en raison du renversement des règles du jeu. Avec aussi des conséquences positives pour le financement des entreprises désormais libérées d’une contrainte forte.

A ces caractéristiques il convient d’en associer d’autres : compétitivité internationale inchangée, voire dégradée en raison des facilités procurées par de nouveaux débouchés intérieurs largement facilités et impulsés par l’Etat. Les débouchés domestiques devenant larges, l’effort à l’international se trouve moins encouragé. Mais aussi, autre conséquence, début de fuite de l’épargne et de capitaux financiers vers des cieux plus cléments envers la rente. Avec probable délocalisation d’activités que la réforme de la finance voulait en toute hypothèse étrangler : l’ensemble des entreprises casinos. Et même délocalisation de banques, qui à l’étranger peuvent retrouver les délices d’une création monétaire désormais interdite.

Pour autant,  en raison de son aspect libératoire au regard de la loi d’airain de la monnaie, ce scénario ne peut que développer un mouvement mimétique, dont les auteurs sont déjà connus : l’Europe du sud. Ce qui tend à élargir la zone de croissance mais aussi les inconvénients déjà cités. Tant que la croissance procède par réanimation de facteurs de la production non utilisés, les risques de dérapages inflationnistes sont limités. Il faut toutefois signaler- si le courant mimétique est suffisamment puissant et entraine de grands pays : Italie, Espagne etc.- une belle opportunité de dépréciation du taux de change de l’euro en raison des spécificités de sa production, laquelle devient – dans le cadre des présentes croyances monétaires et malgré les précautions prévues dans l’architecture de base – réputée inflationniste. Avec toutes les conséquences en matière de compétitivité nouvelle de la zone, et de possibles réactions chinoise, américaine, etc.

Si la réaction mimétique devait atteindre l’Europe du nord, ce qui est une hypothèse peu réaliste en raison des croyances monétaires dominantes en Allemagne, la zone euro serait métamorphosée, sans doute positivement, et serait internationalement plus compétitive au grand bénéfice de ceux qui l’étaient déjà. Par contre les inégales compétitivités à l’intérieur de la zone demeurent. Elles sont néanmoins relativement plus supportables – mais dans des limites très étroites -  pour les moins compétitifs, qui vont bénéficier d’un taux de change plus favorable dans leurs échanges avec l’extérieur de la zone.

Ce scénario global, qui postule un renversement progressif mais radical des croyances monétaires, est au fond assez optimiste, et le risque réel est plutôt l’hostilité globale, envers ceux des pays qui renoncent à la loi d’airain de la monnaie. D’où un second scénario.

L’adoption de l’architecture de base par un seul…. et l’hostilité des autres…ne change rien...

L’hostilité peut se manifester par des réactions juridiques, voire plus matérielles, difficiles à imaginer, en raison de textes inadaptés à l’hypothèse de la réforme financière envisagée. On peut néanmoins penser, que les pays de la zone déclarent illégal, le renversement des règles du jeu ; en particulier l’abondement du compte du Trésor par la banque centrale pourrait être considéré, à tout le moins,  comme une utilisation abusive des institutions européenne. Dans le cas où le pays – la France dans notre exemple -s’affranchissant de la loi d’airain de la monnaie, se trouverait condamné, il ne resterait plus que l’hypothèse d’une sortie de la zone euro. Les coûts de sortie sont extrêmement élevés, surtout en raison du poids de la dette publique et privée, détenue par les non résidents (1000 milliards d’euros pour la France). Cela signifie à contrario un coût potentiel énorme pour les créanciers…avec la certitude d’un effet domino planétaire, si un défaut intégral était décidé.

Mais Il convient  de se faire plus précis. Si le coût des sanctions infligées par les autres pays est inférieur au coût de sortie de la zone, il est clair que les entrepreneurs politiques du pays, refusant la loi d’airain de la monnaie, décideront de confirmer leurs choix. Ce qui peut entrainer de nouvelles sanctions, dont l’inventaire est évidemment difficile à établir, et sanctions dont le coût finirait par dépasser celui d’une sortie de l’euro. Il faut pourtant bien comprendre, que le choix de la montée des sanctions, et de la sortie est peu vraisemblable, car il devient ruineux pour les entrepreneurs politiques de toute la zone. Nous sommes en effet ici dans une situation qui rappelle l’équilibre de la terreur et de la dissuasion nucléaire. Pousser l’un des membres de la zone vers la sortie, c’est l’obliger à utiliser l’arme suprême se retournant contre l’ensemble de la zone. C’est bien jusqu’ici ce que nous constatons pour un très petit pays : la Grèce. Ainsi les accords de Bruxelles du 26 octobre 2011, sont à la limite du supportable pour les entrepreneurs politiques grecs qui risquent de perdre pied, et une attitude irrespectueuse, voire légère, envers les dits accords reste finalement « comprise », tant les risques sont grands. On se doute que pour un pays comme la France -environ 9 fois le PIB grec- il n’y a plus de risque, mais une certitude d’explosion généralisée, aux conséquences planétaires. On peut donc penser que la logique de l’équilibre de la terreur, rendra fort modérée, l’hostilité de ceux qui souhaitent combattre le renversement du paradigme monétaire.

Equilibre mimétique de la terreur, et prolongation de vie du bateau des passagers clandestins

Le second scénario nous renvoie ainsi au premier : un équilibre mimétique de la terreur se met progressivement en place, avec maintien d’un euro assorti d’un taux de change fortement affaibli. De quoi prolonger un peu plus longtemps le bateau des passagers clandestins. Une prolongation plus durable si le mimétisme se bloque sur l’Allemagne, pays dont les entrepreneurs politiques  ne peuvent être que les derniers à refuser l’architecture de base, voire même la simple monétisation de la dette. La probabilité de voir ainsi l’Allemagne quitter la zone n’est pas négligeable, même si l’addition des avantages du retour au mark – respect des croyances collectives sur la monnaie – est inférieure à celle des coûts associés : gigantesque perte de débouchés pour les entreprises exportatrice, faiblement compensée par des importations moins couteuses. Notons aussi, que l’Allemagne est le pays de la zone dont le passage, de la monnaie unique à l’ancienne monnaie nationale, est le plus aisé : les actifs détenus par les non résidents, ne sont pas menacés comme ils le sont pour un pays périphérique. Le changement de base monétaire n’entrainerait ainsi aucune incontrôlable panique, et son coût technique et politique serait faible. Il pourrait même bénéficier à nombre de résidents  qui empocheraient le potentiel de réévaluation. De quoi faire basculer plus facilement le marché politique allemand vers l’abandon de l’euro.

Il y aurait ainsi effectivement prolongation de la durée de vie du bateau des passagers clandestins en ce que ces derniers cesseraient d’être les victimes, de la sur- compétitivité allemande, ou du mercantilisme monétaire des pays émergents.

Resterait évidement à discuter de scénarios à plus long terme. L’adoption à vaste échelle de l’architecture de base, laisse de côté les inégales productivités, et les déficits massifs des balances de base des plus fragiles. Même entièrement revisitée par la réforme de la finance, la monnaie unique conserve ses défauts de monnaie unique : loin de permettre la résorption des déséquilibres extérieurs, elle ne fait que les aggraver.

A suivre….

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Claude Werrebrouck - dans monnaie et banques
commenter cet article

commentaires

BA 09/11/2011 12:55


Mercredi 9 novembre 2011 :

La Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi en fin de matinée et perdait plus de 2 %, peu après l'envolée du taux italien à 10 ans au-delà de la barre des 7 %, atteignant 7,464 %, signe d'une
défiance accrue envers le pays, malgré le départ prochain de Silvio Berlusconi.

A 11H28 (10H28 HEC), le CAC 40 perdait 2,27% à 3072,08 points, dans un volume d'échanges de 1,111 milliard d'euros, après avoir débuté la séance dans le vert.

Le marché parisien a basculé dans le rouge en cours de matinée et ne cessait de s'enfoncer, au rythme de la hausse du taux d'emprunt italien qui dépassait désormais 7 %, atteignant 7,464 %.

Ce niveau "augmente certainement la perspective d'un plan d'aide" au pays, souligne Manoj Ladwa, analyste chez ETX Capital, qui ajoute toutefois que l'Italie ne joue pas encore dans la même cour
que la Grèce.

Le départ annoncé de Silvio Berlusconi n'a pas suffi à soulager les marchés, qui doutaient toujours de la capacité de l'Italie à faire face à ses engagements budgétaires et à sa dette, d'autant que
le pays a promis des mesures à l'Union européenne (UE).

"Le départ de Berlusconi était attendu, mais le problème c'est que des élections anticipées sont réclamées ce qui pourrait retarder les nouvelles mesures", explique Dov Adjedj, vendeur d'actions
chez Aurel BGC.

Les valeurs financières, en première ligne de l'aggravation de la situation italienne, souffraient à l'image de BNP Paribas (-2,97% à 30,39 euros), Crédit Agricole (-1,88% à 5,05 euros) et Société
Générale (-3,25% à 18,16 euros). Axa lâchait 4,26% à 10,12 euros.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


BA 08/11/2011 20:04


Mardi 8 novembre 2011 :

Les taux de l'Italie sont en train d'exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd'hui de 6,768 % !

Le graphique ci-dessous montre que l'Italie va bientôt demander l'aide du FMI et de l'Union Européenne :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


Dominique Gerin (Alexandria) 08/11/2011 15:58


Merci beaucoup.


Dominique Gerin (Alexandria) 08/11/2011 12:28


Pardonnez-moi, cela n'a rien à voir, mais votre article dans La Tribune de ce 8 novembre n'est lisible que pour les abonnés à La Tribune :

« À l'inverse, dorénavant, tout passera par un curieux marché aux caractéristiques suivantes : un groupe de... »

Le reste de l'article est protégé, utilisez Cleeng pour le lire.
Si vous etes abonné, identifiez-vous.

Pourrez-vous le placer sur votre blog dans 24 ou 48 heures ? D'avance, merci.


Jean Claude Werrebrouck 08/11/2011 14:38



Je viens de le placer sur le blog mais sa lisibilité est faible.


De fait il s'agit d'une version remaniée de " la construction politique du marché de la dette publique" publié le 3 octobre sur le blog



BA 07/11/2011 20:10


Lundi 7 novembre 2011 :

Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de l'Italie à rembourser ses dettes.

Les taux de l'Italie sont en train d'exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd'hui de 6,656 % !

Le graphique ci-dessous montre que l'Italie va bientôt demander l'aide du FMI et de l'Union Européenne :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


AbsolumentFabuleux 05/11/2011 11:58


Vu le ton de votre réponse je ne suis pas sûr que nous nous soyons bien compris. Je faisais juste une petite remarque, qui peut certes, après relecture de votre article, paraître une redite
concentrée d'une partie de votre démonstration , mais qui me semblait nécessaire, en tout cas pour moi, pour bien cerner cette démonstration. Vous remarquerez d'ailleurs que je n'ai tendance à
faire une petite remarque lorsque je vous trouve moins clair que d'habitude. Avouez que je n'en fait pas beaucoup.Prenez mes interventions comme celle d'un étudiant qui aime un peu trop les
synthèses simplificatrices ^^


Jean Claude Werrebrouck 05/11/2011 20:44



Non, votre remarque n'est pas celle d'un étudiant, elle est complètement fondée.



BA 04/11/2011 21:00


Vendredi 4 novembre 2011 :

Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,370 %. Record historique battu.

Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de l'Italie à rembourser ses dettes.

Le graphique des taux de l'Italie montre que le quatrième domino va bientôt tomber.

Après la Grèce, après l'Irlande, après le Portugal, c'est maintenant le domino italien qui va tomber.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


BA 04/11/2011 16:52


Vendredi 4 novembre 2011 :

Italie : le taux à 10 ans et l'écart avec l'Allemagne au plus haut historique.

L'Italie subissait une défiance grandissante sur les marchés vendredi, avec un plus haut historique atteint à la fois par les taux à 10 ans du pays et le "spread", ou écart de taux, avec
l'Allemagne, au moment où Rome est placé sous la surveillance du FMI.

A 16H08 (15H08 GMT), le taux à 10 ans des obligations italiennes s'élevait à 6,362 % (contre 6,194 % jeudi à la clôture). Il avait atteint quelques minutes auparavant le record de 6,404 %, effaçant
son plus haut de la veille à 6,402 %.

Le pays se finance désormais à des taux excessivement élevés et difficilement conciliables avec une croissance qui tourne au ralenti, de l'avis de la plupart des analystes.

L'Italie doit s'acquitter d'un taux à 10 ans environ 450 points de base (4,50%) plus élevé que celui de l'Allemagne, un niveau historiquement haut.

Le "spread", ou écart de taux, s'établissait exactement à 453,2 points de base, peu de temps après avoir frôlé les 460 points de base (459,9), un record.

http://www.boursorama.com/actualites/italie-le-taux-a-10-ans-et-l-ecart-avec-l-allemagne-au-plus-haut-historique-b852f40ccb61ab8129ac2794579e65d3


AbsolumentFabuleux 03/11/2011 23:09


Si la BCE devient autorisée à financer directement les trésors de chaque pays ce sera sur un accord global des membres de la zone et donc l'architecture de base ne se limitera pas à un ou quelques
pays mais à tous en même temps. Dit autrement, soit l'Allemagne devient convaincue qu'un renoncement au mode marché est la seule solution et tous les pays de la zone sautent le pas. Soit Allemagne
sort et la zone euro continue sans elle. Mais tout scénario intermédiaire n'est pas une seconde réaliste à mon humble avis.


Jean Claude Werrebrouck 04/11/2011 08:34



Grand merci pour votre suggestion! C'est effectivement une excellente solution allant vers le fédéralisme et la construction d'infrastructures européennes de grande taille. Votre solution
pourrait intervenir au moment de l'essaimage de la réforme de la finance. mais c'est vrai que la grande question est qui va commencer? qui va oser? qui va déclencher le mouvement mimétique? Je
crois que ce ne peut être qu'un grand pays comme la France. D'autres grands pays ( Espagne , Italie) ne disposent pas d'un rayonnement historique suffisant pour faire émerger un modèle. Il n'y a
donc que la France. La france doit décider seule et les autres suivront. Actuellement, ils sont tous prisonniers du paradigme allemand, même l'Italie qui conteste la position francaise sur les
ventes à découvert, sur le trading informatisé etc. La vria question reste donc le déclenchement du mouvement mimétique.


Merci pour votre apport qui permet de "maintenir l'emploi" - je plaisante -dans cette immense bastille de Franckfort qu'est la BCE


 



David Guévart 03/11/2011 20:21


Bonjour Jean-Claude,

L'analyse approfondie et prospective vise très haut, en effet ! Mais j'attends avec impatience une suite à la page d'août sur la Grèce. Oseriez-vous un billet du genre "éclairage pour les Grecs
s'ils disent oui ou non". Oui à quoi ? Non à quoi ? Avec vos alternatives imaginaires : sortie de l'Euro ? Faillite ? Aide européenne en gouffre sans fin ? Bref, quels scenarii imaginez-vous à
cette actualité qui fait trembler la planète Merkel-Sarkozy ?

Cordialement,

David Guévart


Jean Claude Werrebrouck 04/11/2011 08:52



Bonjour David;


Quelle page d'août sur la Grèce? La seule page sur la Grèce est déjà ancienne et remonte à l'été 2010.


Pour le reste, je ne puis m'avancer tant les choses sont complexes. Ce qu'il y a de certain, c'est que nous refusons collectivement de changer de paradigme tant les intérêts en jeu mais aussi les
représentations du monde constituent une solide prison. Il y a aussi la peur du changement et donc la volonté de maintenir avec de grandes rustines ce qui ne tient plus. Mais l'immense chateau de
cartes de la dette planétaire s'effondre de plus en plus vite et rien - même pas des G20 à répétition - ne l'arrêtera. Il faudra donc tout rebâtir ...et avec des matériaux entièrement nouveaux.
pour le moment , j'ai au moins une certitude, c'est que notre paradigme monétaire et l'articulation Etat/Banques va être entièrement refondu dans relativement peu de temps.



BA 03/11/2011 19:45


Jeudi 3 novembre 2011 :

La sixième tranche du prêt international, accordée à la Grèce en 2010 et bloquée par les créanciers en raison de la crise politique grecque, doit être absolument versée d'ici le 15 décembre pour
assurer les besoins financiers du pays, a indiqué jeudi le ministre grec des Finances.

"Dans un climat de consensus, il faut arriver le plus tôt possible, d'ici le 15 décembre, selon le calendrier des besoins financiers du pays, au versement de la sixième tranche du premier prêt
(accordé au pays en 2010), soit des 8 milliards d'euros dont la Grèce a absolument besoin", a dit Evangélos Vénizélos devant le groupe parlementaire socialiste.

Grèce : taux des obligations à un an : 231,436 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 102,302 %. Record historique battu.

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 37,177 %. Record historique battu.

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 26,450 %. Record historique battu.


Présentation

  • : La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
  • La crise des années 2010, réflexion sur la crise économique globale
  • : Analyse de la crise économique, financière, politique et sociale par le dépassement des paradigmes traditionnels
  • Contact

Recherche